Les dimanches – de Alauda Ruiz de Azua

Samedi 14 Mars à 17h (VO/st)

1h58min | Drame de Alauda Ruíz de Azúa

Avec Blanca Soroa, Patricia López Arnaiz, Juan Minujin

Synopsis
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d'un mal plus profond …

Anecdotes

Découverte
Les Dimanches est le troisième long-métrage de la cinéaste espagnole Alauda Ruiz de Azúa mais le premier à sortir sur les écrans français. Le premier, Cinco lobitos (2022), est resté inédit en France tandis que le second, Ce sera toi (2023), est directement sorti sur Netflix.

Sélection en festivals
Le film a été présenté dans de nombreux festivals internationaux et a reçu plusieurs récompenses parmi lesquelles le prix du meilleur film au festival de San Sebastian ainsi que l’Antigone d’or au festival Cinemed de Montpellier.

Premiers pas
Avant Les Dimanches, la jeune comédienne Blanca Soroa qui incarne Ainara, le personnage principal du film, n’avait jamais fait de cinéma.

Une voix venue de l’au-delà
Pour le tournage de la scène dans laquelle le personnage d’Ainara demande une réponse à Dieu lors des obsèques de sa grand-mère, Blanca Soroa portait des écouteurs sans fil. À l’autre bout, la réalisatrice lui parlait comme si c’était Dieu qui s’adressait à elle.

Grand favori
Avec treize nominations, Les Dimanches est le film qui a reçu le plus de nominations pour l’édition 2026 des Goyas, qui est l’équivalent espagnol des César.

Retrouvailles
Alauda Ruiz de Azúa retrouve ici le comédien Miguel Garcés qu’elle a déjà dirigé dans plusieurs épisodes de la série Querer (2024), qu’elle a entièrement réalisée. En outre, Nagore Aranburu, qui était également au casting de la série, joue dans Les Dimanches le personnage de Mère Priora.

Histoire vraie
Les Dimanches est né d’une réelle histoire que la réalisatrice a entendu lorsqu’elle avait une vingtaine d’années. En effet, la cinéaste a eu vent de la décision d’une jeune fille de son âge de rentrer dans les ordres. Un choix qui l’a interpellé et qu’elle a tenté de comprendre. Après Cinco lobitos, quand ses producteurs lui ont demandé si elle avait un autre sujet à explorer, Alauda Ruiz de Azúa a ressorti cette histoire ancienne puisqu’elle était convaincue que cela pouvait vraiment donner matière à un nouveau long-métrage, à savoir le parcours d’une famille autour de la vocation religieuse annoncée par une jeune fille.

Quelques critiques presse

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Que l’on soit croyant ou non, on ressort indéniablement de la séance profondément bousculé, le personnage principal semblant au final aussi victime de ses propres souffrances, que des projections de chacun des personnages secondaires sur sa virginité d’adolescente, qu’il s’agisse de la sœur, de ses camarades, et surtout des membres de sa famille.

Le Figaro par Eric Neuhoff - Un sujet original traité avec force et délicatesse.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - D'une remarquable intelligence, un film troublant et émouvant.

Le Parisien par Renaud Baronian - Remarquablement écrit et mis en scène par la jeune cinéaste espagnole Alauda Ruiz de Azúa, « Les Dimanches », film bardé de récompenses dans les festivals de cinéma, ne prend jamais parti et laisse le spectateur se forger sa propre opinion, s’immisçant en douceur dans le quotidien des deux héroïnes.

Sud Ouest par Julien Rousset - Il était une fois la foi. Un film profond et subtil. La cinéaste Alauda Ruíz de Azúa orchestre une réflexion brillante, jamais manichéenne, sur la religion, la famille, la laïcité, l’adolescence.

Bande à part par Isabelle Danel - Ce grand film inconfortable sur la famille et la religion est d’une finesse… divine.

CinemaTeaser par Aurélien Allin - Comment réagir quand votre ado de 17 ans annonce vouloir devenir nonne ? Réponses, très fouillées et anti-spectaculaires, avec la réalisatrice de la série QUERER.

Elle par Françoise Delbecq - Un très beau récit initiatique.

Femme Actuelle par La Rédaction - Un portrait de famille riche et subtil.

La Croix par Céline Rouden - Un mélodrame sobre loin des caricatures.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Bilan : treize nominations aux Goyas, les César espagnols, pour ce film puissant qui fait de notre potentielle incompréhension un moteur d’émotions.

Le Point par Jérôme Cordelier - La quadragénaire Alauda Ruiz de Azua filme ce cheminement avec délicatesse et simplicité, auréolé par la musique aérienne de Nick Cave. Primée au Festival de San Sebastian, cette pépite est une pause enchanteresse dans notre monde où la brutalité fait loi.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Un film subtil et d'une troublante douceur.

Les Fiches du Cinéma par Florent Boutet - Alauda Ruiz de Azúa captive et bouleverse grâce à la finesse de son écriture et au talent de ses deux actrices principales.

Marianne par Olivier De Bruyn - La réalisatrice espagnole Alauda Ruiz de Azúa dépeint les tourments d’une adolescente qui… souhaite entrer au couvent. Ce film perturbant radiographie les hypocrisies d’une famille bourgeoise et l’influence souterraine d’un catholicisme toujours influent.

Nice-Matin par Cédric Coppola - Par ses cadres précis, mais pas fermés, son souhait de donner une image de la religion positive, mais pas naïve, ce drame intime bouleverse jusqu’à son dernier plan, aussi simple que puissant.

Paris Match par Yannick Vely - La force du film tient dans la finesse de son écriture et la complexité de son dilemme moral.

Positif par Pascale Thibaudeau - Toute la force du film réside ainsi dans la liberté qu'il laisse à chacun et chacune de lire le choix d'Ainara selon ses propres croyances, tout en nous faisant éprouver avec une grande délicatesse les tourments et l'exaltation de l'adolescence.

Télérama par Hélène Marzolf - Ainara, 17 ans, annonce à sa famille qu’elle veut entrer dans les ordre. Après la série “Querer”, la cinéaste basque poursuit son exploration, intelligente et âpre, de la famile.

Cahiers du Cinéma par Charlotte Garson - Il faut imaginer un Théorème presque inversé, sentant le linge propre et les longs cheveux raides, un dérèglement calme venu de l’intérieur, un coup infligé à la famille bourgeoise sans intention de le donner. Le film n’emporte jamais autant que lorsqu’il épouse ce déchiffrement frénétique mais retenu de la famille, qu’elle siège glacée de l’autre côté des grilles pendant la messe d’accueil de la postulante, ou qu’elle fasse soudain silence quand Ainara parle de la Vierge en pleine conversation quotidienne.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Ce « mystère » d’une vocation n’appartenant qu’à la jeune fille est toutefois moins le sujet d’un film à la dramaturgie remarquable que le trouble profond dans lequel plongent et son entourage et le spectateur grâce à une mise en scène refusant d’induire tout jugement.

Le Monde par Bo. B. - Plaçant l’amour au centre de ses réflexions, Alauda Ruiz de Azua questionne dans ce troisième long-métrage la part de doute et de croyance qui nous habite quand on décide de vouer sa vie à quelqu’un.

Ouest France par Thierry Chèze - Une réussite.

Première par Chloé Delos-Eray - L’intérêt de ce film tient surtout à sa mise à jour rafraîchissante d’un marronnier cinématographique souvent associé au genre horrifique, à un Moyen-Âge poussiéreux ou à quelques rites macabres.

Version Femina par Hadrien Machart - A partir d’un sujet délicat et difficile à exposer, Alauda Ruíz de Azúa met en scène un film très concret, intime et poignant qui marie habilement une réflexion sur la profondeur de l’engagement à des codes de narration efficaces.

L'avis du projectionniste

La cinéaste nous immerge dans l’atmosphère d’une famille catholique espagnole, ses déjeuners de famille, ses dysfonctionnements, ses hypocrisies… et la révélation mystique de la jeune Ainora qui s’interroge à 17 ans sur un potentiel appel de Dieu.
Une réflexion, sur la religion, la famille, la laïcité, l’adolescence, qui sonne juste. C’est bien écrit, bien filmé bercé par une très bonne musique.