La poupée – de Sophie Beaulieu

Vendredi 29 Mai à 20h30 et Samedi 30 Mai à 17h

1h20min | Comédie, Romance de Sophie Beaulieu
Avec Vincent Macaigne, Zoé Marchal, Cécile de France
Synopsis
Tout public
Rémi ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée, c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia, une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.
Anecdotes

Sélection en festivals
La Poupée a été présenté en avant-première lors de l’édition 2025 du festival du film francophone d’Angoulême. Toujours en France, il a également été sélectionné pour le festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez. À l’international, le film de Sophie Beaulieu a été montré à l’International Film Festival Mannheim-Heidelberg qui se tient chaque année, depuis 1952, dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne.

Premier film
Il s’agit du premier long-métrage de la cinéaste Sophie Beaulieu qui s’est fait connaître, jusqu’à présent, en tant que réalisatrice de courts-métrages. Elle en réalisé quatre avant La Poupée (Whiskied Out- 2012 ; De notre monde – 2013 ; Je n’ai pas tué Jesse James – 2017 et Salem – 2020).

Retrouvailles
La Poupée marque les retrouvailles de Vincent Macaigne et Cécile de France qui s’étaient déjà donnés la réplique dans Bonnard, Pierre et Marthe de Martin Provost (2023) dans lequel ils incarnaient le célèbre couple d’artistes Pierre et Marthe Bonnard.

Le Jura, paysage cinématographique
La Poupée a été tourné entre le 19 août et le 27 septembre 2024, essentiellement dans le département du Jura. Parmi les lieux qui ont accueilli le tournage du film de Sophie Beaulieu, il y a notamment Lons-le-Saunier, le lac de Vouglans, la plage de Bellecin (à Orgelet) ou encore Pimorin. Le Doubs a également servi de décor puisque l’équipe du film s’est rendue autour du lac de Saint-Point.

Des hommes et des poupées
L’idée du film est venue à la réalisatrice après le visionnage d’un reportage à la télévision dans lequel il était question d’hommes qui possédaient des poupées en silicone très réalistes qui obéissaient à leurs moindres désirs. Les propriétaires de ces objets pouvaient notamment choisir la taille du bonnet de leurs seins parmi les nombreuses options proposées. Ces hommes vivaient leur passion de manière cachée même s’ils ne voyaient pas de problème à vivre ainsi. En visionnant ce reportage, Sophie Beaulieu s’est souvenue des Métamorphoses d’Ovide et du mythe de Pygmalion qui tombait amoureux de sa statue, rendu vivante par Aphrodite, la déesse de l’amour dans la mythologie grecque. La cinéaste a alors eu envie de demander son avis à la statue puis ensuite à la poupée. C’est ainsi que La Poupée a vu le jour.

Deux modèles
Pour La Poupée, Sophie Beaulieu tenait à proposer quelque chose qui soit loufoque, irréelle et absurde mais dans un univers réaliste. Un mélange des genres qui l’intéresse énormément en tant que spectatrice et qu’elle retrouve dans le cinéma de Bobby Farrelly et Peter Farrelly (Dumb and Dumber – 1994 , Mary à tout prix – 1998 ; L’amour extra-large – 2003…) qui sont une grande référence pour elle.

Audace capillaire
Pour le rôle de Patricia, la collègue de travail de Rémi que joue Vincent Macaigne, Cécile de France s’est particulièrement investie. C’est notamment elle qui a suggéré cette coiffure bouclée pour le moins insolite que Sophie Beaulieu n’a pas eu de mal à valider. En effet, cette coupe de cheveux collait parfaitement, d’après la réalisatrice, à l’image de bonne copine qu’interprète ici la comédienne belge. Cette dernière, qui a souvent interprété ce type de personnage, notamment chez Cédric Klapisch, a voulu, avec La Poupée, aller plus loin en cherchant quelque chose d’encore plus naturel et instinctif.

Un conte moderne
Sophie Beaulieu voit son film davantage comme un conte plutôt que comme une fable en raison de l’absence morale à la fin. Pour la réalisatrice, il n’y a pas de vérité à transmettre. En revanche, la cinéaste s’accorde à dire que La Poupée véhicule un message qui dit que l’on peut toujours se remettre en mouvement vers l’autre, la vie, l’amour et l’espoir.
critiques presse

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Ce premier film savoureux écorche le patriarcat avec autant de drôlerie que d’originalité.

Femme Actuelle par La Rédaction - Original, drôle et pas idiot !

Franceinfo Culture par Laurence Houot - Dans une mise en scène réaliste et fluide, avec des cadres justes pour souligner la drôlerie des situations et des notes surréalistes astucieusement distillées, Sophie Beaulieu exploite à fond son idée, enchaînant les scènes loufoques.

Le Figaro par É. S. - Pour son premier long-métrage, Sophie Beaulieu part d’un postulat original pour traiter de sujets dans l’air du temps (patriarcat, charge mentale).

Le Parisien par Catherine Balle - Une comédie maligne et féministe.

Télé 2 semaines par M.A. - Drôle et rafraîchissante, cette comédie romantique, portée par l’excellent duo Vincent Macaigne-Cécile de France, saisit quelque chose de l’air du temps.

Télé Loisirs par M.A. - Rafraîchissante et vraiment drôle.

Voici par La Rédaction - Une belle surprise.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - En soulignant par petites touches la domination par les hommes [...], Sophie Beaulieu dénonce le diktat des artifices [...]. Elle livre une forme de conte aux élans féministes.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Vincent Macaigne, Zoé Marchal et Cécile de France jouent joliment, de manière à la fois simple, pétillante et attachante, cette histoire de mœurs.

La Croix par Corinne Renou-Nativel - Pour son premier long métrage, en salles ce 22 avril 2026, Sophie Beaulieu fait mouche avec cette comédie teintée de fantastique et de féminisme qui pose un regard joliment incisif sur notre société.

La Tribune Dimanche par Marc-Aurèle Garreau - Avec La Poupée, Sophie Beaulieu écrit et réalise un premier long-métrage surprenant et réussi. En assumant toute l'absurdité de la situation sans jamais chercher à l'expliquer, cette comédie romantique se fait parodique et maligne.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Une fable cocasse, absurde et féministe.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Vincent Macaigne est un acteur parfait. Parfait pour l’époque avec ses figures masculines en plein désarroi et aux amours incertaines. Serait-il devenu un idéal-type pour jouer cette condition de l’homme contemporain ? Il a souvent cet emploi.

Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion - Dans ce premier long métrage, Sophie Beaulieu joue avec les codes de la comédie romantique pour aborder la solitude, le couple ou la masculinité avec ce qu’il faut d’humour absurde et d’ironie mais sans cynisme facile, posant un regard tendre sur son trio de personnages.

Le Monde par Cl. F. - Zoé Marchal détonne avec son jeu burlesque, désinhibé, sa manière de dire au revoir à son chéri en secouant mécaniquement la main. La Poupée aurait pu être plus féroce, mais le récit préfère égratigner gentiment les stéréotypes.

Nice-Matin par Cédric Coppola - Avec sa représentation d’une France reculée — un peu à la manière de Kervern / Delépine ou d’Alter Ego du binôme Nicolas et Bruno —, la comédie met donc en garde contre l’isolement et le danger de ne pas s’ouvrir aux autres. Bien senti.

Sud Ouest par Julien Rousset - Une comédie loufoque et charmante.