La sainte famille – de Louis-Do de Lencquesaing

Samedi 25 Janvier à 20h30

Date de sortie 25 décembre 2019 (1h 30min)

De Louis-Do de Lencquesaing

Avec Marthe Keller, Laura Smet, Léa Drucker

Genre Comédie dramatique

Nationalité français

Synopsis
Jean, universitaire réputé, se retrouve ministre de la Famille, alors même qu’il est perdu dans les événements qui secouent la sienne.

Anecdotes

C'est qui Louis-Do ?
Louis-Do de Lencquesaing est scénariste et réalisateur. Après Au Galop, présenté à la Semaine de la Critique en 2012, La Sainte Famille est son deuxième long-métrage. Mais Louis-Do est aussi connu pour ses nombreux rôles au cinéma, au théâtre et à la télévision. Très remarqué dans le rôle de Humbert Balsan pour Mia Hansen-Løve dans Le père de mes enfants, il est tout aussi bien apparu chez Godard, Sokourov et Assayas que chez Bonello, Giannoli ou plus récemment Bertrand Blier. Il est aussi l’avocat Eric Edelman dans Engrenages, la série à succès de Canal +. Il est également metteur en scène de théâtre.

Genèse du projet
Après Au galop, Louis-Do de Lencquesaing avait un premier scénario qui a eu l’avance sur recette sous la présidence de Paul Otchakovsky-Laurens qui a toujours soutenu son travail. "C’était un homme très fidèle. À cette époque, le film s’appelait Une année sabbatique. J’avais écrit seul et vite, avant de demander à Jérôme Beaujour de me rejoindre, et son apport a été essentiel. C’est toujours irrationnel la naissance d’un film. On croit qu’il va se faire et puis finalement non, puis finalement oui... Plusieurs acteurs ont été envisagés pour jouer Jean avant que je revienne à ma première idée, qui était de l’interpréter moi-même."

Tournage heureux
Selon Louis-Do de Lencquesaing, le tournage fut très heureux. "On allait vite, sans manquer de rien sinon d’un peu de temps parfois, et encore. Les contraintes nourrissent et appellent des solutions, des raccourcis. Tous les plans tournés sont dans le film d’ailleurs, sinon deux ou trois. Et toutes les séquences sont restées, presque dans l’ordre. Ce n’est pas si courant. Il faut dire que le scénario était ciselé, à l’os ! La musique, elle, vient pointer une émotion sans l’appuyer, juste un contrepoint qui enrichit, enfin j’espère. Romain Allender, accompagné par Alexandre Tanguy, a composé des thèmes qui tournoient autour d’eux-mêmes. Comme les anguilles peut-être."

Choisir ses partenaires
Louis-Do de Lencquesaing choisit des gens avec qui il a envie de jouer et qui ont envie de jouer avec lui. Marthe Keller, qui joue sa mère, pour la deuxième fois, est un peu devenue sa mascotte. "Quand elle avait lu le scénario de Au galop, elle m’avait dit que le personnage était trop loin d’elle, qu’elle ne voyait pas comment elle pourrait le jouer. Mais quand il a découvert le film, son fils m’a dit que jamais il n’avait autant retrouvé sa mère à l’écran… Pour La Sainte Famille aussi Marthe a prétendu qu’elle était trop loin du personnage… Même son accent allemand « passe » très bien, sans qu’il soit nécessaire de le justifier, il renforce le côté chic de cette femme très à part. Pour la cousine, j’ai pensé à Laura Smet, que j’avais croisée très jeune dans le film de Xavier Giannoli, Les Corps impatients. J’adore son regard de loup !"

Quelques critiques presse

Closer par La Rédaction - Drôle et assez décapant.

Bande à part par Benoit Basirico - La jubilation que provoque ce film tient aux instants de comédie derrière lesquels se cache une grande mélancolie.

Le Figaro par Eric Neuhoff - Une comédie originale qui ne manque pas de charme.

Marianne par Olivier de Bruyn - Incarné par des comédiens irréprochables, La Sainte famille se distingue par sa douce extravagance et son examen subtil du vacillement existentiel.

Sud Ouest par Sophie Avon - "La Sainte Famille" de Louis-Do prend l’eau avec brio.

Télérama par Guillemette Odicino - Loin, donc, d’un énième film embourgeoisé sur les petits tracas existentiels des gens bien nés, cette comédie dramatique à particule jette une lumière singulière sur les mystères et les origines de toutes nos névroses…

Femme Actuelle par La rédaction - Il y a de bonnes idées dans cette chronique douce-amère sur l'ironie du sort, les secrets enfouis et les surprises de la vie.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy - Une comédie qui ne manque ni de finesse d’observation ni d’ironie cruelle, même si le scénario, pour répondre au sujet développé, accumule les difficultés familiales avec une certaine complaisance.

Libération par Marcos Uzal - Drôle de film que ce roman familial dénué de romanesque, sur un égotiste sans ego, et finalement attachant à force de détachement.

Voici par A.V. - Une chronique douce-amère, un peu anecdotique, mais portée par un beau casting.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Sous ce titre ironique, l’acteur et réalisateur Louis-Do de Lencquesaing radiographie la famille dans tous ses états

Les Fiches du Cinéma par Marine Quinchon - Figure incontournable du cinéma français, Louis-Do de Lencquesaing poursuit avec ce deuxième long métrage une filmographie de l’intime en s’entourant d’une belle troupe d’acteurs.