La finale – de Robine Sykes

Samedi 21 Avril à 21h

Date de sortie 21 mars 2018 (1h 25min)

De Robin Sykes

Avec Thierry Lhermitte, Rayane Bensetti, Émilie Caen

Genre Comédie

Nationalité français

Synopsis

Toute la famille Verdi est aux petits soins pour s’occuper de Roland, le grand-père, qui perd un peu la boule ces derniers temps. Tous sauf JB, l’ado de la famille, qui n’a qu’un seul but : monter à Paris pour disputer sa finale de basket. Mais ses parents, bloqués ce week-end-là, lui demandent d’y renoncer pour surveiller son grand-père. JB décide alors de l’embarquer avec lui… Pendant ce voyage, rien ne se passera comme prévu…

Anecdotes

Premiers pas

La Finale est le premier long métrage de Robin Sykes qui a tout d'abord fait ses preuves en tant que premier assistant réalisateur. En 2001, il réalise un court métrage, La Nuit du chien, qui remporte un prix au Festival du film policier de Cognac. Il est alors sollicité par des producteurs pour écrire des scénarios pour d'autres. Après avoir passé quatre ans sur un thriller très noir qui ne s'est finalement pas monté, Robin Sykes décide de se consacrer à un projet beaucoup plus léger.

Un sujet inattendu

La Finale aborde la maladie d'Alzheimer à travers le personnage de Thierry Lhermitte. Pour le réalisateur et scénariste Robin Sykes, il s'agissait de s'affranchir des comédies romantiques habituelles et des films potaches : "Je voulais surtout un thème qui n’avait pas encore été trop abordé dans la comédie. Un truc un peu « osé ». C’était le cas pour ce personnage qui perd gentiment la boule avec l’âge, ce « papy zinzin » comme j’aime à l’appeler. Je suis donc parti de ce postulat."

Un regard bienveillant

Si La Finale n'est pas un récit autobiographique, Robin Sykes s'est malgré tout nourri des gens qui l'entourent. C'est pourquoi il fait preuve d'indulgence quant aux personnages de son film : "Quand Roland a des relents de racisme colonialiste, il m’est difficile de le détester car ses réflexions je les ai déjà entendues dans mon entourage familial: elles sont déplacées et totalement inadmissibles aujourd’hui mais elles ne sont en rien sincères. C’est culturel et générationnel. Bien plus bête que méchant."

Références

Avec son co-scénariste Antoine Raimbault, Robin Sykes s'est appuyé sur les codes de comédies comme La Chèvre ou Les Spécialistes qui mettent en scène des personnages que tout oppose et qui se retrouvent contraints et forcés de partager une aventure : "La maladie de Roland, c’est un peu cette paire de menottes qui lie le flic au voyou. Elle oblige nos deux personnages qui se connaissent mal et appartiennent à des générations différentes à avancer main dans la main."

Un rôle jubilatoire

Pour construire le personnage de Roland, le réalisateur a évoqué à Thierry Lhermitte ses parents, son grand-père mais aussi le journaliste et commentateur sportif Thierry Roland, "le plus célèbre des « beaufs » de France, à qui le personnage doit beaucoup. Une personnalité aimée autant qu’haïe des français et dont les sorties racistes ou misogynes sont restées légendaires."

L'acteur a pris plaisir à jouer un personnage qui fait preuve d'un si mauvais caractère: "En amont du tournage, j’ai donc lu et relu quotidiennement mon texte pendant plusieurs semaines et je m’amusais à adopter le côté « sans filtre » de Roland en lançant par exemple un « ta gueule » à quelqu’un en plein milieu d’une conversation; ça me faisait marrer."

Récompenses

La Finale est le grand gagnant du Festival du film de comédie de l'Alpe d'Huez 2018 où il est reparti avec le Grand Prix ainsi que le Prix d'interprétation masculine pour Thierry Lhermitte.

Quelques critiques presse

LCI par David Verhaeghe

Une comédie douce-amère portée par un Thierry Lhermitte épatant.

Closer par La Rédaction

Pleine de bons sentiments, cette comédie vaut surtout pour le duo Rayane Bensetti/Thierry Lhermitte, qui fonctionne à merveille.

Direct Matin par La rédaction

ce road movie intergénérationnel façon "Little Miss Sunshine" se rattrape par un joli découpage scénaristique, des scènes souvent touchantes et justes, et le jeu plein d’allégresse de Bensetti et Lhermitte.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier

Un feel-good movie qui assume ses bons sentiments.

Le Parisien par Pierre Vavasseur

Road-movie inventif et jamais essoufflé, cette finale très intergénérationnelle et tout en rebondissements offre à Thierry Lhermitte, funambule du comique et de l'émotion, l'un de ses plus grands rôles.

Ouest France par Pierre Lunn

Une réussite, qui pourtant fait moins rire, que réfléchir ou même... pleurer.

Sud Ouest par La Rédaction

"La Finale" ne raconte pas une histoire extraordinaire, mais elle le fait bien.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon

Pour son premier film, Robin Sykes a tout bon, puisqu'il mixe émotion et humour avec subtilité, légèreté et gravité, dans un road movie initiatique très touchant.

La Voix du Nord par Lucie Vidal

Un sujet sensible traité sur le mode du road movie.

Voici par La Rédaction

drôle et touchant.

Le Figaro par La Rédaction

Pour son premier long-métrage, La Finale, Robin Sykes s'est aventuré avec succès - le film a remporté le Grand Prix du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez - sur un sujet délicat. Il a opté pour un duo contrasté qu'il met en scène dans un road-movie réjouissant.

Le Journal du Dimanche par E.M.

Thierry Lhermitte, primé à L’Alpe d’Huez pour son interprétation, est assez touchant aux côtés du prometteur Rayane Bensetti.

Télé Loisirs par Jérémy Mingot

Rayane Bensetti et Thierry Lhermitte forment un joli duo dans ce film sympathique au propos attendrissant.

L'avis du projectionniste

Un film dans lequel la maladie d'Alzheimer est traitée avec délicatesse et humour, sans lourdeur. Le duo Thierry Lhermitte Ryane Bensetti fonctionne à merveille. Un agréable moment de détente.