La promesse de l’aube – de Éric barbier

Dimanche 21 JANVIER à 17h00

Date de sortie 20 décembre 2017 (2h 10min)
De Eric Barbier
Avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon
Genres Comédie dramatique, Drame
Nationalité français

Synopsis
De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

Anecdotes

Genèse du projet

La Promesse de l’Aube est un livre que le producteur Eric Jehelmann voulait adapter au cinéma depuis longtemps. Il en a alors parlé à Eric Barbier dès qu’il a su que les droits se libéraient. Le metteur en scène ne connaissait pas l’ensemble de l’oeuvre de Romain Gary, mais avais lu ses livres les plus importants dont celui-ci.

Adaptation délicate

La Promesse de l’Aube est un roman d’aventure initiatique qui retrace 20 ans de la vie de Romain Gary et de sa mère. Par rapport au travail d'adaptation, Eric Barbier et Marie Eynard ont été confrontés à une multiplicité de scènes qui "donnent le vertige", selon les propres mots du premier. Ils ont ainsi dû trouver une forme scénaristique pour conserver l’essence du roman tout en le réduisant de ses deux tiers.

Référence américaine

Le western Little Big Man d’Arthur Penn, adapté du livre de Thomas Berger, est le film auquel Eric Barbier a le plus pensé au moment de la conception de La Promesse de l'aube. Pour lui, les deux films ont en commun le foisonnement des situations, drôles et étonnantes, qui transportent le héros d’un lieu à l’autre, le trimballant de rencontre en rencontre, de déroute en succès, d’illusion en déception, au travers de l'Histoire.

Jouer Gary jeune

Pour jouer Romain Gary, Eric Barbier savait dès lors qu'il a commencé à travailler sur le projet qu'il allait devoir solliciter trois interprètes différents : un enfant, un adolescent et un adulte. L'enfant devait être parfaitement bilingue en français et en polonais. Pendant la période de casting, le cinéaste en a vu à peu près 580 en Pologne, en Belgique et en France jusqu'à ce qu'il tombe sur Pawel Puchalski. Pour Romain adolescent en revanche, il connaissait déjà Nemo Schiffman qu'il avait vu dans Elle s'en va avec Catherine Deneuve. "Il y jouait un personnage de 10 ans et il était extraordinaire. Je me suis dit qu’il devait maintenant avoir 14 ou 15 ans et je l’ai appelé. On a fait des petits essais, et très vite j’ai su que c’était lui", précise Barbier.

Scènes difficiles

Pour Eric Barbier, plusieurs scènes ont été très difficiles à tourner, parmi lesquelles celles dans le désert au Maroc, dans un village très difficile d’accès, mais aussi celles des combats d’avion, celles comportant beaucoup de figurants, des trains, de la neige, etc. Mais l'épisode le plus délicat pour le cinéaste et son équipe a été celui où Romain, caché sous la machine à coudre de sa mère, assiste à la fouille de l’appartement par les policiers. "Pawel Puchalski, qui joue Romain enfant, pleure devant la violence des gendarmes. Ce fut très éprouvant d’obtenir l’émotion juste de cette scène : montrer la souffrance d’un enfant qui voit sa mère humiliée", se souvient-il.

Un projet de grande ampleur
La Promesse de l'aube a été tourné dans cinq pays pendant 14 semaines, de la Pologne des années 1920 au Mexique des années 1950 en passant par le désert africain, Nice et Paris avant-guerre ou encore Londres sous les bombes.

Utilisation d'effets spéciaux

Eric Barbier et son équipe ont eu recours aux effets spéciaux pour reconstituer les dizaines de bombardiers qui se déplaçaient en « boîtes » de six avions pour aller pilonner la côte allemande. Le réalisateur développe : "On est en 43-44 et l’aviation basée en Angleterre doit faire table rase des défenses allemande pour préparer le débarquement. Nous avons travaillé sous la direction de David Danesi avec une équipe d’effets spéciaux de digital district qui s’est impliqué dans le film dès la préparation. Nous avons travaillé ensemble bien en amont du tournage sur des prévisualisations en 3D de toutes les scènes de guerre qui étaient ensuite remontées par Jennifer Augé la monteuse du film. Le travail visuel sur les effets spéciaux de ces scènes a duré sept mois et le rendu des sols bombardés, des avions, des ciels est vraiment très réaliste."

2ème adaptation pour le cinéma

Le film d'Eric Barbier est la deuxième adaptation cinématographique du roman autobiographique "La Promesse de l'aube" de Romain Gary, la première étant celle du metteur en scène Jules Dassin de 1970, avec l'acteur israélien Assi Dayan dans la peau de l'écrivain.

Une joie tragique étrange

Si La Promesse de l’Aube parle encore aujourd’hui au lecteur ou au spectateur de 2017, c'est parce qu'il y règne, selon Eric Barbier, une joie tragique étrange. Le metteur en scène raconte : "« C’est fini » et « J’ai vécu » sont les deux phrases qui commencent et terminent un livre mélancolique, endeuillé, mais où il n’y aucune trace d’amertume, de cynisme, ou de défaitisme. On y trouve plutôt un éloge de l’espérance et de la volonté, de la tolérance, de l’héroïsme aussi. Gary n’est jamais moralisateur ou plaintif. Il distille avec un humour ravageur une vision de l’existence qui exalte ce qu’il peut y avoir de meilleur en nous, qui valorise le désir de rendre réel nos rêves et les fictions que l’on porte."

Suggestions de Pierre Niney

Pierre Niney a fait des suggestions décisives dès la lecture du scénario sur l’orientation générale du récit. Ainsi, le comédien confie : "Avec l’amour maternel, la vie vous fait, à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais…" Cette citation contient toute l’histoire. J’ai en effet demandé très tôt à Eric s’il pouvait envisager de mettre cette voix off à la toute fin du film."

Inspiration personnelle

Pour appréhender son personnage, Charlotte Gainsbourg a regardé les photos de Nina, scruté les traces qui restaient d’elle comme par exemple sur la ville de sa jeunesse ou encore les différentes époques de sa vie. Mais comme elles sont peu nombreuses, la comédienne s'est surtout appropriée le personnage de la mère de Gary en pensant à sa propre grand-mère.

Quelques critiques presse

Marianne par Eric Decouty
Un grand film.
aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Du grand cinéma romanesque pour retracer l’incroyable destin de l’aviateur, diplomate et romancier Romain Gary alias Emile Ajar.
La Croix par Corinne Renou-Nativel
Le réalisateur Éric Barbier a fait du magnifique roman de Romain Gary un grand film populaire au souffle épique.
Le Journal du Dimanche par Barbara Théate
Eric Barbier restitue en images la force des mots pour signer une adaptation élégante et bouleversante de "La Promesse de l’Aube", cette autobiographie sublimée que l’auteur de La Vie devant soi a publié en 1960 pour dire que le vrai héros, c’était sa mère, incarnée par Charlotte Gainsbourg avec une intensité qu’on lui avait rarement vue au cinéma.
Le Parisien par Pierre Vavasseur
Filmé par Eric Barbier, le duo Charlotte Gainsbourg- Pierre Niney y est exceptionnel. Dans la seconde partie, les codes du film de guerre ne jurent pas avec la tragicomédie romantique qui est, comme en musique, la ligne de basse de ce grand spectacle.
Les Fiches du Cinéma par Gilles Tourman
Adaptation sage mais réussie du roman de Romain Gary. Ou comment l’amour, la volonté, les rêves et les libertés de celle-ci avec la réalité ont façonné un écrivain majeur du vingtième siècle.
Libération par Marcos Uzal
Le film n’oublie jamais qu’il n’est qu’un récit, où la réalité ne se reflète que dans l’imaginaire : une histoire racontée par un romancier mythomane, lui-même soumis aux rêves extravagants de sa mère. Et l’émotion advient lorsque, dans ce qui n’est pas un happy end, le réel reprend in extremis ses droits sur la mystification.
Ouest France par Laurent Beauvallet
On vibre pour ce film d'aventure romanesque et délicieusement drôle.
Bande à part par Anne-Claire Cieutat
Eric Barbier, Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney restituent avec fougue l'idée centrale de cette trajectoire épique : celle d'un fils littéralement possédé par sa mère. Un défi d'incarnation en grande partie relevé.
La Voix du Nord par Philippe Lagouche
Pour son savoir-faire et le panache dont il fait parfois preuve, le prosaïque Éric Barbier mérite assurément les palmes académiques.
Première par Christophe Narbonne
Cette adaptation du classique de Romain Gary brille par sa mise en scène soignée.
Télé Loisirs par Gwénola Trouillard
Un biopic fastueux porté par Pierre Niney et surtout Charlotte Gainsbourg.