Alpha, the right to kill – de Brillante Mendoza ( VO /st )

Dimanche 26 Mai à 18h00

Date de sortie 17 avril 2019 (1h 34min)

De Brillante Mendoza

Avec Allen Dizon, Elijah Filamor, Baron Geisler

Genre Policier

Nationalité philippin

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans les quartiers pauvres de Manille, la lutte antidrogue fait rage. Un officier de police et un petit dealer devenu indic tentent coûte que coûte de faire tomber l’un des plus gros trafiquants de la ville, mettant en jeu leur réputation, la sécurité de leur famille… et leur vie.

Anecdotes

Un président en guerre contre le trafic de drogue

Rodrigo Duterte, président des Philippines depuis 2016, a fait du combat contre la drogue l'un des points phares de son programme électoral. Son franc-parler suscite aussi bien la controverse que l'engouement (il a notamment déclaré lors de sa campagne : "Oubliez les droits de l'homme, si je deviens président, ça va saigner"). Après sa prise de pouvoir, il a exhorté le peuple philippin à assassiner à la fois les trafiquants de drogue et les consommateurs. Selon les chiffres officiels de la police, plus de 7 000 personnes seraient mortes lors des interventions des forces de l’ordre. Les organisations des droits de l’homme estiment quant à elles que cette campagne a fait entre 15 000 et 20 000 victimes.

Salué par la France

Brillante Ma. Mendoza est le premier réalisateur philippin distingué par la France, qui l’a nommé Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

Souci d'authenticité

Afin d'approcher au plus près de la réalité, la production a fait appel à des vrais agents des forces de l'ordre pour incarner les policiers et membres du SWAT. Cela a contribué à rendre les actions et les dialogues authentiques.

Les pigeons

Aux Philippines, les trafiquants de drogue ne cessent d'imaginer de nouvelles méthodes pour déplacer leur marchandise. Dernièrement, ils utilisent des pigeons comme passeur, leur permettant d'échapper aux arrestations et aux détections. L'oiseau est utilisé dans le film comme point de vue unifié de tous les personnages, offrant une vision omnisciente qui permet d'observer ce qui se passe au-delà des murs et des portes closes. Le réalisateur a eu recours à un style de cinéma vérité, s'insinuant partout avec sa caméra et assumant une part de voyeurisme.

Anti-manichéen

Avec Alpha - The Right to Kill, Brillante Ma. Mendoza souhaitait briser les stéréotypes rattachés aux policiers et aux membres de gang. Le film montre que les deux personnages principaux, l'un flic et l'autre dealer, ne sont finalement pas si différents et sont tous les deux confrontés à des dilemmes moraux dont les enjeux sont vitaux.

Festivals et récompenses

-Festival de San Sebastian 2018 - Prix spécial du jury

-Festival de Busan 2018

-Festival de Varsovie 2018

-Festival de Minsk 2018

-Festival de Shaken Aimanov 2018

-Festival de Tokyo FilmEx 2018

-Festival du Caire 2018

-Festival de Turin 2018

-Festival de Singapour 2018

-Festival de Kerala 2018

-Festival de Glasgow 2019

-Festival de Dublin 2019

-Festival des Cinémas d’Asie de Vesoul 2019

-Festival du film Policier de Beaune 2019 - Prix du jury (ex-aequo avec Piranhas de Claudio Giovannesi)

Quelques critiques presse

Dernières Nouvelles d'Alsace par La Rédaction - C'est violent et c'est un film coup de poing.

Le Nouvel Observateur par Jérôme Garcin - Aussi accablant pour les forces de l’ordre que pour les caïds de la défonce, ce film noir, mené à un train d’enfer, n’offre au spectateur aucun répit.

Les Inrockuptibles par Ludovic Béot - Mendoza filme le combat de deux pères pour la survie de leur famille plutôt qu’une lutte de pouvoir entre escrocs, et parvient à faire tenir sur le fil l’acuité du documentaire et l’efficacité du thriller.

L'Express par Eric Libiot - S'appuyant beaucoup sur des intrigues polars pour raconter la société philippine, ses arrière-cours et ses dérives. "Alpha : The Right to Kill" ne déroge pas à la règle, qui brode avec brio autour de l'enquête, du cercle familial, de la vie de la rue. Une heure trente-quatre au compteur. Ramassé, tendu.

Ouest France par Sophie Benamon - Un récit documenté - un peu moraliste - exposant les difficultés d'action des forces de l'ordre.

Sud Ouest par Sophie Avon - Tableau minutieux, labyrinthique, qui s’inscrit dans une œuvre âpre et passionnante, de "John John" à "Ma Rosa" en passant par "Serbis", "Kinatay" ou "Lola".

Transfuge par Damien Aubel - Un film comme une came de premier choix : sans la moindre impureté.

Le Figaro par La Rédaction - Avec sa caméra à l’épaule, le réalisateur montre la misère, les trafics (comment cacher de la drogue dans les couches de son bébé ou se servir de pigeons voyageurs), le cynisme du pouvoir. Le tableau, s’il est noir, n’est pas nouveau.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - Un constat d’un nihilisme absolu.

Le Monde par Thomas Sotinel - Il ne reste qu’à décider si cette prise de position implicite constitue un obstacle insurmontable à la vision du film. Si l’on répond par la négative, Alpha… n’est pas dépourvu d’intérêt, que ce soit à travers son attention au détail dans la description du commerce des stupéfiants ou à travers sa peinture de la relation quasiment sadomasochiste qui unit le policier corrompu à son indicateur.

Les Fiches du Cinéma par Simon Hoarau - La fiction fiévreuse de Mendoza, aux allures de documentaire immersif, cumule les réussites formelles .

L'Humanité par Vincent Ostria - Film d’action parfaitement mené.

Positif par Hubert Niogret - Servi par un scénario très habile de Troy Espiritu, Brillante Mendoza met remarquablement en place tous les éléments de ces situations.

Télérama par Anne Dessuant - La corruption gangrène chaque échelon de la hiérarchie, et Mendoza joue sur l’ambiguïté de ses personnages.

Première par Sophie Benamon - Aucun doute, ce cinéaste sait comme personne nous embarquer avec lui.