La vie scolaire – de Grand Corps Malade, Mehdi Idir

Dimanche 29 Septembre à 18h

Date de sortie 28 août 2019 (1h 51min)

De Grand Corps Malade, Mehdi Idir

Avec Zita Hanrot, Liam Pierron, Soufiane Guerrab

Genre Comédie dramatique

Nationalité français

Synopsis

Une année au coeur de l’école de la république, de la vie… et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l’incroyable vitalité et l’humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa, le Grand du quartier et Dylan le chambreur. Samia s’adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis, ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d’un échec scolaire annoncé et tenter de l’amener à se projeter dans un avenir meilleur…

Anecdotes

Après Patients

Après Patients, Grand Corps Malade et Mehdi Idir avaient envie de traiter de l’école, mais sans idée préconçue. Ils ont choisi le collège car, selon eux, en dehors de l’aspect scolaire, c’est là où tu te construis, tu vis tes premiers flirts, tu t’affirmes : "Mehdi et moi avons adoré cette période", confie Grand Corps Malade. "C’est une période charnière qui nous a beaucoup marqués. Mais nos souvenirs datent des années 90. Il a fallu se remettre dans le bain, aller sur place pour observer", ajoute Mehdi. "Pour autant, on savait que des scènes vécues en 1994 pouvaient sonner justes en 2019. Certains de nos proches bossent dans l’éducation. Et moi j’ai animé des Ateliers Slam dans des collèges. On avait remarqué qu’il y avait des constantes", relate GCM.

Ecrire le scénario

Grand Corps Malade et Mehdi Idir ont démarré l'écriture du scénario avec 6 ou 7 scènes qu'ils tenaient à placer, des séquences inspirées de moments vécus ou observés, d’autres nourries d’anecdotes qu’on leur a racontées. "Puis on s’est demandé ce qu’on pourrait apporter par rapport aux films déjà réalisés sur ce thème. Pendant notre observation, on a constaté qu’un conseiller principal d’éducation (CPE) est à la croisée des chemins. Entrer dans l’histoire par son biais permettait de connecter les histoires entre elles. Un CPE traite 10 problèmes différents par heure. Il est en contact avec les parents, les élèves, le personnel administratif, les professeurs", affirme Mehdi. "On a su assez vite que nos personnages principaux seraient Samia, une CPE et Yanis, l’élève qu’elle prend sous son aile. Leur histoire est devenue le fil rouge du scénario", ajoute GCM.

Bâtir les personnages

Pour que les personnages soient crédibles, Grand Corps Malade et Mehdi Idir se sont appuyés sur des personnes existantes. Celui de l’élève qui tisse des mensonges toujours plus énormes pour expliquer ses retards s’inspire d’une légende de Saint-Denis. Un certain Farid, capable de raconter qu’il a volé un hélicoptère. Celui de Samia s’est construit à partir de ce que les cinéastes ont pu observer notamment chez les CPE. "On aime tellement Soufiane Guerrab humainement et artistiquement qu’on a failli lui confier le rôle. Mais on tenait à ce qu’il soit féminin, alors on lui a donné le second : celui de Messaoud. Ce prof de maths respecté des élèves, autoritaire et chambreur s’inspire de la personnalité d’un pote : un agrégé de physique né à Saint- Denis qui a toujours voulu y enseigner. À l’opposé de cet enseignant idéal, il y a le prof antipathique. Sur la première version du scénario, il était un peu caricatural. On l’a réécrit pour lui apporter de la nuance. Au casting Antoine Reinartz a amené une humanité supplémentaire", analyse GCM.

Mise en scène

Pour chaque scène, Grand Corps Malade et Mehdi Idir ont effectué un découpage technique dans le détail : "Où met-on la caméra ? Pourquoi ? Comment ? Quel mouvement ? Pour les personnages, on a réfléchi à leurs tenues, leurs coiffures. On voulait présenter nos envies aux chefs de poste de façon précise. Eux, en retour, nous ont fait des propositions. Je suis toujours aussi fasciné par leur professionnalisme. On a eu la chance de travailler avec la même équipe que pour Patients", déclare GCM.

Pas de stars

"Patients n’a pas modifié notre envie de tourner avec des acteurs peu connus", confie Mehdi Idir. "On aurait pu être tenté de réaliser La Vie scolaire avec des stars. Mais ce n’est pas le cinéma qu’on veut faire. Sur Patients, malgré la difficulté à financer un film sans têtes d’affiche, nos producteurs Éric et Nicolas Altmayer, tout comme Jean-Rachid, nous ont suivis. Alors on est reparti sur le même schéma."

Priorité aux acteurs

Pour Grand Corps Malade et Mehdi Idir, la priorité sur le tournage était d’abord les comédiens. Ils accordent beaucoup d’importance à leur jeu et répètent beaucoup avec eux. "Chaque fois qu’on refait une scène, c’est parce qu’on pense obtenir une émotion juste. La seconde priorité était d’intégrer les habitants de la cité où on a tourné, celle des Francs-Moisins à Saint-Denis. On a recruté plus de 200 personnes dont une centaine d’enfants. L’été, la plupart ne partent pas en vacances et ne font rien de leur journée. Sur 5 personnages principaux, 3 sont issus du quartier, comme tous les figurants. C’était valorisant pour les gosses d’avoir été choisis, de devenir comédien avec un salaire. On leur a fait sentir qu'on avait besoin d'eux. Ils se sentaient importants, respectés et avaient envie de bien faire", soulignent les réalisateurs.

Tourner avec des enfants

Pour parvenir à tirer une performance réaliste des enfants dans La Vie scolaire, Grand Corps Malade, Mehdi Idir ont répété avec eux toutes les scènes durant 15 jours dans une classe. "On était curieux de voir comment allaient réagir ces 25 élèves dont aucun ne sait ce qu’est le cinéma. Il fallait qu’ils soient en confiance, connaissent leur texte et que les figurants jouent le jeu d’une classe qui fout le bordel. Le groupe a existé dès les répétitions. C'est la magie des gamins. Ils sont vifs, intelligents, comprennent vite, s'approprient le texte et amènent le rôle ailleurs. Je ne veux pas dénigrer le travail des pros, mais parfois on a le sentiment que certains acteurs comprennent ce que tu attends et te le servent. Les gamins eux, restent eux-mêmes", confient les cinéastes.

Quelques critiques presse

Ouest France par Gilles Kerdreux - Sous ses allures de vraie comédie réussie, La Vie scolaire sonne juste.

20 Minutes par Caroline Vié - Il y a autant d’humour que de gravité dans "La Vie scolaire", mais surtout une immense générosité à l’égard de ses personnages auxquels on s’attache dans leur force et leur faiblesse.

Aden par Caroline Vié - Les réalisateurs retrouvent le ton entre comédie et drame qui faisait le charme de leur premier film « Patients ».

BIBA par Lili Yubari - Après "Patients", Grand Corps Malade et Mehdi Idir récidivent dans le feel-good movie, sur fond d'égalité des chances.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Grand Corps Malade et Mehdi Idir font leur rentrée dans un collège de banlieue parisienne. A la vie scolaire, on a la foi, et l’espoir de croire en l’autre. Et en l’école.

Femme Actuelle par Sabrina Nadjar - Un joli film plein de compassion, qui évite les jugements simplistes.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Avec l’humour et la profondeur qui avaient caractérisé leur premier film sur un centre de rééducation, Grand Corps Malade et Mehdi Idir signent une nouvelle comédie, juste et sensible, sur un collège.

Le Journal du Dimanche par Barbara Théate - Après le formidable "Patients", Grand Corps Malade et Mehdi Idir confirment leur talent et signent une chronique loin des clichés, à la fois tendre et drôle, sur un système scolaire qui ne va pas très bien, où la vie en banlieue n’est pas simple mais où personne ne baisse les bras.

Le Parisien par Catherine Balle - La tchatche et la vitalité des collégiens – et des adultes – illuminent ce tableau presque documentaire et donnent lieu à des échanges hilarants.

L'Express par Christophe Carrière - Un vrai talent de mise en scène et de direction d'acteurs.

Télé Loisirs par Marc Arlin - Après "Patients" en 2017, l'artiste Grand Corps Malade et Mehdi Idir traitent leur sujet avec une bonne dose d'humour et de fraîcheur, aidés par des jeunes acteurs désarmants de naturel.

Télérama par Hélène Marzolf - Une chronique sociale d’une grande justesse.

Culturebox - France Télévisions par Jacky Bornet - Il n’en demeure pas moins la confirmation d’un duo de cinéastes qui traite avec talent de sujets majeurs de la société française de leur temps, tout en divertissant.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Bonne copie mais un peu trop scolaire en somme.

Le Figaro par La Rédaction - C’est Zita Hanrot qui porte sur ses solides épaules le long-métrage malheureusement un peu trop convenu du chanteur Grand Corps Malade et Mehdi Idir.

Le Monde par Véronique Cauhapé - Pour autant, La Vie scolaire ne verse ni dans la gravité ni dans le pathétique. Comme dans leur précédent film, Grand Corps Malade et Mehdi Idir injectent au récit un humour dont la vertu est d’exprimer toute l’énergie et l’élan de vie qui habitent les personnages.

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller - Plus convenue que « Patients », cette comédie sociale, centrée autour d’une conseillère d’éducation (Zita Hanrot) débarquée d’Ardèche, empile les saynètes d’inspiration inégale.

L'Humanité par Alice Martinot-Lagarde - Si le film dresse un portrait plein d’espoir et d’humour de la jeunesse de banlieue et des établissements scolaires en réseau d’éducation prioritaire, il manque parfois d’originalité dans les sujets abordés, le scénario étant assez classique et légèrement insuffisant.

Première par Christophe Narbonne - À Première, Patients nous avait bluffés. Pour leur premier film, Grand Corps Malade et Medhi Idir combinaient avec maestria sens de la vanne, caractérisation subtile, humanisme discret et mise en scène soignée. Sur tous ces plans, La Vie scolaire séduit à son tour, l’effet de surprise en moins.

Voici par Lola Sciamma - Un feel good movie qui redonne du baume au coeur avant la rentrée des classes.

L'avis du projectionniste
On pourra reprocher plein de chose à ce film, mais on ne lui enlèvera ni sa fraîcheur, ni sa spontanéité ...