Le chant des oliviers – de Alex Camilleri

Dimanche 01 Novembre à 17h (VO/st)

1h48min | Comédie dramatique De Alex Camilleri

Avec Michela Farrugia, Nenu Borg, Michael Azzopardi

Synopsis
Tout public
Sur le point de quitter Malte, Mar hérite de terrains après la mort de sa mère. En parcourant l’île pour récupérer ses terres, elle rencontre Nenu, gardien d’un chant ancestral qui l’entraîne dans des duels musicaux improvisés et met à l’épreuve son désir de fuir. Peu à peu, la jeune femme se réconcilie avec le pays auquel elle voulait tourner le dos.

Anecdotes

Festival de Valenciennes
Le film a obtenu :
• Grand prix
• Prix d’interprétation masculine pour Nenu Borg
• Prix de la révélation pour Michela Farrugia
Origine du projet : un retour aux sources
C'est en quittant New York pour s'installer temporairement à Malte qu'Alex Camilleri a imaginé le long-métrage. En cherchant un endroit où poser ses valises, le cinéaste s'est pris de passion pour le għana, une tradition de chant maltais pratiquée à l'abri des regards. Il explique : « J'ai passé de longues nuits auprès de ses interprètes, les għannejja, à écouter leurs chants [...]. J'ai alors compris que cette pratique musicale singulière pouvait devenir le prisme à travers lequel explorer mes propres questionnements sur l'identité ».

Trouver Nenu Borg : une rencontre fortuite
Pour incarner le vieux chanteur du film, l'équipe recherchait une figure légendaire du għana, retirée de la scène depuis quinze ans et que l'on croyait parfois disparue. En arrivant dans son quartier, Alex Camilleri a croisé par hasard un vieil homme charismatique au style impeccable assis sur un banc. Il s'agissait de Nenu Borg lui-même. Impressionné par son parcours et sa personnalité, le cinéaste lui a proposé de faire ses débuts au cinéma à plus de 80 ans.

Un travail de préparation intensif
Bien avant le premier coup de manivelle, le réalisateur a orchestré des répétitions pendant un an et demi avec Michela Farrugia et Nenu Borg. Ce temps précieux a permis au comédien non-professionnel de se familiariser avec le jeu d'acteur, mais aussi à Farrugia d'apprendre pour la première fois à chanter le għana. L'actrice, qui possède naturellement un très bon niveau en chant, a d'ailleurs dû accepter de chanter moins bien au début du film pour refléter l'évolution de son personnage !

Inspirations visuelles
Pour façonner l'esthétique du film avec le directeur de la photographie Quentin Devillers, Alex Camilleri s'est inspiré du cinéma d'Abbas Kiarostami, et en particulier de son œuvre Le vent nous emportera. L'équipe s'est également appuyée sur les aquarelles maltaises du peintre britannique Rigby Graham. L'objectif était d'éviter l'imagerie de carte postale pour montrer un territoire brut, où la lumière méditerranéenne côtoie l'urbanisation et l'abandon.

Des archives inédites venues de l'autre bout du monde
Afin d'illustrer la mémoire et l'histoire familiale qui traversent le récit, le film intègre d'authentiques images d'archives en 8 mm. L'équipe les a dénichées auprès d'une famille maltaise installée en Australie. Ces bobines rares montraient le départ de l'île dans les années passées : des valises alignées sur les quais et des familles se disant adieu. Ces fragments d'histoire n'existaient jusqu'alors dans aucune archive officielle de Malte.

Quelques critiques presse

Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - Dépaysement garanti grâce aux superbes décors de cette île a priori insignifiante, mais qui exerce sur tous une indéniable attraction.

Bande à part par Isabelle Danel - Le cinéma parfois nous ouvre des portes inconnues, nous enchante et nous envoûte : c’est le cas ici.

Culturopoing.com par Xanaé Bove - D’une simplicité admirable, "Le Chant des Oliviers" est une ode à la fois joyeuse et mélancolique à la transmission.

Le Figaro par Olivier Delcroix - Pour son deuxième film, Alex Camilleri signe une chronique sincère et singulière qui rend hommage au ghana, chant traditionnel maltais, tout en révélant la grâce de la jeune Michela Farrugia, ainsi que l’abattage du vétéran Nenu Borg.

Les Fiches du Cinéma par Gilles Tourman - Un road trip subtil et vivant.

L'Humanité par Sophie Joubert - Le chant des oliviers recèle de moments de grâce, portés par le lyrisme craquelé et déchirant des punchlines existentielles du Ghana.

Le Monde par Boris Bastide - Le Chant des oliviers tente de mettre des mots sur des déchirures, d’apaiser les douleurs, avec une croyance dans le pouvoir de l’échange. Et surtout de dessiner les contours d’une réconciliation. C’est en s’exposant avec sincérité, en gardant une curiosité sur ce qui nous entoure et un œil sur le passé qu’il devient possible d’aborder l’avenir avec combativité et sérénité.

Les Echos par Adrien Gombeaud - Un film attachant.

Ouest France par Thierry Chèze - Un beau film sur la transmission.

Première par Anne Lenoir - Pour son deuxième long métrage après Luzzu, Alex Camilleri poursuit son exploration d’une Malte loin des cartes postales.

aVoir-aLire.com par Arthur Champilou - Cette simplicité et cette sobriété, auxquelles le film se cantonne, font la force du Chant des oliviers, qui consacre Alex Camilleri comme un cinéaste authentique, sincère et singulier.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Voici un film sur l’exil, la culture en perdition et la fracture entre générations plein de charme.

Télérama par Frédéric Strauss - Un scénario prétexte à une visite de l’île, plaisante.

L'avis du projectionniste

Beau film maltais sur la musique, la transmission et l’identité.
Les deux interprètes sont formidables.  Le réalisateur a bien mis en valeur cette rencontre improbable entre cette jeune maltaise qui veut quitter son pays et ce vieil homme chanteur du chant traditionnel maltais (le Ghana) qui tient une grande place dans ce film.