Ceux qui comptent – de Jean-Baptiste Leonetti

Samedi 18 Avril à 17h et Dimanche 19 Avril à 14h30

1h38min | Comédie dramatique De Jean-Baptiste Leonetti

Avec Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin, Louise Labeque

Synopsis
Tout public
Rose et Jean n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible.

Anecdotes

Un parcours atypique
Après un premier long-métrage remarqué, le très sombre Carré blanc, puis un film tourné aux États-Unis, Hors de portée, Jean-Baptiste Leonetti est revenu en France où il a réalisé le court métrage Tondex 2000 suivi de Ceux qui comptent : "Ceux qui comptent est une rupture dans ma filmographie. J’ai tourné une centaine de publicités, dont certaines ont été multiprimées, un moyen-métrage, Le Pays des ours, qui m’a conduit à réaliser Carré blanc."
"En revenant en France après Beyond The Reach, j’avais besoin de me centrer sur des émotions plus directes, plus simples, et sur des personnages plus en lien avec ma propre sensibilité. Tondex 2000 et Ceux qui comptent m’ont permis de me réinventer."

2 personnages féminins téméraires
Rose (Sandrine Kiberlain) partage des points communs avec le personnage féminin du court métrage Tondex 2000. Jean-Baptiste Leonetti explique d’où viennent ces deux femmes aux tempéraments téméraires : "Tondex 2000 contient les prémices de Ceux qui comptent et s’articule autour d’une femme qui ferait n’importe quoi pour protéger son enfant."
"J’ai pensé ces deux films ensemble, comme deux vases communicants, l’un m’ayant permis de réaliser l’autre. J’étais hanté par l’idée de cette rencontre improbable entre un homme et une femme en survie. Peut-être parce que je trouve ça déchirant, une femme forcée de se débattre dans une société hostile."

Le décor de l'hôtel
Le choix de l'hôtel aux papiers peints dont les motifs graphiques ravivent le souvenir de Shining dans Ceux qui comptent s'est révélé être un coup de chance fortuit. A l'origine, Jean-Baptiste Leonetti ne pensait pas au chef-d’œuvre de Kubrick mais à l'hôtel New Hampshire du romancier John Irving. Toutefois, le cinéaste précise : "À l’origine de ces motifs, il y a surtout le décor que nous avions trouvé pour Tondex 2000. Nous avions été séduits, car il donnait du relief à l’image et permettait de détacher les personnages des arrière-plans."
"À la source de ce choix esthétique, il y a donc un heureux hasard et une raison pragmatique ! Quant à l’hôtel de Rose, le décor était bel et bien un hôtel initialement, où les propriétaires avaient construit un appartement au dernier étage. Ce fut troublant de trouver un endroit étroitement lié à celui que j’avais imaginé au scénario."

Un duo d'acteurs contrastés
Créer un duo d'acteurs contrastés était bien évidemment crucial pour Jean-Baptiste Leonetti. Sandrine Kiberlain a été choisie en un instant pour son mélange d'élégance, de fantaisie et d'intelligence qui épouse à merveille le caractère de Rose. Pierre Lottin, quant à lui, a captivé par son instinct et sa capacité à se transformer. Son charisme et sa sensibilité ont rendu le couple crédible et attachant.
"Et pour les enfants, j’ai travaillé avec la directrice de casting Julie Navarro, qui m’a fait rencontrer Alexis Rosenstiehl, Louise Labèque et la petite Alma Ngoc, dont la maturité nous a bluffés. Une chance, car tous les trois sont dotés d’une présence et une grâce étonnantes", se rappelle le metteur en scène.

Côté costumes
Les costumes de Ceux qui comptent ont été pensés pour retranscrire la personnalité des personnages. Rose, incarnée par Sandrine Kiberlain, se démarque par un look inédit composé de santiags et d'une doudoune. Cette idée est venue de la cheffe costumière Joana Georges Rossi, qui a su capter l'essence de Rose à travers cette tenue : "J’étais très en confiance avec la cheffe costumière, Joana Georges Rossi. Pierre, je voulais qu’il porte des chaussures de sécurité, de vieux jeans et un pull camionneur, puisque Jean est grutier et qu’il nettoie des voitures", raconte Jean-Baptiste Leonetti.

Un montage dynamique
Le film se distingue par son montage dynamique, composé de pas moins de 1800 coupes. Ce choix stylistique ne résulte pas simplement d’une volonté d’expérimentation, mais reflète un désir d'insuffler "une pulsation cardiaque" au récit, offrant ainsi un rythme effréné typique des comédies modernes. Chaque scène a été soigneusement ajustée pour maintenir une tension narrative tout en permettant aux dialogues de s'épanouir dans leur propre tempo. Ce traitement du montage rend hommage à des classiques du cinéma tout en conservant une touche résolument contemporaine.

Quelques critiques presse

Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - Jean-Baptiste Leonetti fait preuve non seulement de talent dans le registre comique, mais surtout d'une grande habileté dans la rupture de ton qui conduit par moments à des séquences d'une vibrante émotion. Car l'apparente jovialité de Rose masque de nombreuses fêlures et une difficulté croissante à maintenir la cohésion de la cellule familiale.

Closer par J.B. - Une comédie sociale sans esbroufe et bouleversante.

Diverto par La Rédaction - Le film évite le pathos et privilégie la délicatesse des gestes, des regards et des silences. Avec humanité, il rappelle que les familles se construisent parfois ailleurs que dans les cadres établis, et qu’il suffit d’une rencontre pour que l’espoir revienne.

Franceinfo Culture par Annie Yanbekian - Un film signé Jean-Baptiste Leonetti, un conte à la fois drôle et dramatique, pétri d'humanité et servi par une distribution irrésistible.

Nice-Matin par Fabrice Michelier - Une tragicomédie réussie autour de la relation originale entre une maman solo et un jeune homme solitaire.

Télé 2 semaines par Mathilde Aubry - Tout le casting de la famille est excellent, de Pierre Lottin à Alexis Rosenstiehl, impressionnant en fils aîné un peu perdu.

Télé Loisirs par Mathilde Aubry - Une vraie pépite originale !

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Mélodrame plein de vitalité et de fantaisie, ce film rassemble Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin, aussi à l’aise dans l’humour et l’émotion.

La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol - L'autre atout de Ceux qui comptent, c'est assurément sa volonté de donner un souffle romantique à une histoire qui se déroule dans un dramatique contexte de marginalité non choisie.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Objectivement, ça n’est pas le scénario, qui porte ce récit sur lequel l’ombre d’une maladie grave va apporter d’inquiétants nuages (vous aurez le droit de pleurer, entre deux sourires). Le plaisir vient d’un des plus réjouissants duos mal assortis qu’on ait vu sur grand écran ces derniers temps. Sandrine Kiberlain nous touche en plein cœur. Pierre Lottin fend l’armure.

Les Fiches du Cinéma par Antoine Corte - Jean-Baptiste Leonetti narre la rencontre entre une mère de famille rayonnante et un loup solitaire, portés par le duo majestueux que forment Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin. Une chronique vibrante sur la résilience.

Ouest France par Pascale Vergereau - Un exercice d'équilibre avec l'inattendu duo Sandrine Kiberlain - Pierre Lottin.

Paris Match par Fabrice Leclerc - Enlevé, léger mais à la tristesse assumée, « Ceux qui comptent » se déguste avec plaisir.

Télérama par Cécile Mury - Une comédie réussie à l’issue inattendue.

L'avis du projectionniste

Une jolie comédie dramatique sur la famille et les liens, portée par un casting extra notamment Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin.