festival Diversité 2026 – Samedi 7 novembre

17h : FAUSSE NOTE - 20h30 : UNE FEMME AUJOURD’HUI

17h - Fausse note

1h30min | Drame De Alexandre Arcady

Avec Kad Merad, Benoît Poelvoorde, Caterina Murino

Synopsis
Tout public
Lors de son ultime concert à Paris, un chef d’orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant. Sous ses apparences de « Monsieur tout le monde », le « Fan » s’infiltre dans l’Opéra, perturbe la soirée et force un face à face inattendu avec le chef d’orchestre. Surgit alors un passé commun enfoui, où la musique devient le révélateur d’une vérité bouleversante. Une nuit de tension et de vérité où la mémoire, la culpabilité et la justice s’affrontent en sourdine.

Anecdotes

Un courrier providentiel
Après Le Petit Blond de la Casbah, Alexandre Arcady ne savait pas encore quel serait son prochain film. Le déclic est arrivé sous la forme d’une lettre envoyée par Didier Caron, comédien, scénariste et dramaturge qui a écrit la pièce Fausse note. Le réalisateur se souvient avoir été happé par le texte de Caron : "Je découvre une histoire incroyable qui résonne tout de suite en moi par ses dialogues et surtout par ses deux personnages dans un face-à-face inouï. Pas de fioritures. Juste l’essentiel. C’était comme une pierre précieuse. Le thème était important, très important, avec un retournement insensé. Faire un film de cette histoire était nécessaire, obligatoire, à en devenir obsessionnel…"
Un duo inédit
Alexandre Arcady a rapidement pensé à Kad Merad pour incarner Nathan Dinkel, avant de lui demander quel comédien il souhaiterait avoir face à lui. La réponse de Kad a été immédiate : Benoît Poelvoorde. Le réalisateur a alors envoyé le scénario au comédien belge, qui l’a accepté à son tour. Les deux acteurs n’avaient encore jamais partagé l’affiche dans un véritable duo.
Un huis clos à l’Opéra-Comique
Le tournage s’est déroulé pendant l’été 2025, alors que l’Opéra-Comique était fermé pour la période estivale. "Le tournage a été un vrai challenge mais aussi un pur plaisir, une véritable jubilation pour un metteur en scène ! (...) L’Opéra-Comique était un décor unique et magnifique. Je me suis forcé à utiliser ce lieu au maximum et je pense y être parvenu", raconte Alexandre Arcady. Il signale que, bien qu'il s'agisse d'un huis clos, il a adopté une mise en scène dynamique et rythmée, avec 1600 plans au total.
Quatre couleurs pour Kad Merad
Le film n'a pas été tourné dans l'ordre chronologique, ce qui n'a pas posé de problème pour Benoît Poelvoorde étant donné que son personnage suit le même cheminement durant la majeure partie du film. En revanche, cela a été plus compliqué pour Kad Merad au vu de son rôle. Pour lui faciliter la tâche, Alexandre Arcady a imaginé un système très simple : le scénario était annoté en quatre couleurs, correspondant aux différents états du personnage. Chaque matin, Kad Merad demandait ainsi au réalisateur : "Je suis de quelle couleur aujourd’hui ?"
Sixième film avec Philippe Sarde
Fausse note marque la sixième collaboration entre Alexandre Arcady et Philippe Sarde. Le duo travaille ensemble depuis Pour Sacha, en 1991. "C’est un immense compositeur et à chaque fois, c’est un étonnement de découvrir ses partitions sur mes images", affirme le cinéaste. Roland Romanelli, qui avait déjà signé avec Jean-Jacques Goldman la musique de L’Union Sacrée, a également participé à la bande originale pour accompagner la partition de Sarde au fil des scènes d’action.
L'hiver en pleine canicule
Alors que l'intrigue se déroule au cœur de l'hiver, le tournage a été effectué en plein été, dans une chaleur particulièrement difficile à supporter. Benoît Poelvoorde précise : "Malgré toute sa beauté, son élégance et son histoire, le lieu ne me laissera pas un souvenir mémorable… Tout le monde sur place a été très accueillant et très gentil mais j’avoue que j’étais ravi de m’en aller !" À noter qu'il a fallu truquer 700 plans pour donner l'illusion que Paris était sous les flocons de neige.

critiques presse
Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Le cinéaste, à son meilleur, nous tient en haleine avec la précieuse complicité de son duo à l'unisson dans l'excellence.

Télé Loisir spar M.L. - Porté par un face-à-face d'acteurs investis, "Fausse Note" a gardé du théâtre (il est tiré d'une pièce de Didier Caron) une grande intensité.

Version Femina par Hadrien Machart - Entre secrets du passé, culpabilité et désir de vengeance, la confrontation est habilement menée et aboutit à une fin inattendue. Une belle surprise.

Franceinfo Culture par Annie Yanbekian - Le film, de facture classique malgré certaines séquences et un final très stylisés, est porté par l'affrontement savoureux entre ses deux acteurs principaux, inquiétants et impeccables.

Abus de Ciné par Djeinaba Ba - Un film nécessaire, dont le propos ne laissera personne indifférent.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Un huis clos intense servi par les interprétations de Benoît Poolvoerde et Kad Merad.

Le Point par Jean-Luc Wachthausen - Au-delà du message et du travail de mémoire, Alexandre Arcady joue la carte d’un suspense classique, d’un drame humain ressurgi des ténèbres de l’histoire et porté par le jeu de Benoît Poelvoorde et Kad Merad.

Le Monde par Bo. B. - Alexandre Arcady finit par toucher à des enjeux essentiels sur la culpabilité, l’antisémitisme et l’importance de la mémoire

Fondation pour la mémoire de la Shoah - Porté par un dialogue où se succèdent non-dits, accusations et révélations, Fausse note aborde la mémoire des crimes nazis à travers une confrontation intime entre deux hommes que tout semble opposer. La tension repose avant tout sur leur face-à-face et sur le jeu des acteurs, dans une atmosphère progressivement plus étouffante.

 

20h30 : UNE FEMME AUJOURD’HUI

2h03| Comédie dramatique De Robert Guédiguian

Avec Marilou Aussilloux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin

Synopsis
Juliette, 30 ans, semble avoir tout pour elle : un poste prestigieux dans la finance, une belle maison, une vie rythmée par les voyages et les amours de passage. Lorsqu’elle est agressée par un collègue, son monde s’effondre. Juliette s'engage alors sur un nouveau chemin pour redonner un sens à sa vie.

Anecdotes

Trouvé dans la rue
L'idée originale du film provient d'un événement insolite : un cahier manuscrit découvert par hasard dans un carton jeté sur le trottoir. C'est Serge Valletti, le coscénariste et ami de Robert Guédiguian, qui est tombé dessus. Le carnet racontait l'histoire d'une femme élevant l'enfant née d'une relation adultère de son mari avec une servante en Algérie. Ce récit a servi de point de départ pour façonner les thèmes de la filiation et l'histoire de Juliette.
Changement d'objectif
Pour incarner l'héroïne principale Juliette, Robert Guédiguian a renouvelé sa confiance à Marilou Aussilloux après La Pie voleuse. L'actrice raconte la surprise ressentie à la lecture du scénario : « Robert me l'a envoyé sans préciser le rôle. Je lis jusqu'à la fin et je ne trouve pas quel personnage je pourrais jouer [...]. Je lui envoie un texto : "C'est quoi mon personnage ?". Et il me répond en majuscules : "JULIETTE !" ».
Un esprit de troupe
Le réalisateur privilégie une méthode de travail participative et fluide avec sa bande de comédiens. Marilou Aussilloux décrit un plateau très proche de l'ambiance théâtrale où l'autonomie est de mise : « Il fait peu de répétitions et peu de prises. On est très libres. Ce qui l'intéresse, c'est l'immédiate sensibilité. C'est la méthode de Robert : artisanale, un peu communiste. »
L'art du contre-pied
Pour capter la jeunesse d'aujourd'hui, le cinéaste marseillais a délibérément choisi de faire un saut générationnel par rapport à ses comédiens fétiches. Il s'explique sur ce choix : « Pour être de plein pied dans notre temps, il fallait que le personnage n'ait pas participé aux combats collectifs de ma génération. Pour moi, les femmes, bien plus que les hommes, incarnent actuellement la totalité et la complexité des problématiques qui affectent notre société. »
Saut technique
Bien qu'il retravaille continuellement avec la même équipe artistique et technique pour préserver une dynamique de confiance, le cinéaste refuse de tomber dans la routine. Pour Une femme aujourd'hui, l'équipe a cherché à se renouveler en modifiant ses habitudes de tournage : la production a notamment décidé de changer de caméra pour la première fois depuis des années.
Fidélité au long cours
Au-delà de la distribution principale, le réalisateur aime faire revenir des figures familières sur ses plateaux, même pour de très courtes apparitions. C'est ainsi la quatrième fois qu'il fait tourner le comédien Diouc Koma. Ce dernier interprète ici le policier qui reçoit la plainte pour agression déposée par Juliette au commissariat.

critiques presse
20 Minutes par Caroline Vié - Le réalisateur brosse un très beau portrait de femme en offrant un rôle magnifique à Marilou Aussilloux.

Bande à part par Isabelle Danel - Le vingt-cinquième long de Robert Guédiguian est un superbe (mélo)drame social et politique qui s’attache au parcours d’une femme trentenaire. Porté par une nouvelle venue magnifique : Marilou Aussilloux.

Femme Actuelle par Kalai Chan - Ariane Ascaride et Marilou Aussilloux sont bouleversantes.

L'Humanité par Marie-José Sirach - Robert Guédiguian ne renonce ni à Marseille ni à ses engagements politiques. « Une femme aujourd’hui » est une fable contemporaine totalement en phase avec son époque.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Dans « Une femme aujourd’hui », Robert Guédiguian raconte une histoire radicalement humaniste de déclassement social.

La Croixpar Céline Rouden - Robert Guédiguian dresse le portrait émouvant d’une trentenaire travaillant dans la finance dont la vie bascule après une agression, et convoque sa troupe habituelle de comédiens pour mieux dénoncer les illusions du libéralisme.

La Tribune Dimanchepar Aurélien Cabrol - Avec Une femme aujourd'hui, et cette fois autour des questions soulevées par le mouvement MeToo, le cinéaste [Robert Guédiguian] invite son spectateur à regarder les réalités en face, y compris au sein de milieux sociaux que le cinéma français déserte trop souvent. Avec tendresse mais sans jamais céder à une nostalgie mortifère.

Le Parisienpar Renaud Baronian - Le nouveau film du cinéaste sidère par le regard magnifique qu'il porte sur les femmes.

Les Inrockuptiblespar Jean-Baptiste Morain - C’est bouleversant de simplicité et de beauté. On reconnaît les grands artistes à ce qu’ils s’approchent peu à peu, en vieillissant, du grand art.

Abus de Cinépar Olivier Bachelard - Avec une certaine délicatesse, le scénario permet d’aborder les questions de capacité à verbaliser l’agression, de renversement de la charge de la preuve, de mise à l'écart potentielle des victimes, tout comme de capacité à retrouver la confiance, en soi comme en l'autre.[...] comme toujours l'auteur marseillais nous parle de vivre ensemble, de communauté, ici au travers d'un récit ambitieux qui tente de toucher à l’universel.

Franceinfo Culturepar Laurence Houot - "Une femme aujourd'hui" s'ajoute à la filmographie réconfortante de Robert Guédiguian qui, par sa fidélité à un style, à une famille et à des convictions, finit par agir comme un baromètre de notre temps, et de nos propres vies.

La Voix du Nordpar Christophe Caron - L’idéologie flirte avec le trop-plein (un chapitre hors sujet pour dire stop à la guerre en Ukraine). Mais la douceur n’est pas absente de ce film à l’amertume contenue et à l’angélisme revendiqué, qui évoque moins les violences sexuelles que l’odyssée des femmes en général, cette appétence qu’elles ont pour la survie…

Le Journal du Dimanchepar Baptiste Thion - Se retrouvent dans cet émouvant récit un éloge du collectif et une réconfortante foi en l’humain, sans que le réalisateur tombe pour autant dans la naïveté ou le manichéisme grâce à des personnages secondaires imparfaits et donc familiers.

Nice-Matinpar Cédric Coppola - Toute la subtilité du scénario, coécrit par Serge Valletti, est de montrer que la reconstruction personnelle, suite à un trauma, peut passer par l’action collective et la nécessité de se sentir utile en venant en aide à une cause. Une belle idée, avec énormément de générosité.

Paris Matchpar Fabrice Leclerc - La finesse du regard porté fait tout le sel de ce nouvel opus du cinéaste, qui oscille sans jamais se poser entre le portrait, le film de genre, la chronique sociale et la fable humaniste.

Premièrepar Thierry Chèze - Plonger dans un Guédiguian, c’est se confronter au monde qui nous entoure. Une femme aujourd’hui s’inscrit pleinement dans ce cinéma engagé en épousant ce qui divise la France de 2026. Mais à la différence de ses deux précédents longs (Et la fête continue, La Pie voleuse) teintés d’une lueur d’espoir, Une femme aujourd’hui se révèle plus rugueux, moins aimable.

Sud Ouestpar Cédric Coppola - Cette modernité se ressent donc d’un bout à l’autre de l’histoire, où la reconstruction personnelle passe par l’action collective et la nécessité de se sentir utile s’engageant corps et âme dans une cause. Une belle idée, traitée sans artifice, avec énormément de générosité.

Télé Loisirspar Thomas Colpaert - Un film très juste dans sa description de sentiments humains complexes et dans son interprétation (dont Marilou Aussilloux, d'un grand naturel).

Téléramapar Jacques Morice - Un film nuancé et juste.

Version Feminapar Hadrien Machart - Guédiguian brosse un portrait féminin et celui d’une génération qui confronte des habitudes nouvelles à des questions intemporelles. L’occasion de réunir ses acteurs fétiches toujours aussi justes (Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin…) et de révéler à son public le talent éblouissant de Marilou Aussilloux.