Vendredi 1er Mai à 20h30 (VF) et Samedi 02 Mai à 17h 5VO/st)
1h49min | Drame De Claire Denis
Avec Isaach de Bankolé, Matt Dillon, Mia McKenna-Bruce
Synopsis
Tout public
Un vaste chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest. Horn, le patron, et Cal, un jeune ingénieur, partagent une habitation provisoire derrière les doubles grilles de l’enceinte réservée aux blancs. Leone, future épouse de Horn, arrive d’Europe le soir même où un homme qui s’est introduit par effraction surgit derrière les grilles. Il s’appelle Alboury. Il ne quittera pas les lieux tant qu’on ne lui aura pas rendu le corps de son frère, mort sur le chantier.
En Festivals
Le Cri des gardes a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Toronto. Par la suite, il a également été sélectionné dans ceux de Sans Sebastian, Rio de Janeiro ou encore Marrakech.
African vibes
Le film a été tourné entre janvier et février 2025 au Sénégal. Ce n’est pas la première fois que Claire Denis tourne sur le continent africain puisque plusieurs de ses films avaient déjà l’Afrique pour toile de fond comme Chocolat (1988), Beau Travail (1999) ou encore White Material 2010).
Acteur fétiche
Il s’agit de la quatrième collaboration entre Claire Denis et le comédien Isaach de Bankolé après Chocolat (1988), S’en fout la mort (1990) et White Material (1990).
De la scène à l'écran
Le Cri des gardes est une adaptation de la pièce de théâtre Combat de nègre et de chiens du dramaturge français Bernard-Marie Koltès.
Une célèbre scénariste
Parmi les différents coscénaristes du film, il y a notamment l’actrice et réalisatrice Suzanne Lindon. Il s’agit de son deuxième scénario après celui de son premier long-métrage, Seize printemps (2020).
Retour aux sources.
Dans le film, le personnage d’Alboury que joue Isaach de Bankolé s’exprime langue yoruba lorsqu’il interagit avec les gardes. Pour le comédien, s’exprimer ainsi est particulier puisqu’il s’agit de sa langue maternelle. Elle est notamment très répandue dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, comme la Côte d’Ivoire ou le Nigeria.
Dans la langue de Shakespeare
Le Cri des gardes a été tourné en anglais, ce qui n’est pas une nouveauté dans la filmographie de Claire Denis puisque plusieurs de ses films comme High Life (2018) ou Stars At Noon (2022) avaient également été tourné dans la langue de Shakespeare. Le choix de l’anglais pour Le Cri des gardes s’est fait en raison d’un séjour de Bernard-Marie Koltès (l’auteur de la pièce de théâtre ici adaptée par Claire Denis) au Nigeria, plus ou moins bien accueilli sur un chantier.
Dans ce pays africain mais également dans d’autres comme le Ghana ou le Cameroun, les Blancs et les Noirs se parlent entre eux en anglais. Claire Denis trouvait que la politesse était plus audible en anglais, que le mot "Sir" avait par exemple plus d’impact que le terme "Monsieur". À l’origine, la cinéaste voulait tourner son film au Nigeria ou au Cameroun mais l'équipe trouvait cela complexe. La réalisatrice a donc revu ses plans mais a gardé l’anglais pour se rapprocher de tout ce qu’elle avait imaginé avant de devoir changer de pays.
20 Minutes par Caroline Vié - Un film somptueux et radical.
- par Miriem Méghaïzerou - Habituellement éclatante, la dimension charnelle est ici contenue, confirmant le talent de Claire Denis à laisser affleurer les tensions dans la confrontation des corps.
Libération par Sandra Onana - Si tout le film ressemble à une latence, à un temps mort, c’est encore cette capacité de Claire Denis à faire s’incarner chaque chose comme un tremblement qui fait succomber au Cri des gardes.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Le formalisme de ce voyage au bout de la nuit anxiogène est sophistiqué. Une cinématographie somptueuse soigne une esthétique crépusculaire. L’image du directeur de la photographie Eric Gautier travaille tout en ombres, l‘éclairage artificiel du chantier, qui crée un climat presque irréel, en lisière d’un fantastique d’une inquiétante et étrange beauté.
Franceinfo Culture par Laurence Houot - Avec Le Cri des gardes, Claire Denis honore la mémoire de Bernard-Marie Koltès, sa poésie et son engagement. Elle ajoute une pierre à son travail sur l'Afrique, cette terre où elle a grandi, et qu'elle ne cesse d'interroger à travers une œuvre cinématographique inventive.
La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol - Une très intense réflexion sur le racisme.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Matt Dillon et Isaach de Bankolé dans un face-à-face de ténèbres et de violence, dans un puissant huis clos crépusculaire à ciel ouvert.
Les Echos par Adrien Gombeaud - La réalisatrice de "Beau Travail" retrouve le continent de son enfance dans un film aux allures de western africain. Un conte nocturne, brutal et beau, qui explore une modernité façonnée par les vestiges du passé colonial
Les Inrockuptibles par Gérard Lefort - Le Cri des gardes mérite notre amour fou puisque c’est un film qui nous aime à la folie.
Nice-Matin par Cédric Coppola - Respectant l’unité de lieu, de temps et d’action, puisque tout se déroule sur une seule nuit, climat inquiétant magnifiquement retranscrit par la photo d’Éric Gautier, le film évite le piège du théâtre filmé par la rigueur de sa mise en scène, son découpage précis et sa capacité à sonder la profondeur des désirs.
Paris Match par Fabrice Leclerc - « Le cri des gardes » est tout sauf du théâtre filmé, si proche finalement de l’univers que la cinéaste défend depuis toujours dans ses films, « Beau travail » ou « Trouble Every Day », pour n’en citer que quelques-uns. Soit un cinéma exigeant, hors norme, mais ample et percutant, qui joue des codes et des corps.
Sud Ouest par Cédric Coppola - Un huis clos nocturne sur les relents du colonialisme. Brillant.
Télérama par Louis Guichard - La cinéaste réussit un thriller politique et intimiste adapté d’une pièce de Bernard-Marie Koltès.
L'Humanité par Samuel Gleyze-Esteban - Un film étrange, marqué par l’irrésolution.
La Croix par La rédaction - Claire Denis adapte au cinéma la pièce de Bernard-Marie Koltès Combat de nègre et de chiens et retrouve Isaach de Bankolé. Son film conserve toute la force du texte.
La Septième Obsession par Xavier Leherpeur - L’inéluctable crescendo dramatique mis en place n’a plus alors qu’à s’élever jusqu’à son point de non-retour, travaillé à l’épure par une immense cinéaste.
Le Monde par B. Bo. - La caméra vibre au plus près des personnages pour leur donner une vraie force d’incarnation, bien aidée par un quatuor d’interprètes impeccable.
Les Fiches du Cinéma par Paul Fabreuil - Dans cette adaptation de Combat de nègre et de chiens, on retrouve la mise en scène à la fois conceptuelle et charnelle de Claire Denis. Elle met en valeur les tensions humaines mais son style profiteroles limite l’expression de la vie chez les acteurs.
Positif par La rédaction - Claire Denis signe une proposition de cinéma ambitieuse et épurée.
L'avis du projectionniste
Filmant a nouveau cette Afrique qu elle connait bien et qu elle sait filmer, elle nous offre un film tendu, porté par trois acteurs exemplaires. le choix d un certain épurement peut surprendre, mais le résultat est plutôt réussi.
