Michaël – de Antoine Fuqua

Samedi 23 Mai 20h30 (VF) - Dimanche 24 Mai à 17h (VO/st)

2h08min | Biopic, Drame, Musical de Antoine Fuqua

Avec Jaafar Jackson, Colman Domingo, Nia Long

Synopsis
Tout public
Michael dresse le portrait cinématographique de la vie de l'un des artistes les plus influents de notre époque.
Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.
Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant. C'est ici que son histoire commence.

Anecdotes

Les liens du sang
Si c'est son premier film, Jaafar Jackson reste légitime pour incarner le King of Pop, à plus forte raison que c'est ... son neveu ! En effet, il est le fils de Jermaine Jackson, et ressemble beaucoup physiquement à son oncle. Pourtant, ce n'était pas une évidence de l'interpréter, ni pour lui, ni pour le réalisateur. D'ailleurs, il a passé des essais auprès d'Antoine Fuqua, et l'a rencontré, avant que la décision ne soit prise.

Une immersion totale
Jaafar Jackson n’a pas fait les choses à moitié : pendant deux ans, il s’est imposé une discipline quasi monastique. Danse quotidienne jusqu’à "se brûler les pieds", étude obsessionnelle d’archives, lecture d’écrits personnels… Il est même allé jusqu’à transformer une pièce entière sa demeure en salle de recherche, tapissant les murs de citations et de repères de vie de Michael Jackson. Le plus troublant ? Il a aussi vécu et répété dans la maison familiale de Hayvenhurst, dormant dans les mêmes murs que la star.

Un tournage avant le tournage
Contre toute logique, Antoine Fuqua a choisi de filmer les performances scéniques dès le début du tournage. Le but ? Plonger immédiatement Jaafar Jackson dans le grand bain et lui permettre de trouver sa légitimité dans le rôle. Une stratégie risquée — mais payante, car ces scènes ont servi de socle émotionnel pour tout le reste du film.

Bad, une bonne prise
La reconstitution du concert de Wembley et son interprétation de "Bad", moment iconique de la carrière de Michael Jackson, a été la toute première grande scène tournée. Sur le plateau, la pression était immense : il fallait retrouver l’énergie d’un show devant 72 000 spectateurs… . Résultat : une journée de tournage décrite comme “électrique”, où les figurants ont même continué de hurler après le "Coupez !" d'Antoine Fuqua, tant ils avaient le sentiment d'avoir le King of Pop devant eux.

Là où tout a commencé
Pour la séquence des 25 ans de la Motown, l’équipe a tourné au Pasadena Civic Auditorium, dans la véritable salle où Michael Jackson a exécuté son tout premier moonwalk en 1983. Un choix hautement symbolique, qui a bouleversé les équipes techniques comme les acteurs, conscients de rejouer un moment entré dans l’Histoire.

Des petits détails qui changent tout
Soucieuse d’authenticité, la production a intégré de véritables objets ayant appartenu à la star. Parmi eux : ses authentiques Grammy Awards, utilisés pour la première fois dans une fiction. Un détail discret, mais chargé d’émotion.
Où est le loup ?
L’équipe est retournée sur les lieux exacts où a été tourné le célèbre clip de Thriller, à Union Pacific Avenue, à l’est de Los Angeles. Une ambiance bon enfant où toute l'équipe est venue masquée, pour l'occasion. Coïncidence troublante : une pleine lune était présente lors des deux jours de tournage de la scène, renforçant encore l’atmosphère presque irréelle de ces séquences devenues mythiques.

Un souci du détails
Marci Rodgers a choisi de reproduire les tenues iconiques en respectant les techniques d’origine, notamment pour la veste rouge vif du clip Thriller, initialement choisie par Deborah Nadoolman Landis, costumière du clip. Elle confie : " J’ai parlé directement avec Deborah de cette tenue. Elle m’a notamment appris que le pantalon rouge porté par Michael dans le clip était teint à la main, parce que Levi’s ne fabriquait pas de jeans rouges à l’époque. Elle a littéralement pris un jean blanc et l’a teint pour qu’il corresponde exactement à la veste. Peu de gens le savent."

Une vraie transformation
La transformation de certains acteurs, notamment de Colman Domingo en Joseph Jackson, nécessitait des prothèses et 2h30 de maquillage ... par jour !

Dans la maison
Une partie du film a été tournée dans la vraie maison d'enfance de Michael Jackson, Hayvenhurst. Jaafar Jackson lui-même y a vécu, et y est resté le temps du tournage. Pour recréer l'ambiance de l'époque, Barbara Ling, la décoratrice, a demandé à son équipe de chercher chaque relique, chaque objet, afin de "retrouver la maison dans l’état dans lequel elle se trouvait quand toute la famille", selon ses dires.

Un film et des aléas
Le projet Michael a été chamboulé par de nombreux événements. D'abord, le tournage, initialement prévu en milieu d'année 2023, a été repoussé de plusieurs mois en raison de la grève SAG-AFRA. Les prises de vue ont finalement débuté en janvier 2024. En outre, le film devait sortir en octobre 2025, mais là encore, les choses ne se sont pas passées comme prévu. En effet, de son vivant, Michael Jackson avait fait rédiger un contrat stipulant l'interdiction à d'éventuels biopics sur sa vie de mentionner ses démêlées judiciaires et les accusations de pédophilie à son encontre. La dernière partie de Michael y faisant référence, Antoine Fuqua a dû re-tourner toutes les scènes finales et le film sort finalement en avril 2026.

Explosion du budget
Le budget de Michael s'élevait au départ à 150 millions de dollars mais les reshoots ont rallongé les frais de ... 50 millions de dollars ! Mais ce n'est pas Lionsgate, le producteur du film qui assumera les frais, mais John Brancha, le co-exécuteur testamentaire de Michael Jackson et le président de la Michael Jackson company, qui assumera ces frais…

Quelques critiques presse

Le Parisien par Catherine Balle - Antoine Fuqua, le réalisateur de « Training Day », « The Guilty » et « Equalizer », sait y faire en termes de mise en scène. Et il a l’intelligence de laisser du temps aux moments musicaux pour que la force des chansons et des chorégraphies nous emporte.

Public par Sarah Lévy-Laithier - La nostalgie nous gagne sans effort.

20 Minutes par Caroline Vié - On serait fort curieux de découvrir comment le réalisateur pourra alors traiter la déchéance de Michael Jackson sans désavouer les victimes et sans enrager la famille et les fans. En attendant une réponse à cette question, Michael et ses scènes de concert galvanisantes montrent ce qu’il y avait de meilleur dans la star : son art.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Ce portrait positif couvrant l’enfance et le début de carrière solo de la superstar, s’arrête bien avant les accusations d’agressions sexuelles et de pédophilie. Dans ce cinéma mausolée, Michael a l’innocence d’un enfant comme béni des dieux.

Franceinfo Culture par Annie Yanbekian - Ce qui confère le plus de puissance au biopic, c'est la reconstitution spectaculaire de longs passages de concerts, grâce à la performance physique saisissante de Jaafar Jackson dans les habits de son oncle (la voix chantée demeurant celle de l'artiste disparu).

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - La chronique psychanalytique de l’émancipation d’un jeune homme fragile et surdoué, à l’ombre d’un père tout-puissant...

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - Le récit, lisse et sans aspérités (à part le génial Colman Domingo dans le rôle du père tyrannique), a cependant un atout incontestable : Jaafar Jackson, fils de Jermaine et neveu de Michael, absolument phénoménal.

Le Monde par M. Jo. - C’est précisément là que Michael devient le plus intéressant : lorsqu’il laisse de côté la lourdeur du biographisme pour plonger dans l’électricité de la performance live.

Le Point par Jean-Luc Wachthausen - Difficile de bouder son plaisir : la performance de Jaafar Jackson est à la hauteur de son personnage d’enfant star (le tout jeune Juliano Valdi) devenu une icône planétaire, affrontant la jalousie d’un père autoritaire et vénal, joué par l’impressionnant Colman Domingo.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Dans ce biopic très attendu, Antoine Fuqua évoque sagement la vie et l'oeuvre de Michael Jackson. Ce grand spectacle se laisse regarder sans déplaisir, mais cherche avant tout à ne froisser personne.

Nice-Matin par Cédric Coppola - C’est pourtant lorsqu’on gratte le portrait, d’apparence très lisse, que la profondeur du Roi de la Pop se révèle. Aucune love story ou amour naissant. Aucune amitié non plus, si ce n’est un lama, un singe ou un serpent qu’il fait venir dans la demeure familiale. En quête d’un Neverland, le pays imaginaire de Peter Pan, il rêve en solitaire, avec pour seuls conseillers « humains » son garde du corps et son avocat.

Première par Paul Firmin - Sous les traits de Jafaar son neveu, Michael Jackson est un génie doux et rien d'autre, ami des animaux, des malades du cancer, de sa maman, de ses frères, de son garde du corps et de son manager. Laissez vous aller. Vous êtes presque au cinéma, presque devant un film, presque devant vos souvenirs de jeunesse. C’est presque ça.

Sud Ouest par Cédric Coppola - Le choix de condenser le récit sur une vingtaine d’années permet à Antoine Fuqua, le réalisateur de « Training Day », de livrer un long-métrage tenu, de doser efficacement les ellipses et surtout de mettre en lumière la relation de Michael avec son père, campé par l’excellent Colman Domingo.

L'avis du projectionniste

le film est ultra rythmé, avec un montage nerveux qui te tient du début à la fin. On ne voit clairement pas le temps passer.