Dimanche 28 Juin à 21h (VO/st) et Lundi 29 Juin à 18h (VO/st)
2h07min | Comédie dramatique De Ryôta Nakano
Avec Kô Shibasaki, Joe Odagiri, Hikari Mitsushima
Titre original Ani wo mochihakoberu saizu ni
Synopsis
Tout public
Entre Riko et son frère aîné, rien n’a jamais été simple. Même après sa mort, il continue de lui compliquer la vie : une pile de factures, des souvenirs embarrassants… et un fils ! Aux côtés de son ex-belle-sœur, elle traverse ce capharnaüm entre fous rires et confidences, et redécouvre peu à peu un frère plus proche qu’elle ne l’aurait cru.
Sélection en festivals
Le film a été présenté dans un grand nombre de festivals, notamment asiatiques, en 2025. Il y a notamment eu ceux de Busan, Tokyo ou encore Singapour. En France, il a été mis à l’honneur lors de l’édition 2026 des Saisons Hanabi.
Adaptation
Mon grand frère et moi est adapté de l’essai autobiographique Ani no Shamai de l’écrivaine Riko Murai.
Le thème de la famille
Une fois n’est pas coutume, le réalisateur Ryōta Nakano s’intéresse ici au thème de la famille. Un sujet pour le moins paradoxal puisque c’est, de son propre aveu, celui qui l’intéresse le plus mais également celui qu’il comprend le moins. Le cinéaste a grandi sans connaître son père et s’est donc toujours demandé ce qu’était une famille. Même s’il n’y a pas de définition universelle de la famille, le réalisateur reconnaît encore chercher la sienne.
Changement de regard
Si jusqu’à présent, Ryōta Nakano filmait la famille en adoptant le point de vue des enfants, comme dans Her Love Boils Bathwater (2016) ou dans son dernier long-métrage, La famille Asada (2020), Mon grand frère et moi marque un tournant dans sa filmographie puisqu’il filme surtout ici le point de vue des parents. Un virage qui n’a rien d’anodin puisqu’il correspond à ce moment où le réalisateur est devenu père dans la vraie vie.
Traumatisme
Comme c’était déjà le cas dans La famille Asada (2020), Ryōta Nakano évoque de nouveau dans Mon grand frère et moi, le souvenir traumatisant du séisme de l’Est du Japon, le 11 mars 2011. Une catastrophe qui a profondément marqué le cinéaste et qu’il avait pu exprimer à sa manière dans son précédent long-métrage. Dans son nouveau film, le personnage du frère a déménagé dans la ville de Tagajō, dans la préfecture de Miyagi, une région qui a été gravement touchée. Avant le tournage, le réalisateur s’est d’ailleurs rendu sur place pour effectuer des repérages et réaliser des interviews.
Retrouvailles
Mon grand frère et moi permet à Ryōta Nakano de travailler de nouveau avec le comédien Joe Odagiri, qu’il avait déjà dirigé dans Her Love Boils Bathwater (2016).
Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - Un portrait de famille tout en nuance.
Ecran Large par Déborah Lechner - Ce film est si poignant qu’il a réussi à réconcilier la rédactrice de ces lignes avec le grand frère qu’elle n’a pas.
Femme Actuelle par La Rédaction - Une jolie chronique familiale, profonde et tendre, semée de notes d’humour inattendues.
Le Parisien par Renaud Baronian - Remarquablement mise en scène et interprétée, cette ode à la réconciliation familiale fait rire et chavirer le cœur.
Le Point par Florence Colombani - Qui a aimé La Famille Asada (2020), formidable épopée familiale entre rire et larmes, ne peut que tomber sous le charme de Mon grand frère et moi, le nouveau film du très doué Ryôta Nakano. Il s’agit d’une histoire a priori douloureuse – la vie après la mort d’un grand frère très aimé –, et pourtant la drôlerie est au rendez-vous.
Ouest France par Pauline Boyer - Tout est traité avec pudeur, que ce soit à l’image ou dans les dialogues. Les plans sont simples et épurés, empreints d’une luminosité qui gomme le cafard que font planer les rituels du deuil. On s’amuse avec ces personnages féminins attachants, malgré la mélancolie ambiante.
L'Obs par Xavier Leherpeur - L’auteur de « la Famille Asada » signe une singulière chronique du deuil un rien étirée, mais d’une belle justesse émotionnelle.
La Croix par Céline Rouden - Après La Famille Asada, le Japonais Ryota Nakano signe un film drôle et attachant sur une femme qui, à la mort de son frère aîné, est contrainte de replonger dans une relation faite de silences et de malentendus.
Le Journal du Dimanche par S. B. - On est touché par sa poésie puisqu’il met en scène l’héroïne, assaillie par la culpabilité, le déni, la colère et la tristesse, conversant avec le fantôme du disparu pour réussir à accepter son départ, entre règlements de comptes et secrets de famille.
Le Monde par Bo. B. - Le portrait de l’aîné disparu se dessine aussi à travers l’image qu’en livrent ceux qui l’ont connu. C’est l’aspect le plus passionnant du film, qui creuse l’identité comme une grande matière mouvante. Chacun conserve sa propre image du défunt, offrant différentes facettes pas toujours conciliables. D’abord très à charge, le tableau de l’intéressé gagne en épaisseur, se pare de nuances et de complexités insoupçonnées.
Les Fiches du Cinéma par Simon Hoarau - Comédie douce-amère sur le deuil et la famille dysfonctionnelle, le nouveau film de R. Nakano (La Famille Asada) charme.
Sud Ouest par Julien Rousset - Un film délicat et touchant. Trois ans après La Famille Asada, on retrouve le même balancement entre émotion, humour et pudeur.
Télérama par Frédéric Strauss - Des émotions décalées pour un long métrage subtil.
aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Une vision aussi burlesque que délicate de la complexité des liens familiaux, baignée dans la zénitude japonaise.
L'avis du projectionniste
Par le réalisateur de La famille Asada, une nouvelle histoire oscillant entre humour et larmes. Une femme apprend le décès de son frère et, en tant que seul parent, doit organiser ses obsèques. Accompagnée de son ex belle-soeur et de ses enfants, les souvenirs défilent, entre rancoeur et bons moments. Un beau film.
