Vivaldi et moi – de Damiano Michieletto

Vendredi 12 Juin à 21h et Samedi 13 Juin à 18h

1h51min | Biopic, Historique, Musical de Damiano Michieletto

Avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia Sacchi

Synopsis
Tout public
Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l'institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu'au jour où l'arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.

Anecdotes

Sélection en festivals
Vivaldi et moi a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Toronto. En outre, il a également été sélectionné dans d’autres festivals internationaux comme ceux d’Arras, le Red Sea Film Festival en Arabie Saoudite ou encore le Palm Springs International Film Festival aux États-Unis.

Premier film
Il s’agit du premier long-métrage du metteur en scène italien Damiano Michieletto, spécialisé dans l’opéra.

Adaptation
Vivaldi et moi est librement inspiré du roman Stabat Mater de Tizano Scarpa, publié en 2008 et qui a reçu l’année suivante le célèbre Prix Strega en Italie.

Monument historique
La musique du film a été interprétée par l’Orchestre et le Chœur du Teatro La Fenice, le célèbre opéra de Venise construit au XVIIIème siècle et connu dans le monde entier.
Tournage italien
Si quelques scènes ont bien été filmées à Venise, l’essentiel du film a été tourné en studio, à Rome.

Une image particulière
Pour donner le grain si spécifique à la photographie de son film, le réalisateur n’avait pas particulièrement d’artistes du XVIIIème siècle en tête. En revanche, en compagnie de sa cheffe opératrice Daria D’Antonio, il s’est efforcé de donner un certain style aux images, en prenant soin d’éviter toute rhétorique et tout vernis superficiel, de manière à bien rendre compte de la pauvreté et du dénuement de l’orphelinat. Ainsi, le tournage du film s’est fait à la lumière naturelle et l’image n’a pas été trop retouchée lors de l’étape de la post-production. Seul le minimum a été nécessaire pour les scènes tournées à la bougie ou dans des lieux obscurs, en essayant toujours de projeter sur les visages des lumières obliques, de faire ressortir les contrastes mais aussi les contre-jours et les clairs-obscurs.

Différences
Si Damiano Michieletto et sa scénariste, Ludovica Rampoldi, ont conservé l’atmosphère de souffrance et de drame qui se trouvait dans Stabat Mater de Tiziano Scarpa, ils ont néanmoins procédé à quelques ajustements dans l’adaptation du récit. Ainsi, ils ont ajouté des personnages, des scènes ainsi qu’une intrigue qui était totalement absente du roman. En outre, le réalisateur et ses collaborateurs ont mené de nombreuses recherches sur les orphelinats de l’époque, pour savoir comment les enfants mangeaient, où ils dormaient et à quoi ressemblait leur vie.

Quelques critiques presse

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Vivaldi et moi, en salles ce mercredi, est un hommage vertueux, plein de maestria, aux musiciennes de l’Ospedale della Pietà, à Venise, du temps du compositeur Antonio Vivaldi, tout à la fois professeur et mentor.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Derrière le titre factuel et sommaire (celui de la version originale, « Primavera », était plus allégorique), cette fiction brodée autour de l’auteur des « Quatre Saisons » dresse avant tout le portrait d’une jeune orpheline qui, sous l’égide du maître, trouve l’occasion de s’émanciper de sa condition.

La Tribune Dimanche par Marc-Auréle Garreau - Pour son premier long-métrage, le réputé metteur en scène d'opéras Damiano Michieletto adapte avec une élégante rigueur formelle le roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Venise y est sobrement magnifiée, les séquences musicales sont habiles, et on entend çà et là, liées à des images splendides, les notes des concertos Les Quatre Saisons...

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Une musique tour à tour syncopée, mordante et fiévreuse, mélancolique et douloureuse, accompagne l’humanité de Vivaldi et l’humilité de son élève, que sublime la directrice de la photographie Daria d’Antonio, dans des images aux magnifiques clairs-obscurs.

Le Figaro par E. S. - Michieletto filme le génie baroque de Vivaldi et le goût de la liberté de Cecilia avec un classicisme sobre. Il déjoue l’académisme aussi bien dans sa peinture de la Cité des doges que dans sa mise en scène des concerts.

Les Fiches du Cinéma par Isabelle Boudet - À travers les destins croisés du maestro Vivaldi et d’une élève orpheline dans la Venise du XVIIIe siècle, ce premier film d’un metteur en scène lyrique réputé dépeint un double éveil : artistique et émancipateur. Tout en révélant l’histoire méconnue des Ospedali.

Paris Match par Annabelle Nottet Montravers - Le metteur en scène d’opéra signe un premier film à la hauteur de ses précédentes œuvres scéniques.

Positif par Pierre Eisenreich - Un premier long métrage d'une troublante et émouvante beauté au contenu très politique.

Télérama par Samuel Douhaire - Un régal pour les yeux et les oreilles

aVoir-aLire.com par Séraphin Degroote-Ferreira - Un récit raffiné et profondément incarné, où la rencontre du théâtre et du cinéma engendre une forme d’épure rare.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Utilisant la musique toujours à bon escient, comme marqueur d’un don pour Cecilia, comme petites touches qui émanent d’une écriture de partition pour Vivaldi, ou comme appui à certaines scènes clés du film, Damiano Michieletto n’en fait jamais trop.

La Croix par Emmanuelle Giuliani - Pour son premier passage derrière la caméra, l’Italien Damiano Michieletto suit les jeunes années d’une orpheline dans la Venise du XVIIIe siècle, à la fois sauvée et perdue par son amour pour la musique.

Les Echos par Adrien Gombeaud - « Vivaldi et moi » captive par l'étude des rapports entre l'art et le pouvoir, et par un hommage juste à un musicien finalement méconnu.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Une mise en scène soignée.

Version Femina par Hadrien Machart - Grâce au talent de Daria D’Antonio, cheffe opératrice de Sorrentino, Damiano Michieletto nimbe d’une esthétique picturale le destin poignant de son héroïne.

L'avis du projectionniste

Si vous aimez la musique, Venise, l’Italie flamboyante du XVIIIe siècle,et Vivaldi : il faut absolument aller voir ce film magnifique.