Vendredi 16 Octobre à 17h (VO/st) et Samedi 17 octobre à 20h30
1h53min | Action, Aventure, Thriller De Padraic McKinley
Avec Ethan Hawke, Russell Crowe, Julia Jones
Synopsis
Tout public avec avertissement
Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail impitoyable. Lorsqu’un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d’or, Murphy saisit sa seule chance de rentrer chez lui. Il s’embarque alors dans une expédition de tous les dangers, au cœur d’une nature hostile, où les trahisons se multiplient. Jusqu’où Murphy sera-t-il prêt à aller pour revoir sa fille.
Genèse du projet et influences seventies
Le projet a mûri pendant de longues années dans l'esprit du réalisateur Padraic McKinley. Désireux de rendre hommage au cinéma d'aventure brut des années 1970, il s'est inspiré de classiques viscéraux tels que Sorcerer, Délivrance ou Jeremiah Johnson. Il confie : "Ce genre de courage. Ce genre de sueur. Ce genre de poésie. J'espère qu'avec le film, nous avons apporté notre petite pierre à l'édifice de la lignée de Friedkin, Boorman, Pollack et Weir."
Un duo réuni par le passé
Pour porter le long-métrage, Padraic McKinley a fait appel à deux acteurs qu'il connaissait particulièrement bien : Ethan Hawke et Russell Crowe. Le cinéaste venait en effet de collaborer avec Hawke sur The Good Lord Bird et Crowe sur The Loudest Voice et The Exorcism. C'est en repensant le scénario aux côtés d'Ethan Hawke que l'idée de confier le rôle de l'antagoniste Clancy à Russell Crowe s'est imposée tout naturellement.
L'Oregon reconstitué en Europe
Bien que l'action du film se déroule dans l'Oregon en 1933 pendant la Grande Dépression, le tournage n'a pas eu lieu sur le continent américain. Pour recréer les paysages sauvages et hostiles de l'histoire, l'équipe s'est en réalité installée en Bavière. Un défi de taille pour l'équipe déco et la mise en scène, la région allemande présentant une topographie très différente de celle du nord-ouest des États-Unis.
Une méthode "pseudo-documentaire" face aux éléments
Les conditions météorologiques particulièrement maussades en Bavière ont grandement façonné l'esthétique du film. Plutôt que de subir le climat capricieux, Padraic McKinley a choisi d'adopter une approche visuelle proche du documentaire en tirant parti de la lumière naturelle et de la pluie. Un environnement difficile qui s'est avéré bénéfique pour les comédiens, contraints de patauger dans des rivières glacées et de porter de lourds sacs à dos sur des terrains escarpés.
Un rôle taillé pour Julia Jones
Seule présence féminine majeure au sein de l'expédition au milieu d'un casting très masculin, Julia Jones était le premier et unique choix du réalisateur pour incarner Anna. Deux ans avant le début du tournage, l'actrice a rejoint le projet, apportant au personnage une ténacité et une sensibilité uniques que Padraic McKinley décrit comme le « cœur battant » du film.
L'or, métaphore d'une époque
Le contexte de la Grande Dépression et la confiscation de l'or par le gouvernement américain en 1933 servent de toile de fond au film. Au-delà du simple trésor, le réalisateur a voulu donner un sens symbolique et un double sens au titre Les Contrebandiers : "Ce groupe de personnes porte non seulement un poids émotionnel, mais aussi un poids physique tout au long de son parcours."
Une bande originale faite d'objets détournés
La musique du film a été confiée aux frères Latham et Shelby Gaines (ce dernier ayant également coécrit le scénario). Le duo de compositeurs est réputé pour sa démarche expérimentale et tactile, fabriquant des sculptures sonores amplifiées à partir d'objets trouvés afin d'offrir au film un univers audio brut, organique et totalement inédit.
La séquence du pont : le défi logistique
La scène la plus éprouvante à tourner a été sans conteste celle du pont. L'équipe a dû dénicher une paroi rocheuse pouvant servir de falaise, faire construire la moitié d'un pont et tourner l'intégralité de la séquence dans une seule direction. Pour maintenir la continuité visuelle malgré les changements constants de météo (pluie, soleil, nuages), le réalisateur a dû composer avec la technique du "French reverse".
20 Minutes par Caroline Vié - Un film d’aventures palpitant.
Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Efficace et par moments percutant, le film se dote aussi, non seulement d’un discours sur les méfaits de la richesse (au contact avec l’or, les hommes deviennent bizarres : ils mentent, trichent, tuent…), et au travers des récits des motifs d’arrestation de chacun des prisonniers, d’un discours de fond sur l’injustice d’un système, ici au lendemain de la grande dépression, mais qui trouve cependant une certaine résonance aujourd’hui.
CinemaTeaser par Aurélien Allin - Le film d’aventure à l’ancienne a de beaux restes et le prouve dans cet excellent thriller « jack-london-ien » où la nature, bien qu’hostile, n’est pas le pire ennemi du col bleu.
Le Figaro par C. J. - Ethan Hawke campe un protagoniste ingénieux, capable de revenir en un clin d’œil à son instinct animal. Russell Crowe et lui forment des duellistes de haute volée.
Le Parisien par Renaud Baronian - Haletant, bien interprété.
Ouest France par Philippe Lemoine - Efficace et prenant.
Paris Match par Christophe Carrière - C’est du cinéma comme on l’adorait dans les années 1970 : âpre et viscéral, réaliste et spectaculaire, fiévreux et jusqu’au-boutiste.
Télé Loisirs par C.M. - Ce thriller d'aventures aux décors grandioses offre de belles séquences d'action.
Voici par La Rédaction - Un formidable thriller d'aventure.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Un film avec et pour Ethan Hawke, qui éclipse tous les autres personnages, trop peu écrits et très secondaires, même Russell Crowe.
Franceinfo Culture par Laurence Houot - Si le duo d'acteurs fait merveille, la mise en scène de ce film d'action signé Padraic McKinley ne parvient pas vraiment à nous emporter.
L'Humanité par La Rédaction - Quatre pauvres types qui suent et saignent pour la fortune des puissants dont ils ne verront pas la couleur – la démonstration a le mérite de la simplicité. Pour le reste, le film, fortement inspiré par Le Convoi de la peur du regretté William Friedkin (parfois un peu trop, comme lors d’une scène de pont suspendu où les héros se lancent des lingots au-dessus du vide) assume d’être âpre, brutal.
L'Obs par Guillaume Loison - Si lui manque un chouia de métier et surtout d’ampleur (le mythique « Sorcerer », de William Friedkin, cité abondamment, ne boxe clairement pas dans la même catégorie), « les Contrebandiers » tire néanmoins le meilleur du charisme funambule d’Ethan Hawke, ses yeux de husky dépressifs et ses rides de baroudeur, bon acteur à sa place.
La Tribune Dimanche par Charlotte Langrand - Ce premier opus de Padraic McKinley ressuscite les films d’aventures à l’ancienne, convoquant tout à la fois Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, Delivrance de John Boorman ou Le Convoi de la peur de William Friedkin.
La Voix du Nord par Christophe Caron - On ressent la boue, le froid et les coups fourrés dans cette authentique et vaillante série old school.
Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - On est happé par cette expédition au cœur d'une nature hostile.
Les Fiches du Cinéma par Florent Boutet - "Les Contrebandiers" est un film d’une grande efficacité, un divertissement de drive-in qui remplit parfaitement son office.
Mad Movies par Cédric Delelée - Une très agréable série B à l'ancienne.
Nice-Matin par Cédric Coppola - Quant à la mission, ce transport de lingots d’or, sans égaler, cela va de soi, Le Salaire de la peur, elle est rondement menée et réserve quelques passages tendus, dont la traversée d’un pont en bois vétuste. Quant au petit côté western, il renforce le petit côté rétro qui ravira sans aucun doute les nostalgiques de La Dernière séance, chère à Eddy Mitchell.
Première par Frédéric Foubert - Ethan Hawke joue avec bonheur les héros à l’ancienne façon Paul Newman ou Steve McQueen dans un film sympathique et divertissant.
Sud Ouest par Cédric Coppola - « Les Contrebandiers » s’appuie sur des enjeux simples, un casting fait de « gueules » de cinéma et réserve quelques rebondissements pour que le spectateur reste accroché à ce périple en pleine nature, qui rappelle, toutes proportions gardées, « Le Salaire de la peur ».
Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Du brutal old school en décors naturels, sans effets spéciaux, avec gueules de faits divers au casting, emmené par les pointures Ethan Hawke et Russell Crowe.
Télérama par Samuel Douhaire - On souffre et on tremble avec Ethan Hawke, parfait dans la peau d’un dur à cuire.
L'avis du projectionniste
Un film d'aventure à l'ancienne sans prétention ! une histoire simple d'hommes en quête de liberté à travers les magnifiques forêt de l'Oregon ! Ethan Hawke très convaincant et un Russel Crowe égal à lui même . Un bon divertissement.
