En avant – de Dan Scanion

Samedi 25 Juillet à 18h et 21h

4 mars 2020 / 1h 40min / Animation, Fantastique

De Dan Scanlon

Avec Thomas Solivérès, Pio Marmai, Tom Holland

Nationalité américaine

Synopsis
Dans la banlieue d’un univers imaginaire, deux frères elfes se lancent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste encore un peu de magie dans le monde.

Anecdotes

Point de départ
Le nouveau film des studios Pixar se déroule dans un monde urbain imaginaire et présente deux frères elfes adolescents qui se lancent dans une quête extraordinaire pour découvrir si la magie existe encore quelque part. Le réalisateur Dan Scanlon confie : "Cette histoire s’inspire de ma relation avec mon propre frère et de notre lien avec notre père, qui est décédé quand j’avais un an. Il a toujours été un mystère pour nous. Un membre de notre famille nous a fait parvenir un enregistrement de lui ne disant que deux mots : « bonjour » et « au revoir ». Deux mots seulement. Mais pour mon frère et moi, c’était magique."

Créatures mythiques
Des elfes, des centaures, des satyres, des cyclopes, des licornes, des gnomes, des lutins… et la plus impressionnante, la plus terrifiante et la plus étonnante de toutes ces créatures : la Manticore. Tels sont les personnages fantastiques qui peuplent le monde d’En avant. L’inspiration personnelle du réalisateur Dan Scanlon a donné le coup d’envoi du développement du 22e long métrage des studios d’animation Pixar. Il explique : "Nous avons commencé par les personnages. Nous voulions raconter l’histoire de deux frères. Nous savions que l’un d’eux serait timide et effacé, et nous voulions lui donner un frère à la personnalité diamétralement opposée – quelqu’un qui a l’intention de lui apprendre la vie, mais qui n’en sait peut-être finalement pas grand-chose."

La magie
Dan Scanlon déclare que la magie joue un grand rôle dans l’histoire, mais qu’il faut y voir bien davantage que des sorts visuellement spectaculaires. "La magie est une métaphore de leur potentiel. Pour faire de la magie, il faut prendre des risques. Il faut croire en soi-même, se faire confiance. On doit être à l’écoute. Quelle que soit la magie que pratique Ian, il doit toujours être challengé d’une manière qui lui permet de grandir."

Spider-Man donne de la voix
Tom Holland (Spider-Man) prête sa voix à Ian. Dan Scanlon commente : "Tom a un charme contagieux et une sincérité qui vous gagne immédiatement et qu’il met au service des personnages qu’il interprète."

Un Gardien de la Galaxie est de la partie
Lorsque leur défunt père les lance par inadvertance dans une quête épique, une quête empreinte de mystère et de magie, Barley met le contact de son van bien-aimé et se lance sur la route pour ne plus jamais regarder en arrière. La productrice Kori Rae explique : "Barley s’est préparé à ce moment toute sa vie. Et il est confiant, peut-être un peu trop, dans le fait qu’il va réussir." Chris Pratt donne la parole à Barley. Kori Rae commente : "Chris apporte autant de cœur que d’humour à son personnage."

Papa elfe
Wilden Lightfoot est le père de Barley et de Ian. Intelligent, confiant et déterminé, Wilden a découvert un moyen magique de revoir ses fils longtemps après sa mort. Un antique bâton de sorcier et une formule magique vont permettre à Ian et Barley de le faire apparaître pendant 24 heures. Mais il s’avère que la magie est loin d’être une science évidente, et les garçons n’arrivent à ramener que la moitié de leur père – la moitié inférieure. Les deux frères et leur demi-père se lancent dans une quête à la recherche d’une gemme de phénix qui doit leur permettre de ramener Wilden en entier avant la fin de la journée qui leur est accordée. Dan Scanlon commente : "Comment pouvions-nous donner à ces frères un aperçu de leur père sans qu’ils le rencontrent tout de suite ? C’est de là qu’est venue l’idée de cette moitié de père. C’était comme le message que j’ai eu de mon propre père, enregistré sur cassette. C’est juste un petit avant-goût de cet homme, et ça donne envie d’en savoir plus."

La Manticore
La Manticore a au moins mille ans – un âge moyen pour cette espèce. À la fois lion, chauve-souris et scorpion, la Manticore était autrefois une guerrière intrépide, propriétaire d’une taverne sombre et mystérieuse qui servait d’étape aux voyageurs qui partaient accomplir de grandes quêtes. Mais aujourd’hui, la modernité a remplacé la magie et les quêtes, et la Manticore, qui a l’esprit pratique, a transformé sa taverne obscure en un restaurant familial convivial avec des jeux pour toute la famille. Pourtant, même si elle ne s’en rend pas compte, elle a toujours soif d’aventure. Kori Rae explique : "Barley et Ian vont voir la Manticore afin d’obtenir une carte qui les conduira à la gemme du phénix, un joyau qui leur permettra d’accomplir jusqu’au bout le sortilège qui doit ramener leur père. Barley sait tout sur la Manticore parce qu’il a joué au jeu de fantasy historique Quests of Yore. Ils s’attendent donc à trouver une formidable guerrière, mais ils tombent à la place sur Corey, une restauratrice stressée et débordée."

Un nouvel imaginaire
Pour créer un nouveau monde, les cinéastes ont mélangé le fantastique et le familier. Les studios d’animation Pixar avaient déjà emmené le public sous la mer, dans l’espace, au milieu des jouets, et ils lui ont même fait remonter le temps. Mais avec En avant, c’est la première fois que Pixar explore un monde qui présente tous les aspects de la vie de banlieue, transposés dans un univers fantastique où des licornes infestent les rues. Le réalisateur Dan Scanlon déclare : "À bien des égards, c’est une histoire de rééquilibrage. D’habitude, les films fantastiques se déroulent il y a bien longtemps, à une époque plus noble et dans des lieux somptueux. Il y a quelque chose de très particulier à voir ces personnages évoluer dans un monde qui nous est familier. C’est amusant de les voir monter sur une planche à roulettes, prendre l’autobus, regarder la télévision ou jouer à des jeux vidéo. On n’avait jamais vu ça auparavant, c’est une juxtaposition tellement amusante de voir un papa elfe emmener son gamin à son club de foot !"

Inspiration Los Angeles
Selon le chef décorateur Noah Klocek, l'équipe du film a passé beaucoup de temps à se demander à quoi pourrait ressembler un monde fantastique moderne. Il précise : "Bien qu’il s’agisse d’un film fantastique, il ne fallait pas l’aborder comme tel. C’est avant tout l’histoire de ces deux frères et du chemin qu’ils parcourent. Au final, l’univers du film est à la fois imaginaire et quotidien, tout est dans l’équilibre entre les deux." L'équipe s'est inspirée de la région de Los Angeles et a finalement décidé de situer leur banlieue fantastique dans un lieu fictif qui y ressemble beaucoup. Le chef décorateur explique : "C’est comme une sorte de Los Feliz d’il y a peut-être 20 ans. Nous avons aussi étudié Frogtown près de L.A., et la banlieue de Sacramento."

Détails familiers
L'équipe du film a équilibré le cadre inhabituel de l’univers du film avec des détails familiers des vraies banlieues américaines comme les maisons de style ranch californien, les revêtements muraux, les auvents, les pelouses, les boîtes aux lettres et les poteaux téléphoniques. Le chef décorateur précise : "La seule chose qui clame haut et fort le fantastique, ce sont les champignons géants. L’idée est qu’un promoteur les a plantés il y a 15 ans et a construit des maisons dedans." Le décor à l’intérieur des maisons est lui aussi assez familier. La forme de l’intérieur devait correspondre à celle de l’extérieur, de sorte que les artistes ont étudié des maisons en torchis – des structures organiques utilisant des techniques de construction anciennes – qui avaient une disposition semblable à celles de New Mushroomton. Certains détails à l’intérieur de la maison contribuent à peindre la toile de fond d’un monde imaginaire fantastique. Par exemple, la crédence de cuisine et les poignées de porte de la maison des Lightfoot ont un motif d’elfe.

Eléments familiers et fantastiques
Selon le chef-déco Noah Klocek, l’équipe du film a déterminé un rapport entre les éléments familiers et fantastiques. "Nous avons appliqué ce pourcentage presque image par image. C’est un ratio à 70/30 : il y a 70 % de familier et 30 % de fantastique. Cependant, ce n’est pas systématiquement vrai dans toutes les situations : on s’est aperçus très vite que parfois, les personnages faisaient pencher la balance."  En effet, un monde peuplé d’elfes, de gnomes, de trolls et autres personnages mythiques peut sembler beaucoup plus fantastique et donc très loin de celui que nous connaissons. Le chef décorateur commente : "Rien qu’avec les personnages, on atteignait facilement ce seuil de 30 % de fantastique. Par conséquent, presque tout le reste autour d’eux devait être familier. Mais s’il n’y avait pas de personnages dans un plan, on pouvait introduire des choses comme une maison en forme de champignon."

Le point de non-retour
Parmi les endroits que les frères traversent au cours de leur quête se trouve un vieux pont-levis qui marque un tournant dans leur voyage. Le chef décorateur Noah Klocek observe : "Cette scène est vraiment le moment où l’on passe du monde familier au monde pleinement fantastique."  Les artistes ont placé d’un côté d’un gouffre sans fond le soleil levant et les légers nuages, et de l’autre, des montagnes imposantes et des nuages sombres. Le chef décorateur commente : "C’est un profond abîme qui ne présage rien de bon."

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - En s’inspirant de son adolescence dans le Pixar "En avant", Dan Scanlon fait monter les larmes aux yeux du public.

aVoir-aLire.com par Arthur Champilou - Fourmillant d’idées, sans temps mort aucun et bien réalisé, En avant met un formidable coup de pied dans le tout confort occidental, et encourage un retour aux plaisirs simples de la vie quotidienne, dans un univers qui n’a pourtant rien d’humain.

CinemaTeaser par Renan Cros - On partait blasés, on finit en larmes. Pixar nous surprendra toujours.

Closer par La Rédaction - Le premier Pixar de la décennie a des atout irrésistibles : son scénario original et enchanteur, et ses deux personnages principaux.

CNews par La rédaction - S’il n’égale pas "Toy Story 4", oscar du meilleur film d’animation, ce 22e long-métrage des studios Pixar n’en demeure pas moins un joli divertissement sur la fraternité et les rites initiatiques, offrant un épilogue plein d’émotion. La magie opère.

Dernières Nouvelles d'Alsace par La rédaction - Comme on est dans un Pixar fou et loufoque, le fantôme du père, épouvantail titubant, est tenu en laisse par ses garçons pour qu’il ne s’échappe pas – jamais un dessin animé n’avait fait un truc aussi dingo.

Femme Actuelle par La rédaction - On retrouve avec plaisir l'excellence [des studios Pixar], à la fois sur l'originalité de l'histoire, les notes d'humour, et le choix du casting vocal.

IGN France par Erwan Lafleuriel - Il y a un savoir faire Pixar indéniable dans ce dernier film, mais la production joue un peu trop les bons élèves sages pour nous séduire totalement.

La Voix du Nord par Christophe Caron - L’enjeu est classique (vite, vite, retrouver une pierre fabuleuse) mais l’univers déployé se révèle étonnamment étrange.

LCI par Delphine De Freitas - Un tendre récit initiatique plein de poésie et d'humour.

Le Figaro par La rédaction - Touchante fable sur la fratrie et sur le deuil d’un être cher, "En Avant" est un conte de fées moderne parfaitement réussi, malgré une petite frustration finale intentionnelle, qui fera réfléchir le spectateur bien après sa sortie de la salle.

Le Journal du Geek par Julie Hay - Malgré ses défauts, le film reste une très bonne surprise, dont la douceur et la sincérité raviront les petits et les grands. L’originalité du propos saura toucher le cœur des amateurs du genre, en témoigne la larme qui perlait le long de notre joue.

Les Fiches du Cinéma par Thomas Fouet - Un Pixar mineur, parfois routinier, qui n'en file pas moins sûrement vers un final bouleversant.

Ouest France par Gilles Kerdreux - Un film jeunesse original et très plaisant.

Sud Ouest par Sophie Avon - "En avant" déploie un sens de l’humour irrésistible, des personnages sensibles, et réussit à touiller ensemble sorcellerie, cheminement intérieur, aventure et fraternité.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - La magie Pixar est à l'oeuvre.

Télérama par Cécile Mury - Tout fait sens, en douceur et en profondeur, dans cette fable familiale.

Critikat.com par Josué Morel - L’intelligence de l’écriture réside dans le pari – partiellement tenu – de faire de cette incomplétude la source d’une pluralité d’émotions et de tonalités.

Le Monde par Murielle Joudet - Sa virtuosité scénaristique confirme que chaque nouveau Pixar,reste un splendide laboratoire d’affects, un observatoire du récit familial rarement égalé.

Le Nouvel Observateur par Xavier Leherpeur - Un divertissement efficace.

Le Parisien par La rédaction - Le film est rythmé et son message sur le deuil et la fraternité très joli.

Télé Loisirs par Marc Arlin - Le dernier Pixar, rythmé, séduit grâce à des séquences visuellement très réussies, colorées et pleines de fantaisie.

Voici par Ariane Valadié - Beaucoup de bonnes idées, de l'émotion, et une jolie leçon de vie sur la fraternité et la confiance en soi.

Les Inrockuptibles par Théo Ribeton - Pixar signe son retour aux projets originaux, avec ce récit d’apprentissage dont les enjeux dramatiques ne rattrapent pas complètement le graphisme raté.

L’avis du projectionniste

Bien sympathique, ce film d’animation. Le scénario est original, les personnages sont attachants. Justesse et émotion sont au rendez-vous . Beau travail. Vous passerez un bon moment en famille . Allez … en avant.