Dimanche 19 Avril à 17h (VO/st)
1h33min | Drame De Akinola Davies
Avec Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo
Synopsis
Un Jour avec mon père est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l'immense ville alors que des troubles politiques menacent.
Cannes 2025
Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025 et a reçu une mention spéciale pour la Caméra d’or.
... Et les autres festivals !
Outre Cannes, Un jour avec mon père a été présenté dans de nombreux festivals à travers le monde, à l’image de ceux de Sydney, Karlovy Vary, Busan, Athènes ou encore Bangkok.
Des débuts fracassants
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par Akinola Davies. Auparavant, ce dernier avait notamment réalisé le court-métrage Lizard (2020) ainsi qu’un épisode de la mini-série Foresight (2021).
Une histoire familiale
Outre la réalisation du film, Akinola Davies Jr. en a également signé le scénario, écrit à quatre mains avec son frère, Wale. Les deux hommes ont développé l’idée d’Un jour avec mon père pendant plus de dix ans, en s’inspirant de la perte de leur propre père alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. C’est en 2012 que Wale Davies a écrit une première version du scénario qui a ensuite évolué au cours des années suivantes. Au départ, il ne devait d’ailleurs pas s’agir d’un long-métrage mais d’un court-métrage.
Retrouvailles
Avec Un jour avec mon père, Akinola et Wale Davies retrouvent la productrice Rachel Dargavel qui avait notamment produit le court-métrage Lizard (2020).
Tournage africain
Le film a été tourné à plusieurs endroits du Nigéria, notamment dans sa plus grande ville, Lagos, ainsi qu’à Ibadan, qui est la troisième ville du pays.
Une gageure
Trouver le style visuel du film a été un vrai défi pour l’équipe technique, notamment pour la cheffe costumière PC Williams. En effet, cette dernière a eu du mal à se replonger dans le Nigéria des années 1990 car il existe finalement peu d’archives de cette époque, contrairement aux années 1960 et 1970. Elle a ainsi demandé à Akinola et Wale Davies de consulter leurs photos d’enfance où leur mère est présente et sur lesquelles il est également question de l’enterrement de leur père. Grâce à cette approche intime et atypique, PC Williams s’est sentie davantage libre sur un plan artistique, pour réfléchir à ce qu’elle voulait raconter à travers les couleurs et les matières ainsi qu’à travers le mélange des tenues occidentales et traditionnelles.
À la ville comme à l’écran
Les personnages des deux jeunes frères du film sont interprétés par Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo, qui le sont également dans la vraie vie.
Image vintage
Le film a été tourné sur pellicule 35 mm et non pas en numérique pour faire ressortir davantage les souvenirs et le chagrin des enfants.
Petits êtres vivants
La nature, les insectes sont très présents dans le film, parce que d'une part, il y en a beaucoup à Lagos. Par ailleurs, symboliquement, leur présence signifie le grouillement de la ville. Comme le long-métrage est filmé du point de vue des enfants, les petits détails sont exacerbés parce qu'ils voient des choses que les adultes ne voient pas.
CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta - Comme la lettre de deux enfants à leur père, comme un souvenir qu’ils tentent de graver dans leur esprit avant qu’il ne s’évanouisse, MY FATHER’S SHADOW dévaste par le contraste entre la grande maturité de sa forme, forgée par deux adultes, et la grande souffrance des deux enfants qui s’expriment à cœur ouvert.
Les Inrockuptibles par Maud Tenda - Porté par une photographie sublime, Un jour avec mon père se distingue aussi par l’écriture poétique de son montage, qui relie sans cesse les actions concrètes des personnages à une sorte d’état intérieur ou à quelque chose de plus grand qui les dépasse, sûrement l’univers riche et intime d’un très bon cinéaste.
Ouest France par Pauline Boyer - Un premier film sublime.
Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - Le film prend la forme d’un véritable road movie urbain dans lequel les protagonistes font diverses rencontres, attendues ou fortuites. Akinola Davies prend ainsi la température d’une société en crise où les opportunités se font rares mais où l’espoir domine.
Bande à part par Isabelle Danel - Ce premier film plein de nostalgie et de violence est une vibrante réussite.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - L’autofiction subjective des frères Davies aurait mérité de dessiner avec plus de clarté les réalités politiques de l’époque, que pour la plupart nous ignorons.
Femme Actuelle par La Rédaction - Le récit oscille du regard des enfants au monde des adultes, dans un balancement tendre, poétique, émouvant et même poignant.
Franceinfo Culture par Falila Gbadamassi - Avec son premier long métrage, Akinola Davies Jr. a donné vie à un moment suspendu et mystérieux, à la fois récit d'enfance et fresque politique à l'esthétique affirmée.
Konbini par Konbini - Un premier film puissant et authentique à hauteur d'enfant signé d'un artiste visionnaire et prometteur.
L'Humanité par Samuel Gleyze-Esteban - Avec une habileté remarquable, ce premier long métrage fait ainsi se mêler la sublimation intime et l'histoire politique.
La Croix par Céline Rouden - Un très beau premier film.
La Septième Obsession par Xavier Leherpeur - Le film est à la fois doux et abrasif, cautérisant et contaminant, comme le sont souvent les mémoires et les souvenirs enfouis lorsqu'on les fait ressurgir.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Une remémoration pleine d’amour et de chagrin, d’espoirs et de peurs, de l’enfance des frères Davies.
Le Figaro par C. J. - Tout est vu à hauteur d’enfant dans un mélange de naïveté et de clairvoyance inquiète. La frontière entre la pureté des souvenirs, déformés par le temps et ce que l’imagination réécrit est ténue et poignante.
Le Parisien par Catherine Balle - Un film à la narration impressionniste, mais très beau et marquant.
Le Point par Florence Colombani - Il y a quelque chose d’universel dans ce que capte le cinéaste, et, en même temps, il nous raconte un moment d’histoire. Magnifique.
Les Fiches du Cinéma par Simon Hoareau - Récit semi-autobiographique, le premier film d’Akinola Davies Jr. séduit autant par ses choix esthétiques que par sa façon d’intriquer grande et petite histoires.
Libération par Anne Diatkine - Tout au long de ce premier film, et c’est sa réussite, le spectateur partage le point de vue des deux frères, 8 et 10 ans à vue d’œil, qui traquent les silhouettes, les échanges, les indices que délivrent les adultes et la rue. A leur hauteur, on découvre la grande ville.
Paris Match par Yannick Vely - Brillant et plus que prometteur.
Première par Nicolas Moreno - Le cinéma, ce film-là encore plus précisément, deviennent alors la preuve que quelque chose a survécu et s’est bien transmis, et ce, malgré les répressions politiques d’alors. Les adultes de l’époque étaient prêts pour le changement, leurs enfants seront peut-être les premiers à le vivre réellement — mais en beauté.
Télérama par Jacques Morice - Un beau portrait à hauteur d’enfant.
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Une Caméra d’or amplement méritée pour un premier film qui traduit avec grâce et profondeur les ravages de la dictature au Niger à travers le périple d’un père et ses deux garçons. Saisissant.
L'avis du projectionniste
Joli film nigérian, ou l’on suit deux gosses à Lagos, en compagnie de leur père, dans le Nigeria éruptif de 1993, alors que le résultat des élections se fait attendre...Ce long-métrage a reçu une Mention Spéciale Caméra d’Or au Festival de Cannes 2025 et le Prix du Meilleur premier film aux BAFTA Awards 2026. Un réalisateur à suivre !
