Les artistes invités en 2018

En partenariat avec la Service Environnement de la Communauté de Communes de Pays Charitois
nous avons invité deux artistes en résidence pendant les Conviviales 2016.

Afin de promouvoir la réutilisation de « déchets », leurs œuvres seront réalisées à base de matériaux de récupération.
Les festivaliers sont invités à y participer dans une ambiance créative et conviviale.

Les projets retenus par le jury

pour les Conviviales de Nannay 2016, le jury a retenu deux projets :

 

« L’homme à la traîne »
De Fiona Paterson

Je voudrais faire un homme portant une cape longue ; La cape est lourde et il est courbé avec l’effort nécessaire pour tirer le poids.

Chaque jour nous consommons, nous achetons, nous utilisons, nous jetons. Nos intentions et créations destinées à rendre nos vies plus confortables et plus faciles sont devenus un fardeau non seulement pour nous en tant qu’individus mais aussi pour le monde et notre environnement. Nos déchets polluent le monde, nous ne pouvons pas y échapper. C’est un fardeau que nous traînons avec nous dans nos tentatives d’améliorer nos vies. Cette sculpture signifie non seulement nous en tant qu’individus mais aussi la terre et notre environnement.

Fiona Paterson est née et a grandi au Zimbabwe. Après une solide formation de graphiste, elle a travaillé dans le secteur de la publicité et du design au Zimbabwe et à Londres. Cela fait désormais une dizaines d’années qu’elle réside an France.

Depuis maintenant 18 ans, elle a décidé de se consacrer pleinement à sa passion pour la sculpture et la peinture. Elle a exposé ses œuvres et travaillé dans plusieurs résidences artistiques au Zimbabwe, en France, en Belgique et à Taiwan.

Elle a toujours été fascinée par les différences de textures, les effets des éléments et du temps qui passe sur le bois ou les objets métalliques. Plus récemment, son évolution l’a conduit vers le ‘Land Art » et l’utilisation de matériaux naturels, ajoutant une nouvelle facette a ses centres d’intérêt, son expérience et ses activités artistiques.

Dans son enfance au Zimbabwe, ou le recyclage fait partie intégrante du monde vie, elle a gardé une implication forte dans cette démarche ; faisant un acte évident et instinctif. Ceci se reflète dans son travail, par sa sensibilité à la nature, aux matériaux naturels et aux paysages.

« La mémoire du terroir»
de Bruno Marion

A l’heure du big data, de la dématérialisation, du virtuel du stockage des données et des clès USB, je veux rendre à la mémoire un sens qu’elle pourrait bien perdre.
Avec « Mémoire du terroir », il s’agit de célébrer tout à la fois : le travail manuel, les connaissances anciennes, le souci du gaspillage par le recyclage, les souvenirs et une certaine nostalgie et puis aussi ce coin de Nièvre et ses habitants.
« Mémoire du terroir », c’est offrir de laisser une trace toute symbolique de son passage et un message à ceux qui viendront, au lieu d’une bouteille, ce sera dans un tiroir qu’il sera mis.
Cette installation s’inscrit dans la continuité de ma démarche plastique mais également dans un souci de transmission. L’axe principal de ce projet veut interroger la mémoire et ce que nous allons transmettre à nos pairs ou à nos suivants.

L’art peut aussi servir à alerter. Bruno Marion veut témoigner de ses préoccupations au travers de ses créations. Il est temps pour lui de se poser la question de notre impact en tant que citoyen sur ce qui nous entoure et de l’héritage que nous laisserons à nos descendants. L’utilisation de matériaux naturels, de matières issues des filières du recyclage ou d’objets oubliés lui permettent de donner corps à des installations, des sculptures qui interrogent la pertinence de nos actions ou l’absence de réactions réellement efficaces pour un monde plus juste et plus respectueux de ce qui fait notre environnement.

Je veux montrer qu’on peut faire du neuf, de la poésie, peut-­être même du beau avec les objets ou les matériaux oubliés, abandonnés ou passés de mode. Je veux alerter sur la nécessité du recyclage en appuyant mes créations autant que possible sur le réemploi ou le détournement.

La résidence

Les artistes sont en résidence à Nannay du 17 août au 1er septembre.

Comme les années précédentes, vous êtes les bienvenus pour assister, questionner, donner un coup de main, pendant la création de ces oeuvres.

Exposition dans la salle des fêtes

« Des femmes d’ici»
Photographies de Gisèle DIDI

« La liberté est forcement à l’intérieur puis elle rayonne quand on trouve sa place ou reste sourde et muette, enfouie. C’est selon moi le combat, la recherche d’une vie. » Gisèle Didi conclut ainsi notre entretien. De cette recherche débute l’ensemble de son travail : trouver son identité, se demander qui nous sommes, quelle est la place que nous voudrions avoir dans la vie, et perpétuer cette quête universelle de sens. Très joliment mise en scène, chaque femme en a été l’actrice, partie prenante de cette image construite, de ce début de réponse proposée et dont chacune peut interpréter les signes comme autant de pistes pour se comprendre et se définir. La recherche de Gisèle Didi est la vôtre, la nôtre, à toutes : quels objets choisirait-on d’intégrer dans notre boite, quelle phrase voudrions-nous écrire pour légender notre image, par quels chemins choisirait-on d’être libres ? La photographe poursuivant inlassablement son parcours artistique à travers cette recherche intérieure, trouve dans cette série « Des femmes d’ici » la réalisation ultime : nouer l’intime à l’universel, le moi à tous les autres.

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L’inauguration des oeuvres

La compagnie Alfred Alerte conduit une déambulation pour l’inauguration de deux oeuvres aux Conviviales de Nannay.

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