Vendredi 27 Mars à 17h (VF) et Dimanche 29 Mars à 17h (VO/st)
2h 09min | Drame, Historique, Romance De Oliver Hermanus
Avec Josh O'Connor, Paul Mescal, Chris Cooper
Synopsis
Tout public
Lionel, jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, grandit au son des chansons que son père chantait sur le perron de leur maison.
En 1917, il quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il fait la rencontre de David, un étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre.
En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli. Cette parenthèse marquera à jamais Lionel.
Au cours des décennies suivantes, Lionel connaît la reconnaissance, la réussite, et d’autres histoires d’amour au fil de ses voyages à travers l’Europe. Mais ses souvenirs avec David le hantent encore, jusqu’au jour où une trace de leur œuvre commune ressurgit et lui révèle combien cette relation a résonné plus fort que toutes les autres..
Naissance du projet
Oliver Hermanus a découvert la nouvelle de Ben Shattuck alors qu'il se rendait de Cape Town à Los Angeles. Le réalisateur faisait escale à Dubaï et a allumé son téléphone : "Mon agent anglais m’avait écrit : « Je vais t’envoyer une nouvelle par mail. Lis-la. » J’ai réembarqué et j’ai lu la nouvelle en moins d’une heure. J’ai passé les 18 heures restantes à répéter à mon agent : « Je dois faire ce film. Il faut que je le fasse. » Après L.A., je suis allé à New York pour rencontrer les gens qui développaient le projet. Ce que Ben avait écrit était tellement formidable."
Le scénario a été écrit pendant le confinement
Bloqués par le Covid, Oliver Hermanus (en Afrique du Sud) et Ben Shattuck (aux États-Unis) ont écrit le film à distance. Ils travaillaient deux jours par semaine ensemble, en parallèle d’un autre projet du réalisateur : "Tous les lundis et mercredis, je travaillais sur le scénario de Vivre (2022) avec Kazuo Ishiguro, et tous les mardis et jeudis, avec Ben sur celui de Le Son des souvenirs."
"D’un côté, je collaborais avec un écrivain célèbre qui travaillait avec assurance, mais aussi une dose d’inquiétude, parce qu’il s’agissait d’un remake d’un film d’Akira Kurosawa (1952), et de l’autre, avec un auteur dont c’était le tout premier scénario."
"Mais Ben est si doué, si authentique que ça venait tout seul. On a terminé très vite une première ébauche, si bien que pour Thanksgiving, on a été à même de la faire lire aux acteurs. Après cette première version, Ben a fait des annotations, et la seconde version est celle que nous avons tournée."
Les acteurs chantent vraiment
Aucune doublure vocale : Josh O'Connor et Paul Mescal chantent eux-mêmes. Ils ont été coachés par Sam Amidon, spécialiste de la musique traditionnelle américaine, qui a aussi arrangé toute la bande originale du film : "On l’a contacté pour lui demander s’il voudrait bien nous servir de guide et aider Paul et Josh à trouver le timbre et la manière de chanter adéquates. Il a fait les arrangements de toutes les chansons et les a préenregistrées avec les acteurs."
"On a passé une journée incroyable à New York où ils étaient tous réunis en studio. On a écouté les orchestrations et les arrangements, et c’est Sam, qui a été bercé par cette musique, nous a fait connaître des titres comme Cuckoo !, Silver Dagger ou Across the Rocky Mountain."
Un décor clé n’était pas prévu dans la nouvelle
L’épisode de l’île de Malaga, communauté multiraciale expulsée au début du XXᵉ siècle, n’existe pas dans le texte original. C’est Oliver Hermanus qui a proposé cette idée pour intégrer une dimension historique et raciale plus large : "Je viens d’un pays avec une histoire raciale et politique particulière. J’ai grandi sous le régime de l’apartheid et je me pose toujours la question de la représentation : comment intégrer des références, un contexte qui parlent à d’autres gens, d’autres races avec d’autres vécus ?"
"Dans cette histoire, il me semblait normal que ces deux hommes, qui arpentent les régions reculées du Maine, rencontrent une diversité de gens. Et ça rejoint l’histoire de la musique, comment les chansons et les histoires qu’elles racontent sont façonnées et évoluent avec ceux qui les chantent."
Un casting verrouillé pendant cinq ans
Josh O’Connor a demandé à jouer dans le film avant même que le scénario soit terminé. Paul Mescal avait déjà rencontré Hermanus pour Living. Ils ont attendu plus de cinq ans, le temps que le financement soit enfin réuni, refusant d’abandonner le projet malgré leurs carrières en pleine explosion :
"Je n’ai jamais envisagé d’autres acteurs qu’eux. Pour moi, si ces deux-là étaient partants, la question était réglée. C’était le cas, et ils nous sont restés fidèles, pendant plusieurs années. Le financement a été long et laborieux. Leur vie a changé, la mienne aussi", précise le cinéaste.
Tourner l’Amérique… sans être en Amérique
Le Son des souvenirs se déroule du Kentucky à Boston, jusqu’au Maine, puis en Italie et en Angleterre. Mais pour des raisons budgétaires, le Maine a été recréé dans le New Jersey, l’Italie a été tournée avec des lieux partiellement cachés et certaines places romaines ont été fermées en secret pour éviter les paparazzi.
Côté photographie
L’image de Le Son des souvenirs a été pensée pour être riche, avec une forme de naturalisme pictural, comme l'explique Oliver Hermanus : "Je crée un document très complet qu’on affiche au mur de mon bureau. C’est un export de mon cerveau en termes d’identité et de qualité visuelles : les textures, les éclairages, les tons et la palette chromatique. Je suis assez sobre dans mon utilisation des couleurs, pour les costumes et les décors également, et leur façon de se combiner."
"Je réfléchis beaucoup aux objectifs, au format de l’image. Alexander Dynan, le directeur de la photographie, et moi avons travaillé ensemble sur la série Mary & George (D.C. Moore, 2024) à Londres, et je lui parlais déjà de Le Son des souvenirs. On a eu l’opportunité d’échanger assez en amont."
Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Entre moments intimes et moments d’écoute, les silences et les sons auront alors particulièrement leur importance dans ces moments empreints d'une immense douceur, que la photographie, qui met merveilleusement en valeur la nature qui les entoure, sera aussi amenée à renforcer.
Le Journal du Dimanche par S. B. - Le film avance masqué, jusqu’à un dénouement poignant qui va vous briser le cœur. Oliver Hermanus choisit la pudeur, la douceur et la délicatesse pour parler de l’absence, de la mémoire, du temps perdu et de la culpabilité, tout en célébrant la musique folk. Bouleversant.
Sud Ouest par Julien Rousset - Un mélo classique mais bouleversant. On s’attache à Lionel et David, magnétiques et vulnérables. Ils auront moins que d’autres l’occasion d’être heureux, et doivent vivre avec ce renoncement, malgré sa part d’injustice. La mise en scène les confronte aux vastes paysages, tout en mélancolie, de l’hiver américain.
Bande à part par Anne-Claire Cieutat - Un film sobre, émouvant et profond, où se racontent la puissance des amours véritables et la beauté des passions partagées.
CinemaTeaser par Renan Cros - L’émotion est là, indicible, et pourtant terrible, dans un regard, une main, un silence. In fine, quand le récit arrive à sa conclusion et que l’émotion éclate, l’abîme de mélancolie que l’on a traversé sans le savoir s’ouvre enfin sous nos pas. Signe que ce film à la déflagration lente, derrière son calme et sa mesure, sait exactement où il va.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Par le réalisateur sud-africain Oliver Hermanus, une adaptation sensible et sensorielle d’une nouvelle de l’Américain Ben Shattuck. Un amour gay impossible, avec Paul Mescal et Josh O'Connor.
Elle par La Rédaction - Un film d'une grande douceur sur la nostalgie.
L'Obs par Guillaume Loison - Il serait tentant de circonscrire « le Son des souvenirs » à cet horizon claquemuré, mais le film se déploie sans forcer, affecté par un fond de rugosité, d’attirance primitive pour la chose rurale, la vie au grand air, les mélodies simples et belles de l’Americana.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Oliver Hermanus soigne l’atmosphère de ce drame d’époque, donnant le sentiment d’un temps diffus, parfois suspendu. Il dirige ses deux acteurs dans un récit lent, subtil et nuancé, d’une sublime douceur et d’une tristesse belle à pleurer. Où il est question, comme dans le chef-d’œuvre Le Secret de Brokeback Mountain (2005) d’Ang Lee, d’amour, de déchirement et de perte.
Le Figaro par F. D. - Un climat de mystère irrigue cette quête salvatrice rythmée par des complaintes séculaires. L’amour est aussi celui que le duo porte à ces chansons qui racontent la vie des humbles. Un film d’une infinie mélancolie.
Libération par Didier Péron - La douce osmose de Josh O’Connor et Paul Mescal, redoutable casting, s’accorde au sentimentalisme strict du film. Si vous ne pleurez pas toutes les larmes de votre corps, consultez un médecin !
Marie Claire par Emily Barnett - Déjouant finement les codes académiques, le film nous cueille par son feuilleté temporel et la force tragique de cet amour impossible.
Ouest France par Thierry Chèze - Josh O'Connor et Paul Mescal brillent dans ce sommet de finesse.
Paris Match par Fabrice Leclerc - Ce postulat, d’une poésie ultime porte le film vers d’autres horizons que ceux de l’Amérique profonde des années 1920 que le cinéaste sud-africain raconte avec un goût de cinéma romanesque et subtil. Et deux acteurs, Paul Mescal et Josh O’Connor, en pleine grâce.
Première par Gael Golhen - Et Hermanus, en enregistrant cette histoire, signe sans doute son plus beau morceau : un film qui murmure, mais qu’on n’oublie pas.
Télérama par Guillemette Odicino - Un touchant mélo gorgé de chants fokloriques.
Voici par La Rédaction - Paul Mescal et Josh O'Connor livrent des prestations admirables de retenue.
Ecran Large par Alexandre Janowiak - Le Son des souvenirs ne tient jamais sa promesse d’explorer l’amour et les sentiments à travers la musique, le chant et le son. Un mélodrame inoffensif.
La Croix par Stéphane Dreyfus - Un récit touchant, qui n’est pas sans évoquer le déchirant Secret de Brokeback Mountain.
Les Inrockuptibles par Théo Ribeton - Le voyage entrepris par les deux ex-étudiants est bien sûr une évasion amoureuse mais garde tout de même, dans sa vocation première, quelque chose de véritablement poignant.
Rolling Stone par Sophie Rosemont - La mise en scène est réaliste, donc, mais gagne en densité grâce à la beauté brute du folk qui, codes et voix à l’avenant, sert l’émotion dramaturgique.
Télé 7 Jours par Isabelle Magnier - La partition séduit et sonne juste.
aVoir-aLire.com par Gérard Crespo - Agréable, techniquement soigné et bénéficiant du jeu d’acteur solide de Paul Mescal et Josh O’Connor, ce drame romanesque, mérite le détour.
L'avis du projectionniste
Un film percutant et fortement inspiré de faits et d’évènements réels est réalisé avec beaucoup de réalisme et de conviction. C’est également un film citoyen en raison du thème traité entre l’écologie et la santé mise en danger par les pesticides. Le réaIisateur décrit très bien ce combat contre les pesticides entre GOLIATH représenté par les industriels contre les victimes et leurs défenseurs. Il montre avec efficacité la collusion entre les lobbys et les décideurs politiques et les méthodes qu’ils emploient. De plus l’interprétation est excellente. Un film à voir.
