Le Comte de Monte Christo – de Mathieu Delaporte, Alexandre de la Patelière

Vendredi 26 Juillet à 21h et Samedi 27 Juillet à 18h

2h58min | Aventure, Historique
De Matthieu Delaporte, Alexandre De La Patellière

Avec Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier

Synopsis
Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi.

Anecdotes

Qui réalise ?
Le Comte de Monte-Cristo est écrit et mis en scène par le duo Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte, scénaristes sur le lucratif diptyque Les Trois Mousquetaires, adapté d'une autre œuvre de l'écrivain Alexandre Dumas. Le premier explique : "Ce que j’aime passionnément, c’est le prodigieux mélange des genres auquel il est parvenu. Car Le Comte de Monte-Cristo est à la fois un roman d’aventures, un roman d’amour, une tragédie, un thriller, une comédie humaine et politique, et l’interaction de ces genres dégage un souffle tour à tour romantique, drôle, ironique ou effrayant."
"Quant à Edmond Dantès, il échappe à la littérature ; il appartient à la mythologie, à un univers quasiment fantastique. Il y a dans son personnage et son histoire un supplément d’âme, une poésie assez inexplicable."

Un classique
Le Comte de Monte-Cristo a fait l'objet d'une trentaine de transpositions sur petit et grand écran. La plus récente, La Vengeance de Monte Cristo avec Jim Caviezel, date de 2002, tandis que la mini-série de Josée Dayan avec Gérard Depardieu reste l'une des plus célèbres.

Sortie avancée
Annoncé dans un premier temps au 11 décembre 2024, Le Comte de Monte-Cristo a été avancé de 6 mois et sort finalement dans nos salles obscures le 28 juin.

Adaptation difficile
L'obsession première d'Alexandre De La Patellière et de Matthieu Delaporte a été de conserver toutes les dimensions de cette fresque littéraire, pour faire vivre au spectateur des émotions très différentes. Les réalisateurs confient : "Voilà pourquoi nous avons réalisé un seul film, et non un dyptique : à l’image du page-turner que constitue le roman, il fallait que toute l’histoire se déroule dans un même laps de temps, que la tension amassée dans la première partie du film trouve son dénouement dans la même œuvre. Impossible de dire au spectateur : sortez du château d’If et revenez dans six mois pour connaître la suite !"
"Le Comte de Monte-Cristo, c’est 1 300 pages en folio, soit entre 3 000 et 4 000 pages d’écriture scénaristique, quand un scénario en compte 140… C’est comme si l’on vous ouvrait une bibliothèque en vous permettant de choisir un seul livre ! Un exercice de gymnastique ultra passionnant mais vertigineux, qui a représenté trois ans d’écriture et de préparation. Une autre difficulté était de rendre crédible l’idée qu’il est possible de ne pas reconnaître quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis vingt ans. C’était envisageable à l’époque de Dumas, où la photographie était balbutiante. C’est beaucoup plus difficile pour notre époque saturée d’images."
"D’où notre questionnement initial : doit-on prendre le même acteur pour les deux périodes de sa vie ? Et si on prend le même acteur, comment justifier auprès du public contemporain que personne ne le reconnaisse."
Cannes 2024
Le Comte de Monte Cristo a été présenté Hors Compétition au Festival Cannes 2024 et en avant-première.

Références cinématographiques
Côté références visuelles, Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte citent Le Guépard et Le Parrain, notamment pour l’importance de la couleur. Le premier précise : "Comme Hitchcock qui a tourné son polar La Mort aux trousses dans les paysages éclatants du Midwest, nous avons voulu baigner un film sombre comme Le Comte de Monte-Cristo dans la lumière de l’été, entre le bleu du ciel et celui de la mer, avec l’idée que ce côté étouffant dressait un cadre idéal pour une vengeance. Sans même parler du thème de l’usurpation d’identité, cela nous rapproche aussi de Plein soleil."
Le second ajoute : "J’ai des souvenirs d’enfant très forts de grands films en Technicolor des années 50 et 60, des Chaussons rouges à Lawrence d’Arabie. Pour Monte-Cristo, il me semblait important de revenir à ces images de cinéma flamboyantes qui m’ont procuré un immense plaisir de spectateur."

Retrouvailles
Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte retrouvent plusieurs acteurs avec lesquels ils ont déjà travaillé. C'est le cas de Laurent Lafitte qui jouait dans Papa ou maman et sa suite, Patrick Mille qui était au casting de La Jungle, leur premier court métrage, mais aussi Adèle Simphal et Marie Narbonne qui jouaient dans Le Meilleur reste à venir.

Préparation
Sur ses deux mois et demi de tournage, Pierre Niney a passé 150 heures assis sur une chaise pour le maquillage (une séance de transformation physique durait de quatre à six heures). Pour le reste, l'acteur, qui n'avait jamais fait d’équitation pour un film, a suivi une préparation spéciale pour savoir monter. Il se rappelle : "J’ai aussi pris pas mal de cours d’escrime, notamment avec Bastien Bouillon, qui joue Fernand de Morcerf, pour éviter qu’on ne se mette un coup de lame dans l’œil dès la première minute !"
"Je me suis pas mal investi avec les cascadeurs dans ce combat, pour qu’il commence assez proprement et se charge de plus en plus de colère, de rage, avec des coups plus organiques, plus trash. Enfin, pour la crédibilité de la scène d’évasion, j’ai pris des cours d’apnée avec Stéphane Mifsud, champion du monde d’apnée statique pour pouvoir jouer le plan du sac qui coule dans la continuité. C’était sans doute le plus flippant et excitant des défis du film. Être ligoté dans un sac lesté à 15M de profondeur…"
"Il y a un moment où je me suis dit : Est-ce bien raisonnable ? La première réaction de Pathé en recevant les rushs a été « Rassurez nous : Vous n’avez pas fait faire ça pour de vrai à Pierre ? »."

Parlons argent
Le budget du Comte de Monte-Cristo est estimé à 43 millions d'euros. A titre de comparaison, Les Trois Mousquetaires D'Artagnan avait coûté 36 millions, tout comme sa suite Milady.

Qui pour Mercédès ?
Pierre Niney et Anaïs Demoustier avaient joué ensemble dans Sauver ou périr. La comédienne, qui campe Mercédès, explique : "J’avais entendu parler du personnage de Monte-Cristo et de sa soif de vengeance, mais je n’avais pas lu le roman. Découvrir l’œuvre à travers le scénario m’a finalement évité d’avoir à faire mon deuil de l’idée qu’on a inévitablement de l’adaptation d’une œuvre qu’on connaît. J’ai abordé le scénario d’Alexandre et Matthieu comme un scénario classique, en me demandant en quoi cette histoire et le rôle de Mercédès m’intéressaient."
"Sur le moment, je ne l’ai pas associée à un autre personnage, mais en y pensant, elle a quelque chose de la Meryl Streep de Sur la route de Madison. C’est une femme qui porte en elle une forme de résignation, de tristesse, d’acceptation de ce qu’est sa vie au bout du compte. Un thème que je trouve bouleversant."

Quelques critiques presse

La Voix du Nord par Christophe Caron - Absolue réussite que cette nouvelle adaptation du roman d’Alexandre Dumas, par ceux qui ont écrit Les Trois Mousquetaires (2023). Récit de vengeance universel et populaire auquel les comédiens, Pierre Niney en tête, donnent une vraie ampleur dramaturgique.

Le Parisien par Catherine Balle - Le film dure presque trois heures, mais au fil de cette intrigue foisonnante, la tension ne redescend jamais. Autour d’un Pierre Niney exceptionnel en acteur caméléon, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier, Laurent Lafitte ou Patrick Mille sont formidables et Anamaria Vartolomei totalement magnétique.

Paris Match par Christophe Carrière - Autant de libertés qui insufflent une modernité inédite au récit, enrichie par des comédiens plus charismatiques les uns que les autres.

Bande à part par Michel Cieutat - Un film fortement imprégné de certains aspects qui faisaient le charme des productions d’antan, mais qui présente aussi tous les avantages d’une réalisation moderne. Et très certainement la plus grande interprétation d’Edmond Dantès à ce jour.

CNews par La rédaction - Les trois heures que durent le film ne se font jamais ressentir grâce à leur capacité à passer d’une étape à une autre avec une fluidité qui impose le respect. Les spectateurs sont entièrement plongés dans la quête de justice du personnage principal, et pris dans les rouages du plan machiavélique mis en place pour arriver à ses fins.

Closer par J.B. - Fidèle au texte, à sa langue, leur film épouse à merveille les rebondissements du récit, mais revisite aussi l'intrigue adaptée pour la 24ᵉ fois au cinéma. Tête d'affiche de ce blockbuster qui embarque sans répit trois heures durant, Pierre Niney ravive le mythe du vengeur masqué avec panache et modernité.

Elle par Ophélie Daguin - Avec cette super production qu’est Le Comte de Monte-Cristo, Matthieu Delaporte, Alexandre de la Patellière, Pierre Niney et le reste de l’équipe signent une adaptation moderne qui dépoussière l’œuvre d’Alexandre Dumas. Superbe !

Femme Actuelle par La rédaction - Une production d'envergure, une distribution de qualité procurent le spectacle attendu, forcément impressionnant. Il y a du souffle, du rythme, de la belle image…

Filmsactu par Maxime Chao - Malgré la richesse du bouquin d'Alexandre Dumas, Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière sont parvenus à extirper ce qu'il y avait de meilleur et de plus approprié pour en faire un grand film de cape et d'épées.

Franceinfo Culture par Jacky Bornet - Une belle adaptation, justifiée, plus moderne, et qui ravive le mythe.

Le Figaro par Olivier Delcroix - Parfois, le premier degré sied mieux aux grandes tragédies romantiques. Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière en apportent la preuve avec brio.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Un grand film populaire prenant forcément quelques libertés avec l’œuvre de Dumas, mais dont l’efficacité et le casting quatre étoiles font que l’on ne voit pas ses trois heures passées. Accompagné par des acteurs talentueux, Pierre Niney tient là l’un de ses plus beaux rôles.

Le Journal du Geek par Julie Hay - Après un diptyque Les Trois Mousquetaires émoussé, Le Comte de Monte-Cristo tranche dans le vif. Le film s’illustre comme un divertissement généreux, qui se prend au sérieux et ne se refuse rien.

Le Monde par Murielle Joudet - Les plans défilent sous nos yeux tels les pages du roman, dont on ne veut perdre aucune miette. S’invente alors un genre étonnant : le page-turner cinématographique.

Le Point par La rédaction - Du roman foisonnant et incandescent d'Alexandre Dumas, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte font un film à grand spectacle, un drame en trois actes centré sur cette histoire d'amour contrarié et de vengeance tournée dans des décors naturels.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Quelques mois après le succès des Trois Mousquetaires, les scénaristes Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte passent derrière la caméra et adaptent un autre chef-d'œuvre du romancier incomparable. Une nouvelle réussite.

Libération par Sandra Onana - Nouvelle étape de la stratégie de franchise autour de l’œuvre d’Alexandre Dumas, l’adaptation impersonnelle et très rodée du Comte de Monte-Cristo par le duo Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière est surtout servie par la fraîcheur de sa jeune garde d’acteurs, avec un luxe de moyens.

Marianne par Olivier De Bruyn - Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière adaptent le chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas et signent un divertissement haut de gamme qui, en toute logique, devrait toucher un large public. Incarné par le convaincant Pierre Niney, ce film rappelle, s’il en était besoin, que faire preuve d’ambition et d’exigence est une forme de respect à l’égard du public.

Ouest France par Philippe Lemoine - Aller voir ce Monte-Cristo, c'est embarquer pour un voyage de trois heures au cœur de notre histoire et de l'âme humaine. Dans des décors somptueux, l'intrigue se noue inexorablement, portée par un Pierre Niney parfaitement crédible pour ce rôle plein de noirceur.

Première par Gaël Golhen - Épaulé par des personnages bien dessinés et parfaitement joués (mention spéciale à Patrick Mille, lâche et fielleux à souhait et à Anaïs Demoustier splendide en héroïne classique) cette adaptation est une réussite. Enlevée, intelligente, originale et superbement incarnée.

Public par Sarah Lévy-Laithier - Le réalisateur réussit le pari d'apporter un souffle de modernité à l'œuvre de Dumas, sans jamais en trahir l'essence.

Sud Ouest par Julien Rousset - Haletante, spectaculaire, cette fresque explore assez finement la psychologie sombre et trouble de son personnage, héros déchu possédé par le désir de vengeance.

Télé 2 semaines par C.C. - Pari gagné pour cette adaptation du roman d'Alexandre Dumas, moderne sans trahir l'œuvre originale. Une fresque romanesque, servie par des acteurs formidables.

Voici par La rédaction - En respectant l'ADN feuilletonnant du livre, Le Comte de Monte-Cristo propose une suite quasi ininterrompue de rebondissements. De quoi maintenir son public en haleine, d'autant que le spectacle se révèle aussi ample que rigoureux, bien aidé par de belles prestations d'acteurs, Pierre Niney en tête dans le rôle-titre.

Ecran Large par Antoine Desrues - Le Comte de Monte-Cristo possède un vrai souffle romanesque, qui doit autant à sa fabrication élégante qu’à la qualité de son casting, Pierre Niney en tête.

L'Obs par Nicolas Schaller - Loin de l’image qu’on se faisait du personnage, Pierre Niney assure, plus convaincant en Monte-Cristo sombre (et grimé) qu’en Dantès fougueux. Mais ce sont les femmes (Anaïs Demoustier et Anamaria Vartolomei, remarquable dans le rôle casse-gueule d’Haydée) qui tirent leur épingle du film, résurrection digne et sans génie d’une certaine tradition du spectacle populaire.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifllet - Une actualisation pertinente, portée par un excellent comédien.

Mad Movies par V.M. - Le comte de Monte-Cristo parvient finalement à dessiner une ligne claire qui en fait un petit modèle de plaisir à la fois industriel et populaire. On ne demandait pas plus à ce genre de projet de nouveau riche que de retrouver la grâce et la simplicité d'un vrai spectacle enfantin.

Rolling Stone par La rédaction - L’action et les émotions sont si intenses que l’on ne s’ennuie pas une seconde pendant les… trois heures. Niney traverse avec pugnacité les décennies et les épreuves, met en lumière toute la complexité de son personnage. Et le spectacle n’en est que plus savoureux.

Télérama par Samuel Douhaire - Cette énième adaptation du roman de Dumas est portée par un casting remarquable et un scénario plutôt habile.

L'avis du projectionniste

Un beau grand film ! Pierre Niney est époustouflant, et toute la distribution est juste formidable. La réalisation est impeccable, on est happé durant les 3 heures qui filent sans aucun temps mort. Un grand film familial.