Sentinelle sud – de Mathieu Gerault

Vendredi 27 Mai à 18h

1h 36min / Drame, Thriller De Mathieu Gerault

Avec David Ayala, Niels Schneider, Sofian Khammes

SYNOPSIS
Aux lendemains d’une opération clandestine qui a décimé son unité, le soldat Christian Lafayette est de retour en France. Alors qu’il essaie de reprendre une vie normale, il est bientôt mêlé à un trafic d’opium pour sauver ses deux frères d’armes survivants. La mission dont ils sont les seuls à être revenus n’était peut-être pas celle qu’ils croyaient…

Anecdotes

Retour de guerre
Pour son premier long métrage ayant les honneurs d'une sortie en salles, Mathieu Gerault a voulu faire un film sur le retour de guerre et aborder la thématique de fraternité. Le metteur en scène explique : "Quand j'étais enfant, j'ai été séparé de mes jeunes frères. Le retour du soldat avec sa mythologie, était idéal pour aborder ces questions."

A la croisée de 2 genres...
Pour Mathieu Gerault, Sentinelle sud est un mélange de deux genres : le film noir (braquage, dette, tentation criminelle, etc.) et la chronique sociale et politique (les difficultées engendrées par le retour de guerre). "Autant de figures, d'envies de cinéma, qui me permettaient d'exprimer la quête affective de Christian et sa dimension tragique", précise le cinéaste.

Sidney Lumet comme modèle
Mathieu Gerault a puisé une partie de son inspiration dans un certain classicisme américain. En particulier les films de Sidney Lumet (Serpico, Un après-midi de chien, etc.), qui suivent la dérive intime d'un anti-héros charismatique.

 

Guerre invisible
Mathieu Gerault voulait éviter les flashbacks montrant des scènes de guerre. "Quand vous rentrez de la guerre, le mal est diffus, vous ne comprenez pas ce qui se passe. Ce qui m'intéressait, c'est comment la guerre invisible, hors-champs, en révèle une autre, intime et sentimentale, comment elle vous met devant votre vérité", précise-t-il.

Casting cosmopolite
Tous les acteurs principaux de Sentinelle sud viennent de divers coins du monde. Une chose importante pour Mathieu Gerault, qui explique : "India Hair vient d'Angleterre, Niels Schneider de Montréal, Sofian Khammes d'Afrique du Nord, Thomas Daloz est un frontalier, ça comptait pour moi d'être aussi hors de France, dans une quête d'unité."

Compositeur fidèle
Mathieu Gerault a fait appel au compositeur russe Evgueni Galperine, qui avait travaillé sur le précédent film du réalisateur, le policier Journal IV (2005). Ce dernier confie : "Quelque chose le connecte avec l'intériorité de mes personnages avec leurs démons. Sa musique accompagne Christian comme une sœur, inquiète de son sort, elle exprime beaucoup de secrets."

Quelques critiques presse

Voici par La Rédaction - Un premier film audacieux et fort.

20 Minutes par Caroline Vié - Niels Schneider est éblouissant dans « Sentinelle sud » où il fait partager la douleur de son personnage.

CinemaTeaser par Aurélien Allin - Un premier long métrage comme une évidence, qui fusionne habilement polar et chronique sociale.

GQ par Adam Sanchez - Exploration d’un sous-genre que l’on pensait confisqué par le cinéma américain, le film d’après-guerre avec sa myriade de boiteux et de traumatisés incurables, Sentinelle Sud est un coup d’essai fiévreux, atypique par bien des aspects.

Le Figaro par Etienne Sorin - La guerre va bien à Niels Schneider. L’acteur trouve son meilleur rôle depuis Sympathie pour le diable où il interprétait Paul Marchand, reporter en quête d’adrénaline dans Sarajevo assiégée. Lafayette, le voilà.

Le Parisien par La Rédaction - Plus qu’un récit sur l’armée, « Sentinelle Sud », premier long-métrage de Mathieu Gérault, est un portrait cru et délicat de jeunes soldats traumatisés et écorchés vifs, qui cherchent des réponses autant que de l’amour.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Dans son captivant premier film, Mathieu Gérault emprunte des voies singulières, très rarement explorées par les réalisateurs français. Sous l'influence d'un certain cinéma américain, le talentueux néophyte met en scène un antihéros hanté par les traumatismes d'une guerre qu'il porte toujours en lui. Une fiction âpre qui slalome habilement entre le thriller et la chronique sociale.

Marianne par Olivier De Bruyn - Dans ses notes d’intention, le metteur en scène reconnaît l’influence d’un certain cinéma américain, en premier lieu celui de Sidney Lumet. Son premier essai, original et percutant, se montre digne de la référence et révèle une prometteuse personnalité d’auteur.

Ouest France par Thierry Chèze - Des personnages remarquablement incarnés par Niels Schneider et Sofian Khammes.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Jouant habilement sur les registres, le film noir, le thriller guerrier et le drame social, ce premier film de Mathieu Gérault nous percute violemment.

Télérama par Frédéric Strauss - Centré sur deux portraits poignants, cet univers révèle progressivement une étonnante ampleur. Il s’y engouffre un climat de polar sombre mais imprégné de tendresse, d’humanité.

L'Obs par François Forestier - Niels Schneider donne au personnage une rage palpable et porte ce film original avec force.

La Croix par Céline Rouden - Le film séduit par sa noirceur, le sentiment d’urgence qui l’habite et le portrait sensible de ses deux antihéros charismatiques pris dans une fuite en avant mortifère.

La Voix du Nord par Christophe Caron - On peut sans doute reprocher beaucoup de choses au premier film de Mathieu Gérault, mais nous, on applaudit sa singularité et son intensité.

Le Monde par Mathieu Macheret - Ces deux mythologies, hantées par le passé, composent ici le paysage d’une masculinité en berne. La désillusion des fils face au silence des pères : voilà comment pourrait se résumer Sentinelle sud, qui étend son propos à une République française bien prompte à abandonner ses « enfants ».

Les Fiches du Cinéma par Marine Quinchon - Un scénario bien ficelé et lune performance des comédiens, N. Schneider et S. Khammes.

Première par Thomas Baurez - Outre son duo principal, la présence d’India Hair et de Denis Lavant ajoute un supplément d’âme à ce thriller intense.

L'avis du projectionniste

Un récit où se mêle, trahison, désillusion mais aussi l'amour de la famille armée. Niels Schneider est excellent mais aussi son copain Mounir et l'ensemble des acteurs.

Un bon premier film.