La vénus électrique – de Pierre Salvadori

Jeudi 18 juin à 18h et Vendredi 19 Juin à à 21h

2h02min | Comédie, Romance de Pierre Salvadori

Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche

Synopsis
Tout public
Film présenté hors-compétition en ouverture du Festival de Cannes 2026.
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…

Anecdotes

Cannes 2026
Ce film a été présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026 et en fait l'ouverture.

Un film né grâce à Rebecca Zlotowski
Pierre Salvadori a eu l'idée de La Vénus Électrique en 2016 sur le tournage de Planétarium de Rebecca Zlotowski. Il y tenait le rôle de Jean Servier, un cinéaste qui, à la fin des années trente, se lançait dans le tournage d’un drame sentimental teinté d’occultisme. Il se souvient : "Pour m’aider, Rebecca m’avait alors résumé́ en quelques mots le film que Servier était censé réaliser dans le sien : 'Une fausse voyante fait croire à un jeune peintre qu’elle peut le mettre en contact avec son épouse défunte. Ce faisant, elle tombe amoureuse de lui et devient la porte-parole de sa propre rivale.' J’avais adoré cette idée. C’est drôle, dix ans plus tard j’ai écrit et réalisé le film que mon personnage tournait dans celui de Rebecca."

Les années folles
Le film se déroule dans le Paris des années 1920-1930. Pierre Salvadori a tenu à conserver cette époque, dans laquelle se déroule également Planetarium, car c'est une période où l'occultisme était en vogue, en raison de l'effondrement des religions et du besoin persistant de croire. Ce cadre temporel permettait également de rendre la crédulité du personnage principal plus crédible : "Nous avons essayé d’en faire un film contemporain, mais cela ne fonctionnait plus. En 2020, Antoine devenait trop candide, trop crédule, tandis qu’à la fin du XIXe ou au début XXe siècle cela en fait un personnage ouvert, curieux."

Une idée enthousiasmante
Pierre Salvadori a été d'emblée séduit par l'idée de Rebecca Zlotowski, et y a vu "un dispositif qui pourrait s’amplifier en générant seul sa propre fiction. Sans péripétie extérieure. Ce petit prélude à un scénario semblait déjà̀ tout contenir et m’offrir la possibilité́ d’inventer une pure comédie où les personnages seraient constamment tiraillés entre sacrifice et intérêt personnel, entre manipulations et abandon..."

Un long processus d'écriture
Le scénario de La Vénus électrique a mis du temps à voir le jour, la première version datant de mars 2018. Pierre Salvadori a d’abord travaillé sur la structure avec Benjamin Charbit, avant que ce dernier ne se consacre à un projet personnel. Le réalisateur a poursuivi l'écriture avec Benoît Graffin : "Je n’aime pas vraiment écrire, mais j’aime retrouver Benoit pour le faire. C’est notre septième film ensemble et j’ai l’impression qu’on court tous les deux après un même idéal de film qui nous porte. Un récit teinté d’ironie, de souffrance et de légèreté. De burlesque aussi."
Une fois le scénario écrit, Salvadori s'est consacré, comme à son habitude, à l’adaptation et aux dialogues seul : "de fait, c’est le début de la réalisation. Le rythme des dialogues, les descriptions, induisent déjà les plans et le ton."

Un travail d'équipe
Le style visuel du film est le fruit d'une collaboration étroite entre le réalisateur, la cheffe costumière et directrice artistique Virginie Montel, le chef décorateur Angelo Zamparutti, passionné par cette époque, et le directeur de la photographie Julien Poupard. Pierre Salvadori souligne : "Je n’avais jamais poussé aussi loin ce principe de collaboration, voire de fusion, entre décor, costume et image. Ça a été très payant, artistement et humainement."
Le réalisateur ne voulait pas faire un film folklorique sur le monde du cirque, ou un film sur la peinture ou l’art : "C’est juste un arrière-plan. Ce qui me plaisait dans l’idée de Rebecca [Zlotowski] et Robin [Campillo] [co-scénariste de Planetarium, NDLR], c’est qu’elle m’ouvrait un chemin vers encore plus d’ironie, plus de fiction et donc de mise en scène".

Et de 4 !
La Vénus électrique marque la quatrième collaboration entre Pio Marmaï et Pierre Salvadori, après Dans la cour en 2014, En liberté ! en 2018 et La Petite bande en 2022. Le réalisateur déclare au sujet du comédien : "Lorsque j’écris pour Pio, tout est plus simple. Je le trouve poétique, insondable et inspirant. Je l’ai rencontré lors d’un festival, et ça a été comme un coup de foudre. D’emblée, il y a eu cet accord implicite de construire quelque chose avec lui."

Nouveau venu
À l'inverse de Pio Marmaï, c'est la première fois que Gilles Lellouche tourne sous la direction de Pierre Salvadori. Ce dernier se remémore : "Je l’ai vraiment découvert il y a longtemps, dans un film de Jacques Maillot, Un singe sur le dos. Il m’avait énormément impressionné dedans." Le réalisateur ne tarit pas d'éloges sur lui : "Gilles éclaire le texte, le rend simple même lorsqu’il est un peu trop écrit. Il en extrait tout ce qu’il peut en sortir, sans jamais en faire trop. Il comprend immédiatement le ton du projet et se met très vite à parler la langue du film. Il joue le film et pas le rôle.

Quelques critiques presse

L'Obs par Nicolas Schaller - La réussite d’un film de Pierre Salvadori, cet alchimiste de la comédie, tient d’un fragile alliage entre horlogerie scénaristique, tempéraments en présence et finesse d’exécution qui n’a peut-être jamais été aussi harmonieux que dans « la Vénus électrique ».

Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain - Surtout si le film en question est aussi accompli et jubilatoire, si propre à exalter les propriétés du spectacle et de la représentation que "La Vénus électrique", réussite totale qui constitue le couronnement de la carrière patiente et remarquablement cohérente de Pierre Salvadori.

Marie Claire par Juliette Hochberg - Vraie proposition de cinéma, le film de Salvadori est à la fois accessible malgré son originalité, agréable malgré les douleurs qu'il explore, et populaire dans le meilleur sens du terme.

Première par Thierry Chèze - Une histoire d’amour(s) et de mensonge(s) sublimée par le talent d’écriture de Salvadori. Son inventivité dans les situations et la virtuosité de dialogues malicieusement poétiques.

20 Minutes par Caroline Vié - Ce petit bijou d’humour et de tendresse fait beaucoup rire et mouille parfois les yeux. On en ressort en aimant son prochain et les suivants !

Bande à part par Isabelle Danel - "La Vénus électrique" est une comédie emballante sur l’illusion, le mensonge et la croyance.

Cahiers du Cinéma par Mathilde Grasset - Chez Pierre Salvadori, la fiction n’a jamais cessé d’être mise en abyme à travers une somme de mensonges, de rendez-vous arrangés, de masques. Toutes ces drôles d’histoires, ces histoires incroyables, ont depuis le début témoigné d’une même conviction, ferme dans sa mélancolie : la croyance en l’illusion (de l’amour) vaut bien la réalité, au moins pour un temps ; elle est un don fait à l’autre – à l’ami, au spectateur.

CinemaTeaser par Renan Cros - Fantaisie mélancolique, le Pierre Salvadori nouveau ausculte la splendeur et les misères de l'amour fou. Le tout, mené par un quatuor parfait.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Quel joyeux coup de (la) foudre que "La Vénus électrique", comédie rétro tout en étincelles, emportée comme sur un manège par son amour généreux pour les acteurs qui le lui rendent bien !

Diverto par Paul Latour - Un film solaire qui fait du bien.

Ecran Large par Alexandre Janowiak - Malgré de légères longueurs, "La Vénus électrique" tient la promesse de son titre avec du charme, de l’amour, du désir et un magnétisme électrisant.

Femme Actuelle par Pierre Fageolle - Parmi les aspects intéressants du film, on note l'idée d'un trucage qui fait jaillir la vérité, la drôlerie de certaines répliques, l'esthétique circassienne de l'époque et une partition musicale de qualité.

Franceinfo Culture par Valérie Gaget - Avec ses comédiens inspirés, son regard tendre sur la comédie humaine, les failles, les petites trahisons, son formidable montage mariant passé et présent dans une même figure féminine, "La Vénus électrique" ouvre le bal cannois sur un sourire.

La Croix par Céline Rouden - Une brillante variation sur le pouvoir de la fiction portée par un quatuor de comédiens impeccables.

La Tribune Dimanche par Charlotte Langrand - Le nouveau film de Pierre Salvadori coche toutes les cases de la comédie réussie et même au-delà : rythmée, portée par un texte efficace et des dialogues ciselés, elle embarque le spectateur dans un grand spectacle d’illusions, de fantaisie, de rires et d’amour.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Avant d’entrer dans le dur, le Festival de Cannes a eu l’excellente idée de programmer un hors-d’œuvre jubilatoire qui rappelle, à bien des endroits, pourquoi on aime le cinéma.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Pierre Salvadori, dialoguiste hors pair qui écrit comme s’il bricolait de la mécanique de précision, dirige ses acteurs au rythme de dramaturgies cadencées, qui font qu’on ne s’ennuie jamais.

Le Figaro par Françoise Dargent - La fantaisie est une denrée rare au cinéma. Raison de plus pour applaudir la projection, en ouverture du festival, de "La Vénus électrique" de Pierre Salvadori, qui cache sous ses airs burlesques ce soupçon de grâce indissociable de toute comédie réussie.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Une comédie romantique espiègle, alerte et enchanteresse, au diapason de l'ambivalence de ses personnages attachants, tiraillés par des sentiments contraires.

Le Monde par Jacques Mandelbaum - Pierre Salvadori emporte sa troupe d’acteurs et d’actrices, tous ingénument et généreusement convaincants, dans une foire aux sentiments pleine de grâce. Un enchantement.

Le Parisien par C.B. - Dans ce film drôle, généreux et réjouissant, qui oscille entre passé et présent, les répliques sont littéraires et, dans la bouche des comédiens, légères comme des bulles de champagne.

Le Point par Philippe Guedj - Ce 11e film de l’humble artisan Pierre Salvadori (Hors de prix, Après vous…) séduit par ses plaisirs simples : une image colorée, des dialogues souvent drôles et touchants, une mise en scène ludique et la belle reconstitution d’un Paname bouillonnant d’une joie éphémère durant l’entre-deux-guerres.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Le nouveau film du cinéaste français est une réussite majeure. Cette merveille honore la comédie, genre souvent maltraité par les réalisateurs de l'Hexagone.

Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé - S’emparant du synopsis du film qu’il était censé réaliser dans le "Planétarium" de Rebecca Zlotowski, Pierre Salvadori compose un best of de tous ses thèmes et motifs pour élaborer une mécanique de précision scénaristique épatante à plus d’un titre.

Libération par Luc Chessel - Il y a du char en lui, de la fête foraine et du spectacle, du lourd, mais il est aussi cette petite mécanique légère qui avance et recule, qui marche toute seule, toujours prête à se détraquer. On voit pendant ses deux heures les boulons de la "Vénus électrique" se serrer et se desserrer, mus de plus en plus, ou de mieux en mieux, par le courant alternatif qui est son sujet (l’amour, ses contraintes techniques).

Nice-Matin par Alexandre Carini - Entre quiproquo et faux semblant, loufoquerie et romance, un film en trompe-l'œil dans le beau décor du Paris de la Belle époque, où l’on se prend à adorer des personnages que l’on pourrait détester s’ils n’étaient par sauvés par l’écriture sensible et humaniste de l’auteur des "Apprentis" ou "Cible émouvante".

Paris Match par Yannick Vely - Formidable comédie romantique.

Public par Sarah Lévy-Laithier - On se prend de passion pour ce Paris de la fin des années 20 dont l'atmosphère unique convoque la nostalgie et le mystère.

Sud Ouest par Julien Rousset - Sophistiquée et fluide, cette comédie romantique galope avec brio entre fantaisie et mélancolie. Un charme fou.

Télé 2 semaines par C.M. - Une comédie romantique qui enchante par sa fantaisie mélancolique, mêlant drôlerie et émotion.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Piochant dans la souffrance, l'imposture ludique et le mensonge altruiste, le réalisateur trouve matière à une nouvelle comédie sentimentale où, c'est son attachante signature, la pure fantaisie le dispute toujours avec légèreté à la gravité.

Télé Loisirs par C.M. - Une comédie romantique qui enchante par sa fantaisie mélancolique, mêlant drôlerie et émotion.

Télérama par Jacques Morice - Sur les liens qu’on entretient avec les morts, sur l’amour qui englobe souvent une tierce personne, "La Vénus électrique" est un régal de sophistication.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Un joli conte sentimental, bien ficelé, où le mensonge et l’imposture font figures de poésie.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Une jolie comédie romantique, aux rouages bien huilés et au casting impeccable.