Romeria – de Carla Simon

Vendredi 23 Juin à 17h et Samedi 24 Juin à 21h

1h55min | Drame De Carla Simón

Avec Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa

Synopsis
Tout public avec avertissement
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…

Anecdotes

Cannes 2025
Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025.

Et autres festivals !
Outre le festival de Cannes, Romería a été présenté dans de nombreux festivals internationaux comme ceux de Sydney, Busan, Hambourg ou encore Vancouver.

Tournage
Le film a surtout été tourné dans la région de la Galice, notamment dans la ville de Pontevedra. Quelques scènes ont également été filmées en Catalogne, dans la ville de Tarragone.

Les premiers pas
Avant Romería, la comédienne principale, Llúcia Garcia, n’avait jamais connu d’expérience en tant qu’actrice. En 2025, elle a également participé à la réalisation du court-métrage collectif, Les distàncies.

Et de trois
Il s’agit du troisième long-métrage de Carla Simón après Été 93 (2017) et Nos soleils (2022). Tous ont en commun d’être très personnels pour la réalisatrice et d’explorer le thème de la famille.

Accents autobiographiques
Le film est directement inspiré de la vie de la réalisatrice, Carla Simón. Comme le personnage principal de Romería, cette dernière, orpheline de mère et père, a dû reprendre contact avec ses grands-parents à l’âge de dix-huit ans afin de récupérer le certificat de décès de ses parents, nécessaire à son entrée à l’université. C’est notamment à ce moment-là que l’un de ses oncles l’a invitée à venir leur rendre visite. Plus que le ressentiment, la cinéaste a surtout ressenti une certaine curiosité et un désir de connaître ses origines. C’est ainsi qu’elle est partie à la rencontre de la famille de son père pour découvrir l’histoire de ses parents.

Bonté divine !
Le titre du film est très courant dans le sud de l’Espagne. Il renvoie à un pèlerinage vers une chapelle ou un sanctuaire pour honorer une figure religieuse, une vierge ou un saint. Mais cette signification n’est pas la même dans le reste du pays, notamment en Galice, où la connotation est davantage païenne, à savoir une fête populaire. Dans Romería, ces deux sens coexistent puisqu’il s’agit à la fois d’un voyage spirituel et d’une célébration collective.

Inspirations diverses
Romería comprend une dernière partie plutôt atypique avec une séquence onirique qui tranche avec le naturalisme propre au cinéma de Carla Simón depuis ses débuts. Pour cette partie, la réalisatrice s’est inspirée de plusieurs films parmi lesquels Monika d’Ingmar Bergman (1953), More de Barbet Schroeder (1969) ou encore Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni (1970). De plus, la cinéaste reconnaît également s’être inspirée des tableaux de la peintre surréaliste galicienne Maruja Mallo.

Quelques critiques presse

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Avec une grande subtilité, Carla Simón, qui adopte une nouvelle fois une caméra portée proche du documentaire, sauf dans un passage onirique vers la fin marquant la volonté de garder une image positive d’un couple de parents amoureux, traite brillamment de la filiation et des secrets de famille, ancrant les souvenirs des uns et des autres dans des années 80 tout sauf anodines, pour mieux révéler le fonctionnement complexe d'une famille.

La Croix par La rédaction - Avec Romeria, la cinéaste catalane continue d’explorer sa mémoire familiale complexe et douloureuse avec une grâce légère, discrètement optimiste. La réalisatrice est emblématique de la jeune garde qui renouvelle le cinéma espagnol.

Télérama par Cécile Mury - La jeune Llúcia Garcia, merveilleusement dirigée, apporte sa vérité, une beauté réfléchie, lumineuse et émouvante, la solide promesse de vie issue, pourtant, d’une génération sacrifiée. Héroïne modeste et inoubliable d’un film magnifique, elle navigue entre deux époques, avec la grâce fragile et opiniâtre d’un grand voilier.

Bande à part par Olivier Pélisson - Avec son troisième long-métrage, Carla Simon continue de puiser dans son roman familial. Romería s’avère un bouleversant voyage vers sa jeunesse, vers la mémoire de ses parents et vers les prémices de son destin de cinéaste, pour mieux embrasser l’avenir.

CinemaTeaser par Perrine Quennesson - Pour son troisième long-métrage, la réalisatrice catalane Carla Simón nous entraîne dans une histoire familiale autobiographique avec un geste aussi déchirant que poétique, où elle raconte le traumatisme des années Sida.

Elle par Françoise Delbecq - Magnifique film sur les non-dits au sein de la famille, sur l'absence mais aussi sur la transmission, Romeria est un puzzle onirique porté par la lumineuse Llücia Garcia.

Franceinfo Culture par Laurence Houot - Avec ce film à la fois intime et sociétal, porté par la grâce de la jeune comédienne Llucia Garcia, la réalisatrice espagnole de 38 ans confirme une signature cinématographique.

L'Humanité par Michaël Mélinard - En invitant son père et sa mère dans son univers cinématographique, Carla Simon réussit à en faire les acteurs de sa propre vie, en conjuguant l'histoire au présent.

La Septième Obsession par David Ezan - La cinéaste l’assume : faire appel au cinéma, c’est faire acte de mémoire, quand bien même on y emprunte les chemins détournés du rêve et du souvenir. Le miracle tient à ce qu’elle ouvre cette brèche comme elle ouvrirait la boite de Pandore, le temps d’un interlude qui ressuscite cette génération fauchée, stigmatisée, invisibilisée. Pas de larmes au bout du chemin, non, mais une question lancinante : que reste-t-il de sa quête d’absolu ?

La Voix du Nord par Christophe Caron - Inspirée par sa propre vie, Carla Simón (Été 93, Nos soleils) fait de l’absence un personnage à part entière qui rouvre les blessures mais permet aussi une touchante éclosion.

Le Figaro par É. S. - Carla Simon fouille le passé de ses parents morts du sida au début des années 1990 dans un film délicat sur la famille et les secrets.

Le Journal du Dimanche par Bap. T. - Un geste réparateur, très personnel mais quelque part universel, comme le permet le septième art.

Le Monde par B. Bo. - Dans un geste bouleversant de cinéma, Carla Simon va jusqu’à rendre brièvement la vie à l’écran à ses parents qu’elle a perdus si jeune.

Le Parisien par Renaud Baronian - Un grand film, qui touche au cœur et fait chavirer…

Le Point par Florence Colombani - Carla Simon réussit un récit d’apprentissage lumineux et doux, l’histoire d’une jeune fille qui avance dans la compréhension d’une histoire intime et collective, et élabore patiemment sa propre façon d’être au monde.

Les Echos par Olivier De Bruyn - La réalisatrice espagnole s'inspire de sa propre vie dans ce film délicat et émouvant.

Les Fiches du Cinéma par Florent Boutet - Après Nos soleils, Carla Simón signe Romería, au récit très personnel. Beau, poétique et inspiré, ce nouveau bijou de la réalisatrice catalane l’inscrit plus résolument encore dans le registre des cinéastes à suivre de près.

Les Inrockuptibles par Marilou Duponchel - Figure prometteuse du cinéma espagnol, la réalisatrice reconstitue la vie de ses parents et confirme ses talents de portraitiste.

Libération par Lelo Jimmy Batista - Car c’est ce cheminement qu’on fait à ses côtés – ce «pèlerinage» – et les incessantes questions qu’il soulève, qui font toute la sève du film et forment son cœur profond.

Paris Match par Yannick Vely - « Romeria » est aussi le portrait d’un littoral, celui de la Galice, rarement filmée au cinéma, un paradis maritime de criques et de rochers qui a subi de plein fouet, dans les années 80, le ressac du trafic de la drogue, laissant une jeunesse avide de liberté se brûler les ailes et la vie.

Rolling Stone par Samuel Regnard - Un film ardent au cadre immense, où l’on se perd aisément.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Dans une langue cinématographique éprise de sensations maritimes, Carla Simón dresse un magnifique portrait de sa famille et de son parcours de vie. Les non-dits et les secrets font loi dans une œuvre attachante et solaire.

Cahiers du Cinéma par Martin Gérard - La romería («pèlerinage») est plus forte quand elle dépasse sa teneur mémorielle pour simplement montrer la jeune femme à la découverte d’un lieu (la ville de Vigo, en Galice). Les images qu’elle filme en mini-DV servent alors certes à illustrer un désir de cinéma naissant, mais traduisent surtout une envie de regarder plus intensément. Reste encore à trancher sur la forme à leur donner.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - La retenue de Carla Simón, vertu cardinale de son cinéma, crée ici les conditions d’une fragilité narrative. Le scénario manque par moments de structure et de tension dramatique. Les dialogues ne suffisent pas à en combler les manques.

L'Obs par Nicolas Schaller - Cette manière de reconstituer un passé par les non-dits, de remplir les blancs par ce que révèlent les moments en creux, fait le charme modeste mais profond de cette belle quête de sens et de sensualité.

L'avis du projectionniste

Ce film tourné à VIGO en Espagne, bien réalisé, est inspiré du vécu de la réalisatrice.On suit avec intérêt le parcours pour reconstituer le passé complexe et douloureux de sa famille d’origine.