Benni (VO / st) – de Nora Fingscheidt

Vendredi 14 Aout à 21h et Samedi 15 Aout à 18h

22 juin 2020 / 1h 58min / Drame

De Nora Fingscheidt

Avec Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide

Nationalité Allemand

SYNOPSIS
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu’elle n’arrive plus à contenir. Prise en charge par les services sociaux, elle n’aspire pourtant qu’à être protégée et retrouver l’amour maternel qui lui manque tant. De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l’aider à trouver une place dans le monde.

Anecdotes

Genèse
Nora Fingscheidt a depuis longtemps l'idée de faire un film sur une petite fille « sauvage » car elle était elle-même ainsi quand elle était enfant. Elle trouve, qui plus est, que ce genre de personnage est trop rare au cinéma. C'est à 27 ans, alors qu'elle tourne un documentaire, qu'elle rencontre une jeune fille de 14 ans dans un centre d'hébergement pour femmes. Cette rencontre est l’élément déclencheur de Benni, qui a nécessité quatre années d'écriture et de recherches. La réalisatrice se souvient : « J’ai passé le plus de temps possible dans diverses institutions afin de collecter un grand nombre de détails à fournir au public. J’ai étudié la différence entre un foyer pour enfants et un service de psychiatrie enfantine, ou entre un centre d’hébergement d’urgence et une école. Je restais deux ou trois semaines dans chacun de ces lieux, j’y dormais, jouais avec les enfants pour les comprendre et cerner les enjeux de l’accompagnement social ».

Un film sur l'enfance
Avec le monteur Stephan Bechinger, la réalisatrice visionne pendant les quatre ans d'écriture du film une centaine de films sur l'enfance, des Quatre cents coups à Mommy en passant par Rosetta et Nobody Knows, pour voir ce qui a été fait, comment ça a été fait, ce dont ils pouvaient s'inspirer ou au contraire ce qu'ils pouvaient éviter. Nora Fingscheidt explique : « Les films sur les enfants non désirés sont devenus un genre à part entière. Ces derniers ont toujours existé : c’est une part tragique de l’humanité qui se reproduit de génération en génération, et il est très dur de briser ce cercle maudit ».

Trouver Benni
La réalisatrice pensait ne jamais trouver l'interprète de Benni, ou que des parents n'accepteraient pas de laisser leur fille jouer un tel rôle. Le casting commence un an avant le tournage avec des enfants d’agences de casting. « J’étais sceptique, je pensais qu’il fallait plutôt chercher dans les rues, dans des clubs d’arts martiaux, etc. J’ai quand même accepté, et Helena Zengel était notre septième candidate », explique Nora Fingscheid. 160 candidates supplémentaires sont vues ensuite mais la cinéaste ne peut se défaire d'Helena Zengel : « même quand elle était agressive, il y avait toujours de la fragilité, du désespoir au fond de son regard. Lorsque les autres filles jouaient l’agressivité, elles ressemblaient à des enfants gâtés et capricieux. Enfin, Helena a un visage très cinégénique ».

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - On a un petit faible en réalité énorme pour Benni de Nora Fingscheidt, qui révèle la jeune Helena Zengel dans le rôle poignant d’une gamine de 9 ans négligée par sa mère.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Le portrait déchirant et percutant d'une petite fille, étranglée autant par la violence que la souffrance affective. Benni donne à voir le travail sensible que mènent des travailleurs sociaux en faveur d'enfants en grandes difficultés dans un souci de sincérité et de tendresse. Une réussite.

Culturopoing.com par Carine Trenteun - La réalisatrice Nora Fingscheidt multiplie les réussites pour son premier long-métrage de fiction.Le jeu tout en subtilité des acteurs, la justesse de l’écriture des dialogues crédibilisent chaque personnage ; ils rendent palpable la tension de ce drame, sans complaisance ni angélisme, durant deux heures d’une narration extrêmement fluide. Helena Zengel incarne une Benni aussi impulsive et brutale que terriblement attachante.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Ce film poignant sur l'enfance est signé Nora Fingscheidt, une jeune réalisatrice et scénariste allemande à suivre.

Ecran Large par Simon Riaux - Sous ses airs de drame social attendu, "Benni" dissimule un portrait d'enfant bouleversant, interprété avec talent et filmé avec une sensibilité renversante.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Intitulé Systemsprenger (« Ceux qui explosent le système ») en allemand, ce premier film beau et déchirant s’attache aux pas d’une fillette rejetée par sa mère et ballottée par l’aide sociale à l’enfance.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Ce film poignant sur l'enfance est signé Nora Fingscheidt, une jeune réalisatrice et scénariste allemande à suivre.

Le Figaro par Eric Neuhoff - Un film qui saute à la gorge.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - La réalisatrice allemande célèbre le collectif qui multiplie les efforts pour tenter de soulager la détresse d'une héroïne en souffrance jouée par la stupéfiante Helena Zengel, actrice-née.

Le Parisien par La Rédaction - Film à l'image de son héroïne, lumineux par moments, touchant à d'autres, souvent dérangeant, « Benni » laisse des traces en se payant le luxe d'une révélation, celle de la jeune comédienne Helena Zengel, qui porte très haut son jeu à un niveau de violence et d'émotion rarement vu à cet âge.

Les Fiches du Cinéma par Simon Hoarau - Sur le fond comme sur la forme, Fingscheidt ose une rudesse sans complaisance ni grossièreté. Porté par une jeune actrice épatante, le résultat bouleverse autant qu’il peut éprouver.

Marianne par Olivier De Bruyn - Cette fiction bouleversante a connu un triomphe mérité en Allemagne : 600.000 spectateurs, un exploit pour une production de ce genre. On espère que Benni, dans l’Hexagone, attirera également des cohortes de spectateurs en quête de découvertes stimulantes après de si longs mois passés loin des salles.

Marie Claire par Emily Barnett - Son histoire nous bouleverse, sa solitude, sa sauvagerie, son amour pour les rares adultes qui arrivent à la gérer – un éducateur costaud et attentif qui, au fil du récit, la prendra sous son aile.

Paris Match par Yannick Vely - Récompensé au Festival de Berlin et aux Arcs, ce film vous retournera les tripes.

Télérama par La Rédaction - Un film percutant et poignant sur l’enfance et le besoin d’amour.

Voici par V.C. - Un portrait aussi émouvant que perturbant.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Un long-métrage extrêmement fort, dont certaines séquences sont à la limite du soutenable, et dont on retiendra la performance extraordinaire de la jeune Helena Zengel… repérée depuis par Hollywood (elle va jouer avec Tom Hanks).

Les Inrockuptibles par Emily Barnett - "Benni" est un vrai film attachant et punk à sa façon. Pas loin d’être inoubliable, révélant autant qu’elle le révèle son actrice, la jeune Helena Zengel, l’enfance faite tornade, un ange blond jouant à être possédée par le diable.

L’avis du projectionniste

Un film dense, bouleversant, dur. Le film est très bien mis en scène. Les émotions sont très bien retranscrites par les acteurs. L'histoire ne laisse aucun répit aux spectateurs. C’est intense,fort,avec quelques pointes d’humour. Ce film traite d'abandon, de recherche d'amour, de reconnaissance. L'actrice qui joue le rôle de Benni tient de la performance. On plonge dans un univers brut, terrible, sans concessions. C'est un film qui fait réfléchir. On en sort bouleversé.