Un beau voyou – de Lucas Bernard

Samedi 02 FEVRIER à 20h30

Date de sortie 2 janvier 2019 (1h 44min)

De Lucas Bernard

Avec Charles Berling, Swann Arlaud, Jennifer Decker

Genres Comédie, Policier

Nationalité français

Synopsis

Le commissaire Beffrois attend la retraite avec un enthousiasme mitigé quand un vol de tableau retient son attention. Est-ce l’élégance du procédé ? L’audace du délit ? La beauté de l’œuvre volée ? Beffrois se lance à la recherche d’un voleur atypique, véritable courant d’air, acrobate à ses heures.

Anecdotes

Qui est Lucas Bernard ?

Formé pour les métiers de l’Image, Lucas Bernard a notamment tourné comme assistant opérateur avec Coline Serreau ou Tonie Marshall, et comme chef opérateur avec René Féret. Il a également collaboré à plusieurs scénarios et écrit un roman (LES LACETS ROUGES, édité au Seuil). En 2014, il passe à la réalisation avec le court-métrage LA PLACE DU MORT. UN BEAU VOYOU est son premier long-métrage.

Idée de départ

Lucas Bernard avait en tête un personnage de voleur qui passait par les toits. Il aurait travaillé de façon assez « old school », sans complice, sans téléphone portable, en dessous du champ des radars de la police. "J’en ai parlé à Florian Môle, mon producteur, l’idée lui a plu. On a commencé les allers retours : j’écrivais deux pages, il lisait... trois pages, il lisait... Très vite, c’est le personnage du flic qui est apparu, tout comme l’idée que l’intrigue se passerait dans le milieu de l’art. Finalement le voleur m’a demandé davantage d’efforts", confie le cinéaste.

Paris est un personnage

Paris est clairement l’un des personnages d'Un beau voyou. Lucas Bernard a pris beaucoup de plaisir à filmer ses toits et ses rues, et ses différents quartiers... "C’est un film qui met les différents quartiers en regard. Ces balades sur les toits nous permettaient de traverser Paris socialement : on entre dans un bel immeuble haussmannien, mais pour aller sous les combles, il faut passer par les escaliers de service et par les chambres de bonnes. Beffrois habite à Marcadet-Poissonniers, le long des rails, des immeubles qui ont longtemps été la propriété de la SNCF : ce sont des immeubles tout confort mais tout de même des structures imposantes de dix étages. L’adresse de Justine et son père est plus « respectable » : nous avons tourné avenue Franklin Roosevelt. Nous avons trouvé la chambre de bonne de Bertrand rue Turgot – et le premier tableau volé emmène Beffrois à Montmartre. Mais les toits ne sont pas exactement à leur place. Pour tourner sur les toits, il faut les accords de plusieurs copropriétés, c’est compliqué. Heureusement, on avait repéré des parkings, Gare de l’Est, au dernier étage, avec vue sur Paris à 360°. Tous les plans où l’on ne voit pas les pieds de Beffrois, c’est qu’il marche sur le parking."

Mission Impossible !

Le tournage d'Un beau voyou s'est déroulé en même temps que celui de Mission Impossible Fallout, ce qui a engendré quelques soucis pour la production : "La poursuite a été tournée sur le toit du BHV et à Boulogne-Billancourt. Charles Berling et Swann Arlaud ont montré un vrai courage physique. Ce ne sont pas des toits trop hostiles, mais parfois, comme en montagne, un passage qui a l’air facile s’avère en fait très dangereux : sur le toit où fuient Justine et Bertrand, le cascadeur n’était pas du tout à l’aise. Moi non plus d’ailleurs ! Ce qui est drôle, c’est qu’on a tourné en même temps que MISSION : IMPOSSIBLE, dont le budget cascade n’a rien de commun avec le nôtre. On a dû ajuster le plan de travail parce qu’on ne pouvait pas garer les camions, Tom Cruise occupait toute la ville !", se souvient Lucas Bernard.

Berling et Arlaud

Swann Arlaud et Jennifer Decker sont arrivés très tôt dans le processus de casting d'Un beau voyou. Lucas Bernard explique : "Swann, c’est une idée de Florian Môle, mon producteur. À l’époque je le connaissais peu. Au premier contact, j’ai trouvé sa voix très belle. Jennifer, c’est la directrice de casting qui l’a proposée. Ce qui me plaisait, c’est que Jennifer et Swann ont le même âge. Le fait que les deux personnages soient sur un pied d’égalité en termes d’âge et de sexualité, c’était important pour moi. Là aussi, sur le papier, c’est balisé : le voleur se fait attraper parce qu’il a une copine, parce qu’il devient « traçable ». Et souvent, dans les polars, les filles amoureuses du bandit sont un peu des buses… Il fallait donc faire de Justine un personnage fort et intéressant. Elle est la seule qui n’est jamais effrayée par ce qui se passe. Elle aussi est libre. Et s’ils sont ensemble, c’est que ça se passe bien au lit. Je voulais que l’on comprenne leur entente sexuelle. C’est ce qui, à mon sens, rend leur relation crédible. Quant à Charles Berling, j’admire sa capacité à jouer des rôles très différents. Il a une filmographie très impressionnante qui débute à peu près au moment où j’ai commencé à vouloir faire du cinéma. RIDICULE, bien sûr, mais aussi CEUX QUI M’AIMENT PRENDRONT LE TRAIN ou LES DESTINÉES SENTIMENTALES. Je l’ai appelé en lui disant qu’il avait l’âge du rôle, donc l’âge d’être à la retraite, ça l’a fait beaucoup rire."

La place de la musique

La musique d'Un beau voyou est composée par Christophe Danvin, que le réalisateur Lucas Bernard connaît depuis longtemps. "Je voulais une musique qui se remarque, je ne voulais pas d’une musique dans le tapis, je ne voulais pas de nappes synthétiques ou d’électro. Mais c’était difficile parce que la musique nous forçait à décider plus précisément du genre de film qu’est Un beau voyou. Or, le film lui-même ne choisit pas complètement. Mais bon, quand vous prenez une enquête policière et que vous enlevez tous les éléments liés au pathos, qu’il n’y a pas d’arme à feu, pas de meurtre, etc., rien n’est grave. C’est juste un type qui cherche un autre type, et ça, c’est plutôt du registre de la comédie."

Quelques critiques presse

aVoir-aLire.com par Frédéric Mignard - Ce premier film, d’un assistant de Coline Serreau et Tonie Marshall, est une comédie d’humeur lunaire, qui relève d’une tradition parisienne truculente. La trame policière n’est qu’un prétexte pour des compositions de personnages attachants dans leurs chimères.

Femme Actuelle par Sabrina Nadjar - Cette fantaisie romanesque, finement écrite, rappelle les belles heures des comédies françaises.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Une belle distribution sert des dialogues ciselés. Charles Berling incarne un commissaire, veuf d’une amatrice d’art qu’il a docilement suivie dans des expositions, sur le point de basculer dans la page blanche d’une retraite sans projet. Plus qu’un beau coup en fin de carrière, il attend de cette dernière enquête un divertissement, un ultime frisson.

Le Dauphiné Libéré par Jean Serroy - Le commissaire Beffrois attend la retraite avec un enthousiasme mitigé quand un vol de tableau retient son attention. Est-ce l’élégance du procédé ? L’audace du délit ? La beauté de l’oeuvre volée ? Beffrois se lance à la recherche d’un voleur atypique, véritable courant d’air, acrobate à ses heures. On aime.

Le Nouvel Observateur par Xavier Leherpeur - Une comédie policière dont le scénario sophistiqué et les dialogues narquois font immédiatement mouche, tout autant que la mise en scène alerte et référencée.

Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain - Personnages farfelus et attachants, ballets sur les toits de Paris… Ce premier film au charme désuet est une belle réussite.

Libération par Sandra Onana - Un jeu de chat et de la souris entre flic et filou, où l’on se plaît évidemment à être du côté du second plutôt que du premier.

Télé Loisirs par Emilie Leoni - Charles Berling et Swann Arlaud forment le duo drôle et délicat de cette comédie policière aérienne et audacieuse.

Télérama par Guillemette Odicino - Face à Swann Arlaud (le voleur), subtil, tout en sourire doux et regards piquants, Charles Berling excelle en Colombo saisissant sa dernière chance. Avec ses dialogues ciselés, le réalisateur chaparde du côté de Pierre Salvadori ou de Philippe de Broca.

Le Figaro par La Rédaction - Bien joué, le film pêche par un scénario bancal et trop d'invraisemblances pour retenir l'attention du public.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Malgré des facilités scénaristiques et une course-poursuite sur les toits parisiens peu vertigineuse, ce premier long métrage dispose d’un certain charme, se révèle rafraîchissant tout en rappelant le ton de certaines comédies policières hollywoodiennes des années 1950.

Le Parisien par La Rédaction - Au final « Un Beau voyou » retrouve son équilibre et la capacité d’entraîner le spectateur dans une aventure assez captivante. Le scénario est travaillé et le trio central assure : à savoir Charles Berling, Swann Arlaud et la très convaincante Jennifer Decker.

Ouest France par La Rédaction - Une étrange comédie policière qui ne manque pas d'humour ni de bons mots.

Première par Thierry Chèze - En choisissant pour antihéros un personnage affranchi de toute obligation morale, Lucas Bernard entraîne son récit dans des méandres inattendus. Un régal à jouer pour ses comédiens très à l’aise dans cet espace de liberté.

Voici par La Rédaction - Une comédie décalée sympathique