Jusqu’au bout du monde – de Viggo Mortensen

Mercredi 22 mai à 17h (VF) et Dimanche 26 Mai à 17h (VO/st)

2h 09min | Drame, Romance, Western de Viggo Mortensen

Avec Vicky Krieps, Viggo Mortensen, Solly McLeod

Synopsis
L’Ouest américain, dans les années 1860. Après avoir fait la rencontre de Holger Olsen, immigré d’origine danoise, Vivienne Le Coudy, jeune femme résolument indépendante, accepte de le suivre dans le Nevada, pour vivre avec lui. Mais lorsque la guerre de Sécession éclate, Olsen décide de s’engager et Vivienne se retrouve seule. Elle doit désormais affronter Rudolph Schiller, le maire corrompu de la ville, et Alfred Jeffries, important propriétaire terrien. Il lui faut surtout résister aux avances plus qu’insistantes de Weston, le fils brutal et imprévisible d’Alfred. Quand Olsen rentre du front, Vivienne et lui ne sont plus les mêmes. Ils doivent réapprendre à se connaître pour s’accepter tels qu’ils sont devenus…

Anecdotes

Cannes 2023
Le film est présenté en Séance de Minuit au Festival de Cannes 2023.

Un surnom de voyou étonnant
"Tous les voyous ont dans la vie et au cinéma des surnoms imagés, parfois amusants, évidemment utilisés pour cacher leurs véritables identités. Ces dénominations sont d’une poésie violente. Derrière elles, se cachent du drame, de la terreur, mais aussi du dérisoire de la tendresse. Je voulais inventer mon propre nom de voyou, un nom porteur de légendes", explique le réalisateur.

Un casting hétéroclite
Le casting du film est composé de comédiens professionnels et amateurs, afin de "profiter de rythmes et d’énergies différents, pour filmer des nuances de langues, de cultures, de croyances religieuses". Pour le réalisateur, il s'agissait aussi de faire une déclaration d’amour à l’Algérie, en représentant un maximum de nuances culturelles. "Travailler avec des comédiens non professionnels, c’était bien parce que chaque algérien est un acteur ! Tout le monde raconte et se raconte dans ce pays. Il y a des choses dans le film qui peuvent paraître de la réalité augmentée, mais c’est la réalité, c’est vu, vécu, entendu. Les amateurs jouent souvent leurs propres rôles", affirme Elias Belkeddar.

Le duo Kateb-Magimel
Reda Kateb a accepté le projet en vingt-quatre heures. Quant à Benoît Magimel, il a proposé au réalisateur de prendre un café sans avoir lu le scénario. Elias Belkeddar se souvient : "Puis au bout de quinze minutes il m’a dit : « vas-y, je t’aime bien, je le fais. » Après il a lu le script et on a travaillé ensemble. L’Algérie, ça l’intéressait."

Mélange des genres
Omar la fraise mêle le rire et l’horreur, le calme du désert et le chaos de la ville, le dérisoire et la flamboyance. Ces alliances paradoxales proviennent de récits du père et de la grand-mère d'Elias Belkeddar : "J’ai grandi au sein d’une famille qui avait sa propre façon de vanner, de parler, d’entendre des histoires a priori dramatiques relatées avec ironie et vitalité. Je retrouve ça dans tout le bassin méditerranéen, ce besoin de se raconter, d’oraliser, de jouer sur le tragi-comique en permanence, tout le temps, au quotidien ! C’est assez classique finalement ce réflexe d’exposer tout ce qui est affreux de manière joyeuse, transgressive, corrosive."

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Avec Jusqu’au bout de monde, Viggo Mortensen livre un film passionnant qui est aussi une belle histoire d’amour.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Un beau film rude et simple, qui apporte une perspective féminine rarement vue dans les histoires du Far West.

Franceinfo Culture par Jacky Bornet - C'est dans le traitement du temps que Jusqu'au bout du monde gagne ses galons de grand film. Le rappel médiéval introduit une construction qui ne cesse de jongler avec le passé, le présent et le futur, en enchaînant flash-back et flash-fowards, sans jamais nous perdre, tout en requérant l'attention du spectateur.

Le Figaro par Etienne Sorin - Mortensen emmène le western sur son terrain. Ou plutôt à sa façon, mélange de douceur et de révolte.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - Viggo Mortensen se fait plaisir en mettant en scène un western dans la plus pure tradition qui parle d’amour, de culpabilité et de vengeance, dans des décors magnifiques au diapason des deux interprètes dont l’alchimie crève l’écran.

Le Monde par Maroussia Dubreuil - Le western, réalisé et interprété par Viggo Mortensen, offre à Vicky Krieps un beau rôle féminin dans un univers masculin.

Le Parisien par Michel Valentin - Dans ce western féministe, Mortensen ne se donne donc pas le beau rôle, mais livre une œuvre de toute beauté, à la fois classique dans sa forme et transgressive sur le fond.

Le Point par La Rédaction - L'actrice de Phantom Thread et des Trois Mousquetaires confère un charme fou à cette Vivienne qui ne se contente pas de servir à boire aux hommes du saloon et échappe aux conventions de l'époque. Quant à Viggo Mortensen, il évite l'exercice de style pour signer non sans une certaine candeur ce beau western au féminin.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Un western où le classicisme formel est le meilleur allié de l'audace thématique.

Marianne par Olivier De Bruyn - Viggo Mortensen n’est pas seulement un acteur hors pair, mais aussi un cinéaste singulier. Quatre ans après Falling, son beau premier film, il signe son retour des deux côtés de la caméra avec Jusqu’au bout du monde, un western romanesque où il s’interroge (entre autres) sur la culture de la violence aux États-Unis.

Ouest France par Pierre Lunn - Pour sa deuxième réalisation, Viggo Mortensen s'essaie avec réussite au western, en posant un regard féministe sur la conquête de l'Ouest. Un pied dans la traditon, l'autre dans la modernité.

Sud Ouest par La rédaction - L’acteur et réalisateur Viggo Mortensen signe un western respectueux des codes du genre, qui a le mérite de brosser un très beau portrait de femme.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur - Sans esbroufe, avec une sincérité désarmante, notre homme orchestre (Viggo Mortensen est à la fois réalisateur, scénariste et acteur principal) opte pour une mise en scène sobre et s’éloigne de la linéarité inhérente au western.

Critikat.com par Étienne Cimetière-Cano - Outre l'Amérique encore sauvage, le véritable monde au bout duquel s’achemine le film est un espace mental et mémoriel : le récit finit par prendre la forme d’un pêle-mêle de fragments qu’il appartient au spectateur de coller les uns aux autres.

Femme Actuelle par La Rédaction - Tantôt rude et sensible, réaliste et romanesque, ce western dépeint de façon crédible la vie des immigrés de l'époque.

Première par Frédéric Foubert - On peut aussi y voir la réactivation d’une certaine idée du grand cinéma hollywoodien à la Sydney Pollack, engagé, romantique, et sachant sublimer ses stars.

Rolling Stone par Samuel Regnard - Tourné entre le Canada et le Mexique, Jusqu’au bout du monde, d’une grande beauté plastique, prend son temps sans nous perdre sur les chemins poussiéreux du Far West.

L'avis du projectionniste

Un western féministe, entre rudesse et tendresse, renouant avec un certain classicisme dans sa réalisation et ses beaux décors en extérieur. C’est bien écrit, bien joué, les images sont superbes,c’est à découvrir (en VO si vous le pouvez)