Detroit (VO / st) – de Kathryn Bigelow

DIMANCHE 26 NOVEMBRE à 17h00

Date de sortie 11 octobre 2017 (2h 23min)

De Kathryn Bigelow

Avec John Boyega, Will Poulter, Algee Smith

Genres Drame, Thriller

Nationalité américain

Synopsis

Interdit aux moins de 12 ans

Été 1967. Les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. La guerre du Vietnam, vécue comme une intervention néocoloniale, et la ségrégation raciale nourrissent la contestation.
À Detroit, alors que le climat est insurrectionnel depuis deux jours, des coups de feu sont entendus en pleine nuit à proximité d’une base de la Garde nationale. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir les détonations. Bafouant toute procédure, les policiers soumettent une poignée de clients de l’hôtel à un interrogatoire sadique pour extorquer leurs aveux. Le bilan sera très lourd : trois hommes, non armés, seront abattus à bout portant, et plusieurs autres blessés…

Anecdotes

Retrouvailles Detroit marque la troisième collaboration entre la cinéaste Kathryn Bigelow et le scénariste Mark Boal, après Zero Dark Thirty (2012) et Démineurs (2009).

Commémoration La sortie américaine du film coïncide, à quelques jours près, aux 50 ans des émeutes de 1967.

L'une des émeutes les plus importantes des Etats-Unis

Les émeutes qui ont eu lieu à Detroit le 23 juillet 1967 sont l'une des plus importantes des Etats-Unis, derrière celles des Draft Riots de New York (1863) et celles de Los Angeles (1992). S'étant déroulées sur cinq jours, elles ont causé la mort de 43 personnes et en ont blessé 467 autres.

Tournage Detroit a été tourné à Brockton et Dorchester, Massachusetts et Hamtramck, Michigan en septembre 2016.

Le style Bigelow Kathryn Bigelow a tourné Detroit de la même manière qu'elle avait tourné Démineurs. Elle utilise 3 ou 4 caméras en même temps en tournant constamment autour des acteurs en mouvement. La cinéaste préfère également éclairer tout le plateau pour que les comédiens puissent évoluer où bon leur semble et être flexibles. Elle ne s'embarrasse pas de fioritures en arrêtant l'action pour tourner des gros plans et des plans larges ; cette technique lui permet de boucler une scène en 2 ou 3 prises.

Alter Ego Pour la préparation de son rôle, John Boyega a eu l'opportunité de rencontrer le vrai Melvin Dismukes, la personne qu'il interprète sur grand écran dans Detroit.

Quelques critiques presse

Bande à part par Isabelle Danel En racontant par le menu cette nuit de cauchemar, "Detroit" devient un film d’horreur, distillant les relents d’une implacable violence aveugle, d’une justice à deux vitesses, d’une suprématie insoutenable. C’est fort et juste, jamais complaisant, sans doute en dessous de la réalité. C’est prenant à hurler.

Culturebox - France Télévisions par Jacky Bornet Kathryn Bigelow respire son temps et le monde. Elle construit une fiction sur des faits historiques qui parlent du présent. Force dramatique, mise en images percutante, interprétation physique, rythme, participent d’un film bilan sur l’état du monde.

Culturopoing.com par Laura Tuffery Par-delà le propos engagé et sa contribution à l’Histoire, "Detroit" est un film monumental en ce qu’il aspire à atteindre,comme tout grand film à l’universel, à agir comme un catalyseur et comme une catharsis individuelle et collective.

Filmsactu par La Rédaction Après Démineurs et la traque de Ben Laden dans Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow signe un nouvel uppercut cinématographique. Détroit est aussi dur qu'il est essentiel.

Le Nouvel Observateur par François Forestier Pour la première fois, Kathryn Bigelow aborde de front les résonances politiques de ces émeutes : inutile de dire qu'elles sont plus actuelles que jamais, aux Etats-Unis. Un très grand film – nécessaire. Mieux : essentiel.

Le Parisien par Michel Valentin Un film coup de poing.

L'Express par Eric Libiot "Détroit" est moral et passionnant. Révoltant. Indispensable.

Marianne par Olivier de Bruyn Un film capital sur l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.

Positif par Grégory Valens La réalisatrice signe son meilleur film, une œuvre dans la tradition des films coup de poing de Richard Brooks ou Samuel Fuller.

Première par Frederic Foubert Bigelow reconstitue la nuit d’horreur avec une énergie et une colère terrassantes. Ahurissantes.

Rolling Stone par Sophie Rosemont Bigelow s'engage avec ce film dont la brillante mise en scène nous oppresse, nous horrifie, nous dégoûte et nous bouleverse. Une fois encore, elle prouve qu'elle est une réalisatrice exceptionnelle, témoin critique et lucide de notre époque.

Télé Loisirs par Claire Picard Maîtrise totale du récit, direction d’acteurs parfaite (John Boyega, Will Poulter, Algee Smith…)… La manière dont la réalisatrice de "Démineurs" et "Zero Dark Thirty" restitue cette tragédie, prend véritablement aux tripes.

Télérama par Jacques Morice Manipulation, chantage, torture, tout ce qui se joue dans ce théâtre en huis clos est un concentré de tension explosive. Où la réalisatrice dépasse le simple constat de l’injustice pour explo­rer les ressorts du racisme, de la haine, du sadisme, mais aussi de la survie.

20 Minutes par Caroline Vié Will Poulter, en policier haineux, et John Boyega, en agent de sécurité dépassé, emportent ce film choral intense et brillamment réalisé.

aVoir-aLire.com par Julien Dugois Sans surprise, Detroit a suscité une levée de boucliers aux Etats-Unis, preuve que leur ségrégationnisme latent reste un sujet sensible. Dommage, le film de Kathryn Bigelow est une claque... au meilleur sens du terme !

Direct Matin par La Rédaction Film primordial pour le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, "Détroit" ne laissera aucun spectateur indemne, notamment grâce à l'intensité de sa mise en scène.

Ecran Large par Simon Riaux Réquisitoire implacable et d'une terrassante maîtrise formelle, "Detroit" est une des oeuvres les plus fortes de Kathryn Bigelow, jusqu'à une conclusion qui tire un peu à la ligne.

Elle par Khadija Moussou Filmé comme si la caméra était portée à l’épaule, le film de Kathryn Bigelow montre son souci du réalisme, à une époque où (presque) rien n’a changé, comme l’ont prouvé les émeutes à Ferguson et plus récemment à Charleston. Et rien que pour cela, on la remercie d’avoir voulu raconter cette histoire.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy Kathryn Bigelow, fidèle à sa manière, va gratter là où ça fait mal, non sans une certaine complaisance dans son insistance à montrer la violence jusqu’à l’insoutenable, avec toute l’ambiguïté que présente tout traitement de choc…

Le Figaro par Eric Neuhoff La tension augmente, poisseuse. On a rarement ressenti aussi physiquement ce que ça doit être d'être pris en otage, menacé du pire, d'avoir une arme brandie sur la tête.

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion Un tableau pétrifiant où la fiction oscille sans complexe entre brutalité et subtilité pour faire oeuvre documentaire. On sort renseigné mais surtout sonné, très impressionné par le vérisme de la réalisation et des acteurs, exceptionnels.

Studio Ciné Live par Thierry Cheze Un film sous haute tension. Une reconstitution saisissante.

Le Monde par Thomas Sotinel "Detroit" embrasse à la fois un système, ses inévitables déviations et son incapacité à se réformer. Un système qui est censé régir la vie de tous, quelle que soit la communauté à laquelle on appartient.

Télé 7 Jours par Isabelle Magnier La réalisatrice signe une fois de plus un film puissant et dérangeant. Elle investit là, en virtuose, tous les genres : le film de guerre, le huis clos horrifique, la bio musicale, le film de procès… Pas de discours sur la ségrégation raciale et le poison de la haine, les images suffisent. Du grand art.

Transfuge par Frédéric Mercier Tranche sanglante de l'histoire des Etats-Unis, "Detroit" est politique, polémique et clinique. Un nouveau grand film de Kathryn Bigelow.

Transfuge par Frédéric Mercier Un nouveau grand film de Kathryn Bigelow.

Voici par Jérôme Saunier Un brûlot incendiaire sur le racisme systémique en Amérique.

Critikat.com par Josué Morel S’il choisit de plonger d’abord le spectateur dans la frénésie des émeutes, le récit épouse ensuite une logique de rétrécissement – un zoom au microscope, dans un sens, qui réduit néanmoins davantage le champ des enjeux qu’il ne densifie le fil directeur du film.

La Croix par Stéphane Dreyfus Avec ce récit très éprouvant d’une bavure policière commise à Détroit lors des émeutes raciales de 1967, Kathryn Bigelow cherche à bousculer les consciences, sans toujours s’embarrasser de nuances.

La Septième Obsession par Damien Bonelli C’est, contre toute attente, sur un terreau purement fantasmatique, où les peurs de l’Amérique conservatrice poussent comme des herbes folles, que Bigelow et Boal se montrent les plus convaincants, en faisant rejaillir sur les tortionnaires la composante sexuelle du racisme.

Les Inrockuptibles par Serge Kaganski Un film dont le propos - dénoncer les violences policières racistes - est plus que jamais pertinent.

L'Humanité par Cécile Rousseau Un coup de poing politique, un retour nécessaire sur une amnésie collective en ces temps troublés.

L'avis du projectionniste
Un état de l’Amérique à travers un fait historique qui nous montre que, malheureusement il y a encore aujourd'hui des similitudes. Un film édifiant à plus d’un titre . A voir.