Samedi soir, dimanche matin – de Karl Reisz

Dimanche 22 Avril à 21h00

FESTIVAL PLAY IT AGAIN

Date de reprise 4 octobre 2017 – Version restaurée (1h 29min)

Date de sortie 1 avril 1961 (1h 29min)

De Karel Reisz

Avec Albert Finney, Shirley Ann Field, Robert Cawdron

Genre Drame

Nationalité britannique

Synopsis

Ouvrier tourneur dans une usine de Notthingham, Arthur Seaton oublie son travail abrutissant quand arrive le week-end. Là, il partage son temps entre le pub où la bière coule à flots, le lit de son amante Brenda, une femme mariée à l’un de ses collègues et les parties de pêche. Alors qu’il vient de rencontrer une belle jeune fille, Brenda lui annonce qu’elle est enceinte de lui. Cette nouvelle bouleverse le jeune homme qui va devoir se sortir de ce mauvais pas.

Quelques critiques presse

Films clés du cinéma : Claude Beylie : « Karel Reisz donna d’emblée le meilleur de ce « cinéma de prolétaires » un peu vite qualifié de marxiste sous prétexte qu’il contestait l’Establishment. Il s’agissait moins d’un procès de la condition ouvrière (certes décrite sans fard), que d’une évocation chaleureuse et, somme toute, nostalgique d’une Angleterre en voie d’extinction, celle des paisibles réunions familiales, des pubs enfumés et des sorties dominicales à bicyclette, comme eût pu la filmer John Ford. Une aura de poésie, quelque peu charbonneuse sans doute, estompe les velléités de « réalisme » du film et le préserve du vieillissement, qui n’a pas épargné les œuvres, plus ambitieuses, des coéquipiers de Reisz. »

Le Figaro :Louis Chauvet : « Karel Reisz nous donne un portrait judicieux, vrai dans les moindres détails d'atmosphère ou de psychologie. De ce portrait naissent des qualités anecdotiques qui viennent étayer, avec vigueur, une intrigue assez fragile. Nous trouvons là un curieux exemple de haute fidélité réaliste. On peut se demander si l'ouvrage ne présente pas plus d'audaces et ne soulève pas plus de résonances que n'en contiennent certains films révolutionnaires et anarchisants de notre jeune cinéma. »

Arts : Jean Domarchi : « Le film de Reisz jette une singulière lueur sur les rapports de classe en Angleterre. Le seul effet de la politique du gouvernement travailliste du major Atlee et de Mr Hugh Dalton est d'avoir chloroformé définitivement la classe ouvrière. L'ouvrier anglais a tout juste dans le meilleur des cas, ce que Lénine appelait une "conscience de classe tradi-unioniste". Il n'ambitionne rien d'autre que la stabilité de l'emploi et la sécurité matérielle (symbolisée par l'appareil de T.V. et le frigidaire). C'est ce manque absolu de combativité que Reisz a très bien montré. Son film exprime à merveille une sorte d'atonie dans laquelle baignent les personnages de cette chronique néo-réaliste. »

Films.com : Karel Reisz signe là une œuvre majeure, un succès phénoménal qui ouvre la voie du réalisme social britannique. Un cinéma qui parle, sans mépris ni angélisme, de la classe ouvrière qui, jusque là, n’avait pas souvent le droit à la parole, ni à l’image.