Les héros du Louvre – de Elie Chouraqui

Samedi 10 Octobre à 20h30

1h45min | Drame, Historique De Élie Chouraqui

Avec Kad Merad, Marie Gillain, Julia de Nunez

Synopsis
Tout public
Paris 1939. Amoureux des arts, Babi Maklouf Benhamou exerce le plus beau métier du monde : il est gardien de nuit au musée du Louvre. Mais alors que la Seconde Guerre mondiale éclate et que l’invasion allemande est imminente, Jacques Jaujard, le conservateur du musée, organise le sauvetage secret des œuvres d’art afin qu’elles ne tombent pas aux mains des nazis. Il confie alors à Babi l’un des camions chargés de transporter les chefs-d'œuvre hors de Paris. Babi accepte, à une condition : que toute sa famille l’accompagne… C’est le début d’une aventure familiale épique et dangereuse à travers la France occupée, qui va lier à jamais le destin des trésors du Louvre à celui de la famille de Babi Maklouf…

Anecdotes

Une histoire très personnelle
Pour Élie Chouraqui, Les Héros du Louvre est probablement le film le plus intime de sa carrière : "J’ai l’impression que tout mon parcours de cinéaste convergeait vers lui. Je ne dis pas cela par vanité, mais parce que ce film n’est pas pour moi un film de plus. J’y ai mis l’histoire de ma famille, qui est forcément un peu la mienne, et aussi mon expérience professionnelle."
Le personnage de Babi, incarné par Kad Merad, est directement inspiré de son grand-père, dont le réalisateur a découvert l’histoire par fragments au fil de son enfance. C’est en écrivant un abécédaire autobiographique qu’il a véritablement pris conscience de la puissance de ce récit familial et de la nécessité de le porter à l’écran.

Un scénario nourri par les souvenirs
Pour reconstituer le parcours de sa famille pendant l’Occupation, Élie Chouraqui s’est appuyé sur les souvenirs de sa plus jeune tante, qui avait vécu les événements lorsqu’elle était enfant. Cahier bleu en main, comme le jeune Élie dans le film, il a recueilli et consigné ses témoignages : "Malgré son grand âge, sa mémoire était intacte. Je lui ai posé des tas de questions et j’ai scrupuleusement noté toutes ses réponses."
Il les a ensuite confrontés à d’importantes recherches historiques sur le Louvre et l’évacuation de ses collections en 1939 : "J’ai découvert que pour avoir déjà sauvé les collections du musée du Prado pendant la guerre civile espagnole, Jacques Jaujard, alors le « patron » du musée, avait immédiatement pressenti ce qui allait se passer avec les nazis. En 1939, avant même l’invasion effective de la France par l’Allemagne, il avait donc commencé à organiser la dispersion des œuvres dont il avait la garde, dans une multitude de châteaux français."

Une BD comme storyboard
Avant de devenir un film, Les Héros du Louvre a existé sous la forme d’une bande dessinée en trois volumes : "Comme le projet du film prenait un temps fou à se mettre en place, j’ai décidé qu’en attendant, j’allais en faire une BD, beaucoup plus rapide et simple à réaliser", raconte Élie Chouraqui. Une expérience qui lui a été extrêmement utile car elle lui a servi de gigantesque storyboard, où il a pu tester les dialogues, la construction des scènes et leur efficacité émotionnelle avant même le tournage.

Le vrai Louvre à l'écran
Obtenir l’autorisation de tourner au Louvre était loin d’être gagné. Le projet a finalement bénéficié du soutien de Laurence des Cars, alors directrice du musée, qui avait découvert et apprécié la bande dessinée. L’équipe a ainsi pu filmer certaines sculptures directement dans les salles du Louvre. Pour les tableaux, trop fragiles, des photographies ont été réalisées avant d’être retravaillées par les équipes des décors et des effets spéciaux.

Élie Chouraqui derrière la caméra
Le réalisateur a lui-même assuré la prise de vues, une habitude qu’il conserve depuis ses débuts : "J’ai besoin d’avoir cette liberté de pouvoir tourner l’image que je souhaite et de la modifier dans l’instant, en fonction de ce que je ressens. Parfois, cette façon de faire rend fou le reste de l’équipe, comédiens compris parce qu’ils ne sont jamais sûrs de ne pas se retrouver dans le champ, mais j’assume !"

Des images d'archives pour raconter l'exode
Le film contient de nombreuses images d'archives. Élie Chouraqui voulait éviter de reconstituer entièrement l’exode avec des centaines de figurants, approche qu'il avait déjà tentée dans un précédent film et qui ne l'avait pas convaincu car il trouvait le résultat trop artificiel. "En prenant des images d’archives pour Les Héros de l'ombre, j’étais assuré que la douleur, la fatigue et la misère de gens qui fuyaient seraient palpables", justifie-t-il.

Quelques critiques presse

Femme Actuelle par La Rédaction - Un émouvant road movie.

Le Journal du Dimanche par Barbara Théate - Un hommage à des combattants de l'ombre, porté par un casting heureux de défendre leur histoire exemplaire.

Les Fiches du Cinéma par Antoine Corte - Porté par la bonhomie de Kad Merad et par une histoire singulière, le film reste d’une mise en scène très classique.

Télé 2 semaines par F.-X.T. - Le résultat, parfois maladroit, parfois audacieux, mais toujours émouvant, doit beaucoup à l'implication des acteurs.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Cette histoire méconnue est celle du grand-père d'Élie Chouraqui, héros anonyme auquel le cinéaste rend ici un bel hommage en mêlant l'intime à la grande Histoire.

Version Femina par Hadrien Machart - Cette fabuleuse histoire étant celle de son grand-père, Elie Chouraqui en a fait une BD avant de la filmer, comme il sait le faire, avec des acteurs populaires, de bons sentiments et un engagement dans le devoir de mémoire. En résulte un film familial où l’émotion règne.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Cette histoire vraie vaut plus pour son témoignage mémoriel et ses acteurs que pour sa mise en scène monochrome.

L'avis du projectionniste

le film se regarde sans déplaisir, rendant au passage un bel hommage à ces combattants de l'ombre tentant de sauver un patrimoine artistique mondial inestimable.