Sibyl – de Justine Triet

FÊTE DU CINÉMA – 4€ pour tous

Mardi 02 Juillet à 21h

Date de sortie 24 mai 2019 (1h 40min)

De Justine Triet

Avec Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel

Genres Drame, Thriller

Nationalités français, belge

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse…

Anecdotes

Cannes 2019

Le film était présenté en compétition officielle du Festival de Cannes 2019.

Inspirations

Justine Triet s'est inspirée de la série En Analyse ainsi que d'Une autre femme de Woody Allen, un film qui l'a hantée dès le début de l'écriture : "Etrangement, je n’adore pas ce film, mais son principe narratif me fascine : une femme, cherchant le calme et l’inspiration, se retrouve face à une autre femme qui la plonge dans un vertige abyssal et fait exploser toute sa vie..." La cinéaste est également allée à la rencontre de psychanalystes qui ont vécu des expériences déstabilisantes avec un patient.

Un film sur les origines

Sibyl évoque la question des origines, de comment on tente parfois de les oublier et de les réinventer : "C’est un film sur l’identité, les racines. [...] Il y a l’origine de l’enfant de Sibyl, celle du livre, mais aussi celles de Margot, qui semblent la hanter. Il m’importait que Margot soit issue d’un milieu modeste, qu’elle déteste d’où elle vient et essaye de lutter contre. Elle surgit avec un dilemme qui renvoie Sibyl à son passé. D’une certaine manière, c’est Sibyl en miroir inversé. Sibyl aussi a essayé de se construire contre ses origines, sa mère, l’alcool, et c’est par l’écriture qu’elle a voulu fuir ça, se réinventer".

Méta

A travers Sibyl, Justine Triet épingle le milieu du cinéma, "une micro-société où la vie s’accélère, s’intensifie, où tout devient exacerbé… Le moindre petit problème devient une tragédie, les rapports hiérarchiques sont violents, et complètement grotesques". Pour cette peinture qui confine à la satire, la réalisatrice s'est inspirée aussi bien de The Player de Robert Altman que de Quinze jours ailleurs de Vincente Minnelli.

Stromboli

Une partie du film a été tourné en décors réels à Stromboli, un décor chargé de cinéphilie dont le seul nom rappelle le film de Roberto Rossellini. C’est la première fois que Justine Triet filme un paysage naturel : "L’idée était de se servir de ce décor pour faire exploser tout le film. […] j’ai adoré ça ! […] Stromboli amène un tel contraste par rapport aux appartements parisiens que ça semble presque irréel".

Virginie Efira

Justine Triet retrouve Virginie Efira après Victoria. La réalisatrice revient sur sa collaboration avec l’actrice belge : "Avec ce film, j’ai eu l’impression de découvrir d’autres visages de Virginie. Elle comprend tout ce que je cherche, ça va vite. La glace était brisée, j’ai osé tout lui demander, et elle m’a fait confiance. Elle s’est totalement abandonnée".

Quelques critiques presse

Cahiers du Cinéma par Stéphane du Mesnildot - Ce qui se déroule devant nos yeux, et qu’il faut bien qualifier d’exceptionnel, seul le cinéma le permet : assister au dévoilement des puissances infinies d’une actrice.

CinemaTeaser par Renan Cros - En arrachant petit à petit les pansements de son héroïne, Justine Triet nous offre une œuvre cathartique, un film pour ne plus avoir honte parfois d’avoir mal, là, juste au bord du cœur. Magnifique.

Le Parisien par Pierre Vavasseur - Avec ce long-métrage, la réalisatrice Justine Triet prouve encore une fois qu’elle est définitivement une très grande cinéaste.

Les Inrockuptibles par Thierry Jousse - Maîtrisant tous les registres, Virginie Efira est extraordinaire.

Ouest France par Gilles Kerdreux - Une proposition intelligente autour d'une vraie femme d'aujourd'hui.

La Croix par Céline Rouden - Admirablement construite et réalisée, cette tragicomédie révèle toute l’étendue de la palette de la comédienne.

La Septième Obsession par Loris Hantzis - Sibyl ne mène pas un combat, elle en mène dix, quinze de front comme nous tous. C’est un film-personnage qui déborde de toutes parts jusqu’à l’ensevelir, le noyer dans un chaos d'émotions et d’envies contraires dont l’issue, attendue, est une rupture nécessaire avec le passé.

Le Figaro par Eric Neuhoff - Il y a du Cassavetes et du Tennessee Williams dans le troisième long-métrage de Justine Triet, qui signe une intrigue sinueuse.

Le Monde par Thomas Sotinel - Le film n’est pas très long – cent minutes – et pourtant Justine Triet trouve le temps de faire bondir son héroïne dans le temps et dans l’espace, assemblant ces fragments en un édifice aussi complexe qu’un labyrinthe et pourtant presque familier – la représentation cinématographique d’un esprit féminin voué à la fiction.

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller - Les mots heurtent, le rire se coince et Virginie Efira se craquelle. En psy paumée, amante nostalgique et mère absente, elle est épatante de douleur rentrée.

Libération par Clémentine Mercier - Liées depuis «Victoria», l’actrice et la cinéaste se retrouvent dans le superbe «Sibyl», en compétition. Encore un portrait de femme explosive, à leur image.

Marianne par N.V.E. - Un beau conte initiatique.

Première par Thomas Baurez - Une comédie éruptive et jubilatoire qui déborde de partout, portée par une Virginie Efira souveraine.

Télé 2 semaines par C. P. - Virginie Efira, plus que jamais poussée dans ses retranchements névrotiques, livre une interprétation intense.

Télérama par Jacques Morice - Foisonnant, Sibyl embrasse beaucoup de thèmes, brosse bon nombre de personnages, sans se disperser.

Voici par A.V. - Une tragi-comédie très séduisante sur l’effet miroir, la manipulation et la quête.

Bande à part par Anne-Claire Cieutat - Justine Triet envisage Virginie Efira en psychanalyste-écrivaine en pleine tempête mentale dans Sibyl, film ambitieux qui peine à instaurer un climat et des émotions véritables, mais offre un rôle en or à son actrice centrale.

Télé Loisirs par La Rédaction - La réalisatrice, qui signe ici un film plus grave, fait montre d'une grande maîtrise de la mise en scène.