Shaun le mouton, la ferme contre attaque

Samedi 23 Novembre à 20h30

Date de sortie 16 octobre 2019 (1h 30min)

De Will Becher, Richard Phelan

Genres Animation, Famille, Comédie

Nationalité britannique

Synopsis

Objectif Laine !

Shaun Le Mouton revient dans une aventure intergalactique. Un vaisseau spatial s’est écrasé près de la ferme de Shaun. A son bord, une adorable et malicieuse petite créature, prénommée LU-LA.

Avec ses pouvoirs surnaturels, son goût pour l’aventure, et ses rots venus d’un autre monde, elle est immédiatement adoptée par le troupeau. Mais lorsqu’une sombre organisation gouvernementale se lance à sa poursuite, bien décidée à capturer la petite alien, la ferme contre-attaque ! Shaun et le troupeau vont tout faire pour aider LU-LA à rentrer chez elle.

Accrochez vos ceintures et préparez-vous pour une épopée…à se tondre de rire !

Anecdotes

Shaun Spielberg

Pour le deuxième long métrage consacré à Shaun le mouton, les auteurs souhaitaient emmener le personnage dans des espaces encore inconnus et se montrer plus audacieux et plus ambitieux, en signant un film de science-fiction spectaculaire ! "C’était notre objectif", signale le co-réalisateur Will Becher, directeur de l’animation de Cro Man, qui fait ici ses débuts de metteur en scène. "On a voulu donner le sentiment qu’il s’agissait d’une forme de space-opéra foisonnant et ouvrir les horizons du monde de Shaun d’une manière inédite. Ça rappelle vraiment les films de science-fiction de Steven Spielberg."

Bond... Shaun Bond !

Pour le chef-opérateur Charles Copping, ce nouveau projet représentait d’abord la possibilité de tourner l’aventure la plus ambitieuse à ce jour du petit mouton : "Les décors étaient gigantesques et extraordinaires", s’enthousiasme-t-il en évoquant les constructions du chef-décorateur Matt Perry. "Le repaire secret de l’Agent Rouge est digne de James Bond ! Je me sens beaucoup d’affinités avec Shaun", sourit Copping, "parce qu’il y a 25 ans, j’ai commencé chez Aardman comme coursier sur Wallace & Gromit : Rasé de près. C’étaient les débuts de Shaun – et c’étaient mes débuts aussi, si bien que nous avons toujours eu des parcours parallèles. Tout comme Shaun, je suis passé de la télévision au cinéma. On a grandi ensemble."

Shaun Kubrick

La ferme contre-attaque est à la fois un hommage aux grands genres cinématographiques, tout en réinventant certains codes à travers le prisme de Shaun. "On a étudié les classiques de la science-fiction pendant longtemps", note le réalisateur Richard Phelan, "en s’intéressant aux optiques avec lesquelles ils ont été filmés, à leur format, aux plans complexes de Kubrick et à la manière de Spielberg d’orchestrer les mouvements de ses personnages dans le champ. Transposer ces effets de mise en scène en animation est incroyablement délicat. On ne peut pas se contenter de dire "pour ce plan, la caméra panote."

Shaun parlant ?!

Selon la co-productrice exécutive Carla Shelley, qui travaille chez Aardman depuis plus de trente ans, les auteurs de Shaun se sont entrentenus avec leurs partenaires américains qui voulaient que Shaun finisse par parler. "C’était un vrai sacrilège ! Non seulement on a refusé cette proposition mais on a adopté le parti-pris inverse. Shaun ne parle pas, un point c’est tout, car c’est son identité propre et que les gens l’aiment comme ça depuis longtemps. Quand Shaun a fait son apparition, c’était un personnage secondaire, comme un pion dans l’univers de Wallace et Gromit. Et regardez le chemin qu’il a parcouru depuis !"

Pourquoi LU-LA ?

Quand les auteurs ont commencé à réfléchir à ce nouveau projet, ils voulaient montrer que Shaun avait un peu mûri. "On a donc imaginé un nouveau personnage qui l’oblige à grandir pour bien s’en occuper. C’est donc LU-LA. Il s’agit d’une jeune extraterrestre qui s’est écrasée sur Terre et qui a besoin de Shaun pour rentrer chez elle. C’est une figurine unique dans l’univers Aardman. Elle est très souple, elle se déplace à une vitesse incomparable et elle a de grands yeux ronds.", explique Richard Phelan. Le nom de la nouvelle amie de Shaun est un hommage au cinquantième anniversaire de l’alunissage en juillet 2019.

Le style LU-LA

Les créateurs de Shaun avaient une idée vague du personnage de LU-LA. Ils savaient qu’il lui fallait tel ou tel pouvoir pour accomplir telle ou telle chose. Les graphistes ont réfléchi et ont conçu des centaines de dessins en imaginant des versions délirantes du personnage. "Puis, l’un des graphistes a dessiné un OVNI avec une petite fusée fixée en-dessous. C’était une simple esquisse et elle était parfaite. Il faut se demander ce qui fonctionne dans l’univers de Shaun parce qu’il était essentiel qu’en se retrouvant à côté de nos personnages familiers, LU-LA semble appartenir à leur monde. Et c’était le cas." se souvient Richard Phelan.

La voix de LU-LA

Selon le scénariste Mark Burton, l'équipe a beaucoup fait évoluer le personnage. "À un moment donné, on a évoqué ses facultés. Il fallait mettre en valeur sa vulnérabilité et son innocence, montrer que les aliens pouvaient être aussi terrorisés et sensibles que n’importe qui. C’est Amalia Vitale qui lui prête sa voix et celle-lui lui va très bien. C’est alors qu’on s’est rendu compte qu’on tenait notre personnage ! On recherchait ce mélange d’innocence et d’insolence."

Créer un super méchant

Au départ, dans le scénario, il y avait deux agents, un peu comme dans Men In Black. "On s’était dit que l’un des deux était du côté du bien et qu’elle acceptait la présence des extraterrestres, et que l’autre était du côté du mal et assez xénophobe mais ça compliquait inutilement l’histoire si bien qu’on a supprimé un des deux agents. Pour que les méchants soient convaincants, il faut comprendre pourquoi ils agissent ainsi : ils se comportent mal mais ils ont peut-être leurs raisons. C’est important : il nous fallait identifier ce qui anime Agent Rouge, outre le simple fait d’être une teigneuse", confie le scénariste Mark Burton. Cela a pris pas mal de temps de trouver le bon équilibre entre son parcours et les images – sans dialogue – pour permettre au spectateur de la comprendre. "Elle n’est pas cruelle – elle est déterminée", ajoute le réalisatur Richard Phelan.

Shaun comme Chuck Norris ?

Si les films Aardman s’exportent aussi bien, c’est pour la même raison que Mr Bean, selon le producteur Paul Kewley. "Ils relèvent d’un humour burlesque universel. En Allemagne, le public pense que Shaun a été conçu en Allemagne, c’est la même chose au Japon et au Moyen Orient. Il est comme Chuck Norris. Le cinéma d’action s’exporte partout. Et le burlesque aussi."

Une réalisation bicéphale

La ferme contre-attaque est le premier long métrage co-réalisé par Richard Phelan et Will Becher, ce qui s’est accompagné de pas mal de pression sur leurs épaules. Le projet a commencé avec de simples Post-it collés au mur pour élaborer l’intrigue il y a près de trois ans. Puis, il a fallu piloter 35 équipes de tournage et la construction de 70 décors sur mesure, sans oublier la mise en musique du film dans les célèbres studios Abbey Road à Londres.

Un tandem qui gagne

Richard Phelan et Will Becher ont d’abord travaillé chacun de son côté chez Aardman pendant quelque temps, avec Phelan à l’écriture et Becher à l’animation. Après avoir été réunis par Paul Kewley, ils se sont transformés en une créature à deux têtes chargée d’embarquer sur un tout nouveau territoire une société emblématique de la culture britannique des quarante dernières années. "Et c’est en partie ce qui nous a attirés : l’occasion de signer le premier film de science-fiction d’Aardman", raconte Becher.

Des chansons originales

La musique a toujours distingué les films de Shaun des autres productions Aardman. Dans le premier film, on entendait des titres de Foo Fighters et Primal Scream. Dans ce nouvel opus, nous avons quatre chansons originales spécialement écrites pour le film : Kylie Minogue et les Vaccines ont collaboré pour le titre "Lazy", Jorja Smith en a composé un.

Shaun le Beatles

"La musique de beaucoup de mes films préférés a été composée à Abbey Road" (le studio des Beatles), révèle le compositeur Tom Howe. "Comme dans la plupart des studios, l’acoustique y est excellente. Par ailleurs, le plus souvent, la composition est un exercice très solitaire, si bien qu’avoir la possibilité de travailler avec des musiciens que je connais et que je respecte est exaltant. La musique que j’ai écrite pour ce film est complexe et très rythmée mais ils s’y sont pris à merveille. C’est une formation importante. Avec le choeur, on avait plus de cent personnes dans l’orchestre."

Un air de James Bond

La base souterraine (le repaire sinistre du gouvernement) évoque beaucoup On ne vit que deux fois. C’est le plus vaste intérieur jamais construit par le studio Aardman, qui en est très fier. Il fallait qu’il fasse cette taille parce qu’à un moment donné, un vaisseau spatial y atterrit. Au départ, l’Agent Rouge était très proche de l’univers de James Bond mais elle a évolué par la suite. Malgré ce changement, l'équipe conservé le style de la base parce qu’elle avait le sentiment qu’il correspondait bien à l’esprit du film. La base s’appelle MAD, ou Ministère de la Détection d’Aliens. Elle est installée là depuis très longtemps même si elle n’avait jamais repéré d’OVNI jusque-là. D’où l’inspiration de l’univers de James Bond puisque cet endroit remonte aux années 60, époque des premiers films de l’agent britannique.

Les décors

Pour ce film, les équipes ont réalisé environ 50 à 70 décors en tout. Le département artistique est autonome et fonctionne presque comme un cabinet d’architecte. Il comprend 35 équipes de tournage travaillant simultanément quand elles fonctionnent à plein régime. Il y a environ 28 animateurs dont certains sont prêts à intervenir en cas de besoin. "Même si on peut avoir l’impression qu’un tel tournage avance lentement par rapport à un film en prises de vues réelles, en réalité, on tourne à plein régime. Les décors doivent pouvoir accueillir, outre les caméras, les animateurs. On dirait des géants quand ils sont là-bas. Il faut parfois faire coulisser les panneaux pour qu’ils puissent y entrer puis les refermer derrière eux", indique Richard Phelan.

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - L’agneau et le spectateur ont des étoiles plein les yeux pendant la projection.

Bande à part par Olivier Bombarda - Si les aînés s'amuseront beaucoup à décoder l'original de la copie, nos chères petites têtes blondes ne verront que du feu à l'artifice, au bénéfice d’un pur moment de bonheur.

CNews par La rédaction - On ne peut en effet s’empêcher d’avoir une tendre pensée pour "E.T. l’extraterrestre", en visionnant cette production divertissante faite – c’est sa marque de fabrique – de pâte à modeler en stop motion.

Elle par Héléna Villovitch - Avec des références futées à Men in Black, Wall-E, E.T. ou Rencontres du 3ème type, les plus grands aussi sont entre de bonnes pattes.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy - L’humour anglais, avec ses gags, son esprit mordant et son goût du non-sens : “Star wars” version fermière…

Le Figaro par Nathalie Simon - Le film, toujours sans paroles, riche en borborygmes et onomatopées animaliers et humains divers, regorge de trouvailles amusantes et multiplie les clins d’œil

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller - Délire burlesque, onomatopées en guise de dialogues, détournement parodique de scènes cultes : ce film, où les bébêtes sont plus expressives que les humains, tous bêtas, est un régal pour chaque âge.

Les Fiches du Cinéma par Michaël Ghennam - Moins burlesque que son prédécesseur, ce deuxième épisode n'en est pas moins hilarant, mais aussi plus touchant.

Libération par Sandra Onana - un deuxième épisode inventif et truffé de références pâtinées.

Télé Loisirs par Marc Arlin - Drôle et inventif .

Télérama par Cécile Mury - Une nouvelle salve de gags et d’humour tendre.

CinemaTeaser par Perrine Quennesson - C’est beau, c’est drôle, c’est Shaun.

Ecran Large par Simon Riaux - Cette seconde aventure de Shaun le Mouton reste un très agréable objet de cinéma, grâce à une facture technique aboutie et un esprit toujours aussi malicieux.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - le récit d’une amitié hors du commun, dépourvu de dialogues, qui privilégie cette fois la tendresse à l’humour.

Le Monde par Jacques Mandelbaum - Tout juste noteraton, sous la surenchère du sujet, une sensible petite baisse du régime comique, une moindre justesse dans l’agencement des gags. Tout cela restant suffisamment agréable et loufoque pour être sans façon recommandé.

Les Inrockuptibles par Marilou Duponchel - Si l’on peut regretter que cet habillage SF un brin fabriqué et huppé (Spielberg, plus que jamais icône d’aujourd’hui) ne chasse de l’écran une partie de l’empreinte, austère et sophistiquée, de cet univers de carton-pâte, il finit par fabriquer une émouvante connexion entre le célèbre mouton et l’œuvre du maître américain.

Première par Thierry Cheze - Vous l’aurez compris : à l’image du premier volet, la magie Aardman opère toujours dans cette suite avec la même efficacité.

L'avis du projectionniste

Voilà encore une histoire extra, sympathique et divertissante et drôle. Courez y.