Pentagon papers – de Steven Spielberg

Samedi 24 février à 20h30 (en VF) et Dimanche 25 Février à 17h00 (en VO/st)

Date de sortie 24 janvier 2018 (1h 55min)

De Steven Spielberg

Avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

Genres Drame, Thriller

Nationalité américain

Synopsis

Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

Anecdotes

L'affaire des "Pentagon Papers"

En 1971, le Washington Post rendit public des extraits du document classé secret défense "United States-Vietnam Relations, 1945-1967: A Study Prepared by the Department of Defense". Emanant du département de la Défense, comptant pas moins de 7000 pages, celui-ci détaillait l'implication politique et militaire américaine dans la guerre du Vietnam. Sa publication éclaboussa la classe politique US de l'époque. Pentagon Papers ("Papiers du Pentagone") désigne ce document dans le langage populaire.

Et de 5 !

Avec Pentagon Papers, Steven Spielberg retrouve Tom Hanks, son acteur fétiche, après Il faut sauver le soldat Ryan (1998), Arrête-moi si tu peux (2002), Le Terminal (2004) et Le Pont des espions (2015).

Thème récurrent

Le scénariste Josh Singer s'y connaît en matière de journalisme et de scandale politique puisqu'il avait travaillé à l'écriture de Le Cinquième pouvoir (2013) et Spotlight (2015).

L'Amérique des 70's

Avec Pentagon Papers, Steven Spielberg s’intéresse pour la première fois à l’Amérique des années 1970. Le célèbre metteur en scène est un habitué des films se déroulant dans le passé, mais il n'avait jamais réalisé un long métrage avec les Etats-Unis de cette décennie comme cadre spatio-temporel (si l'on excepte les films se déroulant dans le présent sortis dans les années 1970 comme Les Dents de la mer par exemple et également Munich, qui se passe dans les 70's mais qui prend place principalement ailleurs qu'en Amérique).

4 histoires en une

L’histoire des Pentagon Papers en recoupe plusieurs et le scénario de Liz Hannah et Josh Singer les aborde toutes sous un angle nouveau, en insistant sur la trajectoire personnelle et sur les figures captivantes du Washington Post qui ont pris la décision historique de mener une bataille pour défendre le droit de publier la vérité :

- Celle des quatre gouvernements successifs qui ont menti aux citoyens sur la guerre du Vietnam pendant plus de vingt ans.

- Celle de Daniel Ellberg, ancien Marine et consultant militaire devenu lanceur d’alerte

- Celle du New York Times et de sa gestion d’un scoop retentissant

- Celle d’une bataille judiciaire, sans parler des répercussions toujours actuelles sur les médias, le premier amendement et la démocratie elle-même.

Titres originaux

Le film était d'abord titré "The Post" puis "The Papers", pour enfin redevenir "The Post".

Un habitué à la photo

Pour reconstituer le monde des lobbyistes et journalistes des années 1970, Steven Spielberg s’est entouré d'une équipe technique constituée pour la plupart d’anciens collaborateurs du réalisateur. Parmi eux, le célèbre directeur de la photographie Janusz Kaminski, qui avait oeuvré sur La Liste de Schindler, Amistad, Il faut sauver le soldat Ryan, A.I. Intelligence artificielle, Minority Report, Arrête-moi si tu peux, Le Terminal, La Guerre des mondes, Munich, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, Cheval de guerre, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, Lincoln, Le Pont des Espions et Le Bon Gros Géant.

Conception des décors

Le chef décorateur Rick Carter (qui est lui aussi un habitué de Steven Spielberg) a, en compagnie de son équipe, reconstitué les locaux du Washington Post, où se déroule une grande partie de l’action de Pentagon Papers. Pour ce, il s'est lancé dans d'importantes recherches avant de passer à la phase de conception. Il se rappelle :

"On a mis la main sur environ une dizaine de photos pour nous aider mais aucun de ces clichés ne nous révélait le bureau dans son intégralité. Du coup, il fallait qu’on s’en inspire pour imaginer à quoi les bureaux auraient pu ressembler. »

Un passé moins lointain

Contrairement à ses précédents films historiques qui se déroulaient dans un passé relativement lointain, Steven Spielberg a pu, sur Pentagon Papers, apprendre des acteurs mêmes de ces événements extraordinaires qui se sont déroulés en 1971. Le réalisateur explique : "Cela a été très enrichissant de pouvoir rencontrer Don Graham et son fils Will, Lally Weymouth ainsi que Daniel Ellsberg et d’autres personnalités d’envergure de l’époque, qui ont réellement bouleversé le cours de l’histoire. C’était vraiment fantastique de pouvoir s’entretenir avec des gens qui étaient vraiment là quand ça s’est passé !"

Une chance

Rick Carter a réussi à déniché un ancien immeuble de bureaux à White Plains, dans l’État de New York, sur le point d’être aménagé en résidence de luxe. Juste avant la rénovation du bâtiment, l’équipe de tournage a investi les lieux et s’en est servie comme d’une toile vierge sur laquelle a pu s’élaborer l’univers du Post.

Un téléfilm sur le sujet

A noter que le téléfilm de 2003 The Pentagon Papers porté par James Spader traitait déjà de cette affaire. Le comédien y jouait un certain Daniel Ellsberg, l'analyste qui a fourni en 1971 au New York Times les Pentagon Papers. Dans le film de Steven Spielberg, c'est Zach Woods qui incarne cet homme.

1ère collaboration de taille

Pentagon Papers marque la première collaboration importante entre Meryl Streep et Steven Spielberg, la célèbre comédienne ayant prêté sa voix à un personnage de A.I. intelligence artificielle.

Parlons argent !

Pentagon Papers possède un budget de production estimé à 50 millions de dollars, ce qui est "peu" en comparaison du précédent film de Steven Spielberg Le Bon Gros Géant qui avait coûté 140 millions. Au sein de la filmographie du metteur en scène, Le Pont des espions, Amistad, La Liste de Schindler et tous ses films réalisés avant Always (1989) ont été produits pour un coût inférieur à celui de Pentagon Papers.

Collaboration de (très) longue date

Pentagon Papers marque la 44ème année de collaboration entre Steven Spielberg et le compositeur John Williams et leur 29ème projet ensemble. Le cinéaste confie : "Avant de procéder à l’enregistrement avec tout l’orchestre, John a l’habitude de tout me jouer au piano d’abord mais le planning de ce film était tellement serré que c’est bien l’une des rares fois où je me suis rendu à un enregistrement mené par John Williams sans en avoir entendu une seule note”, relate Spielberg. »

Accessoires d'époque

Toujours dans un soucis d'authenticité, la chef-accessoiriste Diana Burton s’est mise en quête d’un certain nombre d’objets d’époque, parmi lesquels une copie (similaire au mot près) des Pentagon Papers, qu’elle a pu parcourir à Washington. "Les Pentagon Papers sont l’une des stars du film et il fallait donc qu’on ait quelque chose qui se rapproche au plus près des documents originaux. On en a fabriqué un exemplaire complet : 44 volumes et 7700 pages en tout. Je suis allée consulter les documents aux Archives Nationales et comme on peut les manipuler, j’ai même pu avoir une idée du type de papier sur lequel ils avaient été imprimés, de sorte à ce que ce soit historiquement correct", se souvient-elle.

Quelques critiques presse

aVoir-aLire.com par Frédéric Mignard

Un manifeste urgent pour la presse et la démocratie doublé d’un thriller épatant et d’une réflexion nécessaire sur la place des femmes dans la société. Le réalisateur de La Liste de Schindler qui redonne foi en l’Amérique. En deux mots, Spielberg président !

Cahiers du Cinéma par Florence Maillard
Le film, sa part joyeuse et bondissante, a une telle valeur d’appel, plus encore que de rappel. Une forme de « Reprenons la mesure de notre responsabilité et de notre pouvoir » qui se dirait aussi : « Vivons. »

CinemaTeaser par Aurélien Allin
Une leçon de mise en scène engagée, captivante et stimulante.

Closer par La Rédaction
Ce thriller politique est passionnant, et excellemment mis en image par Steven Spielberg.

Dernières Nouvelles d'Alsace par La Rédaction
Scéna­rio au cordeau, dialogues milli­mé­trés, mise en scène au style épuré : le premier film sur la presse de Spielberg est virtuose. Et féministe.

Direct Matin par La rédaction
L’ambiance des années 1970 est reconstituée de manière impressionnante. Et le jeu de Tom Hanks et de Meryl Streep, duo inédit chez Spielberg, est infaillible. Mais cet écrin ne donnerait rien sans un scénario et une mise en scène impeccablement menés.

Ecran Large par Simon Riaux
Spielberg déploie une mise en scène d'une ampleur invraisemblable et un casting stupéfiant pour ce thriller journalistique qui convoque aussi bien Hitchcock, que Frank Capra ou Alan J. Pakula.

Elle par Françoise Delbecq
En défenseur de la liberté de la presse et de ceux qui la soutiennent et en admirateur de la clairvoyance des femmes, Spielberg signe, ici, l’un de ses meilleurs films.

La Voix du Nord par Christophe Caron
Celui qu’on surnomme désormais "le patron", génial auteur d’"E.T." et de la saga Indiana Jones, signe aujourd’hui une œuvre salutaire qui glorifie la liberté de la presse, la résistance face aux pouvoirs institutionnels… Et même la place des femmes dans une société patriarcale.

LCI par Romain Le Vern
Un film essentiel, politique et féministe qui, sous couvert de raconter hier, en dit long sur les Etats-Unis aujourd'hui.

Le Figaro par Marie-Noëlle Tranchant
Avec Tom Hanks, épatant comme toujours, Meryl Streep fait vibrer Pentagon Papers d'une humanité captivante. Leur pari audacieux est un suspense qui repose sur deux mots-clefs : la conscience et la confiance.

Le Monde par Murielle Joudet
A travers les révélations du "Washington Post", le réalisateur met en scène un idéal de transparence.

Les Inrockuptibles par Jacky Goldberg
De la même façon que la guerre de Sécession conditionnait les négociations politiques dans "Lincoln", de la même façon que la guerre froide déterminait le genre du "Pont des espions", Spielberg réalise avec ces "Pentagon Papers" son Vietnam war movie. Sauf que les champs de bataille sont des salles de rédaction, les QG des salons feutrés, les fusils des claviers, les balles des mots.

Libération par Marcos Uzal
Spielberg parvient, par une mise en scène aussi enjouée que précise, à faire partager au spectateur l’enjeu de chaque échange, l’excitation de chaque découverte et décision. Dans ce didactisme euphorisant, à contre-courant du pessimisme de l’époque, réside aussi la dimension politique de cette ode au contre-pouvoir que représente le journalisme lorsqu’il est pratiqué avec indépendance et témérité.

Marianne par Olivier de Bruyn
"Pentagon Papers" est un grand film sur la tension, omniprésente : dans la quête du scoop, la course contre la montre, le bras de fer entre la rédaction et les financiers.

Télé Loisirs par Gwénola Trouillard
Un formidable suspense politique et humaniste.

Transfuge par Frédéric Mercier
L’Amériques est la super héroïne de Spielberg qui, film après, film retrace chacune de ses aventures. Mais il le fait avec fluidité et sans effets tape-à-l’oeil. Dans ce film où la part belle est faite aux dialogues, Spielberg fait même la nique aux jeunots, rendant vains la plupart des récents films à grands sujets calqués sur des modèles de séries télé comme "Le Grand Jeu" ou "Les Heures sombres".

Voici par Constantin Lacombe
Meryl Streep et Tom Hanks défendent la liberté de la presse devant la caméra d'un Steven Spielberg en très grande forme.

20 Minutes par Caroline Vié
Le personnage de ce jour naliste passionné et intransigeant apparaît dans toute sa complexité, alors qu’il joue sa carrière et sa liberté pour faire triompher ses idées. Atout supplémentaire, Meryl Streep donne la réplique à Tom Hanks dans le rôle de Katharine Graham, patronne du Washington Post.

Bande à part par Jo Fishley
Comme un palimpseste féministe, le premier film sur la presse de Steven Spielberg écrit par-dessus son sujet en forme de thriller politique, un éloge de la femme.

Critikat.com par Josué Morel
Le politique est chez Spielberg l’enjeu d’un découpage d’une minutie remarquable, truffé de trouvailles gestuelles, et qui inscrit toujours dans l’espace les rapports de force structurant les séquences.

Femme Actuelle par Sabrina Nadjar
Un récit haletant.

Filmsactu par La Rédaction

Steven Spielberg n'a pas son pareil pour allier divertissement et sujet engagé. Pour son 31e film, le réalisateur orchestre le suspense comme personne. En pleine ère Trump, Pentagon Papers défend non seulement la liberté de presse mais s'impose comme un formidable thriller paranoïaque.

La Croix par Céline Rouden
Au sommet de son art, Steven Spielberg signe un film engagé sur la liberté de la presse mais surtout le portrait sensible d’une femme affirmant son pouvoir, à laquelle Meryl Streep prête toute l’étendue de son talent.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy

Dans la ligne des grands films sur la liberté de la presse, de Ford à Capra, à Richard Brooks ou à Pakula, tout l’art du récit propre à Spielberg et toute la force de conviction d’une Meryl Streep pour lui donner un supplément de touche féministe.

Le Journal du Dimanche par Barbara Théate
Une magnifique leçon de courage et de démocratie.

Le Parisien par Catherine Balle

Avec des personnages charismatiques, une subtile Meryl Streep et un Tom Hanks très drôle, Spielberg crée un film bourré de suspense et d'émotion.

Les Fiches du Cinéma par Thomas Fouet
Spielberg interroge la difficile fidélité des démocraties à leurs principes fondateurs. Et signe un éloge - plus amer qu’il n’y paraît - de l’idéalisme, doublé d’une démonstration de mise en scène.

L'Express par Eric Libiot
Une page importante de l'histoire américaine mise en scène comme un thriller, où le suspens sert à dramatiser des événements réels pour les rendre plus pertinents ; inutile de s'appesantir sur les performances de Meryl Streep et de Tom Hanks, bien au-delà de tout.

Paris Match par Fabrice Leclerc
Meryl Streep est parfaite et le film, sans fioritures. Même les petits Spielberg restent du grand cinéma.

Première par Gérard Delorme
Avec ce film qui défend la presse indépendante, Steven Spielberg s’affirme comme un héritier de John Ford et Frank Capra.

Télé 7 Jours par Philippe Ross

Dans la lignée des grands films politiques des années 70, Spielberg répond, avec style et vigueur, aux attaques de l'administration Trump contre le quatrième pouvoir.

Télérama par Cécile Mury
Meryl Streep habite avec une étonnante douceur cette patronne atypique, tiraillée entre les exigences de son milieu, la haute société politico-financière et ses valeurs morales. Face à elle, Tom Hanks a rarement été aussi convaincant .

L'Humanité par Vincent Ostria
Pensum édifiant, bien sûr adressé à Donald Trump et à ses diatribes contre les « fake news ».

L'avis du projectionniste
Un vrai beau film, démocratique, social, humain. Il y a la patte de Steven Spielberg à la réalisation et des acteurs confirmés pour l'interprétation. C'est passionnant . A voir absolument.