Le rire de ma mère – de Colombe Savignac, Pascal Ralite

Samedi 24 Février à 17h00

Date de sortie 17 janvier 2018 (1h 32min)

De Colombe Savignac, Pascal Ralite

Avec Suzanne Clément, Pascal Demolon, Sabrina Seyvecou

Genre Comédie dramatique

Nationalité français

Synopsis

Adrien, timide, n’a pas la vie facile. Bousculé depuis que ses parents sont séparés, il partage son temps entre son père et sa mère. Un jour, il prend conscience d’une douloureuse vérité qui va tout changer, non seulement pour lui, mais également pour toute sa famille. Le jeune garçon se met à jouer dans une pièce de théâtre pour se rapprocher d’une jeune fille dont il est tombé amoureux. Dans cette période difficile, il veut comprendre ce que signifie le fait d’être courageux.

Anecdotes

Genèse du projet

Colombe Savignac et Pascal Ralite, qui ont scénarisé et réalisé Le Rire de ma mère, ont depuis longtemps écrit chacun de leur côté des histoires différentes, mais souvent autour des mêmes problématiques : la filiation, le couple, la place de chacun au sein d’un groupe ou d’une famille, le temps qui passe... Leur collaboration est née d’un événement douloureux qu'ils ont vécu et qui les ont poussé à réfléchir ensemble à cet épisode de leur vie commune. "Comment faire le deuil des gens qu’on aime ? Et plus précisément comment un enfant se construit à travers cette épreuve ?", confient-ils.

Signification du titre

Colombe Savignac et Pascal Ralite expliquent pourquoi ils ont titré leur film Le Rire de ma mère : "Les enfants ont parfois honte de leurs parents. Ils trouvent gênant, par exemple, que leur père parle trop fort ou que leur mère ait un rire trop aigu. Mais curieusement, plus tard, lorsqu’ ils sont devenus grands, ce sont ces souvenirs là qui leur reviennent en mémoire, comme des petites madeleines, et ils les trimballent, comme des porte-bonheurs, pour le restant de leur vie. Le Rire de ma mère est l’expression de tout cela."

Festivals

Le Rire de ma mère a été sélectionné dans les festivals suivants : Angoulême, Saint Jean de Luz, FIFF Namur, Tubingen et les Rencontres Cinématographiques de Cannes.

Une artiste peintre

Colombe Savignac et Pascal Ralite ont fait du personnage de Gabrielle une artiste peintre pour que spectateur comprenne qu'il s'agit d'une femme secrète, discrète, sensible et parfois inadaptée au monde. "Comme la plupart des peintres, elle n’accepte personne dans son atelier. Et lorsque pour la première fois elle laisse entrer Adrien, c’est un grand pas qu’elle fait vers lui. On comprend alors qu’elle lui offre son affection et qu’il va désormais pouvoir compter sur elle. Cette scène, se révèle être clef pour l’avenir affectif d’Adrien", expliquent-ils.

Romain anime un vidéoclub...

Romain, le père d’Adrien, anime un vidéoclub. Colombe Savignac et Pascal Ralite voulaient trouver à ce personnage un métier qui témoigne de sa ténacité, de son dévouement, de sa capacité d’endurance et de son envie de retenir le temps qui passe. Les deux scénaristes/cinéastes racontent :

"Aujourd’hui, en ces temps d’invasion de la VOD, pour arriver à maintenir un vidéoclub ouvert, il faut être un peu nostalgique, pas mal organisé, très désintéressé, follement obstiné et éperdument passionné. Tout le Romain du film ! Et tant pis si ça paraît désuet. Nous assumons d’autant mieux ce choix que, jusqu’à sa fermeture nous fréquentions beaucoup le vidéoclub de notre quartier, et que nous continuons d’aller dans le seul de Paris qui est resté ouvert : Vidéosphère, le plus grand vidéoclub du monde à ce jour.

Modèles

Du côté des metteurs en scène qui les ont inspirés, Colombe Savignac et Pascal Ralite citent Claude Sautet, Maurice Pialat, Céline Sciamma ou encore le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan. Mais c'est plus particulièrement John Cassavetes, pour sa manière d’être près de ses personnages, notamment dans Opening Night, qui leur a servi de modèle. Ils confient :

"Cassavetes parvient à nous faire pénétrer dans l’intimité de ses personnages sans être pour autant voyeur. Cette manière très naturelle, qu’il avait d’accompagner ses comédiens, de capter avec sa caméra, leurs doutes et leurs blessures était extraordinaire. À l’écran, cela rendait ses personnages inoubliables. Sa femme Gena Rowlands est restée l’une de nos actrices fétiches, tout comme Romy Schneider."

Suzanne Clément dit oui !

C'est dans Laurence Anyways de Xavier Dolan que Colombe Savignac et Pascal Ralite ont découvert la comédienne Suzanne Clément. Cette dernière a accepté de jouer Marie dans Le Rire de ma mère parce que le scénario du film lui rappelait des choses de sa vie personnelle et possédait un ton un peu décalé lui faisant penser à Little Miss Sunshine et aux longs métrages de Wes Anderson. "Le rôle qu’on me proposait avait d’étranges correspondances avec ce que je suis, dans son extravagance, son volontarisme, son entêtement, son besoin de liberté. Marie, ce n’était pas moi, mais nous avions quelques affinités", se rappelle Clément.

Point de vue de l'enfant

Colombe Savignac et Pascal Ralite ont choisi de raconter cette histoire par le regard d'un enfant. Ils expliquent ce choix par leur intérêt pour les thématiques de l'enfance et la difficulté à grandir mais aussi parce que choisir un tel point de vue leur a permis de se détacher de ce qu'ils avaient vécu pour entrer dans la fiction. Mais ce ne sont pas les seules raisons comme Savignac et Ralite l'expliquent :

"C’était enfin une manière de rendre indirectement hommage à notre fils, Roman, qui a réussi à traverser et surmonter cette épreuve avec un cran assez exceptionnel. Roman nous a beaucoup étonnés. Quand il a su sa mère malade, il a fait preuve d’un courage fou et d’une maturité insoupçonnable jusque là. Malgré son chagrin, il s’est tourné tout de suite vers la vie. On a fini par comprendre que, pour lui, la mort n’avait pas la même signification que pour nous. Quand on a vu comment il avait affronté ce drame, comment, malgré cela, il avait réussi à grandir, on s’est dit qu’il y avait, là, quelque chose à raconter sur l’enfance et son étonnante vitalité. On a conçu notre film comme un hymne à la vie."

 

Quelques critiques presse

L'Humanité par Marie-José Sirach
Un film qui sonne juste de bout en bout, où l’émotion vous étreint au détour d’un regard, d’un silence ou d’un geste d’amour esquissé qui se perd dans le brouhaha de la vie.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Le parcours lumineux d’un enfant confronté à la noirceur du deuil.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Avec beaucoup de sensibilité, ce film sans pathos aborde le thème de la maladie à travers le regard d'un enfant. D'une grande humanité.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy
Un film tout de sensibilité, qui donne une part égale aux trois personnages centraux, et qui est parfaitement servi par ses trois interprètes.

Le Parisien par Pierre Vavasseur
« le Rire de ma mère » est à la fois brûlant et tout en mesure.

L'Express par Antoine Le Fur
Émouvant sans être niais, "Le Rire de ma mère" maintient un très bon équilibre. Premier film réussi, et l'une des bonnes surprises de ce début d'année.

Studio Ciné Live par Thierry Chèze
Sa jolie réussite réside justement dans sa manière d'éviter le pathos grâce à un ton doux-amer et jamais complaisant sur la maladie, distillé par le duo Savignac-Ralite.
Télérama par Guillemette Odicino
Belle surprise que ce drame lumineux, d’une pudeur remarquable pour un tel sujet — le deuil du point de vue de l’enfant.

Voici par La Rédaction
Un premier film sensible au casting parfait.

Le Figaro par La Rédaction
L'humour est loin d'être absent de ce drame porté par Marie (Suzanne Clément), une héroïne qui croque la vie à pleines dents.

Le Journal du Dimanche par Barbara Théate
Pas de pathos, mais une chronique douce-amère toute en délicatesse grâce au jeu habilement nuancé de Pascal Demolon.

Le Nouvel Observateur par Xavier Leherpeur
L'équilibre subtil entre le drame et la comédie initiatique est ici le carburant d'une énergie de vie et d'émotion relayée par l'irradiante Suzanne Clément et le jeune Igor Van Dessel ("l'Echange des princesses"), stupéfiant de naturel et de maturité de jeu.

Première par Christophe Narbonne
On en retient les performances de Pascal Demolon, bouleversant en père maladroit et ex bienveillant, et de Sabrina Seyvecou, qui donne une épaisseur inattendue au rôle ingrat de la belle-mère rivale.

Le Monde par Murielle Joudet
Le film repose surtout sur son actrice principale, Suzanne Clément, qui irradie.

L'avis du projectionniste
Un très beau film emprunt d'une grande humanité. Un film très touchant avec des acteurs qui incarnent admirablement leur rôle respectif. Un très beau film francais comme on aimerait en voir plus souvent. À découvrir absolument.