Un vrai bonhomme – de Benjamin Parent

Dimanche 09 Février à 17h00

De Benjamin Parent

Avec Thomas Guy, Benjamin Voisin, Isabelle Carré

Comédie dramatique

Nationalité français

Synopsis
Tom, un adolescent timide et sensible, s’apprête à faire sa rentrée dans un nouveau lycée.
Pour l’aider à s’intégrer, il peut compter sur les conseils de Léo, son grand frère et véritable mentor.
Léo va s’employer à faire de Tom un mec, un vrai, mais son omniprésence va rapidement se transformer en une influence toxique. Tom va devoir batailler pour s’affranchir de l’emprise de Léo et trouver son propre chemin….

Anecdotes

Naissance du projet
L'idée du film est né suite à une discussion qu'a eue Benjamin Parent avec les scénaristes Victor Rodenbach et Tristan Schulmann autour de la série Les Grands qu'ils écrivaient pour OSC. Le réalisateur se rappelle : "Comme je n’étais pas satisfait de mon travail, nous avions mis le développement de la série en pause et réfléchissions à la façon de l’orienter différemment. Durant la réunion, un des auteurs m’a demandé : « Et toi, Benjamin, comment étais-tu quand tu étais ado ? ». En moins de cinq minutes, a fusé l’idée d’un ado frustré par son manque de virilité qui trouvait de l’aide auprès de son grand frère. Sauf que ce grand frère était…mort. On tenait quelque chose. Nous n’avons pas développé ce thème dans la série, dont la production était déjà très avancée, mais je l’ai gardé en tête. Je sentais que les gens accrochaient tout de suite quand je leur racontais le pitch."

Thématique récurrente
Benjamin Parent a été découvert en 2012 avec son court-métrage Ce n’est pas un film de cow-boys et a, plus tard, écrit les six premiers épisodes des Grands (une série qu'il a créée), deux projets qui traitent de l'adolescence. Le metteur en scène précise : "Ce qui m’intéresse c’est l’adolescence et plus précisément la mienne, sans doute faut-il y voir une volonté réparatrice de refaire l’histoire. J’aime explorer ce que j’ai vécu. Certes le langage change – les ados d’aujourd’hui n’ont plus les mêmes codes ni expressions qu’à mon époque - mais les thématiques restent : Comment construit-on son identité lorsqu’on est un garçon ? Quel homme veut-on être et, d’ailleurs, c’est quoi, être un homme aujourd’hui ?"

Question centrale
Le personnage de Tom veut à tout prix obéir aux injonctions de masculinité auxquelles son frère répond si bien, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il y a un autre chemin à prendre et qui lui correspond beaucoup mieux. Il s'agit d'une question qui obsède Benjamin Parent et qu'il traitait déjà dans son court métrage Ce n’est pas un film de cow-boys. Le metteur en scène précise : "En s’interrogeant sur l’émotion qu’il a ressenti à la vision de Brokeback Mountains, j’ai compris, après coup, que Vincent, mon héros, se questionne plus sur sa masculinité que sur son rapport à l’homosexualité. J’ai souhaité creuser cette thématique et lu beaucoup d’ouvrages à ce propos, notamment Le Mythe de la virilité d’Olivia Gazalé, un livre remarquable qui a sûrement influencé l’écriture du film. Il ne s’agit pas de faire de la sociologie- je fais du cinéma- mais je tiens à défendre un point de vue sur notre époque."

Un film verdoyant
Côté références, Benjamin Parent a beaucoup pensé à Des gens comme les autres de Robert Redford, notamment par rapport aux thèmes de la famille éclatée, de l'absence et de la culpabilité. Il a aussi revu The Spectacular Now pour le côté verdoyant qu'il voulait donner à Un vrai bonhomme. Il explique : "J'ai grandi à Meaux, en Seine & Marne et c’était dans ce genre de banlieue assez verte que je voulais que le film se déroule – ni à Paris ni dans une cité béton. Je tenais également à mettre des références à l’héroïsme en arrièreplans – un buste de Napoléon sur le bureau du père de Tom et des coupes, des trophées, symbolisant la puissance des hommes du passé et la pression qu’on attend des plus jeunes. On le remarque sans doute peu- ou pas- mais les codes couleurs correspondent à des personnages de comic books. Le vert et le bordeaux de Hulk pour Léo, le rouge, le bleu, les étoiles blanches de Captain America pour Steeve… La pression culturelle est forte dans nos sociétés."

Quelques critiques presse

CNews par La rédaction - Une histoire fraternelle bouleversante, qui aborde la question de l’adolescence et du passage à l’âge adulte.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Dans un récit d’apprentissage surprenant, Benjamin Parent aborde la question de la condition masculine. En douce et en douceur, il interroge l’identité et la virilité.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Il y a plein de douceur dans ce premier film, et des jeunes acteurs attachants : le débutant Thomas Guy, quise fait un peu voler la vedette par le charismatique Benjamin Voisin, le jeune acteur qui monte.

L'Express par Antoine Le Fur - Captivant de bout en bout, "Un vrai bonhomme" est un bouleversant récit d'apprentissage croisé avec un teen movie à l'efficacité américaine.

Ouest France par Gilles Kerdreux - Un scénario parfois prévisible, mais ce film se laisse regarder comme un joli drame sur la résilience de la perte d'un proche, l'émancipation et le fait de devenir vraiment quelqu'un et pas l'image d'un autre.

Paris Match par Fabrice Leclerc - Une très belle surprise, intelligente et touchante.

Positif par Yann Tobin - La mise en scène est efficace, comme ce scénario à la mécanique bien huilée qui bouscule sympathiquement quelques idées reçues .

Télérama par Isabelle Poitte - Ce premier long métrage transforme la classique quête de popularité d’un lycéen de banlieue en une subtile histoire de deuil. Et de réinvention de soi.

Voici par Lola Sciamma - Un juste équilibre entre coming-of-age-movie et fantastique.

Le Figaro par Nathalie Simon - Le premier film de Benjamin Parent, traite avec justesse de l’adolescence et de l’identité. Et révèle le jeune acteur Benjamin Voisin.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Plus sympathique que surprenant, même s’il flirte avec le fantastique, il distille son charme, trouve le juste ton entre rires et émotion.

Le Monde par Murielle Joudet - Un vrai bonhomme n’en a pas moins des qualités, film doux et presque joyeux sur le deuil, porté par de jeunes acteurs charismatiques.

Le Nouvel Observateur par Xavier Leherpeur - La mise en scène est parfois timide, mais la promesse est tenue.

Les Fiches du Cinéma par Gaël Reyre - Benjamin Parent signe un “teen movie” enlevé, touchant, très bien interprété.

L'avis du projectionniste
Très bon film qui aborde avec justesse certains des thèmes liés à l'adolescence : le désir d'être accepté, l'amour, l'amitié et l'apprentissage de l'indépendance, en y ajoutant celui du deuil et du traumatisme lié à la perte d'un être cher. Tour à tour drôle et touchante, l'histoire est servie par un casting impeccable, avec une mention spéciale pour les jeunes acteurs totalement bluffants.