Soudain – de Ryüsuke Hamaguchi

Samedi 12 septembre à 17h

3h15min | Drame De Ryūsuke Hamaguchi

Avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Kodai Kurosaki

Synopsis
Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.

Anecdotes

Cannes 2026
Ce film était présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.

Naissance du projet
Le film est né en décembre 2020 lorsque la productrice Hiroko Matsuda a proposé à Ryusuke Hamaguchi de travailler sur Quand la vie prend un tournant inattendu (Correspondances entre Makiko MIYANO et Maho ISONO). Bouleversé par cet échange épistolaire réel entre une philosophe atteinte d'un cancer et une anthropologue, le cinéaste y a trouvé le point de départ idéal pour un film alors qu'il achevait Drive My Car. Il a choisi de transposer cette fiction en France afin de bénéficier de conditions financières et de travail plus adaptées qu'au Japon.

Un casting à double sens
Pour sélectionner ses interprètes dans une langue qui n'est pas la sienne, Ryusuke Hamaguchi a mis en place un processus d'audition singulier de trente minutes. Il commençait par interroger les comédiens sur l'événement le plus marquant de leur semaine afin de capter l'émotion de leur voix, avant de leur demander une lecture technique et totalement neutre du texte. La directrice de casting Coralie Amédéo lui a ainsi fait rencontrer plus de deux cents comédiens.

Une préparation linguistique intensive
Le film repose sur la rencontre entre une Française et une Japonaise, ce qui a imposé un défi de taille à Virginie Efira et Tao Okamoto. Aucune des deux comédiennes ne jouant dans sa langue maternelle, elles ont dû prendre d'importants cours de langue sur leur temps personnel pour préparer le tournage. Virginie Efira a notamment passé deux mois complets à apprendre à décoder les signes et les sons japonais afin de s'imprégner physiquement du texte.

Une méthode immersive pour les acteurs
Fidèle à sa réputation, le réalisateur a réutilisé sa célèbre méthode consistant à faire lire le scénario « à plat », de manière totalement neutre et répétitive. Pour nourrir secrètement l'intériorité de ses comédiens, il a également écrit et fait jouer des scènes de vie entières liées au passé des personnages qui ne figurent pas dans le montage final. Il a de plus soumis l'équipe à un questionnaire intime de dix-sept questions pour cerner leurs rôles.

Un décor en totale activité
L'équipe a posé ses caméras dans un véritable EHPAD pour y filmer une grande partie du récit. Ryusuke Hamaguchi a tenu à ce que l'ensemble des soignants et des techniciens suivent une formation à la méthode de soin française appelée « l'Humanitude ». Le personnel et de nombreux résidents ont ainsi activement participé au long-métrage comme figurants, s'intégrant de manière organique et improvisée aux plans du film.

Une caméra apprivoisée pas à pas
La direction de la photographie, confiée à Alan Guichaoua, a reposé sur une approche technique progressive pour mettre à l'aise les comédiens. Pour les séquences longues, Ryusuke Hamaguchi a fréquemment utilisé deux caméras en simultané, gérées par Corentin Courage en France et Yoshio Kitagawa au Japon. Évitant délibérément les plans serrés au profit de cadres plus larges, l’équipe tournait en moyenne une dizaine de prises par scène.
Le dispositif consistait à commencer le travail très loin de la zone de jeu pour s'avancer progressivement vers les acteurs au fil des prises, leur permettant ainsi de s'habituer à l'appareil et de se détendre totalement.

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Ce film léger et grave fascine par son humanité teintée de poésie.

Bande à part par Anne-Claire Cieutat - Tout, dans ce film bouleversant, participe ainsi de ce mouvement perpétuel, dont on sent l’élan naissant à l’instant précis de la rencontre.

Cahiers du Cinéma par Fernando Ganzo Cuesta - Certains diront que c’est trop long, trop bavard, trop théorique. C’est ne pas voir ce qui fait la beauté du film, toute sa singularité, sa vitalité sensible, l’émotion qu’il parvient à créer en permanence sans jouer pourtant la carte du mélodrame que le scénario lui tend (un cancer incurable) : à part Manoel de Oliveira, on pense à peu de cinéastes capables de trouver un équilibre semblable.

CinemaTeaser par Aurélien Allin - Ryusuke Hamaguchi réussit là où Kore-eda et Kurosawa avaient échoué : son film en France convainc. Et plus que ça : SOUDAIN est un prodige de cinéma.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Thibault Liessi - Un coup de maître signé Ryūsuke Hamaguchi.

Ecran Large par Antoine Desrues - Tout simplement l’un des meilleurs films de l’année, et l’apothéose d’un des plus grands cinéastes en activité.

La Croix par Céline Rouden - Auréolé d’un double prix d’interprétation pour ses actrices au Festival de Cannes, le nouveau film du Japonais Ryusuke Hamaguchi nous entraine dans une Ehpad parisien où l’on pratique l’écoute et la bienveillance et nous emporte très loin dans l’émotion pure.

Le Dauphiné Libéré par Thibault Liessi - Un film-somme et une grande odyssée intime.

Le Monde par Jean-François Rauger - Tout en creusant ses obsessions (Drive My Car était déjà un grand film sur le langage) et en déplaçant les enjeux de son cinéma, Ryusuke Hamaguchi apparaît comme un des rares cinéastes à trouver ce qui, dans un monde dont la réalité est sans cesse soulignée par sa familiarité, relève de la pensée abstraite, exigeante et excitante. Chef-d'oeuvre.

Le Point par La Rédaction - Un chef-d’œuvre d’humanisme et de profondeur auquel on aurait bien donné une Palme d’or à Cannes et qui a remporté un prix d’interprétation pour ses deux actrices exceptionnelles.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Un des sommets de l'année cinéma.

Les Inrockuptibles par Olivier Joyard - On ressort de l’expérience délesté·e de quelques tensions parasites, comme si Hamaguchi s’était personnellement occupé de nos tissus douloureux. Un véritable film-care, à embrasser sans hésiter.

Télé 2 semaines par F.-X.T. -  Tout impressionne dans ce film qui ne ressemble à aucun autre.

Télé Loisirs par F.-X.T. - Tout impressionne dans ce film qui ne ressemble à aucun autre, et en premier lieu les interprétations magnifiques de Virginie Efira et de Tao Okamoto (...).

Voici par La Rédaction - Un très grand film, à ne rater sous aucun prétexte.

Abus de Ciné par Christophe Brangé - On en ressort le cœur déchiré, abasourdi par une telle maîtrise cinématographique.

Critikat.com par Luca Mongai - Soudain finit par dessiner un horizon proprement utopique : il s'agit d'inventer pour les personnages, plan après plan, un cadre à habiter ensemble.

Femme Actuelle par La Rédaction - Virginie Efira et Tao Okamoto ont partagé le prix d'interprétation à Cannes. Mais la prestation la plus étonnante vient de Kodai Kurosaki, confondant de vérité.

Franceinfo Culture par Laurence Houot - Par ces moments de grâce cinématographique, plus que dans les dialogues un peu scolaires et roboratifs, "Soudain" offre une réflexion métaphysique qui transmet un message profondément humaniste.

L'Humanité par Michaël Mélinard - Beau et intrigant.

L'Obs par Nicolas Schaller - Ce film devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Mieux, il donne enfin du sens à cette si sotte expression.

La Septième Obsession par David Ezan - Voilà sans doute la part magique d’un film tourné tout entier vers le futur, dont chaque minute est comme volée à l’angoisse des temps présents.

La Voix du Nord par Christophe Caron - On a le droit de regarder sa montre, d’être par exemple désarçonné par cet exposé inopiné sur le capitalisme nuisible, mais on sera aussitôt happé par des fulgurances rivalisant de beauté et de douceur. Aussi pure que le cristal, l’amitié entre ces deux femmes tend vers un seul message : prenons soin les uns des autres.

Le Journal du Dimanche par Barbara Théate - Sans jamais verser dans le pathos, cette chronique quasi philosophique aborde des thèmes aussi graves que douloureux (la fin de vie, la maladie, le deuil) avec une humanité jamais feinte et franchement réconfortante.

Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé - À Paris, Ryûsuke Hamaguchi invente la possibilité d’un film à la radicalité caressante, à la douceur extrémiste - un attentat contre le spectateur prenant la forme d’un massage de pieds. À prendre ou à laisser, mais assurément à expérimenter.

Libération par Sandra Onana - Un mélodrame thérapeutique qui révèle une profonde mélancolie.

Marie Claire par Emily Barnett - Un conte enveloppant et salutaire.

Ouest France par Thierry Chèze - Primé à Cannes via ses deux magistrales interprètes, le nouveau film du réalisateur de « Drive My Car » parle de fin de vie avec une poésie lumineuse renversante.

Paris Match par Yannick Vely - Ryusuke Hamaguchi réussit avec brio son passage par le cinéma français avec un film poétique et puissant.

Première par Thomas Baurez - Pour arriver à cet hédonisme sénior absolument revigorant, il aura fallu intégrer la logique d’un film à cheval entre Lelouch et Bourdieu où les bons sentiments se lovent dans une conscience politique aigüe du monde. Surprenant on vous dit.

Sud Ouest par Julien Rousset - Un film exigeant et profond sur l’art de prendre soin des autres.

Télé 7 Jours par François Léger - "Soudain" est un film ample et chaleureux, un éloge de la bienveillance jamais mièvre, capable de vous toucher en plein cœur.

Télérama par Jacques Morice - Le réalisateur japonais nous offre un film hors norme poignant, loin de tout mélodrame car tourné vers la vie.

aVoir-aLire.com par Gérard Crespo - Une œuvre digne dans tous les sens du terme, qui transcende son sujet sociétal par une réflexion subtile et une mise en scène à la fois lyrique et sobre, maîtrisée de bout en bout.