Vendredi 5 Juin 21h - Sam 6 juin 18h - Mar 9 Juin 18h
1h30min | Documentaire de Philippe Béziat
Avec Klaus Mäkelä
Synopsis
Tout public
Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, à la Philharmonie, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté.
En Festivals
Nous l’orchestre a notamment été présenté lors de l’édition 2026 du FIPADOC (Festival International de Programmes Audiovisuel de Biarritz), qui se tient chaque année à Biarritz. Il y a remporté le Grand Prix Documentaire Musical.
Un nouveau tournant
Nous l’orchestre marque un tournant dans la filmographie de Philippe Béziat. En effet, jusqu’à présent, la plupart de ses films étaient construits autour d’opéras, à l’image de Pelleas et Melisande, Le Chant des Aveugles (2009), Traviata et nous (2012) ou encore Indes Galantes (2020). Dans ces longs-métrages, le réalisateur avait deux histoires à raconter. D’une part, celle du livret avec la progression de l’intrigue, les dialogues entre les personnages et les situations dramatiques qui faisaient avancer l’action.
D’autre part, il était également question de la production du spectacle en lui-même que le cinéaste suivait du début des répétitions jusqu’au premières représentations. Avec Nous l’orchestre, les choses étaient différentes puisqu’il a fallu que Philippe Béziat s’aventure ailleurs, avec le matériau davantage abstrait de la symphonie et de la polyphonie orchestrale, qui ne raconte pas de livret, ni d’histoire. Il fallait essayer, d’après les mots du réalisateur, de faire une sorte de "documentaire-symphonie".
Prodige
Le film s’intéresse à la figure du jeune chef d’orchestre de l’Orchestre de Paris, Klaus Mäkëla. Âgé de trente ans, ce prodige finlandais vient de réaliser un exploit. En effet, le Chicago Symphony Orchestra a récemment annoncé qu’il allait devenir son prochain directeur musical, à partir de 2027. Ce qui fera de lui le plus jeune directeur musical de l’histoire de cette institution, fondée en 1891.
`Miroir inversé
Avec Nous l’orchestre, Philippe Béziat a totalement repensé la notion de "musique de film", qui est généralement fabriqué après le film, de manière à soutenir un discours, un scénario, une dramaturgie, pour l’accompagner et l’illustrer. Le réalisateur, lui, fait totalement autrement puisque c’est la musique qui intervient en premier. En effet, dans son travail, la dramaturgie de base est celle du discours musical. À la place d’une musique de film, le cinéaste parle d’un "film de musique". Dans Nous l’orchestre, comme dans ses autres projets, il adapte surtout des musiques pour le cinéma.
L'essence des sens
Nous l’orchestre offre une véritable expérience sensorielle au spectateur qui a l’impression de ressentir la musique d’une manière particulière. Philippe Béziat et son équipe ont bénéficié de soutiens de prestige pour ce film, à commencer par la Philharmonie de Paris, qui coproduit le film, et qui a mis des moyens considérables à leur disposition. À chaque prise du tournage, 90 micros étaient ouverts. Cela signifie qu’entre chaque prise, le son était pris comme pour l’enregistrement d’un disque. Par la suite, au montage et au mixage, tous les sons ont été récupérés et le réalisateur a refabriqué un mixage en fonction de l’image mais aussi des plans et de l’endroit où il se trouvait dans l’orchestre. En outre, le cinéaste a "réorchestré" des compositeurs omme Ravel ou Bartok en fonction des voix qu’il voulait faire entendre, que ce soit par rapport à l’endroit où se trouvait la caméra mais aussi par rapport à l’émotion qu’il voulait souligner.
Un dispositif particulier
Avec Nous l’orchestre, Philippe Béziat a mis en place un dispositif de réécoute avec chacun des personnages de son film. Il y avait en général deux jours de répétition pendant lesquels se faisaient les enregistrements des musiques puis deux jours de concert. Le réalisateur faisait un prémontage de ce qu’il avait enregistré pendant les répétitions puis l’interview avec les protagonistes se faisait entre les deux concerts. Tout se faisait à chaud. Les personnes interviewées pouvaient écouter et donc se transformer ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’ils sont en concert où ils sont accaparés par les partitions qu’ils doivent jouer.
Culturopoing.com par Thibault Vicq - Pédagogique sans être didactique, "Nous l’orchestre" trouve en la sensibilité et le vivre-ensemble deux angles passionnants pour parler de musique classique à tous les publics.
Positif par Jean-Dominique Nuttens - Un extraordinaire poème visuel et sonore sur la musique et, plus encore, sur la puissance créatrice du collectif.
Télérama par Jérémie Couston - Une plongée extraordinaire, signée Philippe Béziat, au plus près des cent vingt musiciens de l’Orchestre de Paris et du jeune chef finlandais Klaus Mäkelä, dans une mise en scène et mise en son virtuose.
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon - Un documentaire virtuose qui démontre à lui tout seul que l’art du cinéma repose sur trois piliers : le montage, le mixage et le cadrage. Un chef d’oeuvre du genre.
Bande à part par Isabelle Danel - En quatre-vingt-dix minutes qui passent comme un rêve, le réalisateur (aidé d’une équipe hors pair de techniciens du son, de monteurs image et son) nous donne à voir et à entendre un monde en soi, une communauté au don magique, qui en rappelle tant d’autres. C’est foisonnant, passionnant. Unique.
Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Se dit ce qui se joue dans un orchestre : la coexistence de l’harmonie et de la singularité, ou comment les musiciens accordent leurs sensibilités singulières et leurs propres perceptions.
Femme Actuelle par La Rédaction - On se glisse dans ces coulisses, riches en émotions et en observations.
Franceinfo Culture par Jérôme Bazin - "Nous l'Orchestre" est une grande leçon de vivre ensemble.
L'Obs par Nicolas Schaller - Un documentaire éblouissant sur les secrets de la fabrique d’un concert symphonique.
La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol - Au delà de cette mise en perspective sonore très troublante, on découvre des femmes et des hommes hypersensibles pour qui la musique contient tout ou presque.
Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Cette plongée dans la petite société d’un ensemble musical fait écho à ce que Federico Fellini avait brillamment mis en scène dans Répétition d’orchestre (1979).
Le Figaro par C. M. - Le réalisateur nous emmène au cœur d’une phalange, et il le fait en nous mettant à la place des musiciens de l’Orchestre de Paris, qui ont accepté d’être filmés dans le quotidien de leur travail. Une fabuleuse occasion de connaître les sensations uniques que l’on éprouve quand on est plongé au cœur de cette expérience humaine autant que musicale.
Les Echos par Adrien Gombeaud - Philippe Béziat filme le travail de l'Orchestre de Paris et signe un documentaire poétique, instructif et inspirant.
Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain - Ce documentaire est passionnant de bout en bout. Parce qu’il est humain, au fond très politique au sens noble, et ne cache rien des failles de ceux qui essayent envers et contre tout de ne faire qu’un. Un éloge sans pareil du collectif.
Libération par Marie Klock - Loin de nourrir l’éternel topos cinématographique à la "Tár" de la musique classique lieu de toutes les cruautés, Nous l’orchestre est plutôt animé par un mouvement ascendant, qui finira par nous propulser hors de la salle avec une furieuse envie d’apprendre un instrument à vent.
Nice-Matin par Cédric Coppola - La caméra n’oublie pas en effet de s’attarder à plusieurs reprises sur eux pour filmer leurs corps en mouvement face aux autres assis, immobiles, qui utilisent forcément leurs mains ou leur bouche pour produire les mélodies.
Paris Match par Yannick Vely - Philippe Béziat signe un formidable documentaire sur l’Orchestre de Paris et surtout les musiciens qui le composent.
Première par Chloé Delos-Eray - Autant de rouages bien huilés de cette gigantesque boîte à musique, décortiqués d’une manière si virtuose qu’elle fait dire que ce film ne présente pas un, mais deux maestros : l’un devant la caméra, l’autre derrière.
Sud Ouest par Cédric Coppola - L’aspect didactique est néanmoins évité grâce aux envolées musicales qui, forcément, résonnent encore plus fort dans une salle de cinéma, avec un « gros son » qui amplifie les vibrations.
Cahiers du Cinéma par Charlotte Garson - Fait rare au cinéma rendu possible par d’importants moyens techniques et la subtilité du montage et du mixage, c’est à une variété d’écoutes, tantôt partielles, tantôt résultantes, mais souvent épiphaniques, que « nous les spectateurs » sommes invités.
La Croix par Emmanuelle Giuliani - Doté de moyens techniques favorisant une immersion sensorielle au sein de l’Orchestre de Paris, Philippe Béziat raconte un collectif où les individualités se fondent, parfois dans la douleur, dans un projet qui les dépasse.
Le Monde par Bo. B. - En filigrane se dessine toute une hiérarchie entre ceux qui bénéficient de solos, ceux qui ont parfois le sentiment de ne servir à rien. Nous l’orchestre vire alors au film existentiel dans lequel il est question pour chacun d’apprendre à trouver sa place.
Les Fiches du Cinéma par Simon Hoarau - Véritable captation immersive, "Nous l’orchestre" est à l’image de l’ensemble qu’il observe : capable d’élans magnifiques, sans jamais totalement régler ses dissonances.
L'avis du projectionniste
Une immersion non seulement en plein centre d'un grand orchestre symphonique mais surtout dans la tête des différents interprètes. La dimension humaine, au cœur du film, lui donne toute sa profondeur. Une découverte.
