Un peuple et son roi – de Pierre Schoeller

Dimanche 28 Octobre à 17h00

Date de sortie 26 septembre 2018 (2h 01min)

De Pierre Schoeller

Avec Gaspard Ulliel, Adèle Haenel, Olivier Gourmet

Genres Drame, Historique

Nationalité français

Synopsis

En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d’hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République…

Anecdotes

Origine du projet

La question politique et le débat social étaient déjà au coeur de des deux précédents longs métrages de Pierre Schoeller, « Versailles » et « L’Exercice de l’Etat ». Cette fois, le cinéaste plonge dans le passé avec Un Peuple et son roi. Une immersion dans les trois premières années de la Révolution française. "Après « L’Exercice de l’Etat », j’avais le désir de creuser le sillon du politique, et de m’en échapper. La continuité a pris la forme d’un retour aux sources. Un récit des origines. D’où vient ce gène français de liberté ? D’égalité ? De République… Quelle est cette révolution de 1789 qui n’en finit pas de nous hanter ? Cette histoire peut-elle se résumer à une dizaine de dates emblématiques ?… Tout me semblait m’amener à 1789. Par ailleurs, ce désir du film historique m’a entraîné en terrain inconnu. Costumes, décors, lumière, effets spéciaux, dramatisation des foules… Autant de questions nouvelles pour moi de mise en scène. Au final, ce périple dans le passé s’est révélé une vraie cure de jouvence", souligne le réalisateur.

Un regard sur la Révolution

Le film démarre en 1789 et s’achève en 1793 avec l’exécution du Roi. Pierre Schoeller revient sur cette envie de mettre en scène les premières années de la Révolution. "Ce qui m'a frappé, c'est l’enthousiasme, le courage de ces femmes et de ces hommes. Une manière unique de s’inventer une citoyenneté, des valeurs aussi fortes que l’égalité, la souveraineté, l’insoumission que des siècles et des siècles de pouvoir leur avaient refusées. En 89, c’est tout un peuple qui se met à s’imaginer une autre existence, toute une nation qui bâtit une nouvelle société. C’est cette énergie créatrice qui m’a nourri et soutenu pendant les longues années pour mener à bien ce projet. Littéralement, elle a porté tous ceux qui ont participé au film. Cette énergie, elle infuse tout. Elle est dans les discours, dans les journées insurrectionnelles. Dans les chants. Dans les parcours des personnages qui ne cessent de se transformer au fil des événements. Elle est dans les grandes secousses révolutionnaires. Alors que je finissais le montage de « L’Exercice de l’État », les révolutions arabes éclataient de pays en pays. J’ai eu l’intuition qu’un des signes simples qu’une révolution s’empare d’une société, d’un peuple, c’est quand les événements entraînent des inconnus à un héroïsme ordinaire, anonyme. Si cela vous arrive, ou à votre frère, à votre voisin, à celui qui n’avait que la vente de quelques fruits pour vivre, cela veut dire que vous vivez un temps révolutionnaire."

Un projet de longue haleine

Un peuple et son Roi a mis sept ans à voir le jour. Pierre Schoeller en parlait pour la première fois en 2011, en terminant « L’Exercice de l’Etat ». "Pierre m’a reparlé de son désir de consacrer un nouveau film à la Révolution française, idée qu’il avait déjà évoquée avant le tournage ; un film qui mette en scène la pensée et la parole politique et ne se cantonne pas à la succession des événements comme l’avaient fait Robert Enrico et Richard T. Heffron au moment du Bicentenaire de la Révolution. Et il avait envie de donner une large place à des personnages issus du peuple", confie le producteur Denis Freyd.

De l'idée au scénario

Comme pour chaque film, il y au commencement un scénario… Tout l’enjeu de l’écriture fut de détacher le scénario du sujet plus général de la Révolution française. "On n’aborde pas un projet pareil sans beaucoup lire. Et annoter les ouvrages. Par chance, nombre d’historiens ont répondu présents. Les principaux ont été Arlette Farge, Sophie Wahnich, Guillaume Mazeau et Timothy Tackett. Ils m’ont encouragé, ils m’ont guidé dans cette aventure avec bienveillance et disponibilité. J’ai lu et relu les débats de l’Assemblée concernant des journées qui m’intéressaient pour le récit. Chacun peut le faire, ces débats sont disponibles sur Gallica (la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France). C’est une mine. Un continent de paroles, de chansons, de dessins, de caricatures. Le film, les dialogues, les décors, les plans, les personnages, tout vient de là. Jusqu’aux dimensions de la salle du Manège qui a accueilli les députés de la Constituante et de la Convention. Une foule de détails. La myopie du Roi. Le perruquier de Robespierre. La fourrure au cou de Marat. Je n’ai rien inventé. Je me suis laissé sagement envahir. Pendant trois années d’écriture, j’ai vécu dans un monde parallèle. Pour moi, la mise en scène doit toujours partir de choses très concrètes, très simples. Des faits et toujours des faits. Que faisaient les patriotes de Paris le soir du 14 juillet ?… Robespierre lisait-il ses discours, ou bien s’autorisait-il une part d’improvisation ?… Qui s’opposait aux droits de l’homme ? Comment la Reine a-t-elle vécu l’abandon de Versailles ?… Que faisaient les enfants de Paris au milieu des insurrections ?… Comment des femmes par centaines ont-elles trouvé l’énergie de marcher quatre heures durant sous la pluie froide d’octobre ? Et de passer la nuit blanche à la toute jeune Assemblée nationale… Quel était ce silence qui accompagna le Roi à la guillotine ?…", confie Pierre Schoeller.

Les femmes dans la Révolution

Les femmes sont omniprésentes dans Un Peuple et son roi. Certaines, comme Françoise (Adèle Haenel), rêvent de femmes citoyennes… C’est un fait historique : les femmes étaient là à toutes les dates clés. "Et dès 1789, dès les cahiers de doléances. Là, et bien là… Mais le premier événement majeur, c’est octobre. Cette marche des femmes sur Versailles, aux yeux de tous (députés, noblesse, bourgeois de Paris…), c’est l’irruption des femmes sur la scène politique. Et plus encore, il y a ce qu’elle a entraîné, un événement impensable alors : que le Roi et la Reine se résolvent à quitter Versailles pour venir à Paris. Octobre, c’est un tournant décisif de la Révolution. Parce que pour la première fois des femmes de la Halle, des maraîchères, des lavandières, des vendeuses de harengs (Reine Audu), une chocolatière (Pauline Léon), font entendre leur voix au coeur de la toute jeune Assemblée nationale (qui siégeait à Versailles). On assiste à l’éruption de l’énergie populaire au coeur du pouvoir", explique Pierre Schoeller.

Le Roi Laurent Lafitte

Laurent Lafitte donne une image assez inédite du Roi Louis XVI. "Le Roi c’est l’autre figure du titre. Je voulais un Louis XVI qui sorte un peu de la figure convenue du monarque victime, dépassé par les événements, bref un Louis XVI sacrificiel et finalement dégagé de ses responsabilités… Cette vision arrange peut-être les nostalgiques et les défenseurs d’une révolution douce, mais malheureusement elle ne résiste pas à l’examen des faits. Louis XVI était polyglotte, c’était un esprit curieux, rationnel, précis, lucide. La question avec lui, c’est sa foi inébranlable qu’il est le dépositaire du bonheur de son peuple. Tant qu’il avalise les réformes vertigineuses de 89 (et souvent sous la pression et le rapport de force), il est adulé. Son aura est très forte. Mais la Révolution prend un cours imprévu. La monarchie constitutionnelle est mal engagée, aussi du fait du double jeu de Louis XVI qui complote avec les cours étrangères…

Rester en France

La mise en scène de Pierre Schoeller concernant les débats politiques est d’une grande vitalité. On éprouve presque physiquement le plaisir qu’ont ces députés et citoyens à débattre dans la salle du Manège. On suit les débats, on saisit les enjeux qui agitent ces députés. "D’un commun accord avec mon producteur, Denis Freyd, nous nous étions fixés deux objectifs : ne pas céder à la tentation de Prague, rester en France, en région parisienne. Et limiter les effets spéciaux à leur stricte nécessité. Donc nous n’avons pas tourné en studio. Le chef-décorateur Thierry François a reconstruit la grande salle du Manège aux deux-tiers, en bois, dans un site exceptionnel, le réfectoire de la Maison d’éducation de la Légion d’honneur à Saint- Denis. Une chance unique, car son architecture est vraiment semblable au bâtiment qui bordait le jardin des Tuileries. Les gravures en témoignent."

Discours historiques

Les députés de l'Assemblée ont le visage de Robespierre, de Marat, de Barnave et de Saint-Just. Pierre Schoeller explique sa façon de travailler avec les acteurs incarnant ces figures historiques. "Je voulais que le spectateur découvre ces discours, non pas comme des pages d’histoire, mais comme des interventions actuelles, contemporaines, au sens de ce temps de 1789 ou de 1792. Que ces discours sonnent dans leur première fois. J’ai donné à chacun des acteurs l’intégralité du discours, avec les interventions d’avant et d’après. Un discours n’existe pas seul. Il naît dans le cours d’un débat, il y répond ou s’y oppose. Parfois, en accord avec le comédien, j’ai rajouté du texte, des paragraphes. En règle générale, nous avons un peu plus tourné de textes. Cela m’a laissé la liberté au montage de recomposer les interventions, en insistant sur les dynamiques de jeu, de mieux rythmer l’intensité de ces prises de paroles. Après pour le travail singulier, je dirais que chaque comédien avait son propre défi. Pour Denis Lavant (Marat), c’était de réussir à faire restituer, en quelques traits, et humainement, cette figure extrême et complexe qu’était l’ami du Peuple.

Pour Niels Schneider (Saint-Just), c’était une alliance très spéciale de jeunesse, d’audace politique, d’envoûtement. Pour Pierre-François Garel, ce fut de donner de l’ampleur, de la densité à un personnage moins connu mais très important en son temps, l’avocat Barnave, un des jeunes orateurs de 89 les plus brillants. Enfin, Louis Garrel, le défi des défis, c’était de proposer un Robespierre de 30 ans, jeune, un Robespierre qui émerge, qui peu à peu se construit sa figure d’inflexible. On est parti d’une simple image : celle du grain sable. En 1789, le jeune Robespierre idéaliste et orateur rigide est largement moqué par ses pairs. En 1792, ses interventions débutent dans le silence, car Robespierre est au coeur des enjeux politiques, et de la destinée de la France. Louis n’a pas eu froid aux yeux. Il campe un Robespierre posé, déterminé, droit, celui qui ne dévie pas. Après je vous dirais, que notre plus grand allié dans l’histoire, ce sont les mots, les paroles de ces députés. Vous entendez leurs mots. Il n’y a eu aucune réécriture, aucun changement dans la chronologie, seulement des coupes et du montage."

Ambiance révolutionnaire

Pour restituer l’ambiance des débats, discours et pétitions, Pierre Schoeller et son équipe ont tourné à deux caméras, les archives à la main. "L’essentiel était de sortir les grands discours de leur aura consacrée. De poser l’orateur dans la lumière, l’immerger dans l’écoute de ses collègues, les interpellations, le jeu de chorus avec les tribunes populaires. Le défi, mon obsession des 45 jours de tournage, ce fut le présent, le présent, le présent. Non pas réciter une table des lois révolutionnaires, mais traquer l’improvisation, le détail humain, les émotions, la fragilité. Car je peux vous dire que la prise de parole d’un acteur devant plus d’une centaine de figurants et d’acteurs qui écoutent chacun de vos mots, a une saveur particulière, une intensité que la caméra et le montage j’espère restituent fidèlement. Et sans des comédiens investis jusqu’au dernier votant du procès du Roi, ces scènes du Manège seraient aussi mornes qu’un débat de la Troisième République", souligne le metteur en scène.

Zéro électricité

Pierre Schoeller a travaillé une nouvelle fois avec son chef-opérateur fétiche, Julien Hirsch, qui a signé la lumière de tous les films du réalisateur. "Là, le défi était simple : no electricity ! Parlons des nuits : flambeaux, torches, bougies, lanternes, lueur de la cheminée ou lueur du four du verrier, lustres de la salle du Manège. Les sources sont dans le champ, et très souvent manipulées par les acteurs et figurants. Cela donne cette lumière si singulière, une lumière vivante comme les flammes, animée. Elle n’arrête pas de vibrer, de bouger sur les visages et les décors. Une lumière réactive comme un animal rebelle. Elle peut être très douce et d’autres fois très tonique. Il faut accepter la pénombre ou, au contraire, des jaillissements de clarté très forts. Parlons des jours. Je les ai voulus lumineux comme un été. Solaires. À étudier la chronologie révolutionnaire, j’ai été frappé par la répétition de faits décisifs en juin, juillet, août. Été 89, la Bastille. Été 91, la fuite à Varennes. Été 92, l’insurrection de Paris et la prise du Palais des Tuileries. Été 2017, tournage du film !…

Le son, une étape cruciale

Pierre Schoeller évoque le défi du travail sur le son dans Un Peuple et son roi : "Avec les ingénieurs du son Jean-Pierre Duret et Jean-Pierre Laforce, on se doutait que cela allait être un chantier énorme, et on n’a pas été déçus. Tout était à inventer : l’ambiance des rues de Paris en 1789, les éclats et les grondements de la toute première Assemblée nationale. Sans parler des scènes insurrectionnelles. Enfin ce bouillonnement ne devait pas perdre de vue l’essentiel : entendre, et bien entendre cette parole des premiers temps de la Révolution. Le son du film contribue nettement à cette sensation de présent que je cherchais. C’est essentiellement du son direct.

La place de la musique

C’est Philippe Schoeller, le frère de Pierre Schoeller, qui a composé la musique du film.

Quelques critiques presse

Bande à part par Pierre Charpilloz

Entre drame intime et fresque historique, le quatrième film de Pierre Schoeller, sept ans après "L'Exercice de l'État", est surtout un grand film politique.

Elle par Françoise Delbecq

Les images rappelant des tableaux de Jacques-Louis David confèrent grandeur et éclat à cette fresque historique, qui se savoure exclusivement sur grand écran.

Positif par Pierre Eisenreich

On est impressionné par la qualité de tous les interprètes, de leur énergie et de la justesse de leur jeu d'orateur. Cette superproduction française revendique avec force la vraie filiation cinématographique dont la mère est la photographie et le père, le théâtre.

20 Minutes par Caroline Vié

Des recherches ont permis [à Pierre Schoeller] de découvrir des airs étonnants qui rythment l’action et apportent une originalité réelle à un sujet déjà beaucoup traité par le septième art. On souhaite un beau succès à "Un peuple et son roi".

Direct Matin par La rédaction

Avec un budget de près de 17 millions d’euros, cette fresque historique, politique et humaine célèbre le courage et l’insoumission de citoyens prêts à mourir pour la liberté, de la prise de la Bastille en 1789 jusqu’à la mort sur l’échafaud et en place publique du souverain déchu, incarné par Laurent Lafitte, en 1793.

Ecran Large par Simon Riaux

Malgré un montage qui étouffe un peu les grandes ambitions de Schoeller, "Un peuple et son roi" demeure une fresque passionnante sur notre rapport fiévreux à la chose publique.

Femme Actuelle par La rédaction

Ambitieuse et exigeante, servie par une affiche royale, cette fresque qui va de l'été 1789 à l'exécution du roi en 1793, ravira les férus d'histoire.

Le Monde par Thomas Sotinel

Autant qu’un spectacle guidé par un souci de fidélité aux sources, le film de Schoeller est un essai voué à réveiller la réflexion sur l’idée de révolution, sur son actualité.

Le Nouvel Observateur par Jérôme Garcin

ce grand film mérite vraiment d'être qualifié de populaire.

Le Parisien par Pierre Vavasseur

Dans un film qui impressionne par son esthétique et sa quête de vérité historique, Pierre Schoeller fait le pari de raconter l'instauration mouvementée de la République.

Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé

De la prise de la Bastille à la mort de Louis XVI, Pierre Schœller montre des gens en train de faire une révolution. Un film à la fois austère et lyrique, qui englobe intelligemment l’histoire et le présent dans une même réflexion.

L'Humanité par Dominique Widemann

Entre une aristocratie qui ne désarme pas, les options réformatrices et la raison du peuple qui l'emportera, pas ici de révisionnisme mais une vision. Un plaisir de lumières, de sons, de plasticité et une distribution prestigieuse.

Sud Ouest par Sophie Avon

"Un peuple et son roi" se déploie non sans afféterie mais non sans beauté aussi.

Télérama par Jérémie Couston

Chapitrée sans être strictement chronologique, la leçon d’histoire, au didactisme de bon aloi, permet à tout spectateur de réviser ses connaissan­ces. Elle est rendue plaisante par la très vivante galerie de Parisiens.

Culturebox - France Télévisions par Jacky Bornet

le film de Pierre Schoeller tient son rôle dans le décryptage équilibré de cette époque complexe en en évoquant toute la complexité, mais aussi dans de beaux efforts de mise en scène.

La Croix par Céline Rouden

Un peu empêtré dans un dispositif mêlant réalité et fiction, "Un peuple et son roi" parvient néanmoins à saisir ce moment de bouillonnement où un peuple conquiert sa souveraineté.

La Voix du Nord par Christophe Caron

Pierre Schoeller signe une évocation riche et soignée de la Révolution française (de 1789 à 1793).

Le Figaro par La rédaction

Pédagogue scrupuleux, Pierre Schoeller se focalise sur la cause qu'il défend, celle du peuple et de ses aspirations.

Marianne par Guy Konopnicki

Acteur majeur de la Révolution française, le peuple ne se représente pas aisément. Ici, Pierre Schoeller réussit à donner une image à des personnages vivant à l'ombre de la Bastille, dans le quartier de l'Arsenal.

Ouest France par Gilles Kerdreux

Dommage que ce film avec un superbe casting soit inégal. Mais il est pédagogique.

Télé Loisirs par Maryvonne Ollivry

Portée par des acteurs de qualité, cette ambitieuse reconstitution a le mérite de nous faire vivre ces événements depuis la rue.

Transfuge par Frédéric Mercier

C’est un film inégal, partagé entre sublime et inconsistance mais qui ne manque pas de panache.

L'avis du projectionniste
Un bon film historique, dont le parti pris d'insister sur les hommes et femmes de Paris est très intéressant. Excellents acteurs, décor hyper réaliste . A voir.