Mon cousin – de Jan Kounen

Samedi 31 Octobre à 17h30 et 20h30

30 septembre 2020 / 1h 44min / Comédie

De Jan Kounen

Avec Vincent Lindon, François Damiens, Pascale Arbillot

Nationalité Français

SYNOPSIS
Pierre est le PDG accompli d’un grand groupe familial. Sur le point de signer l’affaire du siècle, il doit régler une dernière formalité : la signature de son cousin Adrien qui détient 50% de sa société. Ce doux rêveur idéaliste qui enchaine gaffes et maladresses est tellement heureux de retrouver Pierre, qu’il veut passer du temps avec lui et retarder la signature. Pierre n’a donc pas le choix que d’embarquer son cousin avec lui dans un voyage d’affaire plus que mouvementé où sa patience sera mise à rude épreuve.

Anecdotes

Jan Kounen à la tête d'une comédie
Avec Mon cousin, Jan Kounen réalise une comédie, un genre auquel il n'est pas habitué. C'est le producteur Richard Grandpierre, avec qui il travaillait sur un scénario de film fantastique, qui lui a proposé la mise en scène de ce feel-good movie avec Vincent Lindon et François Damiens. Il se rappelle :"Je sursaute un peu : il y a dix ans que je suis absent du grand écran, et je me vois plutôt faire mon retour avec un film de science-fiction, ou un polar ou un film social, ou je ne sais quoi d’autre, mais en tout cas, pas avec une comédie sentimentale, qui est un genre dans lequel, en tant que cinéaste, je ne me projette absolument pas. À l’époque, j’en suis même très loin, puisque je suis plongé dans la réalité virtuelle. Quand même, comme la distribution m’excite - Vincent Lindon est l’acteur français qui, en ce moment enflamme le plus ma curiosité et je fantasme depuis longtemps sur François Damiens - je demande à Richard de m’envoyer le scénario. Non seulement il m’amuse, ce qui est rare, mais je m’aperçois qu’il contient les fondements de ce qu’est, pour moi, une comédie « à la française » : une histoire originale, bâtie autour de deux types qui ne se supportent pas mais qui doivent être ensemble, jouée par deux grands acteurs très différents l’un de l’autre."

Naissance du projet
C'est Vincent Lindon qui, après dix ans de films sociétaux et de rôles graves, avait envie d’un personnage exubérant dans une comédie. Il est allé voir Richard Grandpierre et, avec le scénariste Fabrice Roger-Lacan, a réfléchi à un scénario. Jan Kounen précise : "Vincent, qui ne fait jamais les choses à moitié, s’est investi à 100 % dans l’histoire. Il a participé à l’écriture du scénario et à celle des dialogues, et pas seulement pour son propre rôle. Son implication dans le film et surtout sa présence au casting ont été pour beaucoup dans ma décision".

Côté photo
Jan Kounen a tourné avec une Alexa large format, une toute nouvelle caméra qui permet de retrouver les sensations du cinéma d’avant le numérique. C’est Guillaume Schiffman qui s'est chargé de la photo. Les deux hommes voulaient quelque chose de classique, où l’esthétisme ne prenne pas le pas sur la perception de la chair des personnages et des lieux. Le cinéaste explique :"Comme on était dans une comédie, les visages ne devaient pas être dans l’ombre. On a beaucoup planché aussi sur les matières et les couleurs avec la chef décoratrice et la chef costumière. Je souhaitais que le film soit beau sans interruption, parce qu’il n’y a pas de raison qu’une comédie ne soit pas belle. Ce qui comptait, c’est que cette beauté ne soit ni gratuite ni glacée, qu’elle me convienne et surtout qu’elle soit au service de l’histoire, et donc des personnages. Dans la vie, il y a mille manières de regarder un personnage. Selon l’endroit où on se place, la perception qu’on en a est différente. C’est pareil au cinéma : si on veut vraiment servir l’histoire, on doit parfois sacrifier à son envie personnelle, se raisonner, se dire que ce sera mieux d’un peu plus loin, ou d’un peu plus près, ou d’un peu plus haut, en enlevant le contre-jour, en jouant le naturel, etc…"

3 caméos !
Dans Mon cousin, il y a trois caméos : Albert Dupontel, Gaspar Noé et Jan Kounen lui-même. Ce dernier confie : "Ce sont de minuscules apparitions. Dans 9 mois fermes, Albert nous avait demandé à Gaspard et à moi de faire deux types en pyjama derrière lui en cellule. On s’était bien marré. Être rassemblés de nouveau, en plus dans une comédie sentimentale est une sorte de clin d’oeil. C’est comme si nos personnages étaient entrés, par effraction, dans un autre film."

Un feel-good movie
Jan Kounen voit Mon cousin comme une comédie sentimentale et familiale, un genre qu'il voulait explorer depuis longtemps. Il raconte : "Même si le potentiel émotionnel de la situation était énorme et si j’avais deux acteurs brillants, pour moi, qui a toujours pris un malin plaisir à casser l’émotion dès qu’elle pointait son nez, arriver à casser l’armure de deux gars enfermés dans leur folie respective, relevait du défi personnel. Mais je me suis dit que si je me faisais confiance et si j’y mettais de la délicatesse, en m’abstenant par exemple de mettre de l’humour à l’intérieur des moments d’émotion, alors, j’y arriverais. Je suis content d’avoir fait ce film aussi pour cela : il part d’un endroit et arrive à un autre. Il y a presque deux films en un. Je trouve que, lorsqu’on va au cinéma, c’est bien de traverser une histoire qui vous enrichit, J’essaye donc toujours que mes films apportent un petit « plus ». Parfois, c’est une vision différente du monde, parfois une critique de la société. Peu importe sa nature. En ce qui concerne Mon cousin, j’espère que ce petit « plus » sera qu’il apporte du plaisir et de la gaîté."

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Il y avait longtemps que Vincent Lindon n’avait pas fait autant rire et ce registre du « buddy movie » lui convient d’autant mieux que le réalisateur a ajouté une bonne dose de tendresse aux rapports entre les deux hommes.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - François Damiens assume l’héritage, et ne boude pas son plaisir de jouer le con dans une comédie française « du dimanche soir ». Nous aussi, on l’aime ainsi Damiens, follement endimanché.

GQ par Jérémy Patrelle - La toile tissée par le réalisateur Jan Kounen est suffisamment dense pour que l'on puisse se reposer dessus et apprécier le divertissement proposé.

Ouest France par Gilles Kerdreux - L'intérêt vient aussi que la comédie bascule au fur et à mesure dans une démesure capable de pousser de plus en plus loin le bouchon.

Télé Loisirs par Marc Arlin - Treize ans après "99 Francs", Jan Kounen revient à la comédie en dirigeant à un rythme effréné un tandem inédit d'acteurs : Vincent Lindon et François Damiens.

Bande à part par Jo Fishley - François Damiens est le héros pop-corn d’une comédie qui elle-même est un pop-corn movie amusant et léger, sans prétention. Son jeu est vif et burlesque : chaque scène avec le comédien belge redonne du carburant au récit, qui baisse de régime sans lui. Sur lui reposent non seulement la dynamique de l’histoire, mais aussi l’univers du film, qui tire vers l’absurde, joyeusement lâché, sans se prendre au sérieux.

Closer par La Rédaction - Un duo décapant et attachant.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Le tandem constitué par Vincent Lindon et François Damiens, délicieusement lunaire, fonctionne à merveille. Le premier, en grand bourgeois qui s’est oublié sur le chemin de la réussite, et le second, sur le fil d’une hypersensibilité à double tranchant.

La Voix du Nord par Christophe Caron - C’est drôle, sans que la recherche du gag ne tourne à l’obsession. Il y a même une sorte de folie douce dans le jeu de Damiens, qui parvient à exister face à l’abattage de Lindon. Jolie performance.

Le Figaro par Etienne Sorin - Malgré cette débauche de moyens et ce goût du cartoon, les acteurs ont le dernier mot. Ce sont eux les vrais effets spéciaux. Ce sont eux qui donnent à Mon cousin sa morale sympathique: les fous ont parfois raison. Et Lindon trouve ici un rôle intéressant.

Le Journal du Dimanche par E.M. - Cette comédie sentimentale avec happy end se révèle touchante en explorant les ressorts intimes et les blessures d'enfance de ses héros.

L’avis du projectionniste
Une comédie sympathique et touchante. Une belle interprétation de Vincent Lindon et François Damiens. On passe un bon moment