The sea – de Shai Carmeli-Pollak

Dimanche 11 octobre à 17h (VO/st)

1h33min | Drame De Shai Carmeli-Pollak

Avec Muhammad Gazawi, Khalifa Natour, Marlene Bajali
Titre original Ha'Yam

Synopsis
Tout public
Khaled (12 ans), un garçon palestinien de Ramallah, est en route pour voir la mer pour la première fois de sa vie. Au point de contrôle, les autorités israéliennes lui refusent l’entrée. Déterminé, il franchit la frontière clandestinement et poursuit seul sa route vers la mer, traversant un territoire où son regard d’enfant se confronte aux tensions du conflit israélo-palestinien. Pendant ce temps, son père, Ribhi, part à sa recherche…

Anecdotes

Du documentaire à la fiction
Après s'être fait connaître grâce à ses documentaires remarqués comme Bil'in My Love, le réalisateur Shai Carmeli-Pollak signe avec The Sea son tout premier long-métrage de fiction. Pour ce saut dans le récit scénarisé, le cinéaste s'est largement inspiré des réalités de terrain et des histoires d'injustice quotidienne qu'il a observées au fil des ans.

Une collaboration transfrontalière
Le projet repose sur une démarche biculturelle forte, porté par le réalisateur israélien Shai Carmeli-Pollak et le producteur palestinien Baher Agbariya via Majdal Films. L'équipe technique et artistique s'est composée conjointement d'Israéliens et de Palestiniens, faisant du plateau un lieu de coopération binationale engagé.

Révélation précoce au casting
Pour incarner Khaled, ce jeune garçon déterminé à voir la Méditerranée pour la première fois, la production a fait confiance à un comédien novice, Muhammad Gazawi. Sa prestation habitée a tant marqué les esprits qu'il est devenu le plus jeune interprète à recevoir l'Ophir du Meilleur Acteur (l'équivalent israélien de nos César).

Tournage au plus près du réel
Tourné durant l'année 2023, le film privilégie les décors naturels pour ancrer le périple de son héros dans une authenticité totale. Capturée par le directeur de la photographie Shai Goldman, la caméra s'est invitée dans de véritables zones urbaines et aux abords des checkpoints militaires afin d'offrir une texture visuelle brute et quasi documentaire.

Une empreinte sonore primée
La musique originale de The Sea a été composée par Avi Belleli, figure reconnue de la scène musicale et cinématographique. Sa partition délicate et mélancolique, récompensée elle aussi par un Ophir Awards, accompagne avec pudeur la trajectoire initiatique de Khaled et l'atmosphère suspendue du littoral.

Quelques critiques presse

Télérama par Mathilde Blottière - “The Sea”, drame réalisé par l’Israélien Shai Carmeli Pollak et produit par le Palestinien Baher Agbariya, participera à la course à l’Oscar du meilleur film international. Les représailles du ministre de la Culture israélien n’ont pas tardé.  Pas vraiment le genre de films que Benyamin Netanyahou doit se passer le soir pour se délasser.

Abus de cine - Un film humaniste comme on en voit peu qui prouve que la paix peut-être possible si les politiques et les hommes se montraient moins têtus et apportaient un peu plus de considération aux différents peuples et se préoccupaient de ceux qui feront demain c'est-à-dire les enfants. Avec cette œuvre Shai Carmeli-Pollak montre qu'une union entre deux pays peut être possible. 

Médiapart - "The Sea" est un film réalisé avec amour . Il est humain et les performances des acteurs sont émouvantes. La belle ville de Tel Aviv qui apparaît dans le film fait preuve de compassion envers le garçon et son père, qui part à sa recherche malgré le fait qu'il n'ait pas l'autorisation de séjourner en Israël. Cela ne pourrait pas se produire aujourd'hui. "The Sea" nous rappelle à quel point nous avons dégénéré depuis le 7 octobre, au point que même un film sur l'occupation évoque la nostalgie d'une occupation différente. Selon la logique du ministre de la Culture et de ses semblables, un film qui montre les Palestiniens comme des êtres humains est un film qui diffame les soldats israéliens. Zohar a raison : si les Palestiniens sont des êtres humains, comment peuvent-ils être traités avec une telle barbarie ?

Première - Israël a choisi The Sea, un drame en langue arabe signé du cinéaste israélien Shai Carmeli Pollak, pour représenter le pays dans la course au meilleur film international.Un choix fort en symbole, puisque le film raconte l’histoire poignante d’un adolescent palestinien qui risque sa vie pour voir la mer de Tel-Aviv pour la première fois.The Sea a triomphé aux Ophir Awards  — l’équivalent israélien des César — raflant le prix du meilleur film, du meilleur scénario et aussi le prix du meilleur acteur pour le jeune Muhammad Gazawi (13 ans), qui décrochait là son tout premier rôle.
le producteur de The Sea, Baher Agbariya, lui-même Palestinien, a livré un discours très fort : " Ce film est né de l’amour de l’humanité et du cinéma, et son message est unique : le droit de chaque enfant de vivre et de rêver en paix, sans siège, sans peur et sans guerre. C’est un droit fondamental auquel nous ne renoncerons pas."