Vendredi 19 Mai à 21h et Dimanche 21 Mai à 17h
Avec Juliette Delacroix, Marica Soyer, Alexis Michalik
SYNOPSIS
Katia et Justine tombent amoureuses. Malgré la peur de l’engagement et le regard des autres, elles décident de faire un enfant, laissant le hasard décider de qui le portera. Mais alors que Katia tombe enceinte, Justine la quitte soudainement. 12 ans plus tard, Justine est retournée à une vie rangée et Katia, qui a gardé l’enfant, apprend qu’elle est condamnée. Contrainte de trouver en urgence un tuteur pour sa fille, elle se tourne vers sa seule option : son frère William, écrivain cynique et désabusé…
Adaptation d'une pièce
Après Edmond (2018), c’est la deuxième fois, avec Une histoire d'amour, que Alexis Michalik adapte une de ses pièces au cinéma : "Au théâtre on raconte, au cinéma on montre. Le théâtre est un art où la parole est au centre de tout, où les acteurs racontent une histoire ; au cinéma, c’est la caméra qui filme une histoire. Il y a mille différences entre les deux arts, mais aussi des similarités."
"Au cinéma, le processus va être plus morcelé, avec une grande quantité de décors… mais mon écriture théâtrale est déjà très cinématographique. Pour Une Histoire d’amour, j’ai essayé de creuser des pistes que je n’ai pas pu approfondir au théâtre : utiliser plus de décors, suivre une chronologie un peu différente, garder l’essentiel en le racontant de façon légèrement différente."
"Au théâtre par exemple, deux personnes qui discutent cinq minutes, ça va vite, alors qu’au cinéma, ça semble une longue scène de dialogues. Le rapport aux dialogues n’est pas le même", confie le cinéaste.
Un rapport frère-soeur
Entre Katia et Justine, il y a William, le frère de Katia. Ce personnage que Alexis Michalik joue est à la fois sympathique (c’est lui qui pousse Katia à s’engager avec Justine) et antipathique (il a un abord froid, narquois et sûr de lui). Le scénariste, metteur en scène et acteur explique :
"J'ai voulu montrer un rapport frère-soeur. On sait qu’entre un frère et une soeur, il peut y avoir des conflits, des engueulades et que pourtant, il y a de l’amour. Si William n’était que gentil, on s’en ficherait. C’est vrai que William peut paraître arrogant mais au final, il est toujours là pour elle."
"Ce film, c’est aussi l’histoire d’amour entre le frère et la soeur et chacun d’eux sait qu’il y a toujours une personne sur laquelle ils peuvent compter. William et Katia ont un humour de résistance après avoir perdu leurs parents précocement : face à la souffrance, ils ont toujours une vanne qui désamorce."
On ne change pas une équipe qui gagne
Juliette Delacroix, Marica Soyer, Pauline Bression et Léontine d’Oncieu, les actrices de la pièce, sont à nouveau de la partie dans le film. Alexis Michalik justifie ce choix : "On était à l’initiative du projet avec mes associés Benjamin Bellecour et Camille Torre à travers Acmé, notre société. Je n’avais pas particulièrement besoin du cinéma et de ses grands noms, la pièce existait, elle avait très bien marché."
"Je me suis dit que ce serait beau de monter le film avec les actrices de la pièce et de faire perdurer cette aventure, ça m’amusait plus que d’aller chercher 7 ou 8 millions d’euros et des stars du cinéma. Pour que ça passe, il fallait bien sûr que des partenaires nous accompagnent et finalement, Le Pacte, France 2 et Canal nous ont suivi. A partir de là, on savait qu’on allait faire le film avec ce casting."
Steadycam ou pas ?
Alexis Michalik et la cheffe opératrice Marie Spencer on a eu un petit débat au début du tournage, le réalisateur ayant une passion pour la steadycam, et elle, pas du tout ! Il se rappelle : "On a fait « moite-moite », j’ai utilisé la steadycam et j’ai accepté qu’elle pose certains plans sur rails."
"Quand on rencontre un chef-op’, c’est comme avec un acteur, on essaye de se rencontrer à mi-chemin de nos envies, c’est un dialogue. Chaque plan était le fruit du temps imparti. La steadycam permet de travailler plus vite que les rails, sauf… s’il y a du vent, si tel ou tel obstacle la rend plus compliquée."
"Mais oui, la steadycam est un outil plus léger que le rail de traveling. Globalement, c’était un tournage plus simple que sur Edmond où il y avait de grands mouvements de grue."
La même durée que la pièce !
La première version de Une histoire d'amour durait 1h47, et en resserrant encore, Alexis Michalik et les monteuses Julie Tribout et Sophie Fourdrinoy sont arrivés à un film qui dure 1h26. "Ce qui est marrant, c’est que c’est la durée exacte de la pièce ! Cela montre que les grands mouvements de la pièce ont été respectés. Par des chemins différents, on a retrouvé le rythme de la pièce au cinéma", précise le cinéaste.
Musique du côté de l’émotion
Alexis Michalik a fait appel à Romain Trouillet pour concevoir une musique lyrique, du côté du mélodrame : "Avec Romain, on a fait beaucoup d’allers-retours, de tests, de changements. Au départ, dans la pièce, la bande originale est une playlist de chansons. Au cinéma, les droits sont trop chers."
"On s’est progressivement orientés vers moins de chansons et plus de compositions originales." "Romain et moi avons composé trois chansons, une quand elles font l’amour et deux pour le mariage. Romain est un super compositeur, il est au taquet, il réagit vite", confie le cinéaste. Il ajoute :
"La musique est très importante pour moi, tant au théâtre qu’au cinéma. J’ai tendance à raconter une histoire en m’appuyant sur la musique plutôt que l’inverse, et je pense que le montage doit s’accorder à la musique. Il y a une chanson d’Aznavour à la fin : dans la pièce, on la chante tous les cinq."
"On avait enregistré cette version pour l’essayer dans le film et finalement, j’ai préféré entendre la version d’Aznavour."
20 Minutes par Caroline Vié - L’énergie qui se dégage d’Une histoire d’amour apporte une chaleur unique à un film généreux, également porté par Marica Soyer, et Juliette Delacroix, éblouissantes de naturel en amantes comblées puis désunies.
BIBA par Samuel Loutaty - En adaptant la pièce au cinéma, Alexis Michalik a su se défaire de l'unité de temps, de lieu et d'action pour en faire un film émouvant et intense. Sans rien perdre en drôlerie. Une gageure.
Franceinfo Culture par Jacky Bornet - Alexis Michalik capte l’air du temps dans un mélodrame lesbien, sans tomber dans la récupération, mais en construisant des personnages forts sur une histoire originale aux émotions inédites et nuancées.
Le Parisien par La rédaction - Vivre, c’est aimer, et cette phrase toute simple, Michalik et sa troupe l’incarnent pleinement dans ce film qui donne envie de s’ouvrir et de ne pas jouer petit bras, mais plutôt de courir vite dans son existence pour ne pas en perdre une miette.
Les Echos par Adrien Gombeaud - Au-delà de leurs prestations souvent bouleversantes, Juliette Delacroix et Marica Soyer, avec fraîcheur et énergie, cassent les habitudes d'un cinéma français qui a trop souvent tendance à fonctionner comme une petite troupe.
Ouest France par Pascale Vergereau - Le film ne contourne pas toujours l'écueil du mélo mais est porté par deux comédienne magnifiques.
Public par Marie-Pierre Galinon - On ne ressort pas indemne de cette histoire de vie et d'amour pleine d'émotions, mais également d'humour et de fantaisie.
TF1 News par Rania Hoballah - Une magnifique histoire d'amour entre deux femmes, qui nous fait passer du rire aux larmes en un clin d'œil.
La Croix par Corinne Renou-Nativel - Séparation, cancer, mort brutale, alcoolisme… Au risque d’agacer, Michalik n’épargne pas ses personnages. Mais Une histoire d’amour a un charme indéniable.
Le Figaro par O.D. - Saluons le jeu des comédiens (les mêmes que la pièce), empreint de justesse avec de beaux élans de sincérité.
Positif par Yann Tobin - Malgré les efforts des actrices et la fluidité d’une caméra qui semble danser avec ses protagonistes, la première partie peine à faire partager leur passion. Plus originale, la seconde satisfait mieux l’ambition du projet, par son mélange de tons entre comédie, émotion et onirisme.
Télérama par Samuel Douhaire - Le ridicule n’est jamais loin mais le film emporte l’adhésion grâce à des pointes d’humour bienvenues et au charme de son casting.
aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur - L’homme-orchestre du théâtre contemporain adapte au cinéma l’une de ces pièces et en profite pour revisiter les codes de la comédie romantique et du mélodrame.
L'Obs par S. G. - Séparation, maladie, deuil, fantômes… La barque est chargée, mais le passage à l’écran lui fait gagner en scènes subsidiaires et en légèreté.