Vendredi 27 Mars à 20h30 (VF) et Samedi 28 mars à 17h (VO/st)
2h 0min | Biopic, Drame De Josh Safdie
Avec Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion
Synopsis
Tout public
Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
Naissance d'une passion inattendue
Marty Supreme trouve ses racines dans un moment inattendu de la vie de Josh Safdie. Alors qu'il était absorbé par la production de Uncut Gems, sa femme découvrit un livre poussiéreux écrit par Marty Reisman, un prodige new-yorkais du tennis de table. Bien qu'il n'eût pas immédiatement plongé dans cette lecture, le cinéaste fut profondément inspiré par l'histoire de cet outsider audacieux. C'est ce coup de foudre pour un récit oublié qui a ouvert la voie à la création de Marty Supreme.
Une toile de fond internationale
Marty Supreme traverse des décors variés, allant de Manhattan aux pyramides égyptiennes. En embrassant ces paysages hétérogènes, le réalisateur a cherché à souligner l'universalité de la quête de son protagoniste. Chaque lieu a été choisi pour sa capacité à contraster avec le modeste début de Marty, reflétant ainsi son rêve démesuré.
Quand Safdie découvre un monde oublié
Dans le New York des années 1950, le tennis de table a fait naître une véritable sous-culture peuplée de magouilleurs, de génies et de marginaux. On pratiquait cette discipline dans des salles clandestines enfumées, au cours de fêtes organisées sur les terrasses des immeubles, dans les auberges de jeunesse, les dortoirs des prestigieuses universités de la côte Est du pays, et les immeubles du sud de la ville.
C’est parmi ces outsiders, ces êtres sans scrupules, que Safdie et Bronstein ont découvert un nouveau territoire pour laisser libre cours à leur passion pour les personnages faillibles et les univers interlopes. "Les gens qui brillaient au tennis de table étaient souvent ceux qui ne trouvaient leur place nulle part ailleurs. La discipline n’était pas respectée et attirait des types louches, des puristes, des obsessionnels."
"Quand j’ai découvert que le tennis de table remplissait des stades au Royaume-Uni et partout en Europe, j’ai compris qu’il était parfaitement crédible qu’un jeune homme, en 1952, soit convaincu qu’il pouvait devenir célèbre grâce à ce sport."
Le choix Chalamet
Avant même d’écrire une seule ligne de dialogue, Josh Safdie a contacté Timothée Chalamet, qu’il avait rencontré à l’occasion d’une fête pour Good Time en 2017, quelques mois avant la sortie de Call Me By Your Name et l’ascension fulgurante du jeune acteur. Au fil des années, ils sont restés en lien et ont nourri une amitié s’appuyant sur leur passé commun de petits New-yorkais rêvant de faire du cinéma.
"Je savais qu’il était lancé pour faire une carrière étincelante et devenir l’un des plus grands de sa génération. Mais je savais aussi qu’il pouvait s’étrangler de rire en entendant une blague débile pendant qu’il mangeait son hot-dog ! Il y a une gravité singulière chez Timmy qui me semblait correspondre à la perfection au doux rêveur crédule qu’on avait commencé à imaginer", se rappelle le réalisateur.
Élégance d'après-guerre
Pour habiller Gwyneth Paltrow dans le rôle de Kay Stone, Miyako Bellizzi s'est inspirée du style européen de l'après-guerre. Pour recréer l'allure sophistiquée et glamour du personnage, la costumière a écumé les archives du Metropolitan Museum of Art. Ne pouvant se permettre les pièces originales, elle a soigneusement reproduit des robes Dior pour donner à Kay Stone une allure distinguée et intemporelle.
L'intensité des matchs de tennis de table
Les scènes de tennis de table ne se sont pas contentées d'être de simples séquences d’action. Pour restituer les échanges vertigineux, plusieurs caméras, dont certaines en pleine ligne de tir, ont été utilisées, donnant un effet documentaire. Cette technique immersive a permis de capter l'intensité des matchs, plongeant les spectateurs dans le cœur de l'action.
Un club de tennis de table ressuscité
Une des créations marquantes du chef décorateur Jack Fisk pour le film est Lawrence’s, un ancien club de tennis de table. Inspiré par une institution oubliée de New York, située à l’angle de Broadway et de la 55ème rue, Fisk et Safdie ont entrepris de lui redonner vie. Ils ont fouillé les archives et, grâce à des chercheurs, ont récupéré les plans architecturaux d’un immeuble aujourd’hui démoli, reconstituant ainsi méticuleusement ce lieu chargé d'histoire qui n'existe plus aujourd'hui.
Une partition musicale en trois vagues
Daniel Lopatin, alias Oneohtrix Point Never, a conçu une bande originale en trois vagues distinctes. Inspirée par "le son des balles de tennis de table qui ricochent", la musique mêle mélodies polyrhythmées, ostinatos de flûte des années 50, et synthés années 80. Ce choix anachronique vise à capturer l'énergie inachevée du rêve de Marty, créant ainsi un lien entre les mondes du passé, du présent et du futur, et prolongeant la collaboration entre Lopatin et Safdie.
Une immersion authentique sur Orchard Street
Pour capturer l'atmosphère vibrante du Lower East Side des années 50, Fisk a décidé de ne pas reconstituer le décor en studio. À la place, il a utilisé trois pâtés de maisons autour d'Orchard Street, habillant certaines façades pour retrouver l'essence de l'époque. "Il y a une présence entêtante dans le Lower East Side qu’on ne retrouverait pas si on l’avait reconstitué en studio", affirme Fisk, soulignant l'importance d'utiliser des lieux réels pour capturer l'authenticité désirée.
Un record !
Selon Deadline, le budget de production de Marty Supreme serait compris entre 90 et 70 millions de dollars, ce qui ferait de lui le film le plus cher jamais produit par A24 à ce jour, avec The Smashing Machine, autre biopic sur fond de sport, porté par Dwayne Johnson et mis en scène par Benny Safdie cette fois-ci.
Deux longs métrages qui, outre le studio dans lequel ils sont nés, ont en commun de bénéficier d'un budget étonnamment élevé. Mais qui illustrent bien la nouvelle direction prise par A24, désireux de produire davantage de projets ambitieux comme ceux-ci à l'avenir.
Abus de Ciné par Christophe Brangé - On pourrait dérouler les superlatifs encore sur de nombreuses lignes tant "Marty Supreme" est la démonstration du génie d’un cinéaste, capable de transcender le moindre dialogue, de faire vibrer la banalité et de surprendre à chaque instant.
Bande à part par Claire Steinlen - Marty Supreme rejoint la lignée des grands récits d’ascension, de Rocky à Raging Bull, de Million Dollar Baby à Ali. Mais ici, le ring tient sur quelques mètres carrés. Et c’est peut-être là la force de ce film : montrer que l’épopée peut naître d’un espace ténu, pourvu qu’il soit habité.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Josh Safdie met en scène Marty avec la maestria d’un Martin Scorsese.
Elle par Françoise Delbecq - C'est une claque, un revers assassin qui vous cloue dans votre fauteuil !
Konbini par Konbini - Un classique instantané qui nous fait vivre une aventure sportive et psychologique intense. Timothée Chalamet est magnétique et exceptionnel.
L'Obs par Guillaume Loison - Survivant de la Shoah, vedette de théâtre, riche commerçant de Brooklyn, mafieux crasseux, redneck des faubourgs, rival japonais, la foule de personnages qui peuple cet écosystème ahurissant dit aussi bien sa richesse sociologique que sa propension au vertige et à l’hallucination.
La Tribune Dimanche par Marc-Aurèle Garreau - Menteur, voleur, manipulateur, amant et ami infidèle possédé par ses rêves de grandeur [...] pour ce juif new-yorkais aux aspirations moquées et à l'amoralité solaire, il faut se montrer, exister en pleine lumière et à une vitesse vertigineuse, car il a compris que réaliser son rêve signifie forcer violemment le destin.
La Voix du Nord par Christophe Caron - Tout concourt à faire de Marty Supreme une fable existentielle à entrées multiples, inspirée d’un personnage réel (Marty Reisman) mais surtout portée par un époustouflant Timothée Chalamet assumant pleinement l’effet miroir d’un personnage immature et impatient.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Timothée Chalamet, icône générationnelle, métamorphosé en grand acteur surclassé dans le rôle d’un jeune pongiste survolté, maigrichon hargneux gonflé à l’orgueil.
Le Figaro par Eric Neuhoff - Une ode au capitalisme et à la réussite avec un acteur au sommet de son art.
Les Inrockuptibles par Jacky Goldberg - Les spectateur·rices, suspendu·es au-dessus du vide, s’accrochent à la seule énergie de Chalamet, à sa niaque et à sa gouaille, auxquelles il est impossible de résister.
Libération par Didier Péron - Marty est clairement pour Chalamet ce que fut Raging Bull pour De Niro, un «game changer» pour sa carrière dont on voit à quel point il l’a construit en architecte ultra-déterminé.
Ouest France par Pauline Boyer - Le film le plus habité de ce début d'année.
Première par Frédéric Foubert - On pourra ergoter sur le caractère un peu forcé de la résolution du film. Mais les 2h30 qui précédent sont d’une séduction irrésistible. Et le plaisir qu’elles procurent, vraiment suprême.
Télérama par Frédéric Strauss - Une célébration des forces de vie dans un film picaresque magistralement mené.
Cahiers du Cinéma par Marcos Uzal - On retrouve dans Marty Supreme ce qui fait l’essence des meilleurs films des Safdie mais débarrassé des tics qui pouvaient les menacer en se déplaçant dans un autre standing de production et en faisant un petit pas de côté vers le classicisme. (…) Ce qui compte avant tout dans Marty Supreme, c’est moins la leçon politique que l’on pourrait tirer du parcours du protagoniste, que la façon dont il se déroule concrètement, au ras des événements, des péripéties, des dépenses nerveuses et musculaires.
Closer par J.D. - Un biopic survolté.
Culturopoing.com par Ewen Linet - Sorte de filleul malicieux d’"Uncut Gems", et où les ombres de Scorsese et de Cassavetes irradient la pellicule 35mm, "Marty Supreme" déploie une énergie contagieuse. Par-dessus tout, il s’adonne à un dévouement passionné (et passionnant) dans la recherche de sa propre signature dans un bluffant New York des fifties.
Diverto par La Rédaction - Timothée Chalamet incarne à la perfection cet athlète plus déterminé que jamais (...).
Ecran Large par Déborah Lechner - Marty Supreme avait un boulevard parfaitement dégagé sur lequel avancer, mais préfère emprunter de petites routes sinueuses pour aller là où on ne l’attend pas. Et c’est là toute sa réussite.
Franceinfo Culture par Laurence Houot - Même s'il est un tout petit peu trop long et en overdose de survoltage par moments, ce premier film réalisé en solo par Josh Safdie est un spectacle haletant dont le cœur bat au rythme de Marty, un personnage fou et attachant qu'on n'est pas près d'oublier.
La Croix par Céline Rouden - L’acteur insuffle à son personnage une énergie qui irrigue tout le film de Josh Safdie, mené de bout en bout à un rythme trépidant.
La Septième Obsession par Jérémie Oro - Dans le sillage d’ANORA (Sean Baker), et plus récemment d’UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE (Paul Thomas Anderson), le film excelle dans sa peinture du prolo empêché, qui trouve son identité moins dans l’acharnement dont il fait l’objet que dans la guerre qu’il pense pouvoir gagner contre le monde.
Le Parisien par Grégory Plouviez - Quasiment de chaque plan du film, le héros de « Dune » épate jusque dans les scènes de ping-pong, reconstituées de manière ludique et (presque) réaliste grâce à une gestuelle maîtrisée (et un coup de main des effets spéciaux). Cerise sur la table de tennis de table : une bande-son joyeusement anachronique qui fait souffler un rafraîchissant vent des années 1980.
Le Point par Philippe Guedj - Joueur prodige et hâbleur, sponsorisé par une balle de ping-pong orange designée rien que pour lui (la Marty Supreme…), Marty nous charme par la fougue du feu follet Chalamet, héros pile électrique de cette épopée sans temps mort.
Les Echos par Olivier De Bruyn - Le comédien franco-américain nous épate dans le nouveau film de Josh Safdie, où il incarne un champion de tennis de table expert dans les embrouilles en tout genre. Une performance exceptionnelle, à l'image d'une fiction « suprêmement » inventive.
Les Fiches du Cinéma par Thomas Fouet - Porté par un très grand Timothée Chalamet, le premier film en solo de Josh Safdie prolonge en beauté les motifs de Good Time et Uncut Gems, co-signés avec son frère Benny.
Marianne par Olivier De Bruyn - Une belle réussite du cinéma américain.
Marie Claire par Emily Barnett - Un "rise and fall" aussi bordélique que jubilatoire avec un Timothée Chalamet au sommet de sa virtuosité d’acteur.
Nice-Matin par Cédric Coppola - On ne va pas faire durer plus longtemps le suspense : ne pas assister au sacre de Timothée Chalamet dans la nuit des Oscars, le 16 mars, il serait une immense surprise. L’acteur franco-américain livre en effet une prestation de très haute volée, énergique, habitée et singulière dans la peau de ce joueur de ping-pong pris dans une spirale infernale.
Paris Match par Yannick Vely - « Marty Supreme » est un film incroyablement retors sur le rêve américain, la quête effrénée pour la gloire d’un jeune juif qui doit construire sa propre légende, lui qui n’a pas vécu les horreurs de la Seconde guerre mondiale ou la grande aventure de l’immigration aux États-Unis. C’est un peu le penchant fiévreux de « The Brutalist », la pompe en moins, l’énergie en plus.
Positif par Adrien Gombeaud - Une épopée burlesque sur l'ambition, l'argent, l'absurdité de ce monde.
Public par Sarah Lévy-Laithier - Après avoir noblement incarné Bob Dylan, Timothée Chalamet se glisse avec aisance dans la peau d'un autre personnage réel.
Rolling Stone par La Rédaction - Aussi injuste que cela puisse paraître, on veut bien lancer les paris que Timothée Cha-lamet fera plus pour l’essor du tennis de table que les frères Lebrun dans la foulée de leurs exploits aux Jeux Olympiques de Paris il y a deux ans. En un mot comme en cent, il tient à bout de bras et de raquettes cette histoire d’un destin perclu d’ambition d’un champion américain d’un sport alors (les années 50) plus que confidentiel chez lui et qui ira jusqu’à défier le Japon tout entier.
Sud Ouest par Cédric Coppola - Bercée par la forte influence du cinéma de John Cassavetes, Martin Scorsese ou Abel Ferrara (lequel tient même un savoureux second rôle), la mise en scène inscrite dans la lignée de ses précédents travaux tels « Good Time » et « Uncut Gems » est nerveuse et résolument imprévisible.
Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Timothée Chalamet brille dans tous les compartiments de jeu, l'intériorité et le show.
Voici par La Rédaction - Ce portrait façon grandeur et décadence d'un jeune pongiste aux ambitions démesurées est sans doute le meilleur rôle de Timothée Chalamet.
aVoir-aLire.com par Gérard Crespo - Josh Sadfie revitalise le genre compassé du biopic par un scénario créatif et une mise en scène alerte, sans être clinquante ; et Timothée Chalamet trouve un autre grand rôle qui montre l’étendue de sa palette.
Critikat.com par Robin Vaz - À son meilleur, le film retourne sa vélocité contre son personnage, prisonnier de réactions en chaînes incontrôlables. Mais le récit accuse par ailleurs les limites de la méthode Safdie, qui confine ici un peu au système.
Le Monde par J. Ma. - Tout cela va vite, se révèle drôle, grinçant et bien troussé, évolue entre les eaux des frères Coen et de Wes Anderson, vaut à Timothée Chalamet le meilleur rôle de sa carrière. Soit, dans le cadre décadent de l’Hollywood contemporain, une réussite.
