Notre dame – de Valérie Donzelli

Samedi 18 Janvier à 20h30

Date de sortie 18 décembre 2019 (1h 30min)

De Valérie Donzelli

Avec Valérie Donzelli, Pierre Deladonchamps, Thomas Scimeca

Genre Comédie

Nationalités français, belge

Synopsis

Maud Crayon, est née dans les Vosges mais vit à Paris.

Elle est architecte, mère de deux enfants, et remporte sur un énorme malentendu le grand concours lancé par la mairie de Paris pour réaménager le parvis de Notre-Dame…

Entre cette nouvelle responsabilité, un amour de jeunesse qui resurgit subitement et le père de ses enfants qu’elle n’arrive pas à quitter complètement, Maud Crayon va vivre une tempête.

Une tempête, qu’elle devra affronter pour s’affirmer et se libérer.

Anecdotes

Naissance du projet

Après Marguerite et Julien, précédent film réalisé par Valérie Donzelli, les producteurs de la cinéaste, Edouard Weil et Alice Girard, lui ont conseillé de revenir à un projet qui soit davantage inspiré de sa propre vie, et dans lequel elle aurait joué le personnage central. "J’ai écrit un premier scénario, « Taille de guêpe », qui suivait le cheminement d’une réalisatrice. Trop proche de moi, la distance entre autobiographie et fiction n‘était pas bonne. J’ai finalement enlevé le cinéma que j’ai remplacé par l’architecture. Ces métiers ont des points communs - mener un projet à terme avec un budget à respecter, courir le risque de voir son oeuvre décriée… En donnant cette profession à mon héroïne, je m’accordais la permission de parler de ce que je vivais sans que cela soit complètement collé à ma propre expérience", se rappelle Valérie Donzelli.

Lettre d'amour à Paris

Notre Dame est avant tout une lettre d’amour à Paris, ville d’adoption de Valérie Donzelli. La réalisatrice, qui pour l'occasion met en scène son cinquième long métrage pour le cinéma, explique : "J'avais envie de me réconcilier avec, de lui faire du bien. Elle a été très malmenée depuis les attentats de 2015, c’est comme si on était désormais dans un état de chaos permanent. Toutes les cinq minutes, on entend maintenant se déclencher les sirènes de police. Alors, oui, lui rendre un peu de sa beauté, mais sans occulter sa violence."

Le parvis de Notre-Dame

En choisissant le parvis de Notre-Dame de Paris comme monument à réaménager, Valérie Donzelli voulait traiter de l’histoire d’un échec lié à l’architecture. Elle confie : "Qu'est-ce qui pouvait faire scandale dans ce domaine aujourd’hui ? Cela ne pouvait concerner qu’un monument ancien auquel on proposait d’apporter de la modernité. Le seul endroit réaliste qui me paraissait à la fois symbolique de Paris et qui pouvait permettre un projet architectural était le Parvis de Notre-Dame. Je me suis beaucoup renseignée sur les polémiques, innombrables, autour d’aménagements urbains à Paris : le plug de Paul McCarthy place Vendôme en 2014, Beaubourg, la Pyramide du Louvre, l’Opéra Bastille, les colonnes de Buren dans la cour d’honneur du Palais-Royal en 1986… C’est finalement le concours de l’Opéra Bastille et le scandale autour de l’oeuvre de Daniel Buren qui m’ont le plus inspirés."

De la fantaisie

Plus encore que dans les précédents films de Valérie Donzelli, la fantaisie est reine dans Notre Dame. La réalisatrice précise : "Il y en a toujours dans mes films, y compris dans La Guerre est déclarée. J’aime la comédie et j’aime le cinéma burlesque, j’aime que les choses soient décalées parce que c’est une manière de regarder le monde qui me touche ; cela apporte un mélange de pudeur et de poésie."

Costumes uniques

L’idée du costume unique pour les personnages de Notre Dame est venue à Valérie Donzelli en tournant La Reine des Pommes, son premier long métrage sorti en 2010. La cinéaste avait peu d’argent et a pensé qu’un seul costume réglerait à la fois la question du budget et celle de la temporalité. Elle se souvient : "Le film pouvait se passer sur six mois ou sur un an, on ne se posait plus de questions. Dans Notre dame, je trouvais important que Maud Crayon passe de cette robe de chambre à carreaux à cette robe du même tissu. Ce n’est que lorsqu’elle vient présenter son projet à la Mairie de Paris ou quand elle est au bord d’accoucher qu’elle se change. J’aimais le côté BD que l’unicité du vêtement donne au personnage, l’idée de la figurine. Tintin et Bécassine sont toujours habillés pareil."

Maud Crayon

Valérie Donzelli interprète Maud Crayon, qu'elle définit comme le personnage d'Adèle de La Reine des Pommes qui a grandi : une parisienne, mère de famille de classe moyenne, qui travaille. Elle raconte : "Maud a une énergie folle, elle gère tout ! Ses enfants et son ex, Martial, qui vient squatter chez elle chaque fois qu’il se dispute avec sa nouvelle copine ; elle est constamment en train de courir. Elle est increvable, elle ne se pose jamais, elle remplit le temps - c’est une femme qui court mais sans savoir après quoi. Elle est incapable de s’arrêter un moment pour regarder les choses et prendre les décisions qui s’imposeraient pour se rendre la vie plus douce. En ne voulant rien perdre, elle ne peut rien gagner. Je tenais à rendre cette sensation de vitesse et d’énergie dans le film parce que Maud a cette force en elle, et cette névrose qui l’empêche de s’arrêter."

Quelques critiques presse

Marie Claire par La rédaction - Portrait loufoque d'une artiste et mère de famille en plein burn-out, Notre dame ordonne un ballet drôle et déconcertant avec une bande d'acteurs formidables, sans jamais tomber dans la vignette ou les gags faciles, convoquant dans un même tourbillon les codes de la comédie romantique et les références au cinéma de Jacques Demy.

20 Minutes par Caroline Vié - Un joyeux conte moderne.

BIBA par La rédaction - Une comédie burlesque pleine de folie douce sur l'émancipation d'une femme qui décide de devenir aussi l'architecte de sa propre vie.

Cahiers du Cinéma par Joachim Lepastier - L’état des lieux anxiogène fournit le carburant d’une comédie crépitante, transformant le stress en allégresse et l’instabilité en équilibrisme.

Closer par La Rédaction - Non cette comédie n'a rien à voir avec l'incendie de la cathédrale, mais tout avec la fantaisie drolatique de sa réalisatrice et interprète, qu'elle mêle à un romantisme rafraîchissant.

CNews par La rédaction - Valérie Donzelli apporte son grain de folie et de fantaisie, et rend hommage à sa ville de cœur ainsi qu’à ses réalisateurs fétiches comme Jacques Demy.

Elle par Françoise Delbecq - La jolie surprise de cette fin d'année.

Femme Actuelle par Sabrina Nadjar - On est dans un monde rêvé, joliment décalé, où l'actualité n'a pas de prise. Et ça fait du bien !

Le Figaro par Eric Neuhoff - L’œil est vif, le cœur sensible, et le divertissement délicieux.

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion - Semée d'imprévus et de gags plus ou moins loufoques, cette savoureuse comédie de reconstruction sentimentale dresse le portrait amusant du quotidien d'une parisienne sous pression.

Le Parisien par La Rédaction - Chronique burlesque enthousiasmante des vicissitudes de la vie parisienne moderne, le film de Valérie Donzelli cumule les scènes bourrées de gags aux dialogues hilarants, sans faire l'impasse sur aucun des travers de cette capitale qui peut rendre fou.

Les Inrockuptibles par Emily Barnett - Il y a ceux qui transforment ce qu’ils touchent en or. Valerie Donzelli, elle, métamorphose tout ce qu’elle filme en comédie. (...) Notre dame est certes un conte plein de fantaisie, une bouffée d’air frais, mais il ne faut pas s’y tromper : le film a aussi les atouts d’une farce mordante sur la place inconfortable des créateurs dans la société et le procès parfois absurde fait à leurs œuvres.

L'Express par Antoine Le Fur - Les allergiques au cinéma de la réalisatrice rejetteront certainement ce film qui est une sorte de condensé de ses précédents longs-métrages. Les adeptes, en revanche, ne manqueront pas de savourer cette oeuvre singulière, véritable déclaration d'amour à Paris.

Marianne par Olivier de Bruyn - Une belle déclaration à la Ville lumière.

Positif par Vincent Thabourey - D’une indéniable légèreté, habitée d’une grâce colorée, cette jolie saga aligne des gags inoffensifs mais plaisants.

Télérama par Mathilde Blottière - Retour en forme d’une réalisatrice habile, qui sait capter l’air du temps dans son style bricolo-poétique.

Transfuge par Mathieu Champalaune - Une fois de plus, la réalisatrice nous prouve que la fantaisie peut toujours réinventer le monde.

Voici par A.V. - Une jolie déclaration à Paris, entre angoisses et folie douce.

Bande à part par Olivier Pélisson - Le cinquième long-métrage signé Valérie Donzelli confirme son regard bohème, tendre, singulier et sans fard sur le monde. Une croyance profonde et sincère dans le cinéma.

La Croix par Céline Rouden - Un univers poétique et inspiré, peuplé de personnages attachants (...). Cette séduisante machinerie ne tient malheureusement pas ses promesses jusqu’au bout et finit par tourner en rond avant de se perdre dans un final un peu décevant.

La Septième Obsession par Claire Micallef - Rythme effréné et farandole de comédiens amusants et amusés composent un film-ballet au charme fou.

La Voix du Nord par Christophe Caron - C’est assez drôle, plein de jolies idées de cinéma (une séquence façon Histoires sans paroles par-ci, une chanson mélancolique par-là), et peuplé de seconds rôles absolument succulents.

Le Monde par Mathieu Macheret - La réalisatrice signe une comédie loufoque et combative, doublée d’une satire des politiques d’aménagement urbain.

Le Nouvel Observateur par Jérôme Garcin - Après le très empesé « Marguerite et Julien », Valérie Donzelli retrouve sa merveilleuse légèreté, avec une fable fantaisiste sur un Paris rêvé, poétisé, où la météo s’affole, les adultes ont des gestes enfantins (les paires de claques y sont monnaie courante), et les femmes sont les dernières grandes romantiques.

Les Fiches du Cinéma par Isabelle Boudet - Valérie Donzelli renoue avec la fantaisie de ses débuts.

L'avis du projectionniste

Une comédie bien menée et assez réussie portée par une bonne troupes d'acteurs.