Au revoir là-haut – de Albert Dupontel

SAMEDI 25 NOVEMBRE à 20h30

Date de sortie 25 octobre 2017 (1h 57min)

De Albert Dupontel

Avec Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte

Genre Comédie dramatique

Nationalité français

Synopsis
Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Anecdotes

Un Goncourt à l'écran

Au revoir là-haut est l'adaptation du roman homonyme de Pierre Lemaitre, récompensé par le Prix Goncourt en 2013.

Genèse du projet

Albert Dupontel explique la genèse du projet Au revoir là-haut :
"En plus de mon énorme plaisir de lecteur, je trouvais le livre extrêmement inspirant. J’y ai vu un pamphlet élégamment déguisé contre l’époque actuelle. Tous les personnages me paraissaient d’une modernité confondante. Une petite minorité, cupide et avide, domine le monde, les multinationales actuelles sont remplies de Pradelle et de Marcel Péricourt, sans foi ni loi, qui font souffrir les innombrables Maillard qui eux aussi persévèrent à survivre à travers les siècles. Le récit contenait également une histoire universelle, dans le rapport d’un père plein de remords, à un fils délaissé et incompris. Et enfin, l’intrigue de l’arnaque aux monuments aux morts créait un fil rouge donnant rythme et suspens au récit.
Tous ces éléments ont fait que pour la première fois pourmoi une adaptation me paraissait faisable et judicieuse. De surcroit le livre de Pierre Lemaitre est un véritable mode d’emploi pour un scénario tant son écriture est visuelle et ses personnages parfaitement définis psychologiquement, le tout dans une narration aux rebondissements continus."

Une deuxième grande première

Ce n'est pas la première fois qu'Albert Dupontel et l'auteur Pierre Lemaitre sont associés sur un film, puisque l'acteur devait être la tête d'affiche de Cadres noirs, d'après l'oeuvre homonyme du romancier. Annoncé en septembre 2012, le projet n'a toutefois pas avancé depuis.

13 versions

Albert Dupontel a révélé que la version du scénario qui a été utilisée pour le tournage a été la 13ème ! La version 0 a été écrite en 3 semaines ; le cinéaste a ensuite eu 2 rendez-vous avec l'auteur Pierre Lemaitre, notamment pour discuter du dénouement de l'histoire. Dupontel a en effet changé la fin par rapport au livre, le tout avec l'aval de l'écrivain.

Aller à l'essentiel

Albert Dupontel a souhaité aller à l'essentiel en adaptant le livre de Pierre Lemaitre. Il a notamment placé l'intrigue de l'arnaque très tôt dans le film alors que celle-ci intervient dans le dernier tiers du livre :

La révélation Nahuel Perez Biscayart

Albert Dupontel a découvert le comédien Nahuel Perez Biscayart, révélé depuis dans 120 battements par minute, lors d'un casting en juillet 2015 : "Dès le premier contact, j’ai senti qu’il y avait là un Edouard Péricourt. Son regard, sa façon de bouger, sa mine impertinente et ironique, tous les indices étaient là. J’ai été bluffé par sa maturité, la constance de son travail, son absolue rigueur sur le plateau. Il a fini par condenser tout son personnage dans son regard. Je n’avais plus qu’à le filmer", confie le réalisateur.

Bouli Lanners out

Au départ, c'est Bouli Lanners qui devait interpréter le rôle d'Albert Maillard avant que Dupontel ne décide de l'endosser lui-même :

La révélation Héloïse Balster

Pour trouver Héloïse Balster, la fillette qui incarne Louise dans le film, Albert Dupontel a eu recours à ce que l'on appelle le casting sauvage : "Parmi les dizaines de petites filles, son visage faussement boudeur a capté la caméra. Sa spontanéité, son enthousiasme ont fait le reste. On l’a parfois volée, cela en était encore plus spectaculaire. De plus, la complicité avec Nahuel Perez Biscayart était parfaite, et cela a beaucoup servi le film", se souvient le cinéaste.

Reconstitution historique

Albert Dupontel explique la manière avec laquelle il a abordé la question de la reconstitution du Paris des années folles dans Au revoir là-haut :
"Intellectuellement, énormément de lectures : Erich Maria Remarque, presque tous ses livres, La Peur de Gabriel Chevallier, Orages d’acier d’Ernst Jünger, Les Croix de bois de Roland Dorgelès, Le Feu d’Henri Barbusse, tous les récits autobiographiques de Maurice Genevoix, et pléiade d’autres livres. Mais aussi énormément de films d’époque dont quelques-uns revus avec beaucoup d’insistance dont les deux adaptations A l’ouest rien de nouveau de Lewis Milestone et Les Croix de bois de Raymond Bernard. Mais aussi Les Ailes de William Wellman, Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, ainsi que moult documentaires dont le spectaculaire Apocalyspe 1ère guerre mondiale dont j’ai sollicité un des coloristes pour la colorisation de ce film.

Visuellement avec Cédric Fayolle, créateur des VFX sur ce film. C’est la 1ère personne que j’ai contactée, avant même d’avoir écrit le scénario. Il s’agissait de « mentir » au public pendant plus de 2 heures. Il s’est prêté au jeu avec délectation et enthousiasme. Sur la base de mon storyboard, de photos, de suggestions, de décors repérés et validés, il a créé cet univers lointain que sont les années 20. Quelques performances à saluer : le rapatriement des soldats, filmé depuis une gare déserte à Versailles et la scène finale au Maroc tournée… sur le parking du studio. La qualité du travail est telle que parfois je n’arrivais plus à distinguer le vrai du faux. Par ailleurs je lui ai confié la réalisation de la seconde équipe et je lui dois quelques plans très réussis", relate le metteur en scène.

La places des masques

Les masques tiennent une place importante dans Au revoir là-haut, notamment avec le personnage d'Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), défiguré pendant la guerre :

Ennio Morricone et Nino Rota en guests

Albert Dupontel a fait appel au compositeur Christophe Julien pour écrire la musique d'Au revoir là-haut :

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié Albert Dupontel a peut-être réalisé l’un des plus beaux films de l’année.

Bande à part par Anne-Claire Cieutat Dans "Au revoir là-haut", tout respire la réflexion, la créativité, la recherche, en deux mots : le travail d’ampleur et la créativité sans bornes.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier Voilà un grand film populaire et spectaculaire, qui mêle avec succès comédie, tragédie, poésie, émotion et aventures.

Le Nouvel Observateur par François Forestier Vu le succès du livre (450.000 exemplaires), le défi était de taille. Albert Dupontel le relève avec panache. C'est un film enthousiasmant, spectaculaire, traversé par une conviction d'airain : le cinéma est porteur de vérité. Celle du cœur des hommes.

Marianne par Olivier de Bruyn Avec "Au revoir là-haut", Albert Dupontel adapte le livre de Pierre Lemaitre et signe une merveille de malice libertaire et d'invention formelle. Un film événement qui ressemble à son auteur : imprévisible, secouant, diablement philosophe… Et pas si déglingué.

Ouest France par Sophie Delafontaine D'un grand livre, Dupontel a tiré un grand film.

Télé 7 Jours par Isabelle Magnier Tout aussi inspiré derrière que devant la caméra, Dupontel (émouvant Maillard) orchestre une fresque picaresque et politique et signe son chef-d’œuvre.

Voici par La Rédaction Un pamphlet politique, drame intime, émouvant, poétique et traversé d'humour.

aVoir-aLire.com par Julien Dugois L’ensemble forme un magnifique film que n’aurait pas désavoué Jean Renoir tant il fait appel à une façon de faire des films aux antipodes de ce que nous assène régulièrement le cinéma français, depuis trop longtemps adepte des codes de la télévision et de la publicité.

Culturopoing.com par Carine Trenteun Le soin tout particulier apporté à l'image, l'élégance et l'invention de la mise en scène permettent à la poésie et à l'humour de traverser ce pamphlet politique à grand spectacle. Nahuel Perez Biscayart habite son personnage par son regard et son corps, dévoilant une nouvelle facette de son talent, Laurent Lafitte est une ordure de toute beauté.

Ecran Large par Simon Riaux En dépit de quelques échardes structurelles et narratives, Albert Dupontel livre ici son film le plus poétique et abouti visuellement.

Elle par Khadija Moussou C’est beau, c’est drôle et c’est même sombre par moments. On serait presque tentées de préférer le film au roman. On a dit presque.

La Croix par Jean-Claude Raspiengeas Fidèle à l’esprit et à la lettre du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, ce film rocambolesque et picaresque est une réussite.

La Voix du Nord par Philippe Lagouche Albert Dupontel persiste et signe dans sa volonté de faire exploser les coutures du cinéma français. Et de militer, loin des racines du naturalisme, en faveur d’un romanesque échevelé, teinté de lyrisme, de baroque et d’excentricité. Du vrai cinoche quoi !

Le Figaro par Marie-Noëlle Tranchant Albert Dupontel a trouvé dans le roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, une matière qui se prêtait à son inspiration, qu'on sait féroce et bizarre. Pour sa première adaptation, il s'offre en ouverture une reconstitution des tranchées de la Grande Guerre qui prouve qu'il ne manque pas d'ampleur épique.

Le Journal du Dimanche par B.T. Dans l’écrin d’une mise en scène virtuose à l’image travaillée pour restituer l’époque, les acteurs sont impeccables : Dupontel retrouve une partition de naïf au grand cœur, Nahuel Perez Biscayart réussit à exister derrières ses masques, Laurent Lafitte joue les méchants avec malice, et Niels Arestrup crée l’émotion là où on ne l’attend pas.

Les Fiches du Cinéma par Gaël Reyre Dupontel adapte avec élégance et inventivité le roman de Lemaître et signe un film enlevé, efficace et touchant.

Première par Christophe Narbonne As de la débrouillardise, doté d’un sens inné du cadre, capable de faire passer un film à 5 millions d’euros pour une superproduction, Dupontel a enfin bénéficié de moyens conséquents : ils sont à l’écran, et mieux encore.

Studio Ciné Live par Thierry Cheze Quelque part entre Eugène Sue et Jean-Pierre Jeunet, il y a donc du suspense dans "Au revoir là-haut", mais aussi une poésie insensée, des pointes d'humour et des envolées poignantes.

Télé Loisirs par Claire Picard Un grand et beau film populaire auquel il manque juste un soupçon d'émotion.

Télérama par Samuel Douhaire Albert Dupontel parvient toujours à équilibrer l’eau de rose et le vitriol. Avec, en prime, de formidables trouvailles visuelles : à travers la collection de masques portés par Edouard pour cacher sa gueule cassée, tout l’art moderne et la culture populaire du début du XXe siècle défilent…

Paris Match par Benjamin Locoge Le réalisateur et acteur Albert Dupontel adapte avec brio l'excellent roman de Pierre Lemaitre. Le jeune Nahuel Perez Biscayart confirme lui qu'il est une graine de star.