14h : RETOUR AU COLLEGE - 17h : UNE FEMME AUJOURD’HUI - 20h30 : LES ELEPHANTS DANS LA BRUME (VO/st)
14h - Retour au collège
1h25min | Documentaire De Antoine Fromental - en présence du réalisateur
Synopsis
Tout public
Au collège Auguste Renoir, deux élèves de 3ème risquent de passer devant le conseil de discipline. Sarah, c’est pour une histoire de tipex qui s’est terminée en bagarre dans la salle de classe. Quant à Yasmine, sa prof d’arts plastiques est à bout après que la jeune fille l’a traitée de « bipolaire ». Autour de monsieur Comès, le principal haut en couleur qui s’apprête à prendre sa retraite, l’équipe pédagogique se démène pour trouver une solution.
critiques presse
Bande à part par Mary Noelle Dana - Un documentaire choral d’une rare intelligence, où le sens du cadre et de la dramaturgie se conjugue à une formidable leçon d’humanité.
L'Humanité par Michaël Mélinard - Une ode au vivre-ensemble.
Ouest France par Thierry Chèze - Le réalisateur s'emploie à montrer le chemin d'un possible apaisement qui fait un bien fou.
Positif par Nicolas Geneix - La simplicité n’est qu’apparente, car il a fallu bien choisir quoi montrer, des élans collectifs aux états d’âme individuels, en passant par la question de l’autorité et quelques portraits qui disent en miroir ce que les collégiens sont devenus quelque temps après.
Première par Thierry Chèze - On a déjà connu L’Ecole française plus fringante. De plongée dans les tréfonds du classement PISA au ras-le-bol d’enseignants aussi mal payés que considérés, une spirale infernale sans issue semble s’être enclenchée. Mais au milieu de ce cauchemar, existent heureusement des lumières d’espoir.
Le Monde par Cl. F. - Film positif et bienveillant.
Les Fiches du Cinéma par Antoine Corte - Un documentaire chaleureux .
Télérama par François Ekchajzer - Autour de la dernière année d’un principal de collège, une immersion dans un établissement de Clichy-la-Garenne un peu convenue.
17h : UNE FEMME AUJOURD’HUI
2h03| Comédie dramatique De Robert Guédiguian
Avec Marilou Aussilloux, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin
Synopsis
Juliette, 30 ans, semble avoir tout pour elle : un poste prestigieux dans la finance, une belle maison, une vie rythmée par les voyages et les amours de passage. Lorsqu’elle est agressée par un collègue, son monde s’effondre. Juliette s'engage alors sur un nouveau chemin pour redonner un sens à sa vie.
Anecdotes
Trouvé dans la rue
L'idée originale du film provient d'un événement insolite : un cahier manuscrit découvert par hasard dans un carton jeté sur le trottoir. C'est Serge Valletti, le coscénariste et ami de Robert Guédiguian, qui est tombé dessus. Le carnet racontait l'histoire d'une femme élevant l'enfant née d'une relation adultère de son mari avec une servante en Algérie. Ce récit a servi de point de départ pour façonner les thèmes de la filiation et l'histoire de Juliette.
Changement d'objectif
Pour incarner l'héroïne principale Juliette, Robert Guédiguian a renouvelé sa confiance à Marilou Aussilloux après La Pie voleuse. L'actrice raconte la surprise ressentie à la lecture du scénario : « Robert me l'a envoyé sans préciser le rôle. Je lis jusqu'à la fin et je ne trouve pas quel personnage je pourrais jouer [...]. Je lui envoie un texto : "C'est quoi mon personnage ?". Et il me répond en majuscules : "JULIETTE !" ».
Un esprit de troupe
Le réalisateur privilégie une méthode de travail participative et fluide avec sa bande de comédiens. Marilou Aussilloux décrit un plateau très proche de l'ambiance théâtrale où l'autonomie est de mise : « Il fait peu de répétitions et peu de prises. On est très libres. Ce qui l'intéresse, c'est l'immédiate sensibilité. C'est la méthode de Robert : artisanale, un peu communiste. »
L'art du contre-pied
Pour capter la jeunesse d'aujourd'hui, le cinéaste marseillais a délibérément choisi de faire un saut générationnel par rapport à ses comédiens fétiches. Il s'explique sur ce choix : « Pour être de plein pied dans notre temps, il fallait que le personnage n'ait pas participé aux combats collectifs de ma génération. Pour moi, les femmes, bien plus que les hommes, incarnent actuellement la totalité et la complexité des problématiques qui affectent notre société. »
Saut technique
Bien qu'il retravaille continuellement avec la même équipe artistique et technique pour préserver une dynamique de confiance, le cinéaste refuse de tomber dans la routine. Pour Une femme aujourd'hui, l'équipe a cherché à se renouveler en modifiant ses habitudes de tournage : la production a notamment décidé de changer de caméra pour la première fois depuis des années.
Fidélité au long cours
Au-delà de la distribution principale, le réalisateur aime faire revenir des figures familières sur ses plateaux, même pour de très courtes apparitions. C'est ainsi la quatrième fois qu'il fait tourner le comédien Diouc Koma. Ce dernier interprète ici le policier qui reçoit la plainte pour agression déposée par Juliette au commissariat.
critiques presse
20 Minutes par Caroline Vié - Le réalisateur brosse un très beau portrait de femme en offrant un rôle magnifique à Marilou Aussilloux.
Bande à part par Isabelle Danel - Le vingt-cinquième long de Robert Guédiguian est un superbe (mélo)drame social et politique qui s’attache au parcours d’une femme trentenaire. Porté par une nouvelle venue magnifique : Marilou Aussilloux.
Femme Actuelle par Kalai Chan - Ariane Ascaride et Marilou Aussilloux sont bouleversantes.
L'Humanité par Marie-José Sirach - Robert Guédiguian ne renonce ni à Marseille ni à ses engagements politiques. « Une femme aujourd’hui » est une fable contemporaine totalement en phase avec son époque.
L'Obs par Xavier Leherpeur - Dans « Une femme aujourd’hui », Robert Guédiguian raconte une histoire radicalement humaniste de déclassement social.
La Croixpar Céline Rouden - Robert Guédiguian dresse le portrait émouvant d’une trentenaire travaillant dans la finance dont la vie bascule après une agression, et convoque sa troupe habituelle de comédiens pour mieux dénoncer les illusions du libéralisme.
La Tribune Dimanchepar Aurélien Cabrol - Avec Une femme aujourd'hui, et cette fois autour des questions soulevées par le mouvement MeToo, le cinéaste [Robert Guédiguian] invite son spectateur à regarder les réalités en face, y compris au sein de milieux sociaux que le cinéma français déserte trop souvent. Avec tendresse mais sans jamais céder à une nostalgie mortifère.
Le Parisienpar Renaud Baronian - Le nouveau film du cinéaste sidère par le regard magnifique qu'il porte sur les femmes.
Les Inrockuptiblespar Jean-Baptiste Morain - C’est bouleversant de simplicité et de beauté. On reconnaît les grands artistes à ce qu’ils s’approchent peu à peu, en vieillissant, du grand art.
Abus de Cinépar Olivier Bachelard - Avec une certaine délicatesse, le scénario permet d’aborder les questions de capacité à verbaliser l’agression, de renversement de la charge de la preuve, de mise à l'écart potentielle des victimes, tout comme de capacité à retrouver la confiance, en soi comme en l'autre.[...] comme toujours l'auteur marseillais nous parle de vivre ensemble, de communauté, ici au travers d'un récit ambitieux qui tente de toucher à l’universel.
Franceinfo Culturepar Laurence Houot - "Une femme aujourd'hui" s'ajoute à la filmographie réconfortante de Robert Guédiguian qui, par sa fidélité à un style, à une famille et à des convictions, finit par agir comme un baromètre de notre temps, et de nos propres vies.
La Voix du Nordpar Christophe Caron - L’idéologie flirte avec le trop-plein (un chapitre hors sujet pour dire stop à la guerre en Ukraine). Mais la douceur n’est pas absente de ce film à l’amertume contenue et à l’angélisme revendiqué, qui évoque moins les violences sexuelles que l’odyssée des femmes en général, cette appétence qu’elles ont pour la survie…
Le Journal du Dimanchepar Baptiste Thion - Se retrouvent dans cet émouvant récit un éloge du collectif et une réconfortante foi en l’humain, sans que le réalisateur tombe pour autant dans la naïveté ou le manichéisme grâce à des personnages secondaires imparfaits et donc familiers.
Nice-Matinpar Cédric Coppola - Toute la subtilité du scénario, coécrit par Serge Valletti, est de montrer que la reconstruction personnelle, suite à un trauma, peut passer par l’action collective et la nécessité de se sentir utile en venant en aide à une cause. Une belle idée, avec énormément de générosité.
Paris Matchpar Fabrice Leclerc - La finesse du regard porté fait tout le sel de ce nouvel opus du cinéaste, qui oscille sans jamais se poser entre le portrait, le film de genre, la chronique sociale et la fable humaniste.
Premièrepar Thierry Chèze - Plonger dans un Guédiguian, c’est se confronter au monde qui nous entoure. Une femme aujourd’hui s’inscrit pleinement dans ce cinéma engagé en épousant ce qui divise la France de 2026. Mais à la différence de ses deux précédents longs (Et la fête continue, La Pie voleuse) teintés d’une lueur d’espoir, Une femme aujourd’hui se révèle plus rugueux, moins aimable.
Sud Ouestpar Cédric Coppola - Cette modernité se ressent donc d’un bout à l’autre de l’histoire, où la reconstruction personnelle passe par l’action collective et la nécessité de se sentir utile s’engageant corps et âme dans une cause. Une belle idée, traitée sans artifice, avec énormément de générosité.
Télé Loisirspar Thomas Colpaert - Un film très juste dans sa description de sentiments humains complexes et dans son interprétation (dont Marilou Aussilloux, d'un grand naturel).
Téléramapar Jacques Morice - Un film nuancé et juste.
Version Feminapar Hadrien Machart - Guédiguian brosse un portrait féminin et celui d’une génération qui confronte des habitudes nouvelles à des questions intemporelles. L’occasion de réunir ses acteurs fétiches toujours aussi justes (Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin…) et de révéler à son public le talent éblouissant de Marilou Aussilloux.
20h30 - LES ELEPHANTS DANS LA BRUME (VO/st)
1h47min | Comédie dramatique De Abinash Bikram Shah
Avec Pushpa Thing Lama, Deepika Yadav, Jasmin Bishwokarma
Synopsis
Tout public
Dans un village népalais niché au cœur d’une forêt peuplée d’éléphants sauvages vit une communauté kinnar aussi vénérée que crainte pour ses pouvoirs de bénédiction et de malédiction. Pirati, l'une des mères de la communauté, rêve de s’échapper avec l’homme qu’elle aime. Mais lorsqu’une de ses filles disparaît, elle se doit mener l'enquête et choisir entre son désir de liberté et ses responsabilités envers sa communauté.
Secret de tournage
Cannes 2026
Ce film a été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026.
Infos techniques
Nationalités Népal, France, Allemagne, Brésil, Norvège
Critiques presse
Bande à part par Olivier Pélisson - Le réalisateur népalais Abinash Bikram Shah livre un premier long-métrage impressionnant de maîtrise et de puissance. Une aventure fascinante entre village et forêt sauvage, échappant à la carte postale folklorique en mélangeant les genres de cinéma et d’identité.
Libération par Olivier Lamm - C'est dans sa description scrupuleuse de la haine et des discriminations, dans l'exposition de leurs mille mécanismes des plus insidieux aux plus outranciers à tous les niveaux de la société, que "Les Éléphants dans la brume" subjugue et bouleverse.
CinemaTeaser par Perrine Quennesson - Premier film népalais sélectionné à Cannes, et premier long pour son réalisateur Abinash Bikram Shah, LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME impressionne, aussi bien pour la force de son sujet que pour ses images sidérantes de beauté.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - La famille, l’amour, le désir de normalisation, le besoin d’acceptation, la quête d’émancipation sont mises en jeu, dans un beau récit crépusculaire, aux images sublimes, signées du directeur français de la photographie, l’esthète Noé Bach.
Femme Actuelle par La Rédaction - Dans ce drame social se mêlent un aspect documentaire, un côté fantastique et un côté psychologique.
Franceinfo Culture par Valérie Gaget - Un film intense à l'univers parfois surréaliste.
L'Humanité par Pierre Barbancey - Le cinéma népalais existe en dehors de Bollywood. La preuve par ce film d’Abinash Bikram Shah primé à Cannes, dans lequel une communauté transgenre, les Kinnars, se retrouve aux prises avec la fausse tolérance des villageois.
L'Obs par Xavier Leherpeur - Interprété avec une intensité faussement calme par une militante des droits LGBT, le drame débute comme un documentaire ethnologique au regard acéré avant de se transformer en fable tragique et fantastique, pour s’achever par un inoubliable épilogue, épique et rageur. Superbe coup d’essai.
La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol - Un magnifique propos sublimé qui plus est par une admirable photographie.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - La présence souveraine de Pushpa Thing Lama stupéfie, beauté autoritaire de matriarche transgenre, à la force tranquille et cependant fragile.
Le Parisien par Catherine Balle - Le long-métrage nous happe grâce à son suspense et à son souffle, jusqu’à un final envoûtant.
Les Fiches du Cinéma par Gilles Tourman - Un film qui sort des sentiers battus.
Les Inrockuptibles par Théo Ribeton - Abinash Bikram Shah niche sa fiction mystérieuse au cœur d’une communauté de femmes transgenres. Une indéniable réussite.
Positif par Yannick Lemarié - Après "Lori" (2022), un premier court métrage remarqué, Abinash Bikram Shah a été, cette année, sélectionné à Cannes dans la section Un certain regard. Premier long métrage népalais à être récompensé (prix du jury), "Les Éléphants dans la brume", sous ses allures de thriller à la grande beauté plastique, est un film sociétal qui fascine autant qu’il émeut.
So Film par Romain Daum - Thriller au suspens retentissant, ésotérique, Les Éléphants dans la brume hybride les genres avec grâce et montre au passage le Népal sous un jour inédit.
Télérama par Guillemette Odicino - À la fois chronique documentaire et thriller tendu, un film étonnant à l’esthétique superbe auprès de la communauté des Kinnar, dans le sud du Népal.
Voici par La Rédaction - Une puissance romanesque, esthétique et émotionnelle forte.
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Un film rare, d’abord parce que népalais, ensuite parce qu’il aborde la question des personnes transsexuelles dans un pays où l’on s’imagine que la question n’est socialement pas simple. Une réussite incontestable.
Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Un troublant portrait communautaire népalais.
Cahiers du Cinéma par Thierry Méranger - Définitivement transgressif, Les Éléphants dans la brume, histoire d’un dilemme, s’éloigne du plaidoyer queer convenu pour repenser le rapport de l’individu à sa communauté.
Critikat.com par Robin Vaz - La minutie du portrait sociologique constitue aussi la limite du film : ses évolutions narratives tendent à produire un exposé des mécaniques d’ostracisation d’une minorité – chaque étape de l’enquête semble destinée à illustrer un nouvel aspect du sujet.
Le Figaro par F. V. - Le film montre avec efficacité les complexités de ces femmes tout sauf angéliques. Et le parallèle entre les éléphants et les kinnars est habile : les villageois les acceptent tant qu’ils ne perturbent pas leur quotidien. En revanche, l’enquête pour retrouver la fille disparue s’étire et cherche à basculer dans le thriller sans vraiment y parvenir.
Le Point par Baudouin Eschapasse - Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard, en 2025, ce film d’Abinash Bikram Shah plonge le spectateur dans un univers onirique. Brumes poisseuses, nuits sulfureuses, violence rentrée et, surtout, présence fantomatique de pachydermes hissés au rang de divinités, un film hypnotique qui révèle une facette inattendue du Népal.
Nice-Matin par Cédric Coppola - Même si le scénario s’appuie sur certaines facilités, notamment en ce qui concerne la perception des habitants environnants vis-à-vis des Kinnars, Les Éléphants dans la brume s’impose comme un geste sincère et cinématographique, appuyé par la photographie de Noé Bach, lequel s’était déjà illustré, dans d’autres registres, avec La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet ou Spectateurs ! d’Arnaud Desplechin.
Ouest France par Pascale Vergereau - Un film totalement dépaysant.
Paris Match par Yannick Vely - Formellement de toute beauté, « Les éléphants dans la brume » expose l’intolérance jusqu’à son dénouement teinté de mysticisme.
L’avis du projectionniste
Ce film népalais offre une ouverture sur une culture tellement différente de celle des pays occidentaux, qu’il nécessite de la curiosité.
