Un divan à Tunis – de Manele Labidi

Vendredi 17 Juillet à 21h et Dimanche 19 Juillet à 18h

12 février 2020 / 1h29min / Drame, Comédie

De Manele Labidi

Avec Golshifteh Farahani, Majd Mastoura, Aïcha Ben Miled

Nationalité français

Synopsis
Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec « prestations tarifées », les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu’il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d’exercer…

Anecdotes

Genèse
Inspirée depuis toujours par la Tunisie dont elle est originaire, Manele Labidi a trouvé dans la révolution tunisienne le déclencheur de son premier long-métrage : "La révolution a rendu le pays tout d’un coup « bavard » après des décennies de dictature et c’est cette effusion de parole intime et collective que j’avais envie de traiter. J’ai aussi compris que la révolution avait eu impact sur le psychisme de la population : la chute brutale de la dictature avait plongé le pays dans un chaos et une incertitude provoquant chez certains des troubles anxieux et dépressifs liés aux interrogations sur l’avenir politique du pays, la crise économique, le spectre islamiste, le terrorisme".

Comédie
Alors que le monde arabo-musulman est souvent réduit au terrorisme, à l’islamisme et à la question du voile, la réalisatrice voulait en offrir un regard différent grâce à la comédie : "ses codes, ses outils cinématographiques permettent de traiter de ces sujets complexes de manière élégante et distancée, ce qui m’a offert une très grande liberté". Elle s’est notamment inspirée de la comédie italienne des années 60-70 qui traite, selon elle, de sujets sociaux et politiques à travers l’humour et la satire. "Il y a dans ces comédie une vitalité et une outrance toujours teintées de poésie et d’humanité qui ont résonné très fortement chez moi et ont fait le pont avec ma culture arabo-méditerranéenne", explique-t-elle.

Golshifteh Farahani
La réalisatrice avait un fort désir de travailler avec Golshifteh Farahani : "Elle a une puissance cinématographique hors du commun, à l’écran quelque chose d’étrange s’opère qui est difficile à expliquer mais qui relève selon moi de la magie. Le caractère taiseux de Selma exigeait cette cinégénie et ce charisme". Qui plus est, le parcours de vie de l’actrice iranienne raisonnait par endroits avec celui de son personnage.

Quelques critiques presse

Charlie Hebdo par Yann Diener - Manele Labidi signe son premier long-métrage avec cette comédie réussie : intéressante, drôle et intelligente.

20 Minutes par Caroline Vié - Golshifteh Farahani éblouit par son énergie en psychanalyste qui revient dans son pays natal après avoir fait ses études en France.

Bande à part par Benoit Basirico - Golshifteh Farahani irradie dans ce petit théâtre tragi-comique à Tunis.

Elle par Thomas Jean - Une comédie freudienne où la folie douce fait loi.

Femme Actuelle par Sabrina Nadjar - Charmant et drôle.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Une fantaisie drôle et légère qui n’en rajoute jamais.

Le Figaro par Eric Neuhoff - Magnifiquement porté par Golshifteh Farahani, dans le rôle d’une psychanalyste, le premier film de Manele Labidi est plein de fraîcheur.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Une comédie drôle et profonde.

Le Parisien par La Rédaction - Très jolie chronique d'une retour aux origines, « Un Divan à Tunis » multiplie les scènes émouvantes ou très drôles, mettant en prise cette jeune psy avec des personnages hauts en couleur ou les affres de la vie quotidienne en Tunisie.

Le Point par Eva Sauphie - À travers les ressorts de la comédie, la réalisatrice franco-tunisienne de 36 ans livre une fresque sociale teintée de tendresse et d'humour pour mieux dépeindre un pays en pleine reconstruction sociale, politique, économique et administrative.

Les Fiches du Cinéma par Marie Toutée - Sous couvert d’une comédie qui met en scène une galerie de personnages hauts en couleur, ce premier film évoque avec humour son pays en pleine mutation.

Marianne par Olivier de Bruyn - Un divan à Tunis, avec son humour, son insolence et sa croyance dans les bienfaits de l'analyse, mérite bien qu'on lui accorde une séance.

Marie Claire par La rédaction - Bravant les convenances sociales, ce film est une jolie radiographie de la société tunisienne à travers le profil psychique de ses habitants, scandé par de savoureuses scènes comme le trajet en voiture de l'émouvante Golshifteh Farahani avec le fantôme du docteur Freud.

Ouest France par La Rédaction - Un humour aussi fin que piquant.

Positif par Eithne O'Neill - En somme, un feel good movie populaire, haut en couleur et attachant.

Télérama par Guillemette Odicino - Savoureuse comédie à l’italienne à Tunis, où une psychanalyste se met à l’écoute d’un peuple en souffrance.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Une comédie pétillante qui met en perspective la psychanalyse et la révolution culturelle à l’œuvre en Tunisie. Ce premier film décline un point de vue original et parfois provocateur sur la rencontre interculturelle entre une française d’origine tunisienne et le pays de son enfance

Cahiers du Cinéma par Jean-Sébastien Chauvin - L'écriture des situations est fine et bien sentie.

Ecran Large par Christophe Foltzer - "Un divan à Tunis" est un très agréable divertissement, bien plus malin que ce que l'on pourrait en penser au premier regard. Une petite thérapie qui met du baume au coeur, on serait bête de la refuser.

La Croix par Marianne Meunier - Une comédie profonde où l’humour et le sérieux se marient et occupent une place égale.

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller - Une comédie sympathique avec Golshifteh Farahani, dont la lumineuse détermination et la mélancolie tenace donnent du caractère à ce premier film .

Les Inrockuptibles par Emily Barnett - Jolie force méta de ce film qui, sous des dehors mignons-modestes, fait beaucoup, beaucoup de bien.

Première par Thierry Chèze - Un divan à Tunis raconte un pays en transition par le prisme majoritaire des femmes. Et pointe par l’absurde ces traditions si difficiles à faire voler en éclats, même par un vent de liberté. Avec dans le rôle central, Golshifteh Farahani, toujours aussi subtile et rayonnante.

L’avis du projectionniste

Une Comédie intelligente, pleine de fraîcheur et d'originalité, les répliques fusent et font rire la salle. La palette de personnages hauts en couleur révèle une Tunisie populaire et attachante. La photo est superbe, la musique aussi ; c'est un film bien ficelé où on s'amuse beaucoup, à voir en famille, entre amis ou en couple.