Vendredi le 16 octobre à 20h30 et samedi 17 octobre à 17h
1h54min | Drame, Thriller De Léa Mysius
Avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon
Synopsis
Interdit - 12 ans avec avertissement
Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…
Cannes 2026
Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.
Un projet né d'une drôle de coïncidence
Léa Mysius a découvert l'ouvrage éponyme de Laurent Mauvignier grâce à une série de coïncidences. Alors qu'un ami lui recommandait le livre qu'elle venait tout juste d'acheter, son producteur Jean-Louis Livi lui a proposé d'en acquérir les droits lors d'un déjeuner, sans savoir qu'elle venait d'en entamer la lecture. La réalisatrice a dévoré les 600 pages du roman en seulement deux jours avant d'accepter immédiatement de l'adapter sur grand écran.
Libre cours à l'adaptation
Auteur du roman original, Laurent Mauvignier a préféré ne pas intervenir dans l'écriture du scénario. Après trois ans passés sur son livre, l'écrivain a laissé une totale liberté à Léa Mysius. La cinéaste a ainsi choisi de couper tous les flash-backs du récit pour conserver une tension en temps réel et favoriser l'incarnation par les acteurs. Laurent Mauvignier a salué cette démarche : « Adapter, ici, c'est l'art de faire se rencontrer le scénario et le roman sur la table de montage. »
Un casting sur-mesure et réinventé
Pour composer le casting, la réalisatrice s'est d'abord appuyée sur Hafsia Herzi, s'éloignant délibérément du personnage original du livre (une femme blonde de 40 ans) pour créer une héroïne plus mystérieuse. Le reste de la distribution s'est articulé autour d'elle, notamment Bastien Bouillon et Benoît Magimel. Quant à Monica Bellucci, elle a travaillé un rôle à l'opposé de son image : « Je voulais une Cristina sévère, presque désagréable au début, qui devient peu à peu plus douce », explique Léa Mysius.
Une révélation dénichée dans la rue
Pour dénicher la jeune Ida, l'équipe a fait appel à trois directrices de casting. C'est finalement Tawba El Gharchi qui a été retenue après avoir été repérée lors d'un casting sauvage dans la rue. Bien qu'elle n'ait jamais joué auparavant et qu'elle ait dû interpréter un rôle particulièrement complexe, la jeune fille a été préparée par une coach pour aborder les scènes difficiles comme un jeu, tout en préservant son naturel et son insolence.
Quand l'artisanat rencontre le scan 3D
Au cœur du film, une séquence en noir et blanc montre les personnages figés comme des statues de sel. Loin d'utiliser l'intelligence artificielle, Léa Mysius et son chef opérateur Paul Guilhaume ont employé une technique artisanale basée sur des scans 3D. Les comédiens ont dû poser sans bouger pendant trois minutes sous l'objectif de milliers de photos assemblées par ordinateur. L'objectif était d'obtenir un rendu numérique en « nuages de points » rappelant les tableaux de Soulages et la peinture d'ombre et de lumière de Goya.
Un huis clos sous la canicule
Le tournage d'Histoires de la nuit s'est déroulé à Bellac, en Haute-Vienne, sur une période très resserrée de 31 jours. Pour les besoins de la production, la maison d'architecte du personnage de Cristina a été entièrement construite en décors de studio dans une grange vide. L'équipe a dû faire face à des conditions de tournage intenses dans cet espace clos, supportant des températures grimpant jusqu'à 38 degrés en pleine canicule.
Bande à part par Isabelle Danel - C’est un thriller psychologique sombre et dense, qui fait monter la tension peu à peu et vous flanque, sans effets de manche, une frousse bleue. Léa Mysius adapte brillamment le chef-d’œuvre de Laurent Mauvignier et s’adjoint un casting d’enfer.
CinemaTeaser par Renan Cros - Un vrai beau cauchemar de cinéma.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Tordu et tenu, par une grande maîtrise.
Ecran Large par Alexandre Janowiak - Léa Mysius crée une belle montée en tension avec son home invasion, sorte de version féminine entre "A History of a Violence" et "Funny Games".
Femme Actuelle par La Rédaction - Un thriller efficace. La distribution donne une sensation d'évidence.
Franceinfo Culture par Valérie Gaget - Un thriller réussi, ténébreux et suffocant.
Konbini par Konbini - Un thriller en huis clos soutenu et brutal à l'esthétique forte avec un casting impeccable. Une adaptation puissante et réussie.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Paul Guilhaume, le directeur de la photographie, enferme le huis clos dans des cadres dans le cadre aux couleurs assombries, aux ombres étendues. Un climat d’angoisse et de menace pure. Le cauchemar malmène les acteurs. Les spectateurs aussi, oppressés. On devine bien vite que tout finira bien mal, mais rien ne s’oppose à la nuit.
Le Figaro par Etienne Sorin - Léa Mysius transcende le roman de Laurent Mauvignier, pavé de 600 pages ramené ici en un film sans temps mort, avec une parfaite distribution pour l’incarner.
Le Parisien par Renaud Baronian - Un thriller étrange, dans lequel Benoît Magimel incarne un voyou impressionnant.
Libération par Didier Péron - Dans la droite lignée d’Audiard, la cinéaste française réalise un très efficace «home invasion movie», adaptant un roman de Laurent Mauvignier sur la séquestration d’une famille au fin fond de la campagne.
Nice-Matin par Mathieu Faure - Parfois à la limite de la violence gratuite, à l'instar d'Orange Mécani que de Stanley Kubrick ou de Funny Games de Michael Haneke, le film nous emporte avec lui vers une fin que l'on devine aisément mais qui, malgré tout, nous tient en haleine.
Paris Match par Christophe Carrière - C’est là tout le talent de cette jeune cinéaste qui, après deux premiers longs-métrages prometteurs (« Ava » et « Les cinq diables »), fait montre d’une totale maîtrise d’un style narratif bien à elle : dévoiler subtilement des traumas et/ou un lourd passif au fil de l’histoire qui débouchent inexorablement sur un déchaînement de violence.
Rolling Stone par Xavier Bonnet - Quand le polar made in France atteint une telle efficacité, on en redemande !
So Film par Lena Haque - En somme, si le thriller n’est peut-être pas l’univers où Léa Mysius peut laisser le plus libre cours à son talent, Histoires de la nuit prouve qu’elle a malgré tout beaucoup de choses à y apporter.
Sud Ouest par Julien Rousset - Un thriller ample et retors, en clair-obscur, aussi bien dans sa forme que dans son approche de la psychologie humaine.
Télérama par Guillemette Odicino - Du roman de Laurent Mauvignier, la réalisatrice tire un cauchemar sensoriel audacieux, porté par des acteurs formidables.
aVoir-aLire.com par Nicolas Colle - La réalisatrice signe un thriller tout en tension et en intensité, remarquablement interprété.
Abus de Ciné par Christophe Brangé - Léa Mysius confirme son savoir-faire avec ce récit de home invasion revisité, mais cette œuvre repartie bredouille de la Croisette ne cesse de voir sa substance s’étioler, par manque de radicalité et d’éclat. Frustrant !
L'Obs par Nicolas Schaller - Benoît Magimel, Bastien Bouillon et Hafsia Herzi dans un efficace thriller en huis clos.
La Croix par Stéphane Dreyfus - Adaptation du best-seller éponyme de Laurent Mauvignier, le thriller de Léa Mysius, jeune talent du cinéma français, tout en tension latente et en clair-obscur, est porté par son casting cinq étoiles mais manque un peu de fond.
La Tribune Dimanche par Marc-Aurèle Garreau - Le film de Léa Mysius déploie tant d'ambitions que certaines d'entre elles finissent par s'étouffer les unes les autres. Néanmoins, de purs moments de mise en scène et les performances très abouties du casting impressionnent.
La Voix du Nord par Christophe Caron - Le film, en compétition au dernier Festival de Cannes, n’en demeure pas moins un thriller rural captivant jalonné de plusieurs fulgurances dont vous vous souviendrez à coup sûr.
Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - Une tension sourde monte progressivement dans ce home invasion efficace
