Parasite (VO / st) – de Bong Joon Ho

Samedi 06 Juillet à 21h

Date de sortie 5 juin 2019 (2h 12min)

De Bong Joon Ho

Avec Song Kang-Ho, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong

Genre Thriller

Nationalité sud-coréen

Synopsis

Palme d’or Cannes 2019

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Anecdotes

Palme d'Or

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, Parasite a remporté la Palme d'Or, décernée à l'unanimité par le jury. Il s'agit de la première Palme d'Or pour un film coréen.

Ne pas spoiler, merci !

Afin de préserver le plus possible le mystère autour de Parasite, Bong Joon Ho a écrit une lettre à l'attention des journalistes leur demandant de ne rien dévoiler de l'intrigue : "Je vous demande donc de bien vouloir protéger les émotions des spectateurs : Quand vous écrirez une critique du film, je vous prie de bien vouloir éviter de mentionner ce qui va se passer après que le fils et la fille aient commencé à travailler chez les Park, tout comme les bandes annonces s’en sont gardées. Ne rien révéler au-delà de cet arc narratif sera, pour le spectateur et l’équipe qui a rendu ce film possible, une véritable offrande".

Retour aux sources

Parasite marque le retour de Bong Joon Ho dans son pays et sa langue d’origine dix ans après Mother.

"Une tragicomédie impitoyable et cruelle"

Tels sont les mots employés par Bong Joon Ho pour décrire Parasite. Il explique également qu'il s'agit d'"Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants" avec laquelle il a cherché à observer comment différentes classes sociales pouvaient cohabiter dans un monde où les rapports de classe sont de plus en plus violents : "Au milieu d’un tel monde, qui pourrait pointer du doigt une famille qui lutte pour sa survie en les affublant du nom de parasites ? Ils n’étaient pas des parasites au départ. Ils sont nos voisins, nos amis et collègues, qui ont été poussés vers le précipice".

Acteur star

Parasite marque la 4e collaboration entre Bong Joon Ho et Song Kang Ho après Memories of Murder, The Host et Snowpiercer. Song Kang Ho est l'un des acteurs les plus populaires en Corée. Il a également tourné avec Park Chan-wook (JSA, Sympathy for Mr. Vengeance, Thirst), Kim Jee-woon (Le Bon, la brute et le cinglé, The Foul King, The Age of Shadows) et Lee Chang-dong (Secret Sunshine).

Un film sur les inégalités sociales

Bong Joon Ho a voulu décrire les inégalités qui se creusent de plus en plus non seulement dans la société coréenne mais aussi dans le monde entier où le capitalisme règne sans partage. Seul l'emploi permet à différentes classes sociales de se rencontrer, "lorsque l’une est engagée en tant que domestique au service de l’autre" explique le réalisateur. Il poursuit : "Dans la société capitaliste d’aujourd’hui, il existe des rangs et des castes qui sont invisibles à l’oeil nu. Nous les tenons éloignés de notre regard en considérant les hiérarchies de classes comme des vestiges du passé, alors qu’il y a encore aujourd’hui des frontières infranchissables entre les classes sociales. Je pense que ce film décrit ce qui arrive lorsque deux classes se frôlent dans cette société de plus en plus polarisée".

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Parasite est tellement bien troussé qu’on a envie d’y retourner illico, ne serait-ce que pour en analyser les rouages et voir si l’ensemble tient vraiment la route, même quand on connaît les méandres du récit.

aVoir-aLire.com par Julien Dugois - Bong Joon-ho réinvente le classique "film de maison", avec ses relations vénéneuses entre servants et employeurs, et fabrique un thriller au rythme fou, sans rien perdre de son regard attentif sur la société coréenne. Un coup de génie.

Bande à part par François-Xavier Taboni - Satire sociale et mélange des genres d’une sidérante virtuosité, "Parasite", justement récompensé d’une Palme d’Or, comble toutes nos attentes… et les dépasse.

Culturopoing.com par Carine Trenteun - Huis clos d’une incroyable richesse, constamment surprenant et extrêmement fluide, "Parasite" est une féroce critique sociale sur l’incapacité des individus à coexister, quelle que soit leur classe. Une magnifique Palme d’Or !

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Cette parabole contemporaine sur la lutte des classes est un récit virtuose, à tout instant étonnant. Bong Joon-ho, avec une maîtrise bluffante, pratique le genre du mélange sans incohérence, le brio d’une unité bien pensée.

Ecran Large par Simon Riaux - Une nouvelle fois, le cinéaste vise juste, et avec la Palme d'Or qui l'honore, se paie le luxe d'offrir au 7e Art ainsi qu'à Cannes un ambassadeur aussi exigeant qu'accessible, jubilatoire que redoutable.

La Septième Obsession par Thomas Aïdan - Bong Joon-Ho revient, avec "Parasite", à la quintessence de son cinéma, vénéneux, brûlant et nerveux. Quelque chose dans la mise en scène dit toute la folie de son cinéma, étrange, quadrillé comme un plan d’architecture.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Bong Joon-ho multiplie les scènes d’anthologie en brossant le portrait d’une frange de la société qui vit « en dessous », qui s’agite la nuit, se nourrit en cachette, dégage une odeur insupportable pour les nantis qui peuplent la surface.

LCI par Jérôme Vermelin - "Parasite" a tout pour être l’une des Palmes cannoises les plus populaires depuis très longtemps. Sans doute parce que le cinéma de Bong Joon-ho renferme ce qu’il y a de meilleur dans le cinéma sud-coréen actuel.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - Une claque monumentale.

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller - Le septième long-métrage du Coréen Bong Joon-Ho, tragi-comédie palpitante et sans appel sur les rapports de classes, a dépassé toutes nos attentes, et elles étaient grandes.

Le Point par Philippe Guedj - Un 7ème film éblouissant pour Bong Joon-ho.

Les Fiches du Cinéma par Thomas Fouet - Retour au sommet pour Bong Joon Ho qui, avec cette farce tragique rejouant la lutte des classes en milieu domestique, n'a pas volé sa Palme d'or.

L'Humanité par Dominique Widemann - Le réalisateur coréen a concocté une implosion cinématographique magistrale à la superbe d’opéra. Parasite est un film politique drôle et noir foncé placé haut dans notre palmarès.

Libération par Luc Chessel - Récente palme d’or à Cannes, la satire cruelle et virtuose du Coréen Bong Joon-ho met en scène deux familles, une riche et une pauvre, dans une lutte des classes verticale. Un retour à son pays après une incartade internationale et une synthèse accomplie des obsessions qui traversaient déjà "Memories of Murder", "The Host" ou "Snowpiercer".

Ouest France par Gilles Kerdreux - Filmé comme un thriller haletant, jusqu'au dernier rebondissement, Parasite est aussi un drame qui revisite la lutte des classes et dénonce la violence des rapports sociaux coréens.

Positif par Hubert Niogret - une revanche de classe, à la fois burlesque et effrayante que le cinéaste réalise d'autant plus brillamment qu'il sait à la fois filmer le surprenant, l'inattendu, l'explosif, le calme et l'interrogatif.

Sud Ouest par Sophie Avon - Palme d’or au dernier festival de Cannes, ce "Parasite" est dans la droite ligne des films précédents de Bong Joon ho. Virtuose, brillant, alternant la comédie et l’horreur, la fable sociale et le polar.

Télé Loisirs par Emilie Leoni - Pernicieux et prodigieux !

Télérama par Jacques Morice - Drôle, hargneux, inquiétant… Le cinéaste orchestre d’une main de maître l’affrontement de deux familles que tout oppose. Une grande Palme d’or, populaire et réjouissante.

Voici par Daniel Blois - Un très grand film, débordant d’idées et d’humanité.

La Croix par Céline Rouden - Cette œuvre puissante et originale allie une grande maîtrise formelle à une dénonciation sans concessions des inégalités sociales dans un pays livré aux puissances de l’argent et à l’influence américaine.

Le Figaro par Etienne Sorin - Parasite confirme ce talent fou à jouer avec les codes et à se réinventer à chaque fois.

Le Monde par Mathieu Macheret - En véritable cinéaste politique, le Coréen s’inscrit dans la tradition des récits de domesticité, tout en restant fidèle à son style virtuose.

Les Inrockuptibles par Thierry Jousse - Un peu à la manière d’Hitchcock ou de Chabrol, à qui le cinéaste sud-coréen a eu le bon goût de rendre hommage en recevant son prix, Bong Joon-ho réussit avec "Parasite" une sorte de tour de force : un film totalement limpide et, en même temps, complexe et mystérieux.

Première par Gaël Golhen - Bong Joon-ho revient au thriller explosif et en Corée pour une nouvelle satire politique et sociale imparable. Drôle, violent, baroque, maîtrisé : une Palme d'Or imparable.

Quelques critiques presse
La force du film réside dans ce scénario implacable, toujours en constante évolution et qui explore plusieurs genre au fur et à mesure que l'intrigue se dévoile. Le tout dans une fluidité remarquable et un suspense efficace. Une Palme d'Or jouissive et stimulante.