Garance – de Jeanne Herry

Dimanche 25 octobre à 17h

1h55min | Drame De Jeanne Herry

Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud

Synopsis
Tout public
Garance est une jeune actrice mais qui n’est pas une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle consomme toujours plus. Jusqu’à la potentialité de la mort.

Anecdotes

Cannes 2026
Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.

Inspiration
Pour écrire Garance, Jeanne Herry a puisé dans le parcours d’une jeune femme qui lui a raconté son addiction à l’alcool, jusqu’au sevrage : "Je me suis inspirée de sa manière de consommer de l’alcool et de sa trajectoire de vie tant familiale que sentimentale. C’est quelqu’un qui a vécu une révolution intime, et qui est parvenue à stopper sa consommation". Une fois le scénario terminé, elle l’a toutefois fait relire à des professionnels de l’addictologie afin de confronter son récit à leur expertise.

Genèse
Après Pupille et Je verrai toujours vos visages, où elle a travaillé de manière exhaustive sur des sujets en les approfondissant, Jeanne Herry a choisi de faire l'inverse avec Garance. Au lieu de partir du collectif, elle a décidé de se concentrer sur un seul personnage. Le film est aussi né de son envie de dresser le portrait d'une actrice : "Je n’avais pas envie de faire le portrait d’une actrice-vedette, mais celui d’une comédienne qui travaille et qui a du réseau. [...] Ce film porte en lui mon amour des acteurs et ma reconnaissance de leur travail." Quant à l'alcoolisme, elle déclare : "cela fait longtemps que les addictions m’intéressent et m’inquiètent, en particulier celle à l’alcool, car elle est très répandue".

Le choix d'Adèle
Après l'avoir dirigée dans Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry retrouve Adèle Exarchopoulos : "Adèle est dotée d’une capacité d’incarnation fantastique et d’une grande présence. Elle ancre immédiatement les situations de fiction dans le réel. La caméra l’adore, elle est extrêmement cinégénique. C’est un animal à sang chaud auquel on peut s’attacher d’emblée, elle est captivante... et c’est une grande actrice." L'actrice devait parfaitement connaître son texte car la réalisatrice ne voulait pas d'improvisations : "Cela demande un gros effort de mémoire, de maîtrise et aussi de lâcher prise. Adèle aime beaucoup jouer. Elle prend tout à bras le corps : elle plonge avec engagement dans les scènes."

La symbolique du prénom
Jeanne Herry a décidé d'appeler son héroïne Garance car elle recherchait un prénom à la fois traditionnel et original. Par ailleurs, il est indissociable du personnage mythique d'Arletty dans Les Enfants du Paradis, que la réalisatrice qualifie de "l’un des plus beaux films au monde. Il parle des actrices, des acteurs, du spectacle vivant avec beaucoup de respect et d’amour sans ignorer les difficultés de ces vies-là. "Les enfants du paradis" du titre sont ceux qui regardent les spectacles depuis le poulailler, tout là-haut. C’est le public populaire du théâtre. Et moi, j’essaie de faire des films fédérateurs, qui puissent plaire au plus grand nombre, toutes classes sociales confondues."

60 décors et 150 séquences
Avec soixante décors, plus de cent cinquante séquences, et de nombreux figurants, Garance est le projet le plus ambitieux en termes de moyens de la carrière de Jeanne Herry : "Je voulais travailler sur le mouvement et la profusion. C’est mon quatrième film produit par Alain Attal et Hugo Sélignac, et c’est le plus coûteux. Ils ont été très enthousiastes à l’idée de m’accompagner dans ce virage et je leur suis très reconnaissante de m’avoir donné les moyens de libérer ma mise en scène et de sortir de mon arène sociétale pour me diriger vers un espace hors des bureaux et des services publics."

Jouer l'ivresse
Adèle Exarchopoulos revient sur sa préparation : "Pour mon plaisir de spectatrice, je me suis replongée dans le travail de Gena Rowlands, mais il ne s’agissait justement pas d’aller de ce côté-là ni du côté d’un film comme Drunk. Garance peut être exubérante lors des scènes de fête, mais le reste du temps, son addiction aux effets insidieux se fond assez bien dans son quotidien. Elle boit du vin bon marché, qui peut donner mal au crâne, rendre ses couchers et ses réveils douloureux."
L'actrice n’a pas cherché à jouer l’ivresse mais a travaillé sur la nécessité de boire et la peur de rechuter. Jeanne Herry lui a permis d’assister à un cercle de parole réunissant des femmes souffrant d’addictions, après lui avoir présenté une addictologue de l’hôpital de Villejuif. L’actrice a ensuite poursuivi sa préparation avec un coach, en travaillant le texte et toutes les questions soulevées par le scénario bien avant le tournage.

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Un film puissant.

Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - À travers ce portrait d’une comédienne qui perd pied, Jeanne Herry nous rappelle que tout artiste dispose d’une grande sensibilité, qui peut également être synonyme de fragilité. [...]. Il faut tout le talent d’Adèle Exarchopoulos pour donner corps à ce personnage à fleur de peau.

Bande à part par Olivier Bombarda - Troublant, vrai, poignant, "Garance" ne s’attarde pas dans la noirceur. Jeanne Herry croit à la réparation, à la chaleur du collectif et à l’attention portée à l’autre, sans emprise.

Closer par Justine Boivin - Etourdissant, fort et beau.

Ecran Large par Déborah Lechner - Jeanne Herry jette un regard neuf sur un problème de société bien ancré en remettant l’individu, sa beauté et toute sa complexité au centre du dispositif.

Femme Actuelle par La Rédaction - Un portrait sensible et crédible.

Franceinfo Culture par Mohamed Berkani - "Garance", une œuvre sombre, traversée par des moments magiques.

L'Humanité par Michaël Mélinard - Avec Garance, son quatrième long métrage chaleureusement accueilli à à Cannes, la cinéaste Jeanne Herry offre un très beau rôle à Adèle Exarchopoulos, impériale et bouleversante en comédienne aux prises avec l’alcoolisme.

La Croix par Stéphane Dreyfus - Après Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry s’empare d’un nouveau sujet de société, l’addiction féminine à l’alcool. Sans angélisme ni misérabilisme, son film traite bien son thème mais s’élève grâce à la délicatesse de son personnage, porté par Adèle Exarchopoulos.

La Septième Obsession par Xavier Leherpeur - Entre l’échevelée et bordélique Garance et la sage et méticuleuse Pauline, se joue une bouleversante rencontre des opposées. Sublimée par le jeu tout en synergie fausse-ment dissonante et magnifiquement complémentaire d’Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau. Le décalage de leur langage corporel, de leur tessiture de voix et de la cinétique de leur jeu compose un duo fusionnel et inoubliable. Sous l’œil complice et sororal d’une réalisatrice dont l’inspiration plurielle ne cesse de nous séduire.

La Tribune Dimanche par Charlotte Langrand - Jeanne Herry [la réalisatrice] change de registre avec le portrait intime d'une jeune femme alcoolique. La réalisatrice reste sobre et juste dans la peinture de ce mal répandu et pernicieux.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Un film sur l’alcoolisme au féminin qui se permet de ne pas être plombant, bravo!

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Un drame lumineux, avec un optimisme inébranlable et un goût pour la nuance seyant à la remarquable Adèle Exarchopoulos, tour à tour drôle et bouleversante, forte et fragile.

Le Parisien par Catherine Balle - Adèle Exarchopoulos livre une interprétation vibrante dans le rôle d’une jeune actrice alcoolique.

Les Echos par Adrien Gombeaud - Un film sensible, porté par une prestation flamboyante d'Adèle Exarchopoulos, qui interroge les addictions, les réalités du monde du spectacle et la place de l'amour face à la détresse de la maladie.

Marianne par Carlos Gomez - Un film réussi sur le sujet difficile.

Ouest France par Philippe Lemoine - Un beau film de femmes également porté par Sara Giraudeau.

Positif par Ariane Allard - En dépit de son sujet, Jeanne Herry parvient à éviter le film-dossier, transcendée par les failles de son récit et l’interprétation sidérante d’Adèle Exarchopoulos dans le rôle-titre.

Première par Thierry Chèze - La comédienne excelle une fois encore dans le nouveau film de Jeanne Herry qui abandonne le terrain du film choral pour signer le portait subtil et sensible d’une jeune femme alcoolique.

Rolling Stone par Samuel Regnard - Le film ne tombe jamais dans le pathos et infuse d’un humour calibré, venant saper l’irréfutable d’une réalité accablante, dévastatrice. On en sort remués.

Télé 2 semaines par C.M. - La réalisatrice de "Je verrai toujours vos visages" brosse le portrait sensible d'une femme qui sombre dans l'addiction. Le tout remarquablement incarné par une Adèle Exarchopoulos spontanée, drôle et bouleversante.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Présence magnétique, naturel bluffant, vérité bouleversante : c'est beau à voir.

Télé Loisirs par C.M. - Le portrait sensible d'une femme qui sombre dans l'addiction. Le tout remarquablement incarné par Adèle Exarchopoulos, spontanée, drôle et touchante

Version Femina par Hadrien Machart - Jeanne Herry s’attaque à un problème bien plus commun, l’alcoolisme, tout en brossant un portrait de femme. La subtilité de son trait offre à Adèle Exarchopoulos l’occasion de jouer avec une large palette émotionnelle.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - L’alcoolisme féminin aura rarement été traité de façon si admirable au cinéma, avec une Adèle Exarchopoulos au sommet de son art.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Le film doit beaucoup au naturel brut du jeu sensible d’Adèle Exarchopoulos : sa performance viscérale rehausse ce portrait intime de femme dans tous ses états. On songe en la voyant, à Gena Rowlands dans Opening night (1977) de John Cassavetes.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Au psychologisme explicatif, Jeanne Herry préfère l’interaction des corps fusionnels et des sensualités redécouvertes pour dessiner, non sans humour, les contours insaisissables de ses modèles.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Le portrait est travaillé en surcouche, à l’opaque, sans aucun nuancé. Mais l’épaisseur d’un trait n’est pas toujours synonyme de profondeur ni de complexité stimulantes.

Le Point par Jean-Luc Wachthausen - Adèle Exarchopoulos, 32 ans, incarne avec sa spontanéité habituelle et son charme canaille ce personnage à la dérive qui perd peu à peu pied avant d’être secourue par une scénographe bienveillante (Sara Giraudeau) qui tombe amoureuse d’elle. Va-t-elle la sauver ? Dans ce drame intime porté par la performance sans fard d’Adèle Exarchopoulos, Jeanne Herry laisse percer une lueur d’espoir.

Les Fiches du Cinéma par Violette Messager - Le film brille par sa limpidité narrative et par sa bienveillance pour son héroïne. Jeanne Herry filme son sujet sans clichés ni misérabilisme et offre à Adèle Exarchopoulos l’un de ses plus beaux rôles.

Paris Match par Benjamin Locoge - Jeanne Herry signe ici un film majeur sur l’aveuglement. Elle a su mettre à bonne distance son goût pour le réel en apportant une touche de légèreté grâce à l’humour ravageur et au sens des punchlines de son personnage, évidemment écrites pour Adèle Exarchopoulos.

Télérama par Marie Sauvion - Un émouvant portrait porté par Adèle Exarchopoulos, qui touche juste en évitant le pathos.

L'avis du projectionniste

Jeanne Herry confirme encore une fois son succès à traiter de thèmes sociaux. Les deux actrices principales Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau excellent à nous partager l’alcoolisme. Un film juste, dur, parfois drôle , un bon film.