La femme de mon frêre – de Monia Chokri

Dimanche 28 Juillet à 18h

Date de sortie 26 juin 2019 (1h 57min)

De Monia Chokri

Avec Anne-Elisabeth Bossé, Patrick Hivon, Sasson Gabai

Genre Comédie

Nationalité canadien

Synopsis

Montréal. Sophia, jeune et brillante diplômée sans emploi, vit chez son frère Karim. Leur relation fusionnelle est mise à l’épreuve lorsque Karim, séducteur invétéré, tombe éperdument amoureux d’Eloïse, la gynécologue de Sophia…

Anecdotes

Naissance du projet

Pour écrire, Monia Chokri a pour habitude de partir d’une émotion, d’un sentiment très personnel. Pas forcément un événement précis, mais plutôt une interrogation, quelque chose qui l'a surprise et émue. La réalisatrice explique : "J’ai une relation assez fusionnelle avec mon frère. Le jour où mon frère est tombé amoureux, j’ai senti qu’il fallait que je lui laisse de la place pour vivre ça, loin de moi. C’était étrange. Mais ce qui m’a le plus surpris,c’est que j’observais chez lui des comportements avec son amoureuse qu’il avait auparavant avec moi. C’était troublant, amusant. Ce sentiment très diffus m’est resté et j’ai commencé à écrire une histoire, à imaginer des personnages."

Apprentissage de l’amour

Pour Monia Chokri, La Femme De Mon Frère est un film sur l’apprentissage de l’amour, dans la mesure où Sophia et Karim ne savent pas vraiment aimer et finissent petit à petit par apprendre l’un sans l’autre à être à deux. Elle précise : "C’est aussi et surtout un film sur la famille. Je trouvais très important qu’on comprenne d’où ce duo venait, par quels parents, dans quel cocon ils avaient été élevés. Deux divorcés qui s’aiment. Ça prouve que malgré tout, malgré les galères, on continue à s’aimer. C’est ça aussi la famille. Je voulais faire un film d’amour, un vrai, sur la famille. Mais c’est aussi le portrait d’une jeune femme, d’un entre-deux. J’aime l’idée qu’il y ait plusieurs films en un."

Pas de règle !

Monia Chokri a dit à sa directrice de la photographie Josée Deshaies et à son directeur artistique Éric Barbeau qu'elle a pour habitude de travailler dans un cadre relativement libre : "A partir de là, on a pu s’amuser. Je veux que mes plateaux de tournage soient joyeux, qu’on invente, qu’on ose, qu’on n’ait pas peur de faire du cinéma. Pour ce passage au long-métrage, j’avais envie de me remettre en question et de me laisser surprendre. Josée Deshaies, ma cheffe opérateur, m’a beaucoup aidée à me challenger. Elle m’a questionnée et m’a toujours ramenée au scénario. Même chose avec mon directeur artistique, Eric Barbeau. Il fallait que chaque plan, chaque décor, chaque effet apporte quelque chose à la situation."

Festival de Cannes 2019

Le film était présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019.

Il a obtenu le « coup de cœur du jury »

Le choix Sophia

Si elle est peu connue en France, Anne-Élisabeth Bossé est une actrice importante au Québec. Monia Chokri explique : "Elle a quelque chose de très drôle, très touchant. C’est un vrai phénomène. Elle est profondément généreuse. Elle me fait penser à unclown,avec cette peau laiteuse et ce visage très aquilin. Je pourrais la regarder des heures. C’est un vrai personnage, même dans la vie. J’ai la chance que ce soit aussi une de mes très très bonnes amies. Ona une intimité, une proximité qui a beaucoup aidé sur le tournage. Ça m’a permis d’aller loin avec elle et qu’elle me fasse confiance. Elle a une délicatesse et un humour très naturel qui ont beaucoup apporté au personnage."

Trouver Karim

Pour jouer Karim, Monia Chokri voulait un acteur qui soit profondément irrésistiblement séduisant, un homme qui attire tous les regards. La cinéaste développe à son sujet : "Une sorte de magnétisme, le type bien dans ses baskets et qui le sait. Et ça,c’est Patrick Hivon. Quand il rentre dans une pièce, tout le monde le regarde. Il est séduisant sans être jamais dans la séduction. Il respire une forme d’assurance, de bien-être viril, qui allait parfaitement avec le personnage de Karim. Pareil, on se connaissait bien avec Patrick, on a déjà tourné ensemble. Je me sentais en confiance aveceux deux. Pour raconter cette relation de fusion, il fallait que j’aie deux acteurs avec une forte personnalité. Pour qu’ils existent ensemble,mais aussi séparément."

Quelques critiques presse

BIBA par Lili Yubari - le film oscille en permanence entre comédie pure et dure, folie douce et émotion discrète.

Ouest France par La Rédaction - Un film charmant, porté par la performance électrique de Anne-Elisabeth Bossé.

Bande à part par Pierre Charpilloz - Avec "La Femme de mon Frère", acerbe, fin, touchant et surtout très drôle, Mona Chokri signe son premier film sans prétention, mais avec style et panache.

Cahiers du Cinéma par Cyril Béghin - La Femme de mon frère fourmille de tentatives, lance des idées et des répliques à tout va, et cette générosité fait aussi partie du plaisir que l’on prend aux petits malheurs de Sophia, et que le personnage lui-même apprend lentement à retrouver.

CinemaTeaser par Renan Cros - Une merveille de mélancolie et de méchanceté déguisée en bonbon pop.

Elle par Françoise Delbecq - Une comédie déjantée et euphorisante.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Sur un rythme enlevé, voire effréné, se succèdent dialogues percutants et situations cocasses.

Le Nouvel Observateur par Jérôme Garcin - Cette comédie féministe est souvent désopilante. Le mérite en revient à l’éreintante Anne-Elisabeth Bossé, qui ose tout dans ce rôle d’une Bridget Jones intello.

Télérama par Mathilde Blottière - Un premier long métrage décapant.

Dernières Nouvelles d'Alsace par La Rédaction - Une comédie de famille truculente, avec une humoriste québécoise que l'on ne connaissait pas et qui a un sacré abattage : Anne-Elisabeth Bossé.

Le Parisien par Catherine Balle - Un film québécois bourré de fantaisie, d’ironie et de charme, avec des dialogues souvents hilarants.

L'Express par Christophe Carrière - Il se dégage une énergie débordante, un humour certain et une sensibilité pleine de finesse et de pudeur.

Première par Frédéric Foubert - Mais La Femme de mon frère ne serait pas grand-chose sans l’abattage et l’engagement burlesque d’Anne-Elisabeth Bossé (déjà croisée dans... Laurence Anyways !). Une vraie révélation. Qui sait ? Elle réalisera peut-être un jour des films influencés par ceux de Monia Chokri.

Voici par A.V. - Un premier film grave et léger, une bombe de névroses et d'énergie.