La vie d’une femme – de Charline Bourgeois-taquet

Vendredi 9 Octobre à 20h30 et samedi 10 à 17h

1h38min | Comédie dramatique De Charline Bourgeois-Tacquet

Avec Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling

Synopsis
Tout public
Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?

Anecdotes

Cannes 2026
Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.

L'anti-Anna Karénine
Pour La Vie d'une femme, la réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet a voulu brosser le portrait d'une femme de 55 ans épanouie, active et libre, qui place son travail au centre de sa vie sans renoncer à sa sexualité. Elle s'éloigne ainsi sciemment des figures féminines sacrifiées de la littérature classique. « C'est une femme accomplie, qui s'est déployée sans renoncer à rien et sans rien devoir à personne. C'est l'anti-Anna Karénine ! »

Immersion en chirurgie
Afin d'apporter une grande véracité aux séquences hospitalières, la cinéaste a effectué un stage d'observation au sein du service de chirurgie maxillo-faciale de la Pitié-Salpêtrière, dirigé par le professeur Chloé Bertolus. Elle y a découvert la frénésie quotidienne et la complexité des tâches d'un chef de service en hôpital public. « Dans cette spécialité, le chirurgien ne se contente pas de soigner, il reconstruit. Il redonne forme humaine à des patients souvent défigurés. »

Un an d'attente pour l'actrice principale
Marquée par sa prestation dans L'Été dernier, Charline Bourgeois-Tacquet tenait absolument à confier le rôle principal à Léa Drucker. Cependant, déjà engagée sur deux autres projets, la comédienne n'était pas disponible immédiatement : la réalisatrice a donc préféré attendre un an pour pouvoir tourner avec elle. « Chloé Bertolus est venue sur le plateau le jour où nous avons tourné la scène d'opération avec deux de ses internes, qui jouent dans la scène et ont ainsi pu guider Léa de l'intérieur. »

Une mise en scène répétée au smartphone
Travaillant depuis ses débuts avec le chef-opérateur Noé Bach, la cinéaste applique une méthode rigoureuse pour préparer ses plans-séquences. Avant le tournage, elle joue elle-même les scènes dans les décors réels pendant que son directeur de la photographie conçoit les mouvements de caméra en la filmant avec son téléphone. « Pour choisir un décor, il nous arrive souvent de vérifier que la scène "tiendra" bien dans cet espace. Par exemple, que tel couloir sera assez long pour telle scène, avec tels dialogues.»

La montagne pour casser le rythme
Afin d'offrir une respiration au récit très urbain et enfermé de l'hôpital, la réalisation a déplacé une partie de l'histoire en pleine nature. Ce changement de décor marque un tournant pour l'héroïne, contrainte d'abandonner le contrôle pour adopter une posture contemplative aux côtés de Frida et de l'écrivain Erri de Luca. « À ce moment-là de l'histoire, Gabrielle n'est plus du tout sur son terrain, elle est déplacée, et j'ai voulu traduire cela visuellement à travers ces paysages. »

Une bande originale soigneusement pensée
La bande son du film réunit des registres variés allant de pièces baroques et de chansons des années 1960 à des compositeurs italiens du XVIIIe siècle comme Galuppi et Pescetti. Deux morceaux avaient d'ailleurs été intégrés dès la phase d'écriture du scénario : l'ouverture des Hébrides de Mendelssohn et une sonate de Scarlatti. « Nous avons cherché des morceaux qui puissent correspondre au rythme de Gabrielle, entrer en harmonie avec les dialogues, et accompagner la mise en scène. »

Quelques critiques presse

Bande à partpar Emmanuel Raspiengeas - Avec une caméra vibrante de sensualité sans jamais céder à la complaisance, et en refusant avec assurance le récit trop souvent attendu d’une passion amoureuse forcément destructrice pour lui préférer le spectacle apaisant d’une balade côte à côte, Charline Bourgeois-Taquet ajoute un magnifique chapitre à son étude au long cours des sentiments.

20 Minutespar Caroline Vié - Léa Drucker et Mélanie Thierry sont vibrantes de talent dans cette belle histoire.

Culturopoing.compar Frédérique Lambert - Si le chapitrage paraît parfois superflu et certaines transitions un peu programmatiques, "La Vie d’une femme" impressionne par la justesse de ses situations et de ses interprètes.

Ellepar Marguerite Baux - La beauté du film, mais aussi sa limite, étant de rester du côté mélancolique de la question : sans la passion, que vaut la vie ?

Femme Actuellepar La Rédaction - Il faudra la surprise d'une rencontre, d'un regard qui déstabilise. Si toutefois l'on se l'autorise, on prend le risque de cette liberté soudaine. Intéressant...

Franceinfo Culturepar Laurence Houot - Un hymne à l'intelligence, au courage à la joie des femmes.

L'Obspar Xavier Leherpeur - Léa Drucker est juste et sublime dans le rôle d’une chirurgienne (trop) dévouée.

La Voix du Nordpar Christophe Caron - Au final, cette romance inattendue en compétition à Cannes en mai ne se distingue pas par son absolue originalité, mais plutôt par sa faculté à placer ses interprètes dans une position d’excellence.

Le Figaropar É. N. - La Vie d’une femme est bâti en brefs chapitres dont aucun n’est raté. Comme son héroïne qui réconforte un patient atteint d’un cancer, le film trouve les mots justes.

Le Journal du Dimanchepar Barbara Théate - Léa Drucker est une nouvelle fois bouleversante de justesse et de simplicité.

Le Parisienpar La Rédaction - Une nouvelle démonstration de Léa Drucker.

Le Pointpar Florence Colombani - Un film sensible et délicat.

Les Echospar La Rédaction - Dans son deuxième long-métrage, la réalisatrice des « Amours d'Anaïs » dresse le portrait vibrant d'une quinquagénaire d'aujourd'hui et offre à Léa Drucker un rôle à la hauteur de son talent.

Les Inrockuptiblespar Théo Ribeton - Le pari est (très) réussi avec "La Vie d’une femme", beau titre et beau portrait impressionniste d’une quinquagénaire incarnée idéalement par Léa Drucker.

Marie Clairepar Philomène Piégay - Un film fin et sensible.

Ouest Francepar Philippe Lemoine - Léa Drucker impériale.

Premièrepar Thierry Chèze - La Vie d’une femme épouse son rythme trépidant qui ne ralentit que dans ces moments d’intimité, où le désir et la volupté envahissent soudain sa vie donc l’écran. La réussite du geste repose sur une écriture au cordeau - symbolisée par une gestion tout en finesse des ellipses et au refus de tout sentimentalisme – mais aussi sur celle qui incarne Gabrielle.

So Filmpar Benjamin Cataliotti - Scandant les différents moments de cette existence, le récit la découpe en onze tableaux, onze blocs donc, plus opératiques qu’opératoires. Il serait simpliste, cependant, de considérer ces chapitres comme une succession de courts-métrages hermétiques. Aussi différents soient-ils, ces moments de vie sont tous traversés par un regard commun, tendre mais brûlant, qui n’est pas tant celui de Gabrielle que des autres femmes qui l’observent.

Sud Ouestpar Julien Rousset - Un deuxième long-métrage acidulé et percutant, très actuel, branché sur l’époque, et en même temps d’une facture classique, littéraire.

Télé 2 semainespar Cédric Choukroun - Léa Drucker porte avec maestria ce film délicat, portrait d'une femme épanouie et actrice de sa vie.

Télé 7 Jourspar Julien Barcilon - Cette femme puissante, Léa Drucker, dont l'immense talent illumine chaque seconde l'écran, s'en empare avec une vérité bouleversante, une force fragile dont la caméra sensible de Charline Bourgeois-Tacquet capte toutes les infinies nuances.

Télé Loisirspar C.C. - Léa Drucker porte avec maestria ce portrait délicat d'une femme épanouie et actrice de sa vie.

Téléramapar Louis Guichard - Avec élégance et profondeur, la réalisatrice des “Amours d’Anaïs” fait le portrait d’une chirurgienne quinquagénaire accomplie, ayant su façonner son existence selon ses idéaux. Un rôle qu’embrasse la comédienne avec une impressionnante virtuosité.

Version Feminapar Hadrien Machart - Charline Bourgeois-Tacquet offre à Léa Drucker un rôle à la hauteur de sa nuance et aux âmes sensibles l’occasion de suivre, l’œil captif et le cœur battant, une héroïne en proie aux sentiments.

aVoir-aLire.compar Laurent Cambon - Un beau film dense et gracieux.

Critikat.compar Josué Morel - C'est le nœud assez fascinant de ce film sentimental qui ne voudrait pas paraître trop "déconnecté" : porté par une Léa Drucker brillant de mille feux, "La Vie d'une femme" n'est jamais meilleur que lorsqu'il assume sa nature fondamentalement bourgeoise.

Le Mondepar Boris Bastide - Un portrait vif et alerte porté avec finesse par Léa Drucker.